MORPHOLOGIE EXTERNE DES SCOLEX
plissent et se froncent de mille façons; les bothridies pédonculées prennent notamment un aspect particulièrement compliqué lorsque leurs bords sont en même temps crénelés ou laciniés (Anthocephalum, Spongiobothrium). En dehors de ces plicatures irrégulières momentanées, la surface concave des bothridies des Anlhobothrium et Tetrabothrium n’offre aucune particularité importante ; cette surface présente au contraire, dans beaucoup de cas, des dispositions qui ont fourni des caractères génériques. Ainsi chaque bothridie des Echeneibothrium , Spongiobothrium , Rhinebothrium est parcourue le long de son grand axe par une bandelette longitudinale saillante qui la divise en deux moitiés; d’autres bandelettes transversales partent perpendiculairement de la bandelette transversale pour atteindre le bord de l'organe; chaque moitié de la bothridie est ainsi divisée en logettes consécutives; dans quelques espèces, la bandelette médiane est remplacée par une ellipse saillante , divisée elle-même en logettes par des 4
bandelettes transversales; il y a alors des logettes médianes et des logettes marginales (Rhinebothrium cancellatum) . La surface concave de la ventouse des CALLiOBOTnRiiNÆ est aussi divisée en logettes, mais uniquement. par des bandelettes transversales généralement au nombre de deux ( Calliobothrium , fig. d 241 , n° 1, t\ Acanlhobothrium, Onchobothrium) ; la bandelette supérieure manque aux
Platybothrium et toutes les deux Fig. 1241. — 1. Calliobothrium verticillatum, des Squales; 2. aux Thysanocerthalum Mais Phyllobothrium lonqicolle , du Scyllium stellare. — B , bothridie ;
y ^ * ’ », ventouse supplémentaire; c, crochets; t, bandelettes trans-
dans la plupart de ces genres, la versales divisant la bothridie en logettes (d’après Zschokke).
portion de la bothridie située
au-dessus des crochets se creuse en une ventouse auxiliaire terminale (Platybothrium), peut s’individualiser en une sorte d’écusson cordiforme, latéral, portant la ventouse auxiliaire à son centre (Calliobothrium Eschrichtii, Acanthobothrium paulum), ou former une sorte de cornet surmontant la bothridie ( Callioboth > ium verticillatum, v ; Acanthobothrium filicolle). De telles ventouses auxiliaires existent fréquemment chez les Tetraboturiinæ, et y fournissent les principaux caractères génériques; il y en a une seule, terminale chez les Monorygma, Ceratobothrium, Dinobothrium, Crossobothrium , Anthocephalum , Tylocephalum ; une plus ou moins distante du sommet chez les Phyllobothrium ou même centrale chez le P. longicolle (fig. 1241, n° 2, v) ; on en compte deux, une terminale et une centrale, chez les Orygmatobothrium et Peltidocotyle.
Les bothridies des Tæniadæ n’ont pas de bords libres, membraneux; elles sont comme creusées dans le scolex, toujours circulaires; tout au plus leur contour présente-t-il un léger rebord; ce rebord supporte chez les Echinocotyle, Davainea, Cotugnia plusieurs couronnes de crochets, tandis que chez les Ophryocotyle chaque
bothridie est traversée par un arc concave vers le strobile formé de plusieurs rangées de crochets.
Des formations garnies d’épines, mais autrement importantes, caractérisent les Trypanorhyncua; il peut exister, chez ces parasites des Poissons marins, deux ou quatre bothridies à bords foliacés, à surface concave toujours simple; mais en outre le scolex peut laisser évaginer dans le premier cas deux (Ecuinobothriidæ), ou
quatre ( Rüynchobothriidæ ) , dans le second (Tetrarhynchidæ) quatre longs tentacules garnis d’épines; ces organes, souvent appelés improprement trompe s et mieux trypanorhynqncs , peuvent être convenablement désignés sous le nom de tentacules spinif'ères. Ces tentacules (fig. 1242, r) se rétractent en s’invaginant à la façon d’un doigt de gant, de sorte que leur surface externe, couverte de crochets, devienne leur paroi interne, lorsqu’ils sont rétractés dans la poche rs qui leur correspond. Les poches dans lesquelles ces organes se rétractent sont terminées par un bulbe contractile, rempli d’un liquide qui est projeté dans le tentacule lorsqu’il est invaginé et le force cà se dévaginer et à faire saillie à l’extérieur; un cordon musculaire (ra), partant de la paroi* du bulbe et se prolongeant à travers la gaine tentaculaire jusqu’au sommet des tentacules détermine, en se rétractant, la rentrée de ceux-ci dans le scolex. Peut-être ces singuliers
r, tentacules spinifères; snn, nerfs des ventouses; sn, nerfs tentacules ne SOll t-i 1 S Qu’une latéraux; rs, gaines de tentacules; rm , muscles rétracteurs des ^ ^
tentacules; r/, centre ganglionnaire du scolex (d'après Lang), exagération des ventouses
accessoires terminales des Tetrabotriidæ, mais il n’existe dans la science aucune donnée positive à cet égard.
Morphologie externe du progioîtls. — Il est naturel de comprendre dans la Morphologie externe des proglottis celle des Cestodaiua qui contiennent une région sexuée, comme les proglottis eux-mêmes, et sont, par conséquent, assimilables soit à un scolex et à un proglottis confondus, soit à un proglottis vivant isolément. Cette morphologie est d’ailleurs très simple. Les Caryophyllæus présentent en
Fig. 1242. — Scolex et région voisine du Strobile du Tetrachynchus r/radlis. — k. Scolex; br, région des bulbes; sc, masse ovoïde correspondant à l’aranthozoïde des cysticercoïdes ; ikn, nerfs céphaliques internes; akn, nerfs céphaliques externes;