CLASSE DES MYRIAPODES ORDRE DES CHILOGNATHES
Les Chilognathes ou Diplopodes sont en général très allongés, de forme cylindrique [lulus, fig. 628) ou subcylindrique [Volyzonium,
Fig. 628. — lulus maximus.
Glomms, fig. 629) ; ils sont parfois aplatis {Polydesmm). Le nombre des anneaux est très variable : 9 chez Folyxenus, 12 chez Glorneris,
Fig. 629. — Glomeris maryinata.
13 chez Sphærotherium, environ 20 chez Poly desmus, environ 50 chez Polyzonium; le nombre est indéfini chez lulus. Ce nombre n’est, d ail-
leurs, pas fixe chez une même espèce, mais augmente avec l’âge Certaines espèces s’enroulent en spirale ou en ressort de montre [Mus, Polyzonium, PoUjdesmus) ; d’autres se ramassent en boule, à la façon des Cloportes (Glomeris).
La tête porte deux antennes à 7 articles, plus rarement à 6 [{Sphæropeus). Au-dessus de celles-ci, on remarque des yeux simples, sauf chez quelques formes aveugles {Blaniuhis, Polydesmus, Siphonophom). Les yeux sont au nombre de 2 chez Siphonotus; Polyzonium en a 6 de chaque côté, Glomeris 8, Mus 28, etc. Chacune des deux mandibules est munie d’une grande plaque masticatrice, destinée à triturer les aliments de nature végétale, et d’une sorte de dent mobile, pointue et tournée en dedans. Les deux paires de mâchoires se fusionnent en une languette ou lèvre postérieure, caractère dont l’ordre a tiré son
Fig. G30. — Jeune luhts terrestris, d’après Newport. — A, au F!® jour après la naissance; B, au 2G<î jour.
nom ; chez Polyzonium, les deux mâchoires se transforment en un suçoir. L’anus s’ouvre à l’extrémité du corps.
Les pattes de la première paire se dirigent en avant de la bouche, mais ne se terminent jamais par une griffe venimeuse. Les trois anneaux thoraciques n’ont chacun qu’une seule paire de pattes; il en est de môme pour les deux ou trois anneaux suivants et, chez le mâle, pour le septième. Tous les autres segments portent deux paires de pattes, ce qui indique qu’ils résultent de la fusion de deux somites primitifs. En dedans de la hanche'de chaque patte, on voit un stigmate qui aboutit à une touffe de trachées ; celles-ci se distribuent dans les organes voisins, sans s’anastomoser avec leurs congénères.
Des glandes particulières, produisant un liquide acide et d’odeur désagréable, que l’animal rejette comme moyen de défense, s’ouvrent par paires à la face dorsale de certains anneaux. Chez Fontaria gracilis, le liquide que rejettent ce& foramina repugnatoria est de l’acide
OttOBE DES CUILOPODES-
Canhïdrique. curieux exemple de l'idenWé des tonclioue cher les
animaux a^j'^Les deux orifices sexuels se voient >ur les
e^1a deuxième paire de paltes ou entre celle-ci et la Iroi- . anile porte, sur le septième anneau, un double organe co- Sieut r.û( cL où il est remplacé par deux paires de
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