b; la femelle esltongle d
-• a .10 cenlimètre.s et large i
ORDRE DES ACÂNTIIOCÉPHÀLES. 9l
0““,b à 0““,8. Diesing rapporte, d’après Kirkland, qu une jeune fille de rOhio en aurait évacué un exemplaire.
G. M. Diesing, Révision der Nematoofe». Sitzungsber. der k. k. Akad, der Wiss. in Wien, XLII, p. 604, 1860.
Gordius chilensis Em. Blanchard, 1849.
Espèce très imparfaitement connue, observée au Chili par Cl. Gay. Peut être s’y rencontre-t-elle quelquefois chez l’Homme, si on s en au Loisuage de cet auteur. Los ludios lo e™" ;
« y creen que si se introduce en su cuerpo, los ocasiona graves « enfermedades. »
Cl. Gay, Historia fisica y poUtica de Chile. Zoologia, lit, p. 109.
ORDRE DES ÂCÂ-NTHOCÉPHALES
. Les Acanthocéphales sont des Vers ronds, à corps souvent ridé en travers et présentant à l’extrémité antérieure une trompe protaclile armée de crochets. Cette trompe n’est autre chose qu-un organe de fixation ; elle peut se rétracter dans une gaine qui fait saillie dans la cavité générale et dont l’extrémité est rattachée a la paroi du corps par un ligament et des muscles rétracteurs. La bouche, le tube digestif et l’anus font défaut, même chez la larve. Mégnin a considéré comme le rudiment d’un appareil digestif bifurqué deux poches appendues a l’extrémité antérieure et faisant saillie dans la cavité du corps; mais ces poches ou lemnisques dérivent du tégument de la larve et sont sans doute des organes d’excrétion. La nutrition se fait par endosmose à travers le tégument; celui-ci renferme du reste au-dessous de la cuticule un système de canaux ramifiés qui viennent aboutir a deux troncs longitudinaux et jouent le rôle d’appareü de nutrition La cavité viscérale est limitée par deux couches musculaires ; 1 externe est formée de fibres transversales, l’interne de fibres longitudina es. Le système nerveux est logé au fond de la gaine de la trompe ; i consiste en un ganglion formé de grosses cellules «t émettant des filets vers la trompe et vers la paroi du corps; 2 l
supportés par les rétinacles ou muscles rétracteurs latéraux , d autres nerfs se rendent aux organes génitaux, ou ils presenten e p ganglions, surtout chez le mâle. Les organes des sens font defaut.
Les sexes sont toujours séparés; les organes reproducteurs sont , fixés par un ligament suspenseur à la game de la ti’ompeest pLvu de deux gros testicules; les ^eux canaux excréteurs se réunissent en un canal déférent commun, qui reçoit le produit ela-
ORDRE DES ACANTIIOCÉPIIALES.
boré par six à huit grosses glandes prostatiques, puis se termine par une dilatation pyritbrme et par un pénis conique. Celui-ci se dresse au fond d’une vaste cavité qui s’ouvre au pôle postérieur du corps et peut s’évaginer de manière à constituer une bourse copulalrice.
L’appareil femelle est encore développé dans l’épaisseur du ligament. L’ovaire est unique. L’utérus a une structure compliquée ; en avant, il s’ouvre librement dans la cavité viscérale par une sorte d’entonnoir; en arrière, il se continue avec un court vagin, subdivisé en plusieurs portions et débouchant au dehors par une vulve terminale.
A mesure que les œufs se forment dans l’ovaire, ils déchirent le ligament et tombent dans la cavité du corps, qu’ils remplissent et distendent bientôt. C’est là que les premières phases du développement s’accomplissent. La segmentation est totale et inégale; avant quelle ne soit achevée, l’œuf, jusqu’alors nu, s’entoure de trois membranes, dont la moyenne est la plus résistante. L'embryon est elliptique et présente à sa partie antérieure des crochets analogues à ceux des oncosphères des Cestodes, mais plus nombreux. Il est alors pondu : il tombe dans l’entonnoir utérin largement ouvert, puis est expulsé au dehors.
I.’œuf est avalé par un Invertébré, de nature très variable suivant ^ les espèces; l’embryon sort de sa triple enveloppe, perfore l’intestin de son hôte et f .K dans la cavité générale, où il atteint
, il J létat larvaire. Il y reste jusqu’à ce que l'a- (1 / i/i l’abrite vienne à être mangé par
^ jf '||i Vertébré; mis en liberté par l’action des
jj| sucs digestifs, il s’arrête dans l’intestin de
If !j ce dernier, évagine sa trompe et se fixe au
V <^6 ses crochets à la muqueuse de
4 l’intfistin grêle.
f \ ordre ne comprend que le seul genre
^ O.-Fr. Müller, I77C, repré-
150 espèces environ, savoir : 26 es- Mammifères, 61 chez les Oi- P les Reptiles, 8 chez les
Batraciens et 40 chez les Poissons.
Jùg. 409. - Echinorhyn- polymorphus Bremser se trouve à l’état dans l’inlesUi, de l’Oie, dn Cïgne, du
fins Zenter) est entsslée dans là * ‘' “‘'d 1 ■df™ (i’-
douce(en.m«,™s j ‘d d’eau
du Sonneur et de la (Irenouiurr,?,.! f'"' !>“ Crapaud,
t P également sa période larvaire
ORDKE DES ACA.NT110CÉ911ÂLES.
chez ce Crustacé. Il en est de môme pour E. proleus (fig. 409), parasite de la Perche et d’un grand nombre d’autres Poissons d’eau
douce. , J n A
E. gigas Gœze, 1782, se rencontre dans Pintestin grôle du Porc, du Sanglier et du Pécari. I.e mâle est long de 6 à 10 centimètres, la femelle est longue de 20 à 32 centimètres; Riehm a vu une femelle longue de 43 centimètres et mesurant 27 millimètres de circonférence à sa partie antérieure. Ce parasite, assez fréquent en France, perce habituellement la paroi de l’intestin, mais il cause rarement la
En 1862, Davaine avait tenté en vain d’obtenir l’éclosion de 1 embryon dans l’intestin des Vertébrés, à l’exception des Oiseaux; mais les embryons mis en liberté dans l’intestin de ces derniers ne tardaient point à être rejetés avec les excréments. En 1864, Lespès vit éclore l’embryon dans l’intestin d’Heliæ pomatia auxquelles il faisait manger des œufs mélangés à de la pâte de farine; il trouva même un embrvon dans le foie du Mollusque, mais ne put observer les phases ultérieures de son évolution.
Enfin, Ant. Schneider proclama, en 1868, que la larve du Hanneton était l’hôte de la larve del’Échinorhynque géant ; elle s’infesterait de cette dernière en avalant dans les fumiers l’œuf qui la contenait, elle Porc s’infesterait lui-même en mangeant la larve du Hanneton. Mais celle-ci est essentiellement phytophage et ne se nourrit que de racines ; elle ne se rencontre point dans les fumiers. Le problème des migrations d'E. gigas reste donc à élucider , à moins que Kaiser n’ait indiqué le véritable hôte intermédiaire. D’après cet auteur, l’œut rejeté sur le sol avec les matières fécales du Porc est avale par la larve de Cetonia aumta : l’embryon perce alors la coque ramollie par les sucs digestifs, traverse la cuticule et s’arrête dans la couche mus culaire sous-jacente, où il poursuit son évolution.
On ne connaît encore qu’une seule observation d’Echinorhynque chez l’Homme; elle a été publiée par Lambl en 1859. Le 9 août 1857, le médecin de Prague faisait l’autopsie d un garçon de neuf ans, mort de leucémie à la clinique de Loschner. H trouva dans l’intestin grêle un Yer qu’il put étudier à peu près à l’état frais et dont il a donné une description et une
“c’était une femelle longue de 5-,0. large de 0-,6 au maximum, large de 0~»,4 a la f “ “Xe de
trompe était courte,' subglobuleuse, longue de , > &
0““,34 en avant et séparée du corps par un étranglement large
ORDRE DES ACANTIIOCÉPUÂLES.
de 0““,24 ; elle était armée de crochets disposés en douze rangées transversales alternes, chaque rangée comprenant huit crochets, dont le dernier était peu développé. Ceux-ci étaient longs de 103 [j. sur la grande courbure et de 77 [ji sur la petiteleur largeur était de 23 p. à la base et de 12 p. à la partie moyenne. L’animal était rempli d’œufs incomplètement développés.
Lambl a décrit ce parasite sous le nom d'Echinorhjfnchus hominis; il le considère comme une espèce particulière à l’Homme, tout en reconnaissant que la détermination d’après nn seul exemplaire encore jeune, ne pouvait se faire avec précision.
Ant. Schneider est d’avis qu’il s’agit là d’ A’, fjigas; il admet que certains individus peuvent acquérir ce parasite en mangeant des Hannetons ou leurs larves, singulier aliment qui ne serait pas dédaigné dans certaines contrées d’Allemagne. Leuckart pense plutôt que le Ver n’est autre qu’A". angustatus Rudolphi, commun chez les Poissons d’eau douce {Perça fluviatilis, Acerina cernua, Lucioperca sandra, etc.) ou qu’A”. spirula Olfers, qui se voit chez certains Singes [Inuus ecaudatus, Ceùus faluellus, Hapale rosalià).Geile deTniève opinion n’est pas invraisemblable, mais on ne saurait admettre qu’A’. angustatus puisse vivre dans l’intestin de l’Homme ou d’un Mammifère.
W. Lambl, Mikrosknpische Untersic-hungen der Dnrm-Exa-ete. Prager Viereljahrschrift füi- die praktische Heilkunde, LXI, p. 1, 1859. Voir p. 45.
Ch. Lespès, Sur quelques points de l'organisation des Èehinorhynques. Journal de 1 anatomie, I, p. 683, 1864.
^cauthoceplwlen. Müller’s Archiv, p. 5S* 1868. - Id., BeiWâ-e zur Kemtniss der Anatomie der Xeniatoden. bclineider s Zoologische Beitrâge, 1883.
.aL™ statu 'et embryonali et larvali Echinorhyn-
choTUïïi co^UïûCfue Tïietüïïiovpfiosî, Lipsiai, 1873 A. Andres, Ueber den weiblichen Geschtechtsapparat des Echinorlu/ndius gtgas. Mprphologisches Jahrbuch, IV, 1878 ^
XwftT’ms *’■ -'■■'i'iv ror s.t«ree.clndilc,
S «“gSf 4“ «atarwlssciucll.ricn, Ull, p. 912, 1«80,
lahrbucî, X,*p, uS’ ecMmriyncIm. MorpliologiscIlM
CLASSE DES ROTIFÉRES.
La classe des Némalhelminihes est au nombre des plus hétérogènes ; les Vers qu’elle renferme ne se regsemblent guère que parce que tous ont le corps arrondi et non segmenté; quand on étudie de près leur organisation, on constate entre eux les plus grandes différences, tant au point de vue anatomique qu’au point de vue physiologique, en sorte qu’il est difficile, dans l’état actuel de la science, de fixer leurs affinités réciproques et leur filiation.
Certains ordres ne contiennent que des Vers non parasites (Chétognathes,.Chétosomes, Desmoscolécides) ; d’autres renferment tout • à la fois des espèces libres et des espèces parasites (Nématodes) ; les autres sont toujours parasites, soit pendant toute leur existence (Acanthocéphales), soit seulement pendant la période larvaire (Gordiens). Parmi les Nématodes parasites, les uns présentent un développement direct et ne vivent que chez un seul hôte (Ascaride, Oxyure, Trichocéphale) ; les autres accomplissent des migrations et sont hébergés par deux hôtes successifs à l’état larvaire et à l’état adulte (Trichine, Pilaire de Médine, Pilaire du sang); d’autres enfin (Rhabdonema) présentent un remarquable dimorphisme et une série de générations alternativement libres et parasites.
CLASSE DES ROTIPÈRES
. Les Rotifères sont des Vers de petite taille. Habituellement raccourcis, ils se composent de deux parties distinctes : l’antérieure contient tous les organes ; la postérieure, diversement conformée et plus ou moins développée, est une queue dont l’extrémité est bifurquée et constitue une sorte de pince au moyen de laquelle l’animal peut se fixer aux corps étrangers ; une glande qui, chez certaines espèces {Melkerta), n’existe que pendant la période larvaire, s’ouvre entre les mors de la pince et produit une substance visqueuse qui aide encore à la fixation de l’animal. La queue est ordinairement annelée (flg. 410, P) et formée d’une série de segments qui peuvent rentrer l’un dans l’autre comme le tube d’une lunette; la partie antérieure du corps est moins fréquemment annelée. Cette segmentation est d’ailleurs limitée au tégument et ne correspond point à une métamérisation véritable. Enfin, la queue peut manquer dans certains cas {Apsilus, Asplanehna, Polyarthra).
L’extrémité antérieure du corps povle.Vorgane rotateur, appareil cilié fréquemment disposé en cercle et donnant l’illusion d’un mouvement de rotation, quand les cils dont il se compose sont en vibration. Cet organe peut prendre les formes les plus diverses; il se réduit à une toufi'e de cils vibratiles chez les espèces parasites et disparaît
CLASSE DES BOTIFÈHES.
même totalement chez quelques-unes {Balalro, Acyclus)’, chez Apsihu, le jeune est cillé, mais l’adulte ne l’est plus.
Le tégument reste mince {Melicerta, Hydatina, Monocerca, Asplanchna, Albertia) ou s’é- ^ paissit eu cuirasse [Brachio-
J D i, . ^ ■ nus, Noteus, Pterodinu, Bino-
charis). Au lieu d’être tapissé MljSwa à sa face interne par une épaisse couche musculaire, / \ comme chez les Plathelmin-
/ j \ \ thés et les Némalhelminthes,
/ \ donne simplement inser-
/ ^ quelques muscles loii-
/ ^ gitudinaux, capables de ré-
/ iracter la queue et l’organe
/ -{5# f ' rotateur ou de faire saillir le
( J La bouche est située à la
face ventrale , ' souvent au fond d’une dépression ; à son orifice viennent se terminer deux bandes ciliées qui partent du dos et sont chargées de diriger vers elle les matières tenues en suspension dans l’eau. Elle conduit dans un large pharynx, dont l’extrémité se dilate en une sorte de bulbe renfermant l’appareil masticateur. L’œsophage est cylindrique et court, sauf de rares exceptions ISeison); au niveau du cardia viennent déboucher dans le tube di- Eig. 410. - Brachionus Bakeri, d’après g^sUf deux glandes qui lui Leydig. — A, organe rotateur; B, petit ° .
faisceau de cirres ; G, canal excréteur appendues. L estomaC
cilié ; D, prolongement antérieur avec est vibratile à sa face interne trompe à la base ; E, prolongement posté- et est orné à sa face externe rie«r.<l.> c.,.p.ee ; F,
laires. L’intestin est également glanduleux; après un court trajet, il s’infléchit en anse, reçoit 1 oviducte, puis se continue par un long tube cloacal qui remonte vers la face dorsale, au milieu de laquelle il s’ouvre au dehors, Cer-
tains genres [Ascomorpha , Asplanchna) n’ont ni anus ni tube cloacal.
Il n’v a ni appareil circulatoire ni appareil respiratoire. L’appareil excréteur est analogue à celui des Plathelminthes ; il se compose de deux longs canaux latéraux, G, à paroi glandulaire, qui se pelotonnent çà et là sur eux-mêmes et, dans l’intervalle, émettent de courtes brandies latérales s’ouvrant dans la cavité générale par un entonnoir cilié. Ges deux canaux aboutissent à une grande vésicule contractile qui débouche directement dans le cloaque; rarement ils s’ouvrent isolément dans la portion terminale de 1 oviducte
Le svstème nerveux se réduit à un ganglion dorsal, d’où partent des nerfs qui se rendent surtout à l’organe rotateur; dans certains tvpes {Discopus), on observe encore un ganglion sous-œsophagien, deux nerfs latéraux qui courent le long du tube digestif et une serie denetits ganglions disséminés sur le trajet de l’appareil génital.
Les organes des sens sont représentés par diverses productions ; la partie antérieure est ordinairement munie de deux appendices tactiles sortes d’antennes ornées d’un bouquet de soies rétractiles a leur’extrémité; sur les côtés du corps, on voit souvent aussi un peUt tubercule sétigère auquel aboutit un nerf, mais son existence est loin d’être constante, même dans les espèces d’un même genre. D autres fois on remarque à la face dorsale un tube médian, termine par une cupule et une touffe de soies raides. Ge tube, que d’aucuns con sidèrent comme servant à la respiration est plutôt un organe sensoriel : il peut devenir très grand et se bifurquer {Tubtcolana, Melicerta, Callidina,Typhline, PMlodina, Rotifer); chez d’autres (Hydaima), il est rèraplacé par un petit tubercule ou par une fossette surmontée d’un bouquet de soies.
La plupart des Rotifères ont au-dessus du cerveau un amas pigmentaire représentant un œil impair, avec des traces plus ou moins évidentes de bipartition {Brachionus, Anurea, Euchlamis, Monostyla, Monocerca, Notommata, Asplanchna, Balatro, etc.). D’autres ont deux yeux [ConocUlus, Pterodina, Rotifer, Biglena, Distemma, Apsilis, etc.) ; d’autres trois {Triophthalmus), ou quatre [Squamella), ou même présentent des taches de pigment sur la tête {Triophthalmus, Notommata naïas) ou sur la queue {Euchlamis dilatata). 11 est enfim es formes aveugles' [Hydrias, Typhline, Callidina, Discopus, Hydatma). Un cristallin réfractant la lumière est assez souvent annexe pigmentaire, mais parfois seulement pendant la période larvaire {Melicerta). ,
: On a cru longtemps que les Rotifères étaient' hermaphrodites,^ on sait maintenant que les mâles, découverts par Dalrymple en 1849, existent dans la plupart des cas, sinon dans tous. Sauf d^s^les ge BuNCHAnD. — Zool. raéd.
CLASSE DES ROTIFERES.
res Seison et Paraseison, ils sont dépourvus de tube digestif et sont notablement plus petits que la femelle; ils ont une existence éphémère et une organisation rudimentaire. Leur appareil reproducteur se compose d’un simple sac rempli de spermatozoïdes, qui vient s’ouvrir par un canal musculeux au sommet d’un crochet situé à l’extrémité postérieure de la partie renflée du corps.
L’appareil génital femelle est formé d’une poche ovarienne située à la face ventrale et se continuant en arrière par un oviducte impair qui débouche dans le cloaque. Les femelles pondent deux sortes d’œufs : des œufs d’été et des œufs d’hiver, d'un aspect fort différent.
Les œufs d’été sont toujours entourés d’une coque mince et subissent assez souvent leur développement dans l’oviducle; comme à ce moment les mâles n’exislent pas, Cohn pense que ces œufs se développent par parthénogenèse. Ils sont eux-mêmes de deux sortes : les uns, plus petits, se développent raindement et ne donnent naissance qu’à des mâles; les autres, plus gros, mais d’ailleurs semblables aux précédents, ne produisent que des femelles. Ces œufs éclosent à l’automne : les femelles sont fécondées, bien que Huxley pense le contraire, puis pondent des œufs d’hiver. Ceux-ci sont d’une taille considérable, au point que parfois ils atteignent jusqu’à la moitié de la grosseur du corps;. ils sont entourés d’une coque épaisse et résistante qui leur permet de résister aux intempéries ; ils sont en effet destinés à supporter le froid et à passer l’hiver, après lequel ils produisent des femelles.
On ignore encore comment s’opère la fécondation; les spermatozoïdes sont contenus dans la cavité générale de la femelLe.' L’embryologie est mal connue : la segmentation est totale et inégale, la gastrula se forme par épibolie. L’évolution est la même pour les deux sexes, mais le mâle s’arrête de bonne heure dans son développement.
On n'a pas encore établi une classiflcalion définiUve des llolifères,
F ils nwent «
laide de leur organe rotateur ou se firent avec les pinces de leur queue Jnelques-nns sont sédentaires et vivent dans des tubes géla- Unens t^ubmtana, Stephanocent) ou rormés par la juxtaposition de ra 'srS »«■<«); d'autres s'entoncent dans une
des toits et des vieux murs [Rotifer redivivu^)
-IsetronvedauslesorganestSutel^Is^--^^^
CLASSE DES ROTIFËRES.
Vaucheria. D’autres vivent aux dépens des Oligochètes et des Arthrostracés d’eau douce ; Albertia vermiculus se trouve dans la cavité générale et l’intestin des Lombrics, A. cristullma dans l’intestin des Naïs, Drüophaga bucephalus sur le tégument de Lumbriculus variefjatiis, CalUdina parasitica sur la carapace de Gammarus pidex et à’Asèlhis aquaticus. D’autres encore sont marines : les trois genres Seison, Faraseison et Saccobdella se rencontrent sur des Leptostracés marins du genre Nebalici; enfin, Biscopus synaptæ vit sur la peau des Holothuries {Synapta digitata, S. mhærens).
A la suite des observations de ,Spallanzani, on attribuait aux Rotifères la faculté de reviviscence. Si on met dans un peu d’eau un fragment de Mousse des toits, on y trouve en abondance des Rotifères et des Tardigrades que l’bumidité ramène à la vie; par suite de l’évaporation de l’eau, ils s’immobilisent, se ramassent en boule et resteraient ainsi en vie latente pendant des mois ou des années, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent plongés dans l’eau.
F. -A. Pouchet a fait voir que l’animal entièrement desséché ne manque jamais de mourir, mais que l’œuf, protégé par une coque .épaisse, résiste fort nien à la dessiccation, et Semper a confirmé cette opinion. Plus récemment, Zachàrias a démontré le même fait par l’expérience pour les Rotifères et les Tardigrades, et Hallez pour l’Anguillule du vinaigre : la reviviscence n’existe donc point chez tous ces animaux, du moins quand leur dessiccation a été complète; là où on croyait l’avoir observée, on se trouve simplement en présence de l’éclosion rapide d’œufs qui s’étaient conservés en un état plus ou moins avancé de leur développement.
Les affinités des Rotifères sont encore très obscures; on sait du moins qu’ils n’ont pas dé relations avec les Crustacés, parmi lesquels on les rangeait autrefois. La constitution de l’appareil excréteur les rattache aux Plathelmin- Fig. 411. Echinothes, -mais l’organe rotateur, qui n’est autre deres Dujardim. chose qu’un organe larvaire persistant chez »
l’adulte, les rapproche des larves d’Annélides ; les larves de Lamiularia ont la plus grande ressemblance avec les larves télotroques des Polychètes. Trochosphæra æquatoricdis, que Semper a découvert aux Philippines, reste pendant toute sa vie un animal globuleux.
CLASSE DES GÉPIIYRIENS.
pourvu do doux couroniios é(ju£itoriulos ciliéos oiitro IgscjugIIgs s ouvre la boucliG, tandis quG 1g cloaque est percé au pôle supérieur ; il présente ainsi une forme remarquable qui pourrait le faire confondre avec une larve d’Annélide.
Les Echinodères {Echinoderes) (Gg. 411) et les Gastrotriches {Chætonotus, Ichthydiim, Chætura, Turbanella, Hemida^ijs) rentrent dans la classe des llotifères. Ces petits animaux vivent librement dans la mer, sur les pierres, les Algues et la carapace de divers animaux.
E. Ray Lankester, Note on the Synaptæ of Guernesey and a new parasüic Rotifer. Quart, journal of micr. sc., (2), VIII, p. 53, 1808.
Fr. Vejdovsky, üeber Drilophaga bucephàlus, n. g., n. sp., ein parasitüches Ràdert/iier. Sitzangshor. der Bôhm. Ges. der Wiss., p. 390, 1882.
O. Zacharias, Kônnen die Rotatorien und Tardigmden nach vollslündiger Austrocknung wieder aufleben oder nichl? Biolog. Centralblatt, VI, p. 230,
G. Zelinka, Stiidien über Riiderthiere. — I. Uebei' die Symbiose und Anatomie von Rotatorien aus dem Genus Catlidina. Z. f. w. Z.. XLIV, p. 396, 1886. — id.,Id. — II. Der Raumparasitismus und die Anatomie von Discopus synaptæ, nov. gen., nov. sp. Zool. Anzeiger, X, p. 465, 1887.
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