‹ Traité de zoologie médicaleChapitre 28 sur 103 · C. Lloyd Morgan, Scorpion W'MS. Ibidem, p. o3o · texte numérisé non relu

C. Lloyd Morgan, Scorpion W'MS. Ibidem, p. o3o

"'a-H'pmker, r/,e.v.s i« Scorpims. Bull. .1 lUe Muséum otcmp. z.ôl.gs

at Harvard College, XIII, p. 173, . ^ Proceed. of tlie entomol.

G. Marx, On the morphology of the Scoipioniaæ. tr Soc. of Washington, I, p. 108, 1888.

Les Scorpions habitent les régions

sentés en Europe, et jusque dans le midi e a ’ au’on

petit nombre de formes. On en connaît à peu près caracté-

peut, avec Peters, rapporter à quatre familles principales, caracté risées par la forme du sternum et la structure des ^

i Les Bcxhibks ont le sternum triangulaire, à f ^mé-

peigne a de nombreuses dents et un seul rang e espèces

diafres. Le genre Bathns Leacb, 1813, comprend ^ ^

limitées à l’ancien monde ; les deux doigts de la chelicer p chacun deux dents.

Buthus europæus Linné, 1734.

Synonymie : Scorpio europæus Linné, 1754 (nec Latreille, 1804 ; nec Risso 1 826i Sc. oceitanus kmotem, \1&9. ’

Sc. tunetanus Herbst, 1800.

Androctonus tunetanus Hempricht et Ehrenberg, 1829 A. Dufoureius Brullé, 1832.

A. Paris C. Koch, 1839

Ce Scorpion présente à chaque peigne 8 pièces intermédiaires et de 23 à 30 dents, ordinairement 27. Il est commun en Egypte, en Algérie, à Chypre, en Grèce, en Espagne; il se trouve probablement aussi dans le midi de l’Italie et en Sicile, bien que Fanzago ne l’y mentionne pas ; il manque en Corse. En r rance, on le rencontre tout le long du littoral méditerranéen, depuis les Pyrénées jusqu’à Cannes, mais il devient rare à l’est du Rhône et ne semble pas s’àvânCer jusqu’à la frontière italienne. H s’écarte peu de la zone littorale; it est rare aux environs de Montpellier et de Béziers. Dans nos pays, il n atteint jamais qu’une taitle fort réduite, ,38 millimètres en moyenne et n’est point redoutable : Sabatier a fait piquer des Pigeons, des Chats, des Souris et des Lapins par des individus vigoureux, sans voir en résulter aucun accident.

Une quinzaine d’autres espèces de Buthus vivent dans la région méditerranéenne : B. australis (Androelonus funestus) (fig. 621) et B. Æneas se trouvent en Algérie; B. cilrinus, d’Egypte, s’y rencontre parfois aussi, dans l’extrême sud. Leur piqûre est très redoutable, bien qu’elle soit rarement mortelle pour l’Homme.

Les genres Isometrus Hempricht et Ehrenberg, 1829, et Centrurus H. et Ehr. sont très répandus en Amérique. Le doigt mobile de la chélicère estmutique ou n’offre rarement qu’une .seule dent.

Dubrueil, Étude sitr le Scorpio occitanus d'Amoreuæ. Revue des sc. iiat., V, p. 217, 1876.

Les Heterométrides ont le sternum pentagonal; le peigne a des dents peu nombreuses et un seul rang de lamelles intermédiaires ;ls main est large, souvent déprimée et permet à beaucoup d’espèces df creuser des terriers.

Le genre Scorpio Linné est répandu dans l’Afrique et l’Asie interropicales; il comprend les plus grands Scorpions connus, qui tous sont tomsseurs : les mains soni cordiformes et tranchantes au bore interne. Sc. afer L. vit dans l’Afrique occidentale, Sc, Boeseli E. Simon au Congo, Sc. Swammerdami E. Simon aux Indes. .

'Le genre Opisthophthalmus Koch, 1837, ne diffère guère du précé-

dent que pw la position reculée des yeux médians ; il habite l’Afrique

. Pnlnmna>us Thorell, 1876, renferme encore des espèces de ^^Ttàme mais qui ne fouissent point le sol : le bord interne de la main estTpîs P. (Sc.) indus Linné, P. cyaneus G. Koch, P. longimanus

Bail tiUn'M*orérJf*« kicnAmtkm E. Simon en Linné dans le nord de l'Atrique et en /‘e’ S Mtéromètres sont fouisseurs et se reconnaissent a ce que Sa d“ to patte-mâchoire est cjlindrique ; ils sont monts redoutes

'‘’‘n„''dou“KnR“r encore ici un certain nombre de Scorpions, pour , ,„ue“n “ablit souvent une famille spéciale. Leslernum est encore ' TtuTl â queue est relativement faible et courte, la mam est pentagonal, la que Isc/murus est répandu

second est aveugle.

Euscorpius flavicaudis de Geer, 17/8.

TatrpîUe 1804 (nec Linné, 17o4; nec Risso, Synonymic ; Scorpio europæus Latreilie, isu v

Sc. massiliensis G. Kocb, '^6;

Sc. monspessulanus C. Kocn, 183b.

Sc. algericus C. Kocb, 1839.

,.^ïïr:Kïïr'r:r.;;C.r^^^

toutle long de la côte méditerranéenne, p , y „i„ge de l’Ar-

iusqu'àüice. Il remonte dans les «Parlements de Vaucluse,

dèche et de la Drôme et atteint sa limite n or petites stations

toutefois dans la vallée de l’Isère jusqu a ^ ’ Tarn-et-Ga-

isolées. A l’ouest, il ne semble pas atteindre ^

ronne et la Haute-Garonne •. aussi son incon es commun en

deaux constitue-t-elle une intéressante excep i • retrouve

Corse, Fanzago le signale en .Italie et Simon pense quil se retrou

“"D^prt'simon, on le trouvé sous les pierres dans la région méditerranéenne', il recherche au -

décombres et entre parfois dans les habitations. [Dans les régions plus septentrionales, il se rencontre exclusivement dans les maisons, et se tient de préférence dans les parties élevées, sous les combles et même sous les tuiles, comme c’est le cas à Bordeaux. 11 peut alors être incommode, mais sans être véritablement dangereux.

Euscorpius italiens Herbst, 1800.

Sy.vo.NYMiE : Scoi'pius prooincialis C. Koeb, 1836.

11 est long de 42““, d’un brun presque noir en dessus, fauve rouge testacé en dessous. Le mâle a 10 dents aux peignes; la femelle en a de 8 à 10. On le trouve dans les Alpes-Maritimes (Nice, Monaco), dans le nord de l’Italie, dans le Tyrol et en Turquie.

Fig. 625. — Euscorpius flavicaudis.

Euscorpius carpathicus Linné, 1767.

Synonymie : Scorpio europæus Risso, 1826 (nec Linné, l*5i ; nec Latrcille, 1804).

Scorpius aquilejensis C. Koch, 1836.

Sc. sicanus C. Koch, 1836.

Sc. tergeslims C. Koch, 1836.

Sc. Canestrmn Fanzago, 1874.

Sc. provincialis Fanzago, 1874 (ncc C. Koch, 1836).

L’animal est long de 27 millimètres, dont 11 ““,2 pour le post-abdomen; le dessus du corps est brun de poix rougeâtre ou olivâtre, généralement foncé et presque noir ; le dessous est fauve testacé. Le mâle a de 8 à 10 dents aux peignes, ordinairement 9 ; la femelle en a de 6 à 8, ordinairement 7.

Ce Scorpion appartient à la faune des Alpes méridionales ; on le trouve jusqu’à 1,800 mètres d’altitude. En France, il habite la Corse, les Alpes-Maritimes, le Var, les Basses- Alpes et les Hautes-Alpes; il remonte jusqu à Embrun et même jusqu’à Guilleslre, mais est inconnu à Briançon ; on ne le connaît pas à l’ouest du Rhône. En Suisse, on le trouve sur les versants méridionaux des Alpes et même jusqu’à Sion, dans le Valais, d’après Fatio. 11 habite encore l’Espagne jusque dans la Sierra Nevada, l’Italie, la Sardaigne, la Sicile, le Tyrol et la Turquie. 11 .s avance au nord jusque dans la Basse-Autriche: Ferrari la capturé à Krems ; c’est sans doute encore lui que

•• .V a trouvé en Hongrie, aux environs de Klausenburg. ' Tomosvdiy E. Simon, 1879. - Celte espèce habite l’Es-

'Tt les Pyrénées Orientales. Le mâle est inconnu; la femelle pagne et le j limm 3 pour le post-abdomen, et porte 6

est longue de 2/ ,0, aoni 11 , p

"“b’ '*!Ü™s“LS'e. Simon, IS'S. - Il n'a encore élé trouvé que Ties Pyrénées Orientales, sur le territoire de Conat et dans la ne Oueillan- on le trouve sous les pierres. Le male seul est nu il rappellei’aspeot d'E«. mrpalkicus, mais diltèce de tous les connu,, rappelle P jcs jeux. 11 estions de

qr,rdonî“ ".iUiiPétres pour le post-abdomen ; il n'a que 4 dents

aux P ,1839, pour lequel on établit souvent une

LC 8黫 Br «CB C kocb 18 , P U „é,érométrides. dont

’ .fullbSeuse non anguleuse et non amincie au bord interne;

’ que1oI"ei"gnesIt d- ""oii^trnorbf: t

petites lamelles intermediaires ; le . eux lie„.

3 ou 4 paires, dont 2 paires P"”''»* ' “ ®“7V,cioois C Koch,

/Smuetuaipes sont de petite taille us viventpo^^^^^^^

l’Amérique du Sud, quelques-un en

étroit, en forme de lame transi erse „n,hlpnt toucher àla pièce

rieure; leshanclies des pattes postérieures

génita e ; les peignes n'ont qu'un petitnombre j^n set de an intermédiaires, Bottrim'us Peters et Téicponus Koch sont les ge principaux.

Les Scorpions ont joué longtemps un rôle rapeutique. On les tuait et “ (es réduisait en

vésicule à venin, puis on les faisait s ii;„„c lithon-

pondre. Celle-ci Ivait la réputation d'élre ‘«u ; ton^ iriptique et sudorifique; par la voie externe, elle éta.t fortifiante

et résolutive. juvniip d’amandes

En tuant 35 Scorpions dans deux litres

CLASSE DES AHACHNIDES.

amères, puis en exposant le tout au soleil pendant quarante jours, on obtenait V huile de Scorpion; Mattioli avait inventé une formule beaucoup plus compliquée, où entraient le santal blanc, la rhubarbe, la thériaque, le mithridate le benjoin, le vin, le storax en larmes, ainsi que les feuilles les racines et graines d’un grand nombre de plantes aromatiques et stimulantes. Cette huile, appliquée sur la plaie, devait guérir de la piqûre ; en cas d’insuccès, on devait recourir à la thériaque, au mithridate et au sel volatil de Vipère.

Un remède non moins infaillible consistait en « l’application du Scorpion écrasé sur la piqueure dès qu’elle a été faite, car, dit Lemery, si l’on retarde ce reniede quelque temps, il sera inutile de le faire, à cause que le venin ayant eu le temps de pénétrer dans les chairs et de s’insinuer dans les vaisseaux, il ne pourra plus être en état de retourner dans le Scorpion comme il fait quand la piqueure est toute recente. »

E. Simon, Les Arachnides de France. Paris, 1879. Voir VII. p. 79.

ORDRE DES SOLIFÜGES

Les Solifuges ou Galéodes (fig. 626) sont particuliers aux régions chaudes du globe ; ils habitent de préférence les déserts et les contrées sablonneuses. Ceux d Asie sont crépusculaires ou nocturnes, mais les grandes espèces algériennes semblent, au contraire, sortir de leurs retraites et chasser par l’éclat du soleil.

Ces animaux établissent la transition entre les Arachnides et les Insectes. Ils appartiennent aux premiers par leurs chélicères terminées en puissantes pinces verticales ; parleurs palpes maxillaires très développés, sans griffes et fonctionnant comme des pattes ambulatoires ; par leurs 4 paires de pattes, dont les 3 dernières sont seules terminées par deux griffes;, par leur oriflee sexuel qui se voit sur le premier anneau de l’abdomen ; par les détails de leur organisation interne, notamment par leur tube digestif, pourvu de 3 paires de cæcums gastriques. Ils se rapprochent des Insectes parce que le céphalothorax est nettement divisé en une tête, qui porte les chélicères, les palpes maxillaires, la première paire de pattes et, à son bord antérosup rieur, eux gros yeux simples; par son thorax à trois articles; par son abdomen divisé en 9 anneau.x apodes.

Lecorps est velu. Le doigt supérieur delà chélicère est fixe et est orné, Z e ma e, un cirre réfléchi. La dernière paire de pattes porte des

ORDRE DES SOLIFUGES. 393

iicK triangulaires et lamelleux, rattachés par un pédoncule à la ■'P'“ IrL des trois premiers articles : oes appendices. ,u ou '“Vcompàrèr au peigne des Scorpions, sont au nombre de 5 sur Chaque patte, 2 sur le premier segment, 2 sur le deuxième, un seul sur le troisième. La respiration est trachéenne lune

paire de stigmates s’ouvre entre les hanches de la seconde et de la troisième paires de pattes, deux autres paires se voient sur le second et le troisième anneaux de l’abdomen. Les trachées sont tubuleuses et partent de deux troncs longitudinaux.

Le développement est direct. Au moment de

l’éclosion, les jeunes peuvent avoir jusqu’à 8 millimètres de longueur :

ils sont glabres ; le thorax est déjà segmenté, mais l’abdomen ne pré-^ annendices n’en présente que de. vagues indices d annu aliformes, dont

sentent pas trace. Une paire dappen i parties latérales

il n’existe aucune trace chez 1 adulte, s de pattes. La suite

de la face dorsale, entre les deux P[®^'®Jj.^j^ggjnblable qu’une simple du développement est inconnue . il ^

moe cooduil à la forme déanili.e, ,m se presenle de, a dividus n’ayant que 5 millimètres de longueur.

Dans tous les pays où vivent les SoUfuges on le^s^^

l’égal du Scorpion ou de la Vipère ; a causée

attribue un venin redoutable, qui, mti O j^ents; la

par la morsure, «-asiounermt ^ p.es^*-es

morsure provoquerait une turaé considérait pas

gangrène et la mort. Olivier, ^ Mésopotamie

comme dangereuses les espèces d A

pjg 626. Galeodes araneoides.

[Gakodes araneoides, fig. 626), mais Pallas a observé des f 't tendant à faire attribuer à ce môme animal un venin des actifs, qui pourrait même être mortel pour l’Homme. ^ Zablozky-Dessiatowsky a étudié les Galéodes dans îe sud-est de la Russie. Leur venin ne serait nuisible qu’aux mois de iui juillet et août; ils sont plus venimeux dans le pays des Kaî’ mouks et des Kirghis qu’aux environs d’ Astrakan. La blessure serait reconnaissable à ce qu’elle est constituée par quatre points rouges très rapprochés, correspondant aux quatre mors acérés des chélicères. L’auteur russe a observé des Cosaques qui, de deux à quinze minutes après la morsure, ressentirent une douleur pungitive, suivie d’une tuméfaction. Puis survinrent divers accidents : vertige, faiblesse et irrégularité du pouls, vomissements, refroidissement général, cardialgie, dyspnée’ syncopes, sueurs profuses. Cet état peut durer de deux à huit heures, puis des convulsions tétaniques se déclarent; la rémission survient et le malade guérit; ou bien la gangrène apparaît à l’endroit de la morsure, le cœur bat à peine, des convulsions plus violentes se manifestent et le malade meurt. En Asie Mineure, la morsure du Galéode tuerait le Chameau en moins de dix-huit heures.

Une observation plus récente, mais très analogue, a été publiée par L. Dufour, qui la tenait de Dours. « Bricet, colon à Ponléba, fut mordu le 6 août au tiers supérieur et interne de la jambe par un vigoureux G. barbams. Il s’empressa d’écraser l’animal, pour ainsi dire sur la plaie, et se borna à enduire celle-ci d’un peu de salive. Une heure après, le D' Dours fut appelé en toute hâte. Bricet était pâle et vomissait des flots de bile II accusait une douleur très vive à la partie interne de la jambe mordue et de la cuisse du même côté. Tout le membre était aflecte de soubresauts et commençait à s’enfler, surtout au ®ssus du genou. Dours administra de suite un verre d’eau avec gouttes d ammoniaque. La piqûre fut agrandie et reçut potion fut continuée par cuilleavflipnt en heure. Le soir, les accidents généraux

dur On ® membre blessé était devenu énorme et

Pt BnVpt ■ a partie interne un cordon de lymphatiques, raccident^V^^f^-'’!^^ l’usage de sa jambe que 17 jours après accident. Les frictions mercurielles à haute dose avaient été

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