‹ Traité de zoologieChapitre 110 sur 120 · Fraipont, loc. cit., 1877, XLIV, p. 792, lab. II · texte numérisé non relu

Fraipont, loc. cit., 1877, XLIV, p. 792, lab. II

mouvements très lents. De sa partie supérieure partent une cinquantaine de suçoirs cylindriques, terminés par un renflement en forme de bouton, et jouant à la fois le rôle de suçoirs et de fdamcnts préhenseurs. Le corps est recouvert par une membrane d'enveloppe cuticularisée, mince, surtout au niveau des suçoirs. Chez quelques individus observés par Fraipont, le corps était très allongé, presque cylindrique, renflé au niveau de son extrémité supérieure qui portait les suçoirs. La portion inférieure du corps de l'animal est logée dans une sorte de coque transparente, dure, eu forme de verre à Champagne ou de calice, supportée par un long pédicule cylindrique, très grêle. Le pédicule est formé d'une couche périphérique très dense, et d'une substance granuleuse, moins dense, opaque. La couche périphérique se continue manifestement avec la paroi de la logette. Le bord supérieur de celle-ci s'infléchit en dedans et se continue en une sorte de cloison transversale qui divise la cavité de la logette en deux régions superposées. La région supérieure est occupée par la partie inférieure du corps de l'animal qui repose sur la cloison; la région inférieure est remplie par une substance fluide, visqueuse, qui se continue avec la substance médullaire du pédicule. Celte matière varie beaucoup en quantité ; quand elle diminue, la cloison s'abaisse, tandis que quand elle augmente, elle soulève la cloison et le corps de l'animal qui repose sur cette dernière. Il est probable que l'Acinète absorbe à travers la cloison la matière visqueuse qui remplit la cavité inférieure de la logette. La cuticule qui recouvre le corps de l'animal se continue manifestement avec la paroi de la logette.

Fraipont a observé, chez certains individus, une zone de cilsvibratiles, disposée obliquement sur le corps de l'animal. Il suppose que ces individus ciliés sont susceptibles d'abandonner leur logette et d'aller vivre pendant un certain temps dans l'eau ; après quoi, ils se fixeraient et sécréteraient une nouvelle logette. Ce que nous connaissons déjà des ^phœropJirya et de la Podnphrija fixa rend cette opmion très probable.

Fraipont a observé dans son Acinela divisa un mode de reproduction très particulier, dont nous n'avons encore rencontré aucun exemple. 11 a vu se produire, à la surface de certains individus, des bourgeons ovoïdes, à pédicule grêle, contenant un noyau et un nucléole probablement formés indépendamment du noyau de l'animal par génération endogène; un orifice arrondi se forme bientôt au sommet de ce diverticulum, puis, par cet orifice, on voit sortir un embryon sphérique, pourvu d'une ceinture de cils vibratiles. Fraipont donnele

INFL'SOIRES TENTACULIFÈRES. 311

nom de (Uverticulums générateurs aux sortes de bourgeons dont nous venons de parler; il les conj^idère comme constitués par l'ectosarque de l'Acinèle et admet qu'ils produisent par génération endogène les embryons ciliés qu'on en voit sortir. Cette observation, unique jusqu'à ce jour, devra être contrôlée par des recbercbes nouvelles avant que la manière de voir de Fraipont puisse être admise d'une façon défuiilive.

Ce mode de reproduction n'est pas le seul qui ait été observé chez les Acinétes.

On constate la multiplication de VAstacina mi/stacina par fissiparité. L'un des individus résultant de la bipartition reste dans la logette, tandis que l'autre se couvre de cils vibratiles sur toute sa sur-

Fig. 280. — Acineta myslacina saisissant avec ses tentacules un Infiisoire cilié.

Fig. 28!.— .4cine7e.

face et, après s'être séparé du premier, vit libre pendant quelque temps avant de se fixer et de sécréter une logette.

Stein' a signalé également dans V Acineta mystacina, une formation endogène d'embryons qui après être nés dans l'intérieur du corps de l'animal, soulèvent sa couche péripliérique,puis la déchirent et sortent à l'état cilié. Fraipont' a observé une formation endogène analogue dans l'A. tuherom. Il la décrit de la façon suivante : « Dans la partie profonde de la portion antérieure du corps se différencie, à un moment donné, une zone protoplasinique de forme circulaire;

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