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Fig. 229. — Pénétration du spermatozoïde (Sp) dans l'œuf de l’Asterias glacialis (d'après H. Fol).
de l'œuf, s'avance dans la couche gélalineuse, et atteint le spermatozoïde le plus voisin. Ce spermatozoïde pénètre alors tête première dans la protubérance, si bien que sa queue reste encore un certain temps visible, mais immobile à l’intérieur de la couche gélatineuse. La queue finit à son tour par être absorbée, maïs, avant même que son absorption soit totale, une membrane se différencie à la surface du cytosarque et empêche la pénétration de tout autre spermatozoïde. Les choses se passent un peu différemment chez le Petromyzon. Là aussi un seul spermatozoide pénètre dans l’œuf, mais sa pénétration a lieu par le micropyle, au-dessous duquel une sorte de canal aboutissant à une chambre contenant le pronucleus femelle, assure son arrivée jusqu'à ce dernier (fig. 226, Jm).
Le spermatozoïde après sa pénétration se transforme en un corps sphérique, transparent, le pronucleus mdle. L'arrivée du spermatozoïde dans l'œuf communique une activité particulière au cytosarque; il se met à exécuter des mouvements amiboïdes; en même temps une zone claire apparait autour du pronucleus mâle qui grandit peu à peu, tandis que dans le cytosarque environnant le réseau achromatique se dispose en filaments rayonnants qui convergent vers lui. Peu à peu le pronucleus mâle s’avance vers le pronucleus femelle; quand ils se sont suffisamment rapprochés ce dernier émet des processus protoplasmiques qui enveloppent l'autre (Selenka) et, au bout de quelques instants de contact, la fusion des deux pronucleus est complète. Le mécanisme de cette fusion a été étudié avec soin par Ed. Van Beneden chez l'Ascaris megalocephala. L'œuf de l'Ascaris megalocephala est symétrique par rapport à un axe; l’un des pôles est plus pointu que l'autre; c'est là le pôle d'imprégnation. Tout autour de ce pôle se différencie un disque sarcodique, strié normalement à sa surface et présentant à son centre une ouverture bouchée par une masse sarcodique non striée, le bouchon d'imprégnation. Ce bouchon ferme également un orifice que présente la membrane vitelline et qu'on peut regarder comme un véritable micropyle. C'est toujours par le bouchon