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Arcliiv fur mikr. Anat., 1876, XH

2. LoscH, Massenhaj'le Entwicklung von Anmben im Dickdarm, in Arch. f. path. Anat., 1875, LXV, p. 196, tab. X. — Voyez aussi Leuckart, Die Parasiten des Menschen,^" édit., I, p. 234. Leuckart donne une histoire très complète de cet animal, de son rôle et de ses affinités naturelles.

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dopodes courts et ne se déplaçaient sous le champ du microscope qu'avec une grande lenteur.

Le plus souvent il ne se forme, dans VAinœba Coli, qu'un seul pseudopode, remarquable par la transparence et l'homogénéité de son protoplasma dépourvu de granulations. L'animal qui, auparavant, était presque arrondi, a maintenant la forme d'une ellipse très allongée, claire à une extrémité qui répond au pseudopode, granuleuse à l'autre. Le corps de l'animal, prenant une sorte de point d'appui sur le pseudopode, se déplace à la suite de ce dernier; ces déplacements sont lents; le corps ne parcourt guère en une minute qu'une distance égale à sa longueur. Indépendamment du noyau, VAmœha Coli offre une ou plusieurs vacuoles arrondies qui augmentent de diamètre quand on ajoute de l'eau à la préparation. Leur dimension est fréquemment égale à celle du noyau et parfois même supérieure; il en existe souvent six ou huit. On trouve fréquemment dans le protoplasma du corps de cette Amœbe des globules rouges ou blancs du sang, des noyaux de cellules épilhéliales, des grains d'amidon ou d'autres corpuscules pris dans les aliments du malade.

Lôsch pensa d'abord que VAmœba Coli pouvait être identique à VAniœba princeps, et que cette espèce, habituellement libre, pouvait s'introduire avec l'eau dans le tube digestif des malades. Mais VAmœba Coli ressemble encore davantage à une autre espèce trouvée vers la même époque par A. Mereschowsky dans l'eau des étangs de la localité habitée par le malade de Lôsch, espèce à laquelle ce naturaliste a donné le nom d'Amœba jelaginia, du nom de la localité, Jelaginisch ». Ce qui permettrait de croire que VAmœba Coli du malade de Lôsch n'est aulre que l'A. jelaginia de Mereschowsky, c'est que cet homme vivait d'une façon misérable, travaillant d'habitude dans les étangs de Jelaginisch, et ne buvant qu'une eau sale et boueuse, dans laquelle abonde VAmœba jelaginia. Si cette opinion était vérifiée, on se trouverait en présence du fait intéressant d'une même espèce animale pouvant passer une partie de son exis- Lence dans l'eau et une autre partie dans le corps d'un animal.

Il existe cependant entre les deux espèces des différences assez grandes dans la taille et dans la nature des pseudopodes et des vacuoles. VAmœba jelaginia est plus volumineux; ses vacuoles sont plus nettement et plus énergiquement contractiles; ses pseudopodes sont plus nombreux et ses mouvements plus vifs. Doit-on attribuer ces différences à la diversité du milieu? C'est ce que

1. Arch. f. mik. Anat., 1878, XVI, p. 201; tab. XI, fig. 29, 30.

pouiTonl décider seulement des éludes ultérieures qui ne manqueraient pas d'intérêt, car VAmœha Coli n'a encore été observé qu'une seule fois ^ .

Quant à la relation qui existait, dans le cas de Losch, entre les Amœbes parasites et la maladie, elle paraît établie par ce fait qu'un chien chez lequel on injecta, par l'anus et par la bouche, des Amœbes provenant des selles du malade, offrit ces animaux en grande quantité dans ses selles et présenta une inflammation ulcéreuse du gros intestin. Lôsch et Leuckart pensent que l'inflammation est produite par l'irritation que déterminent les mouvements incessants des Amœbes. Les lavements de quinine tuent rapidement ces parasites. On sait d'ailleurs, d'après les observations de Binz, que la quinine est un poison énergique pour tous les organismes formés de proîoplasma nu,

Podophrys elegans IIertw. et Less -. — Cette espèce rappelle par sa forme, par la nature et la disposition de ses pseudopodes, un Monérien étudié plus haut sous le nom d'Arachmda impatiens. Son protoplasma est translucide , rempli de petites vacuoles de taille inégale, non contractiles. Il contient un à trois noyaux. Le corps émet de grands lobes, élargis à l'extrémité. C'est de ces lobes seuls que partent les pseudopodes qui sont grêles et radiés. La locomotion est effectuée à la fois par les lobes et par les pseudopodes.

Pelomyxa palustris Greeff^ — Cette espèce vit dans les eaux douces des marais; elle est remarquable par sa taille qui peut atteindre jusqu'à 2 millimètres et par sa partie centrale brunâtre, contenant plusieurs gros noyaux brillants et un grand nombre d'autres corps plus petits, très réfringents. Cette partie centrale, désignée souvent sous le nom d'endosarque, est enveloppée d'une couche relativement épaisse de protoplasma hyalin, plus dense, formant une sorte d'ectosarque.

La coloration foncée de l'end osarque est due à la présence de

1. Leuckart (loc. cit., p. 236) rapporte que RI. Sonsino lui a dit avoir observé au Caire, dans les mucosités intestinales d'un enfant atteint de dysenterie, des Amœbes dont la taille dépassait huit à dix fois celle des globules rouges du sang; elles étaient donc plus volumineuses ([ue VA. Coll. Steinberg a également décrit une Amœbabuccalis observée par lui dans le tartre des dents.

2. Arch. f. mikr. Anat., X; Suppl., p. 57, tab. Il, fig. IV. — Quart. Journ. ofmicr. se, 1877, XVII, p. 345, tab. XXI, fig. 19, 2 K

3. Archiv fur mile. Anal., 1873, X, p. 51, tab. III, fig. 4, 5, tab. IV, V. — Quart. Journ. of mie. se, 1877, XVII, p. 337, tab. XXI, fig. 10-15. — BtJTSCHLi, Broun's Klassen und Orcinungen des Tliier-Beichs, I, Prnfmna, 1880, tab. II, fig. 6 a-g.

AMOKBIEKS.

substances foncées et opaques, immergées dans un proloplasma incolore; ces substances sont des débris de tests de Dialouiées, d'Enloniostracés, à'Arcella, de DiffiKjia et surtout des grains de sable. Indépendamment de ces corps étrangers, on trouve toujours, dans le protoplosma central, des corps bacilliformes et des « corps brilllants »

Fig. 32

. — Pelomyxa paluslris (d'après Greeff.)

Fig. 33. — Pelomyxa palustris (d'après Greeffj. Fragment d'une partie superficielle du corps. — a,eclosarque hyalin; b, vacuoles, c, d, pseudopodes; e, noyau; f, corps brillants de rendosarque entremêlés de bâtonnets.

{Glatichkôrper) arrondis ou ovales, sur lesquels nous reviendrons tout à l'heure.

L'endosarque se distingue encore très nettement de l'ectosarque par sa structure qui rappelle, dans une certaine mesure, celle que nous constaterons plus tard dans les Radiolaires. Il est formé d'une substance proloplasmique homogène, creusée de nombreuses vacuoles arrondies, n'ayant d'autres patois que le protoplasma qui limite leur cavité. Ces vacuoles sont peu nombreuses chez les jeunes individus; elles augmentent de nombre à mesure que la taille de l'animal s'accroît, et se montrent en quantité d'aulant plus con-

sidérable que les corps étrangers sii^nalés plus haut sont moins abondants. Elles sont remplies d'un liquide incolore, aqueux, dans lequel sont suspendues de fines granulations agitées d'un mouvement incessant.

La présence d'un grand nombre de noyaux chez un même individu est un caractère constant des Pelomyxa; ues noyaux ne contiennent que rarement des nucléoles bien visibles; ils sont situés dans l'endosarque, entre les vacuoles, et sont surtout nombreux dans la partie centrale du corps.

Greefî a constaté que les noyaux du Pelomyxa paUistris subissent habituellement des modifications fort intéressantes. Ils augmentent de volume et contiennent bientôt un certain nombre d'autres corpuscules sphériques qu'il nomme « noyaux de noyaux » {Kern-Kern) et qui permettent de comparer l'ensemble, soit à un gros noyau muni de plusieurs nucléoles volumineux, soit à une cellule à plusieurs noyaux. A un moment donné, le gros noyau se déchire et les corpuscules qu'il contenait ou « noyaux de noyaux » se dispersent dans le protoplasma de l'animal. Ils augmentent ensuite de volume et deviennent probablement les « corps brillants » {Glcmdzkôrper) dont nous avons parlé plus haut et que Greefî suppose être des zoospores.

Les « corps brillants » sont plus nombreux que les noyaux véritables du Pelomyxa et sont toujours logés dans l'endosarque ; ils sont ordinairement globuleux, parfois ovales ou piriformes, rarement irréguliers; ils sont formés d'une capsule solide, brillante, et d'un contenu homogène, hyalin. L'iode les "colore fortement en brun; l'acide sulfurique les dissout; l'acide acétique dilué ne les modifie que peu; le môme acide concentré leur fait perdre leur aspect brillant et leur apparence solide, en même temps que leur contenu devient granuleux. Greeff pense que ces corps peuvent être produits, soit par les noyaux, à l'aide du procédé indiqué plus haut, soit directement par le protoplasma, car on les voit souvent épars dans le protoplasma, au milieu de noyaux qui n'ont subi aucune modification. Quand ils ont atteint tout leur développement, ils se multiplient par segmentation, soit en deux parties égales, soit en deux parties inégales, dont l'une a l'air d'être un bourgeon de l'autre. Il est probable que ces corps sont expulsés à un moment donné par l'animal, mais leur rôle est absolument inconnu. Cependant Greeff pense qu'ils servent à la reproduction du Pelomyxa; il s'appuie pour cela sur l'observation suivante qui ne manque pas d'intérêt. Dans un cas, il vit un individu moit entouré d'un grand nombre de masses amœboïdes, munies chacune d'un noyau et d'une vésicule contractile; au

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boul d'une demi-heure, les mouvements amœboïdes cessèrent et chaque cellule émit un long flagelhim mobile, en même temps qu'elle devenait piriforme. L'auteur ne put pas pousser plus loin son observation, mais comme le Pelomyxa autour duquel étaient ces corps amœboïdes, trop nombreux pour pouvoir être considérés comme des parasites, ne présentait plus de « corps brillants », il suppose que ce sont ces derniers qui, après avoir été expulsés, se présentent sous la forme d'amœbes d'abord, puis de corps flagellés, pour se transformer, sans doute, plus tard en autant de Pelomyxa.

Nous avons dit qu'on trouvait dans le corps du Pelomyxa paluslris

Fig. 34. - Dactijiosphœrium radinsum Di:j. (d'après Bulschli). — n, noyau; cv, vacuole contractile.

Fig. 35. — Dactijiosphœrium pohjpodium (d'après E. Schultze). — n, noyau; v, vacuole contractile.

des corps bacilliformes. Ce sont de petits bâtonnets brillants, très courts, offrant la réaction des matières organiques; leur surface est lisse; ils paraissent être creusés d'un petit canal longitudinal. Leur rôle est absolument inconnu, mais certains zoologistes tendent à les oonsidérer comme des trichocystes analogues à ceux que nous aurons à sianaler chez certains Infusoires.

Les pseudopodes dn Pelomyxa paluslris sont habituellement peu nombreux, épais, renflés à l'extrémité; ils sont formés en majeure partie par la substance protoplasmique hyaline périphérique, mais la substance de l'endosarque se prolonge dans leur portion centrale. Greeff considère chaque Pelomyxa paluslris comme i'ormé. par la réunion de plusieurs individus uninucléés.

Le Daclylospha?ria radiosa Duj. *. Se distingue de toutes les

1. DuJAUKiN, Infusoires, i). 236 {Amœha radiosa), tali. IV, fig 2, 3. — Voyez Butschli, Bronn's Klassen und Ordnuvgen, 2c édit., Protozoa, tab. I, fig. 10.

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espèces précédentes par la nature de ses pseudopodes qui, au lieu d'être courts et arrondis, sont très longs, grêles, flexibles et disposés en rayonnant autour de l'animal. Dans l'exemplaire figuré par Biitschli, il n'existe que quatre de ces pseudopodes.

Dans le Dactylosphœrium poli/podium Schultze', les pseudopodes sont également disposés en rayonnant autour du corps de l'animal, mais ils sont très nombreux et beaucoup plus courts que dans l'espèce précédente.

Danslc Dactijlosphœrimn vitreum IIertw. et Lesser^, les pseudopodes sont cylindriques et couverts de petites pointes coniques, de nature protoplasmique, analogues à desvillosités; on les retrouve sur

toute la surface du corps de l'animal. Le corps est irrégulièrement arrondi; sa substance interne est riche en granulations qui sont colorées tantôt en jaune clair, tantôt en vert.

Le Hyalocliscus ruhicundus Hertvv. et Less. ^ !-.!./ 6St remarquable parla nature de ses mouvements. Son corps est ovale, coloré en rouge brique, en siP§|?0#C^°®"'°^ brun roussâtre ou en brun verdâtre, entouré d'une Fin- 36 DacUiio- couclie iucolore, liomogène. Tandis que dans tous sphœrnim viireum Ics autres Amœbieus le déplacement du corps est (d'après Hertw. et produit par Ics pseudopodes, il s'effectue chez de k suriace""^*^" celui-ci par uu procédé très difi'érent. Le déplacement de l'animal est déterminé par une sorte de rotation de tout le corps, analogue à celle d'une roue et par suite de laquelle l'animal progresse de son extrémité antérieure vers son extrémité postérieure. La rotation n'est pas limitée à la surface du corps, elle porte sur toute la masse ; la contractilité est donc la même dans tous les points de cet organisme, tandis que d'ordinaire, chez les Amœbiens, elle est plus prononcée à la périphérie du corps, dans la couche homogène et incolore qui constitue l'ectosarque, que dans le protoplasma central.

Le Petalopiis dif/luens Clap. et Lach. ' est remarquable par ce fait qu'il ne produit des pseudopodes que par un seul point de son corps. Ce dernier est à peu près cylindrique, arrondi en arrière, tronqué en avant, de forme très permanente, quoiqu'il ne présente

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