‹ Traité de zoologie médicaleChapitre 31 sur 103 · von Linstow a émis l’opinion, contraire il la /J · texte numérisé non relu

von Linstow a émis l’opinion, contraire il la /J

maniulm qultulaius était l’iiôte intermédiaire de 1 Ascaride lom bricoide (tome I, page 664). Ce môme ChilognaMie on d autres eméct vÔwnes pourraient vivre dans le tube digestif ou dans le'vagin, comme cela semble ressortir de nombreuses observations ; mais il s'agit, dans tous ces cas, ™®

hystérique, soit d'une erreur d'observation. Laboulbeno a cite le cas Lne femme qui croyait avoir rendu des Blaniules par le vagin parce qu'elle en avait trouvé au tond du vase, après une lijecUon vaginale; ces animaux avaient tout été aînés avec l’injection; ils ne reparurent pas quand celle-ci fut faite avec- de l'eau préalablement passée il travers un linge.

M. Weber, Ueber eine Cyanwasserstoffsaure bereitende Druse. Archiv f. “ÏÏ: d’une espèce de Myriapod^ le Blaniulus

fjuttulatus. Comptes rendus de la Soc. de biologie, p. 603, 1882.

ORDRE DES CHILOPODES

Scolopendra morsitans P. Gervais, 1847.

Celte Scolopendre (fig. 631) est cominnne en ‘'''"''‘'“f le lilloral de la Méditerranée ; elle se tient cachee sous les pierres.

Blanchaiid. — Zool. méd.

corps est formé de trois parties distinctes, d’inéffale îm. .

La tôle (fig. 632 et 633) est globuleuse et porte dLx anln formes, insérées dans une fossette du bord antérieur et for cune de 20 articles (fig. 632, «). Ala face supérieure et surTeTc?'

on observe 4 paires d>ux simples ou oeel es’

La face ventrale présente enfin une uaire 7' mandibules et les deux premières mâchoires' Chez 1 embryon, ces divers appendices étaieni portés par des somites distincts, en sorte onr la tête résulte de la fusion de trois somites ou même de quatre, si, avec Newport, on croit devoir considérer les yeux comme des annen dices. ^

A la suite de la tête vient le segmetit cervical ou baMlaire, fort réduit, mais résultant aussi de la coalescence de quatre somites ; le premier porte la deuxième paire de mâchoires • le second, 1 a paire de pattes-mâchoires (fig. 632,’ Pi Tn^-, fig. 633, 1); le quatrième, la première paire de pattes ambulatoires (fig. 632, pg ; fig. 633, 3) ; le troisième somite ne serait pL’ apode, au moins dans le jeune âge, d'après Metchnikoff.

Le corps est formé de 21 somites déprimés, semblables entre eux et encroûtés de chitine à leurs faces dorsale et ventrale; il se forme ainsi, pour chaque annéau, un arceau supérieur composé de deux tergites, ordinairement soudés en un scutum, et de deux épimères, et un ^rceau inférieur formé de deux sternites distincts, de deux épisternites et de deux pièces accessoires,

La coalescence des somites deux à deux, que nous avons constatée chez les Chilognathes, s’observe chez les Chilopodes à un degré P us élevé : des deux somites qui se fusionnent, l’antérieur s’atrophie et demeure apode :

nodules ventraux. Chaque^anL^arne nf pattes. Celles-ci s’insèrent sur le b^^d T i 7" seule paire de formées de 7 arfîHoc ^ ^ ventrale; elles sont

stoma et Scutigera, et lermirée'^ par r’

longée que lesaut;es,s?irbeL^^^^^^^^^

ord postérieur du dernier anneau.

Fig. 631. - Scolopendra morsitans, de grandeur naturelle.

’ ‘ OKDRE DES CHILOPODES. 403

U une fente longitudinale percée à la face inférieure de

La bouche e tout

^;a;^':d p'hne paire de mandibules analogues à- celles des Insectes, en ce quelles ont un bord tran- - v

cLt et denté ; puis vient la première paire t^âchoires, formées d’une .large pie triturante, que' surmonte une dei t.

mâchoires de la deuxième paire (flg. 03.,

P mr flg- 033, 1) sont plus grêles et surmontées d’un palpe triarticulé ; elles représentent en réalité la première paire de pattes; elles se fusionnent par leur article.

Lsilaire, de manière à constituer une lèvre inférieure qui limite la bouche en arrière Ces mâchoires sont recouvertes

ta seconde paire de pattes, transfor- Fjg. 632. - Extrémité antc- LLs erraUetLlioi^^^ 632, p,..; rieore de Scol^en^^^^

fie. 33 2) ; celles-ci sont formées d’une grande’ plaque médiane ou mentonnUre, sur laquelle s’insèrent latéralement deux forcipules biarticulées, capables de mouvements de latéralité et constituant pour l’animal une arme redoutable. Les forcipules sont, en effet, en rapport avec un

uoa a avec

chez Sc. horrida.

■signis. - a, antenne avec les yeux à la base; PiWij, première paire de pattes constituant une pattemâchoire ; p2>u-2i seconde paire de pattes-jou forcipules ;p3, troisième paire de' pattes Pi," quatrième paire de pattes.

Fig. 631. - Les deux premiers segments de ScoZopencfm

A, vus en dessus ; B, vus en dessous; t, première paire de pattes ou pa^s mâchoires; 2, deuxième paire de pattes ou crochets a venin , 3, premieie paire de pattes ambulatoires.

Cet appareil se compose d’une glande étroite et allongée,

qui occupe la moitié distale de l’article basilaire e a oi

et toute la longueur de l’article terminal; elle remonte ai • le long du bord externe, puis vient déboucher au fond d”*^ étroit sillon dont la forcipule est marquée à l’extrémité de'^^ face supérieure; ce sillon favorise l’introduction du venin dans la plaie produite par 1^ forcipule. La glande n’occupe qu’une faible partie de cette dernière; elle est dépourvue de paroi musculaire propre, mais est complètement entourée de masses musculaires, qui, lorsque l’animal cherche à mordre, la compriment assez pour expulser son produit.

La glande à venin est un simple tube, limité par une tunique propre, homogène, en dedans de laquelle se voit une couche unique de très longues cellules rayonnant autour du canal excréteur. Celui-ci occupe l’axe de l’organe; il est cylindrique, chitineux et offre des épaississements spiraloïdes analogues à ceux de la paroi des trachées. Sa surface entière est criblée de petits orifices circulaires donnant accès dans de petits tubes claviformes ou coniques, à paroi chitineuse, dans chacun desquels vient s’engager le canal effilé qui résulte de l’allongement de la cellule sécrétoire.

L’étude physiologique du venin des Chilopodes est encore à faire, mais l’action nocive de ce venin est incontestable. B. d Hers, Sébastiany, Soulié et Bachelier ont rapporté des observations remarquables d’envenimation par piqûre de Sc. morsitans, accident qu’il n’est point rare d’observer dans le Midi de la France et dans le Nord de l’Afrique.

Le cas de Worbe, cité par Gervais et van Beneden, se rapporte vraisemblablement à une Scolopendre du Sénégal, car, suivant Garrade, ces animaux sont communs en ce pays et sont très redoutés ; leur piqûre est douloureuse et détermine un état fébrile avec quelques accidents nerveux. Le marquis de Compïègne a vu également au Gabon Heterostoma dont la piqûre donnait une fièvre ardente.

D autres espèces, dont quelques-unes ont jusqu’à 23 centim res e ongueur {Scolopendra giganlea), vivent encore dans les régions chaudes de l’Asie et de l’Amérique, notamment aux , Pn .p redoutée à l’égal de celle des Scorpions,

rtis a décrit les accidents occasionnés par Sc’utigem [Cer- Myriapode qui se rencontre jusque dans Nord des Etats-Unis; le groupe auquel il appartient est re-

ORDRE DES CRILOPODES. ^^05

nrésenlé chez nous par Scut. culeoptrata (fig. 634), dont la niaûre suivant B. d’Hers, tue une Mouche instantanément. Mouseot rapporte le cas d’un officier, en garnison à Cayenne, oui avala une Scolopendre en buvant dans une cruche ; 1 animal s’attacha fortement à son pharynx et ne put être extrait que par morceaux ; une énorme tuméfaction se produisit et il se déclara des accidents nerveux qui causèrent la mort du malade au bout de peu de temps.

Le tube digestif parcourt en ligne droite toute la longueur du corps. L’œsophage est cylindrique et est accompagné de deux paires de glandes salivaires qui viennent s’ouvrir dans la bouche. L’estomac est long et large, d’aspect ovoïde ; il est couvert extérieurement de courts tubes glandulaires qui déversent leur produit dans sa cavité. L’intestin est bosselé à sa surface; à son extrémité débouchent deux tubes de Malpighi, longues glandes tubulaires et grêles, jouant le rôle d’organe d’excrétion.

Le rectum, court et large, débouche à l’extrémité postérieure du .

corps.

Le cœur ou vaisseau dorsal s’étend tout le long du corps : il est divisé en chambres ou ventricuUtes en nombre égal à celui des somites ; il est animé de pulsations rythmiques et rattaché à la paroi dorsale par des muscles aliformes.

Chaque venlriculite est percé de deux boutonnières supérieures et latérales, par lesquelles le sang Fig. 6-34. — ScMÜ’iyem co/eoptra/a, passe de la cavité générale à son de grandeur naturelle,

intérieur ; il émet d’autre part deux

artères latérales, qui vont se distribuer aux organes de 1 anneau correspondant. Le venlriculite antérieur se prolonge en une aorte qui se rend à la tête, après avoir donné naissance, dès son origine, à deux branches qui se rejoignent au-dessous de l’œsophage, constituant ainsi un collier vasculaire périœsophagien. De cette réunion résulte

une artère sternale récurrente, qui se porte en arrière, le long de la face ventrale, et fournit à chaque anneau deux artères pédieuses. Le sang qui vient de baigner les organes s’accumule dans la cavité générale et se rassemble surtout dans un sinus qui, comme chez les Hirudinées, entoure complètement la chaîne ganglionnaire ventrale.

Les stigmates sont percés de deux en deux segments, dans la membrane qui unit les arceaux dorsal et ventral ; ils ont la formq de boutonnières et conduisent l’air dans un canal longitudinal, qui le distribue à son tour dans tous les organes.

Le système nerveux est très analogue à celui des AnnéUdes :

la chaîne ventrale, dont les deux moitiés sont étroitement soudées, parcourt toute la longueur du corps et se renfle, au niveau de chaque somite, en un ganglion d’où partent quatre paires nerveuses ; deux paires se rendent aux muscles, une autre aux pieds, Fig. 635. — Système nerveux stomate- dernière aux stigmates. SpT.! '-deuxganglions cérébroïdes

ganglions cérébroïdes; c, nerfopti- (ûg- 63b, 6) représentent un cerque; d, épanouissement du nerf op- veaubilobé, d’où partent les deux tique; e, nerf reliant le cerveau au ^erfs antennaires, a, elles deux ganglion frontal, f\ q, collier œso- p , . u i-

phagien; h, ganglion sous-œsoplia- nerfs optiques, c, qui aboutissent gien ; f, premier ganglion du nerf à l’œil, d. Le cerveau émet d’aurécurrent; nerf récurrent ou vis- Ire part deux commissures, g, céral;/, nerf vague; ganglions j contournent l’œsophage et viscéraux relies au cerveau par le , .

connectif, n ; o, deuxième ganglion aboutissent au ganglion sousdu nerf viscéral. œsophagien, h, point de départ

de la chaîne ventrale. Il donne encore naissance, par son bord antérieur, à un système viscéral ou stomato-gastrique analogue à celui des Insectes et comparable au système nerveux grand sympathique des Vertébrés. I.es deux racines, e, se rejoignent sur la ligne médiane et forment un ganglion frontal, f, qui donne naissance à tout le système. Celui-ci comprend un nerf récurrent ou viscéral impair, k, pourvu de deux ganglions, i, o, et se prolongeant sur l’œsophage par le nerf vague, l. 11 comprend en outre deux groupes de ganglions latéraux, m, réunis

ORDRE DES CHÎLOPODES.

Fig. 636. — Organes mâles de Scolopèndra complunata, d’après Fabre.

^ — 6s, bourse des spermatopliores ; cd, canal déférent; gl, glandes accessoires; t, utricules testiculaires; vs, vésicule séminale.

jg 637. Organes femelles 'de %olopendra complanata, d’après Fabre. — gl, glandes accessoires ; l, réservoir séminal; od, oviducte; ov, ovaire.

au cerveau par deux connectifs, n, et au ganglion médian, o n.r. ,,

autre connectif. ’ ’

L’appareil génital mâle (fig. 636) consiste en un canal déférent cd long et sinueux, auquel sont appendues 12 paires d’ulricules testicu’ laires, t. Il est suivi d’un tube élargi, 6s, dans lequel se forment les spermatophores, puis d’un canal éjaculateur rectiligne, qui s’ouvre à l’extrémité postérieure du corps. Dans ce canal se jettent deux paires de glandes accessoires, gl; une vésicule séminale, vs, disposée en anse, s’y ouvre également par ses deux bouts. Il n’y a pas d’organe copulateur; on ignore comment les spermatophores sont introduits dans l’organe femelle.

Ce dernier (flg. 637) se compose d’un long ovaire, ou, suivi d’un oviducte, od, qui aboutit également à l’extrémité postérieure et dans lequel se jettent encore deux glandes accessoires, gl, et deux réservoirs séminaux, l.

Le développement est mal connu : les Scolopendres sont vivipares et donnent naissance à des petits ayant déjà tous leurs membres. -

B. d’Hers, Thèse zoologico-mëdicale. Venins. Thèse de Montpellier, 1843.

Sébastiany, Piqûre de la Scolopendre mordante. Gazette des hôpitaux p. 763, 1870.

J. Cuptis, The Myriapod Cermatia pmisonous. American Naturalist, VIII, p. 368, 1874.

Mis de Compiègne, L'Afrique équatoriale. Paris, 1875. Voir p. 51.

J. Mac Leod, Recherches sur l'appareil venimeux des Myriapodes ehilopodes. Bull, de l’Acad. de Belgique, (2), XLIV, 1878.

Fr. Meinert, Caput Scolopendræ : the head of the Scolopendra and itsmuscular System. Copenhague, 1883.

H. Soulié, Appareil venimeux et venin de la Scolopendre. Esquisse anatomique, physiologique et pathologique. Thèse de Montpellier, 1885. •

L.-R.-E. Carrade, Contribution à la géographie médicale. Le poste de Podor [Sénégal). Thèse de Bordeaux, no 55, 1885-6.

L. Bachelier, La Scolopendre et sa piqûre. Des accidents qu’elle détermine chez l Homme. Thèse de Paris, 1887.

Les Chilopodes sont tous carnassiers; ils se nourrissent d’Insecles et d’autres petits animaux. En outre de la famille des Scolopendrides [Scolopendra, Cryptops, Heterostomai etc.), il convient de mentionner la famille des Géophilides [Geophilus, Orija, Scolioplanes, Himanta- -riiim), qui comprend des formes aveugles; les anneaux sont tous égaux et portent chacun une paire de stigmates; les antennes sont formées de 14 articles, le tarse est uniarticulé.

Les Géophilides sont les seuls Myriapodes chez lesquels on ait observe la phosphorescence : on ne la connaît d’une façon certaine que chez quelques espèces d’Europe [Geophilus simples, G. longicornis, Scohoplanes cmssipes). Nous l’avons observée aussi chez Orya barbauca, du Nord de 1 Afrique, et Gazagnaire a reconnu sur cette même

ORDRE DES CRILOPODES. ^09

..P nue la luminosité est due à une substance jaunâtre visqueuse, ?np odeur spéciale et émettant des vapeurs qui irritent la conjoncf- f Ptte substance est répandue à la face ventrale du corps par des

;. ! ément reconnaissables à la loupe sur la lame sternale et sur w lames antérieure et postérieure des épisternites de chaque somite. i eJ glandes qui la sécrètent ne sont pas sans analope avec les fom- ^SepugnLia des Chilognathes. La luminosité s’observe dans les

^TL^uSôbiides (fig. 638), se rapprochent des Chilognathes en ce pne chez eux, la coalescence des anneaux deux à deux ne s est faite 1 p’ très incomplètement : ils présentent 9 grands arceaux dorsaux Pi fi nlus petits. Ces derniers correspondent au somite antérieur, destiné à disparaître; ils sont néanmoins pourvus d’une paire de

Fig. G38. — Uthohius forficatus.

pâlies, moins développées que celles des grands arceau*. Henicops n’a qu’un seul ocelle de chaque côté, Lithobius en a un gran ^ nom r Comme chez les Chilognates, le jeune animal sort de lœut avec

3 paires de pattes. .

Les Scutigérides ou Schizotarses (fig. 634) ont les antennes plus longues que le corps ; les pattes, à tarse biarticulé, augmentent e on gueur d’avant en arrière. Les ocelles se groupent en si gran nom bre, que leur réunion constitue de véritables yeux composés.

On connaît un assez grand nombre de cas de pseudo-para sitisme des Myriapodes chez l’Homme ; presque tous se rap portent à des Géophiles. Si parfois ce pseudo-parasitisme n es pas douteux, il est d’autres circonstances dans lesquelles il n’est qu’apparent et où il faut l’attribuer soit à des super cheries de la part d’hystériques, soit à de simples erreurs

CLASSE DES MYRIAPODES, d’observation. Nous ne citerons ici que quelques cas typiques renvoyant pour plus de détails au mémoire de Tiedemann el'à la note de Giard.

Cas de Littré, 1708. — Une femme de Irenle-six ans éprouve un Violent mal de tête, qui persiste pendant 4 années : elle rejette alors en se mouchant un Myriapode, qui semble s’être logé dans le sinus frontal droit.

Cas de Kerckring, 1717. — Une femme éprouve des maux de tête de la toux et de l’oppression. En se mouchant, elle expulse un Géophile.

Cas de Sàndifort, 1789. — Une Jeune fille est depuis longtemps tourmentée par des maux de tête; elle en est débarrassée après avoir évacué un Myriapode en se mouchant.

Cas de Blumenbach, 1807. — Une jeune femme souffre depuis un an d’une céphalalgie intolérable; elle en est guérie après avoir rendu, en se mouchant, une grande quantité de mucus avec un Geophihis longicornis {Scolopendra electrica L.) vivant.

Cas de Seouletten, 1827. — Une femme de vingt-huit ans, fermière aux environs de Metz, ressent dans les narines un fourmillement très incommode, accompagné d’une abondante sécrétion muqueuse. Au bout de quelques mois, de fréquents maux de tête viennent s’ajouter à ces symptômes ; les maux de tête se renouvellent par accès, sans avoir rien de régulier dans leur retour ni dans leur durée; les narines laissent écouler des mucosités sanguinolentes, à odeur fétide. Les douleurs sont parfois tellement atroces, que la malade croit être frappée d’un coup de marteau et qu’on lui perfore le crâne. Après une année de souffrances, elle expulse un G. longicornis et se sent définitivement guérie.

Cas de Lefèvre, 1833. — La femme d’un peintre en bâtiments, demeurant à Paris, ressent depuis plusieurs années de violents maux de tête, principalement dans la région des sinus frontaux, où elle assure sentir un être vivant se mouvoir. Elle sent bientôt que ce corps étranger se fixe vers un œil ; u après des douleurs atroces, ce dernier cessa bientôt ses fonctions. L’autre œil fut ensuite attaqué; enfin, au bout de plusieurs années de souffrances continues, qui privaient la malade de tout sommeil, ce corps étranger mouvant lui parut se fixer entre les deux yeux; de vives démangeaisons, accompagnées de fréquentes envies d’éternuer, se manifestèrent et un malin, après avoir éternué à plusieurs reprises et rendu quelques gouttelettes de sang, elle sentit couler avec ce dernier, comme un petit Ver qu’elle recueillit dans son mouchoir; c’était une Scolopendre de la longueur de deux pouces environ et de la grosseur d’un très

ORDRE DES CHILOPODES. 411

fil nés cet instant, les douleurs cessèrent, la malade recouvra mïl eiéprouva un bien-être général dont elle n’ayait pas le sommeil, e P encore, d’un GéopMe.

joui depu'® 1867. - Une jeune fille assure avoir vomi un

J*^«rLabo'„lb.ae pense que cet animal était tentbé par hasard dans le vase contenanljs^y^^ ^ Buchner, de Deventer

/iT l/‘annSte à Le Roy deux G. smÆs, longs de 35 et 60 milli- ^-teLt pourvus de 35 paires de pattes; un jeune. Homme de dixns le! avait rendus par la bouclie. Depuis plus d’un an, le malade

'^^nnvait des vertiges; pendant les 3 ou 4 derniers mois, il se plaieprouvait des ve g , P^ déjeuner, il fut

d’un accès de toux et rejeta un premier Myriapode ; le lendemain , CxDulsa le second dans les mêmes circonstances. Le Roy ajoute que O S £ n’e t pas rare à Deventer; on l’a rencontré plusieurs ois LZt l’hiver dans la literie et les couvertures, ce qui permet de pendant pénétrer dans l’organisme humain.

"f Kie^'c”;'’«èSic«. «d Be^cnrei^un, Ber KncCen. Gôttinger.,

ÜLcdeie d« d k^rée^e^e^^ÿ^

de- Franc;, ... .833, Bulletin,

•isss“|issi||3:

nederl. dierkundige Vereenigmg, M, p. 119, ‘ L,,,.,v,„n£7es dans les fosses

A. Giard, mte sue Vexistence temporaire de Jc//oaGA

nasales de l’Homme, suivie de quelques reflexwns sui le P achevéV

Bull, scientif. du département du Nord, (2), 1“’ P./k J'’

G. Castelli, Note intorno un XXXlî P 3i9, 1884.

dell’ uomo. Giornale délia r. Accad. di jue . ’ , présence de My-

Rooixis, Observation d’accidents morbides pr P p. 381; 1885.

riapodes chez un jeune garçon. Arcli. med. ® 1 ^ Bull, de la Soc.

J. Gazagnaire, La phosphorescence chez Us Mymopodes. nuu. zool. 'de France, XIII, p. 182, 1888. sc raéd., 1889.

R. Blanchard, Pseudorpar asiles. Dictionn. encyclop.- ■ ■

ORDRE DES SYMPHYLES

Cet ordre a été constitué par Ryder pour le seul genre drella P. Gervais, dont les caractères sont nettement intermédiair entre ceux des Myriapodes et ceux des Insectes. Sc. notacanthà C,7 vais vit en France, Sc. immaculata Newport en Angleterre et en Ail magun, Sc. microcolpa Mulir en Bohême; Sc. americam Packard trouve dans le Massachusetts. ®

La tête est construite sur le même plan que celle de certains Thv sanoures {Campodea); elle possède des mandibules, des maxilles un lahre, un labium et des antennes formées de 14 à 28 articles! Le corps comprend 13 segments, sans compter la tête : il y a 12 paires de pattes à o articles, terminées par deux griffes. Chaque patte sauf celles de la première paire, a son article basilaire muni de deux éperons coxaux et d’une glande coxale.

L’intestin est rectiligne et pourvu de deux longs tubes de Malpighi. Lappareil respiratoire est formé d’une série de tubes trachéens arqués, dépourvus de filament spiral et naissant de stigmates percés a la face ventrale, en dedans des pattes. L’orifice génital se voit, dans les deux sexes, sur le, troisième ou le quatrième anneau du corps.

nll'ù «« type of a new order of Articulâtes (Sym-

phyla). American Naturabst, XIV, p. .375, 1880. - Ici., The structure, aflnip. o/-Sco/ope?idre//a. Procoed. Acad. nat. sc. of Philadelphia,

tts position in nature. Amer. Natu-

ranst, xv, p. 698, 1881.

?” structure, postembryonic development, and Xir rSS Ànnals and magasin ofnat. history, (.5),

lo7e7fh7m Miriupodi. Morfologia delle Sco-

lopendrelle. Atti dell’ Accad. delle science di Torino, XXI, p. 48, 1886. '

Les rapports des Myriapodes avec les Onychophores sont évidents; par m ermé laiie de ceux-ci, ils se rattachent non moins sûrement aux Chelopodes. 11 est donc vraisemblable que les Cbétopodes et les Myriapodes dérivent d’une souche commune; la séparation de ces dern ers s est faite de très bonne heure, car on les trouve déjà nettele carbonifère {Xylulius sîgülariae Dawson, nhvlnm constituer définitivement, le •7o.pç ap 1 A ®est lui-même bifurqué, dès les premiers

iftll h- poil'’ donner naissance aux Insectes.

tendron telles que Scolo-

pendrella, qm en est. le dernier survivant.

ORDRE DES THYSÂNOURES.

Il O tlpher Verwandtschaftsbeziehungen der Myviapoden. Tageblatt

Jls vr.’mlngS.ch.rUrr.,BChcr u.d *n.=, p.-SOS, 1886. Bi.l.g. Slbl.lt. VI. p. W, !**>•

GLA.SSE DES INSECTES

Les Insectes ou. Hexapodes sont des Arthropodes à respiration aérienne, don.|lecorpsestnetteinent divisé en Par¬

ties • la tête porte deux antennes et les pièces de la bouche , le thorax, formé de trois segments, porte trois paires de pattes,

. l’iibdomen comprend jusqu’à dix anneaux. -, . „

Suivant qu’ils sont aptères et se développent directement ou au’ils possèdent des ailes et subissent des métamorphoses, les Insectes doivent être divisés en deux sous-classes, d’importance très iné-ale : les Aptères et les Ailés. Les Aptères [sensu stricto) renferm^’ent un seul ordre; les Ailés en comprennent neuf.

Sous-classe des Aptères.

Le groupe des Aptères, tel que nous l’exposons ici, n^a pas la grande extension que lui ont donnée certains naturalistes, notamment Linné : bien loin de comprendre des Arthropodes non hexapodes, comme le voulait l’illustre Suédois, ü ne renferme même pas tous les Insectes dépourvus d ailes bon nombre de ceux-ci appartenant sans conteste a des types normalement ailés et n’ayant perdu leurs ailes que par adaptation à la vie parasitaire ou sédentaire. Il correspond exactement à l’ordre des Thysanoures, tel que Latreillel avait établi : ces animaux sont ceux chez lesquels les caractères primitifs du type Insecte se sont le moins modifiés.

ORDRE DES THYSANOURES

Les Thysanoures sont de très petits Insectes rangés ordinairement parmi les Orthoptères, avec lesquels ils n’ont pourtant que de lointains rapports. Le corps est couvert de poils ou d’écailles délicates, employées parfois comme test-objet pour le microscope; toutetois, un certain nombre de formes sont glabres. Les yeux sont simples; l’abdomen porte de longs appendices à son extr mi e , organes génitaux débouchent dans l’intestin.

Les Gampodides ont le corps allongé, sans écailles; l’abdomei formé de dix anneaux et terminé par deux filaments ; la bouche conformée pour la mastication. Les anneaux de l’abdomen porte t des membres rudimentaires {Japyx, Campodea), ce qui rapprochp c a^nimaux des Myriapodes, avec lesquels ils ont de grandes afflnit'^* Ils se tiennent à terre, dans des endroits secs.

Les, Podurides ou Collembola (fig. 639) ont le corps sphérique et court, à segments soudés {Smynthurus] ou aljongé et à segments distincts {Orchesella, Seira, BecMu, Podura, Acf^nites, Anura). L^abdomen, réduit à quelques anneaux, se termine par un appendice bifide replié sous la face ventrale; en tendant à se redresser, cet

Fig. 639. — Podura villosa.

appendice fait ressort et projette l’animal en avant, sauf chez Lipura. Ces Insectes vivent dans les endroits humides : Podura aquatica se déplace à la surface des eaux stagnantes, Lipura maritima se trouve au bord de la mer et se laisse même submerger à marée haute, Pegeeria nivalis et Desoria glacialis (fig. 640) vivent sur les glaciers.

Mégnin a décrit sous le nom àQ Podurhippus pityriasicuswxiç, espèce particulière, voisine dL'Achoj'utes et de Lipura, longue de 0““,70 à Elle habite sans doute la poussière des

écuries et la litière, d’où elle se répand sur les Chevaux, chez lesquels elle serait capable de produire une sorte de prurigo pityriasique.

Les Lépismides,ont le corps allongé, bombé et couvert d’écailles à éclat métallique; l’abdomen, formé de 6 articles, se termine par 3 soies divergentes, dont la médiane plus longue. lepisaitt saccharina (fig. 641) est l’espèce la plus commune; il est fréquent dans les armoires et atlivres.

Megam. Annales de la Soc. entomol. de France, (4), VIII, 1878. Bulletin,

Fig. 641. — Lepisma saccharina.

taque le sucre, le linge, les

Fig. 640. — Desoria glacialis.

Page 1