‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 97 sur 396 · OS · texte numérisé non relu

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Fig. 399. — Coupe longitudinale de l'organe électrique du Gymnote. — a. Coupe d’une alvéole, d'après Sachs; S, cloison transversale fibreuse ; AV, nerf; B, vaisseau sanguin; Æ£, lame électrique avec les papilles sur ses deux faces et la terminaison nerveuse sur la face postérieure; P, ligne de Pacini; G, tissu conjonctif gélatineux. — b. Coupe d’une série d’alvéoles d’une colonne. Grossissement faible (d'après Fritsch).

compartiments sont de forme variable et différemment orientés suivant les genres.

Chez les Malaptérures ils sont irrégulièrement rhomboïdaux et affectent une dispo-

sition à peu près quinconciale; chez les Gymnotes, ils se disposent en colonnes

prismatiques qui courent longitudinalement de chaque côté du corps (fig. 399, « et b); ce sont aussi des colonnes régulièrement prismatiques, chez les Torpilles; mais ces colonnes sont disposées verticalement, s'étendent du tégument dorsal au tégument ventral, et forment ainsi deux masses qui, vues par la face dorsale ou la face ventrale de l’animal, rappellent l’aspect des rayons de miel. Les nerfs électriques se ramifient et se terminent sur la face postérieure des cloisons alvéolaires chez les Gymnotes, sur leur face inférieure chez les Torpilles.

L’organe électrique des Torpilles peut servir de type pour la description des organes de ce genre; il a été étudié avec soin par divers histologistes et notamment par Ranvier. Les prismes sont ici formés d’une substance gélatineuse,

translucide, d'un gris rosé, et séparés les uns des autres par des cloisons résistantes de tissu conjonctif. Leur substance est, en réalité, une pile de très minces lamelles horizontales, fortement adhérentes sur tout leur pourtour aux cloisons conjonctives et libres dans le reste de leur étendue (fig. 400) : sur la face ventrale de ces lames électriques viennent se terminer, par une arborisation terminale complexe (fig.402), les fibres des cinq gros nerfs qui innervent chaque organe électrique, et naissent du lobe électrique du cerveau. Dans les mailles de l’arborisation terminale, mêlée de capillaires, se montirent de nombreuses cellules connectives, polyédriques, munies de prolongements anastomosés, et appartenant au tissu muqueux, interposé entre les lamelles. La couche de l’arborisation terminale est surmontée d’une couche de bâtonnets, les cils électriques, Supportant eux-mêmes

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