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tercale, dans les parois de la poche cloacale, une couche musculaire; dans le rectum, l'épithélium interne devient, en outre, stratifié.

La glande intestinale présente trois sortes d'éléments histologiques, analogues à ceux de la glande correspondante de l'Écrevisse dont elle partage les fonctions digestives !. La sécrétion est acide; elle émulsionne les huiles et les décompose ensuite en acides gras et glycérine; pour la stéarine, la réaction est la suivante :

CI6H116012 6GHO — 3C36H3606 + C6H806;

elle transforme l’amidon en dextrine, dissout l’albumine coagulée et transforme la fibrine en leucine et tyrosine; elle ne contient aucune trace d'acide taurocholique ou glycocholique et pas davantage de glycogène. Elle à donc les plus grandes analogies avec un pancréas et n’a aucune des propriétés d’un foie.

Le liquide sécrété par les tubes de Malpighi contient de l'urate de soude; ces tubes peuvent être considérés, en conséquence, comme des tubes rénaux ; ils ne produisent ni urée, ni guanine, ni phosphate de chaux *.

L'œsophage des Acariens est, en général, court, étroit et souvent modifié, sur une partie de son étendue, de manière à permettre la succion. Il aboutit à un large estomac qu'une constriction transversale peut diviser en deux poches successives. L’estomac est simple chez les Atax; il est pourvu de courts diverticules chezles Protophyllodes ; de sa partie postérieure se détachent, chez les Ixodes (fig. 834, D), deux paires de grands diverticules en forme de bouteille, tandis qu’une paire de grands sacs lobés nait, de sa région antérieure; on compte six cæcums symétriques chez les GAMASIDÆS, naissant de la région moyenne de l'estomac : deux dirigés en avant et quatre en arrière; il y en a quatre chez les Myobia. Des diverticules semblables existent chez la plupart des Aca- ROSE prolongent jusque dans les Me Fig. 834. — Anatomie de l'Zxrodes ricinus. — bres chez les Pteroptus. À l'estomac fait suite G, Cerveau; SpD, glandes salivaires ; Dg, leurs un intestin droit, qui se continue directement, de Ma x, Paire ou quelquefois par l'intermédiaire de deux faisceau de trachées; Sf, stigmate (d'après petits orifices (Trombidium) avec le rectum. |? *"#nstecher).

L’anus est ventral, en forme de fente et entouré de pièces chitineuses particulières.

Le tube digestif du Pentastomum est droit, et s'étend de la bouche, qui est ventrale et située près de l'extrémité antérieure du corps, à l’anus qui est terminal. Il comprend un pharynx à revêtement chitineux, dirigé en haut et en arrière, un œsophage entouré à ses deux extrémités d’un anneau de cellules glandulaires, un intestin

1 ScximkewirscH, Anatomie de l’Epéire. Ann. Sc. nat., 6° série, t. XVII, 1884, p. 1-94. — C. Voct, Anatomie comparée pratique, p. 196.

2 GriFFita and A. Jonnsron, Investigations on the Malpighian tubes and the hepatic cells of the Araneina. — Proc. of Royal Society of Edinburgh, januar 1888, p. 111.

3 W. WinkLer, Anatomie der Gamasiden; Arbeiten aus der zoologischen Institut der Universität Wien, t. VII, 1888.

cylindrique, revêtu d’un bel épithélium colonnaire que sépare une membrane basi-

laire d'une couche externe de cellules conjonctives; un court rectum à mince revêtement chitineux interne termine le tube digestif 1,

Des glandes assez nombreuses sont en rapport avec le tube digestif des Aca-

0 riens. Îl en est qui s'ouvrent dans les chélicères, d’autres

dans les maxillipèdes (Tetranychus) et qui semblent, en

conséquence, appartenir au système des glandes appendi-

culaires. D’autres débouchent dans le canal digestif lui-

même : à la partie antérieure de ce canal, ce sont des glandes salivaires (fig. 834, Spd).

Dans la région moyenne, le tube digestif reçoit le produit de sécrétion des glandes intestinales, dites glandes hépatiques, dont le développement parait être en raison inverse de celui des cæcums gastriques. Nulles chez les Ixodes où les cæcums sont très développés, elles sont énormes chez les Ataz où les cæcums font défart. Une grosse giande en forme d’Y, contenant des concrétions blanchâtres, est assez souvent en rapport avec la partie terminale du tube digestif (Ataz); elle est remplacée chez les GAMASIDÆ par deux tubes de Malpighi. Un certain nombre d’Acariens manquent d'anus (Harpirhynchus).

Appareil respiratoire. — Les Arachnides respirent au moyen d'invaginations internes des téguments, communiquant avec l'extérieur par des fentes, dites stigmates. Ces invaginations se présentent sous deux formes : 1° celle de sacs feuilletés, habituellement désignés sous le nom Fig. 835. — Pentastonum den- fort impropre de poumons, et qu'il vaudrait mieux nommer

À tenons 0 uo Le BRUNE, 20 celle de tubes plus ou moins ramifiés, HF, les quatre crochets; D, que l’on pourrait appeler dendrotrachées ou simplement tube digestif; À, anus.

trachées.

Les phyilotrachées paraissent être la forme primitive; on les rencontre au nombre de quatre paires chez les Scorpions, au nombre de deux paires chez les Thélyphones, les Phrynes, les Aranéides du sous-ordre des THERAPHOSÆ, au nombre d’une seule paire chez les autres Aranéides; mais chez ces dernières, il existe presque toujours, en outre, une paire d'arbres trachéens plus ou moins complexes, dont les stigmates sont tantôt voisins de ceux des phyllotrachées, tantôt situés près de la base de l'abdomen, au voisinage des filières; de sorte que l’on compte toujours, en réalité, deux paires d'organes respiratoires. Les Chernètes, les Solifuges, les Opilions et les Acariens respirent seulement à l’aide de tubes trachéens.

Les stigmates des Scorpions sont en forme de fentes légèrement obliques de haut en bas et de dedans en dehors, situées latéralement sur la face ventrale des 3°, 4e, 5° et 6° pléomérides ou segments abdominaux; ceux des Pédipalpes se trouvent le long du bord antérieur des 2° et 3° pléomérides; les deux paires de stigmates sont

1 C.-W. Srices, Bau und Entwickelungsgeschichte von Pentastomum proboscideum, Rud., und Pentastomum subcylindricum. Dies. Zeitschrift für wiss. Zoologie, t. LIT, 1891.

rapprochées à la base de l'abdomen chez les THERAPHOSÆ (fig. 836, St, St); il en est de même chez un certain nombre d’Aranéides pourvues à la fois de phyllotrachées et de dendrotrachées , telles que les Segestria, Dysdera, Argyroneta, etc. Chez la plupart des autre s Aranéides, les stigmates de la 2 paire sont ordinairement confondus en une seule fente qui s'ouvre immédiatement en avant des filières antérieures (Epeira, Amaurobius, fig. 831, Cr, p. 106%, etc.).

Les Chernètes ont aussi deux paires de stigmates, situées sur les 1° et 2° sutures ventrales apparentes. Les Solifuges se distinguent par la présence d'une paire de stigmates thoraciques qui coexiste avec deux paires de stigmates abdominaux et un siigmate impair. Il n’existe plus chez les Opilions qu’une seule paire de stigmates situés sur le premier segment abdominal et souvent cachés par le pli de la 4° paire de hanches. C’est aussi le cas chez les Acariens, mais les stigmates sont toujours ici sur le céphalothorax, tantôt en arrière de la dernière paire de hanches (Epicrius, la plupart des IXonipÆ, fig. 834, St), tantôt entre la troisième et la quatrième paire de hanches (Gamasus, Hypoaspis, Holostaspis), tantôt entre la troisième et la seconde Uropoda),tantôt entre les pattes antérieures (HYDRA- CHNIDÆ, Myobia), tantôt à la base des chélicères (CHEYLETIDÆ, TROMBIDIDE) ; il n'existe même plus

Fig. 836. — Face inférieure de la Veme-

qu’un stigmate dorsal, antérieur, chez Îles Tetrany- sia cæmenteria. Une partie de la peau

à : : À de l'abdomen est renversée en dehors chus, et finalement tout appareil respiratoire dispa- x ones lh sement on ceti ee rait dans quelques types parasites (SARCOPTIDÆ, DE- — Æ, chélicères; Zg, masse ganglion-

naire thoracique; P,P', poumons; 7

MODECIDÆ, Atax). On a considéré quelquefois comme jamelles des poumons: S4, S#', stigdes stigmates des orifices nombreux, disposés en mates; Ov, ovaire; Sw, filières avec ) À l'anus au milieu (d’après Dugès).

deux ou trois rangées transversales sur chacun des anneaux du corps des Pentastomes, mais ce sont là les orifices de glandes tégumentaires, formées chacune d’un groupe de cellules hypodermiques légèrement modifiées. Les phyllotrachées présentent partout la même structure fondamentale ‘. Les stigmates conduisent dans de vastes poches (fig. 836, P, P') ayant à peu près chacune la forme d’un quart d’ellipsoide, dont les trois faces planes rectangulaires seraient la première interne, la seconde postérieure, la troisième inférieure, et dont la surface convexe serait, par conséquent, externe et parallèle à la surface de labdomen. La paroi plane, postérieure, est à peu près au niveau de la lèvre postérieure du stigmate, de sorte que presque toute la poche est située en avant de celui-ci. Sur toute cette surface et sur la surface plane verticale interne, s’insèrent des lames planes horizontales, équidistantes, dont le bord postérieur est rectiligne et libre, ainsi qu’une partie du bord externe et postérieur pour quelques-unes des plus élevées d’entre

1 Mac Leon, Recherches sur la structure et la signification de l'appareil respiratoire des Arachnides (fig. 836); Archives de Biologie, t. V. 1884.

elles (fig. 837). Toutes ces lames s'arrêtent sensiblement à la même distance de la paroi plane, verticale, qui limite en arrière la poche respiratoire; il y à donc entre la région occupée par les lames et la face postérieure de la poche respiratoire un espace libre dans lequel l’air peut pénétrer librement par le stigmate et d’où il s’insinue entre les lamelles. Les deux poches respiratoires communiquent entre elles, en bas et en arrière; elles sont tapissées, dans toute leur étendue, par une cuticule chitineuse beaucoup plus mince que celle de la surface externe du corps, et couverte de petits piquants; la cuticule s’étend sur les lamelles; mais elle est lisse sur leur face inférieure, couverte sur leur face supérieure d'une forêt de petits piquants, tous de même longueur, et dont les sommets sont reliés entre eux par un véritable treillis chitineux. Les deux membranes chitineuses, dou- © blées d'une couche de cellules très aplaties qui forment chaque lamelle, laissent entre elles un espace libre et sont seulementreliées de place f en place par de petits piliers verticaux, formés de deux cellules fusionnées; les noyaux de ces cellules sont nettement distincts, mais le protoplasme s’est en partie différencié en une fibrille musculaire verticale, dont la contraction peut amener le rapprochement des deux membranes. Ces espaces s'ouvrent librement; tout le long du bord fixé des lamelles, dans un sinus Fig. 837. — Coupe longitudinale et verticale d'un sanguin qui entoure la totalité du poumon et

poumon d'Araignée. — St, fente stigmatique que traversent seulement des piliers cellulaires

conduisant dans le vestibule pulmonaire; g. ; : : :

tégument externe à la surface duquel on voit semblables à ceux qui sont inter posés entre les

déboucher quelques glandes unicellulaires ; deux membranes de chaque lamelle.

lp, bord libre des lamelles pulmonaires; ; Re ;

4, dernière fente pulmonaire trachéiforme;: Plongées dans le milieu respirable, contenant

Cane danois ae D “dans leur épaisseur le sang qui vient respirer,

couche chitinogène séerétant la paroi cou- les lamelles respiratoires des Ârachnides ne

eo den) du vestibule cel jifférent en rien d'essentiel des lamelles bran-

chiales des Limules; il suffit que le pléopode

en forme de lame aplatie qui supporte ces lamelles se soude latéralement à la paroi

des corps et que la région de celle-ci qui recouvre les lamelles s'enfonce, en quelque

sorte, à l’intérieur de la cavité abdominale, pour réaliser une poche pulmonaire

identique à celle des Scorpions, dont les affinités avec les Mérostomacés sont ainsi d'accord avec leur ancienneté géologique.

Les coupes verticales de poche respiratoire d'Aranéides pratiquées vers l’extrémité antérieure de la poche montrent que, dans cette région, la lamelle respiratoire la plus élevée est concave vers le haut, de manière à former avec la paroi supérieure de la poche, légèrement convexe vers le bas, un tube cylindrique. Ce tube a la plus grande ressemblance avec la partie initiale d’une trachée d’Argyronète. Dans cette espèce, aux stigmates trachéens font suite deux gros troncs dont la paroi chitineuse présente une structure tout à fait semblable à celle de la face supérieure de la lamelle la plus élevée des poches respiratoires. Des trabécules relient les troncs

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