‹ Traité de zoologie médicaleChapitre 29 sur 103 · RI3UE UES SOLIEUGES · texte numérisé non relu

RI3UE UES SOLIEUGES

,i„uées pendant tout ce temps. Dours a pensé que cette in-

Plus récemment e résulte une mflam-

souvent mordus p ^iouleurs, qui se propagent dans tout

naation locale e température s’élève, le

le corps e*: ^3 congestionne, mais les accidents ne

pouls s accéléré, « Yirsky n’en connaît-il aucun

sont jamais j ; jj 3^ pLaclinide font aussitôt

rctp>a-"roln^

teurs se refusent à le d’appareil à venin.

ce qu’on n a point e celui-ci dans deux glandes

Croneberg croit ^s de l’estomac : L. Dufour

situées dans le tbqrax, " . 3 ^ittar y et Em. Blanchard

les faisait déboucher dans l ce P dispositions ne serait

dans l’estomac, mais auc dehors. Chacune d’elles

exacte et les glandes ^fus diverticules ap-

présente un ^3 réunit à sa congénère pour

pliqués contre ^ décrivant de nombreuses cir-

former un long canal excreteu épithélium sur-

convolutions. Ce canal, c air ^ la surface de l’es-

baissé, décrit de -m reuses sinu^^^^^^^^^ ^^^3,3

tomac; plus en avant, ^ 3gt large, son diamètre

- jusqu’à 30 ZLnle finalement le long de l’es-

total va jusqu à 0 ,3. H re de chitine, puis

tomac et de l’œsophage, conique, en forme

vient s'ouvrir à la base d'un P™ ” ke et le palpe de la de lancette, situé entre artre e ce

maxille; il se continue même par u g s’écoulerait

prolongement. Le venin élaboré par

ainsi dans la plaie produite pai ^ le plus

Le genre Galeodes Olivier, 626) se^ trouve dans

ancieLement connu. G. où on l’appelle Pha-

la région du Volga et de la mer Casp l’extrême sud

lancj, au Caucase, en Perse, en LgïP ) l’Algérie et le pays

de l’Algérie ; G. OUvieri E. Simon habite le sud

des Touaregs ; G. barbants Lucas se trouve au Maroc, en Aleérip .1 Tunisie; G. venator E. Simon est du Maroc; G. scalcmf d’Arabie et d’Abyssinie. est

Le genre Caerellia Simon, 1879, est exclusivement africain pi trouve surtout dans le sud (Cap, Gafrerie, Zanzibar); G.

G. aciculata sont d’Algerie, G. bniimipes d’Algérie et d’Abvssinie To genre Aellopus Koch est d’Afrique australe. “

Zeria persephone a élé rencontré à Mers-el-Kébir, près Oran • Mn ochropus à Tlemcen. Gluvia furcillaia vit à Chvpre, Gl. dorsalis en E»* pagne et en Portugal, Gl. kabyliana en Algérie. '

Le genre Gylippus Simon vit en Syrie, le genre Binorhax Simon en Cochinchine, en Annam et aux Moluques.

Le genre Pcto Simon, 1879 (nec Stâl, 1873), se rencontre dans le sud des Etats-Unis, au Mexique, dans l’Amérique centrale et en Colombie. Le genre Cleobis Simon, 1879 (nec Dana, 1847) est du Mexique, del^mérique centrale et de Cuba. Le genre Simon vit au Chili et au Pérou.

Garas et Engelmann, Bibliolheca zoologica, I, p. 470.

O. Tascbenberg, Bibliolheca zoologica, II, p. 1317

3 voU„4“"oT''v„“flu7

cSionT^h^u'’/' 10- Mém. XVL - Essai d’une classifi-

remarques synonymiques et description d'especes nou- A T • h 6e la Soc. entomol. de France, (5), IX, p, 93, '1879.

1880 *^^^«odes. Dictionn. encyclop. des sc. méV, (4), V 493,

Galéodes. Bull,

de 1 Acad, de Belgique, (3), VIII, p. 654, 1884.

Aifz’eiger,°x!^p.^’l 63^*1^87^*” von Galeodes. Zoolog.

. La classe des Arachnides comprend 10 ordres d’importance très inégalé, dont quelques-uns sont fort aberrants : tels sont les Panto- Pflhd!.’ de leur habitat et de l’absence à peu près totale de

taire - ^^digrades, à cause de leur organisation rudimen-

• a’ ^ exclusivement parasitaire,

qui a modifie profondément leur organisation .

sideTThet^ autres ordres, les uns ont l’abdomen segmenté (Phalanractèrà fait 1 ipalpes. Scorpions, Solifuges), tandis quececa-

néides du ra P (Acariens, Aranéides). Mais les Araavaient l’ahd'n*' {Pi'ololycosa, Anthracomarlus, Architarbus)

présentent enr^re a l’état adulte et les espèces actuelles

une métamérisation très nelte de l’abdomen pen-

ORDRE DES SOLIFUGES. 397

, . „ours de leur développement. On est donc conduit à séparer

1 Irpnéides des Acariens, qui n’offrent rien de semblable, et à les n^Tocher des Scorpions : la constitution fort difïërente de leur apreil buccal et leurs métamorphoses à peu près constantes tendent railleurs à reporter les Acariens assez loin des Aranéides.

T P céphalothorax des Arachnides porte, en général, 6 paires d ap- ,iip'ps • une paire de chélicères, une paire de mâchoires et 4 paires ,qp nattes ambulatoires. L’abdomen n’est jamais pourvu d’appendices 5, vâge adulte ; mais, pendant le cours du développement, il porte des annendices transitoires, au nombre de 4 paires chez les Araneides, S paires chezles Scorpions (fig. 624). Ceux-ci présentent alors une remarquable analogie avec les Mérostomes {Pterygotus), bien que leur taille soit beaucoup moindre: d’où il resuite que le po s t- abdomen n’est qu’une différenciation secondaire, déjà indiquée chez les Mérostomes, des cinq derniers anneaux de l’abdomen et que la vésicule à venin est une transformation du telson.

Les anneaux primitifs de l’abdomen se sont fidèlement conservesau nombre de 12 chez les Scorpions, dont le type, constitue de très bonne heure, n’a que fort peu varié depuis l’époque silurienne [Proscorpius, Palaeophonus) ou carbonifère {Cyclophthalnius). Leur nombre s’est réduit, au contraire, chez les autres Arachnides: il était de 9 iProtolyma), de 8 [Architarhus] ou de 7 {Anthracomartus) chez les Araignées anciennes; il est encore actuellenoent de 9 chez l’embryon de nos Aranéides et chez les Solifuges.

Il semble donc que les Arachnides et les Mérostomes proviennent d’une souche commune. En s’adaptant à la vie aérienne, les Arachnides primitifs ont perdu leurs pattes abdominales, qui portaient les branchies, mais la disparition n’a pas été si complète qu’on n’en retrouve encore les rudiments chez l’embryon ; des organes respiratoires nouveaux (trachées, poumons) sont donc apparus. Ce type primor dial s’est conservé presque pur chez les Scorpions ; par la disparition du. telson, par la fusion et la réduction du nombre des anneaux de l’abdomen, il est allé, au contraire, en se modifiant de plus en ptos, chez les Aranéides et d’autres groupes, dont les affinités ne sauraient être précisées, si le développement embryonnaire ne portait encore des traces évidentes des états antérieurs.

T. Thorell, 0?i Proscorpîus Osbornei Whitfield. American Naturalist, XX, p. 269, Î88G. , . . , rr

B. Weissenhorn, Beitmge zur Phylogenîe der Arachmden. Jenaische Zeitschrift, XX, p. 33, 1887.

CLASSE DES ONYCriOPHORES.

CLASSE DES ONYCHOPHORES

Cette classe renferme le seul genre Peripatus, Guilding, 1826 on' établit la transition entre les Annélides et les Arthropodes trachéens' spécialement les Myriapodes. Les Péripates sont peu nombreux en espèces ; P. Edwardsi vit à la Guyane et au Vénézuéla, P. juliformis

Fig. 627. — Peripatus capensis, d’après Moseley.

aux Indes, P. Blainvilki au Chili, P. Leuekarti en Australie, P. capensis (fig. 627) au Cap. Ils se cachent sous les pierres, sous les feuilles, dans les endroits humides. ’

Le corps est formé d’un petit nombre de segments (30 chez P. Edwardsi), pourvus chacun d’une paire de pattes molles, inarticulées et terminées par deux griffes.

La tête porte deux antennes pluri articulées et deux yeux simples. La bouche est renforcée par deux paires d’appendices, correspondant aux mandibules et aux mâchoires des Myriapodes et des Insectes : les premiers sont armés de griffes ; près des seconds viennent s’ouvrir de grosses glandes sécrétant un liquide visqueux, capable de s’étirer en fil et de se durcir à l’air, comme le fil de l’Araignée ou du Ver à soie. Au tube digestif ne sont annexés ni glandes salivaires ni tubes de Malpighi. Lanus est situé à l’extrémité postérieure. Les muscles ne sont pas striés, contrairement à ce qui a lieu chez tous les Arthropodes,

Chaque somite renferme une paire d’organes segmentaires semblables, à ceux des Annélides et venant s’ouvrir à la base des pattes; la présence de ces organes assigne aux Péripates une place à part dans 1 embranchement des Arthropodes et rend évidentes leurs relations phylogéniques avec les Annélides primitives.

L appareil circulatoire est représenté par un long vais.seau dorsal. La respiration se fait au moyen de trachées, courtes et sans fil spiral, qui débouchent au dehors par des stigmates épars à la surface du corps, mais dont quelques-uns s’ouvrent sur la ligne médio-ventrale. Le système nerveux comprend deux ganglions cérébroïdes d’où partent deux troncs nerveux : ceux-ci se portent en arrière, se rapprochent sous l’œsophage, sans pourtant constituer un collier, puis

ORDRE DES CniLOGNA.TIIES. 399

^partent sur tout le reste de Jêur trajet, pour ne se rejoindre qu’à r«trémité postérieure ; ils sont réunis de place en place par de minces commissures, mais sont dépourvus de ganglions, les cellules nerveuses étant disséminées uniformément.

Les sexes sont séparés. Les testicules ne sont autre chose que des organes segmentaires modifiés : ils s’ouvrent à la base de la première naire de pattes par deux canaux déférents. Les ovaires débouchent par un pore commun dans l’avant-dernier anneau. La femelle est ovovivipare ; l’œuf est souvent incubé dans l’utérus.

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