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C.aspamgi(flg.777)se trouve sur l’As

^ lS' Cérambycides ou Longicornes ont de très longues antennes; tous sont phytophages ; leurs larves se creusent des galeries dans les troncs d’arbre. Un grand nombre de ces Insectes sont de grande taille ; aussi leur larve charnue et volumineuse est-elle parfois recherchée comme aliment.

Les Romains faisaient grand cas d’une larve qu’ils appelaient Cossus et qui provenait du Chêne ; c est probablement la larve de Cerambyx héros (fig. 778), à moins que ce ne soit celle de Prionus coriarius (fig. 779) ou de Lucanus cervus; on ne saurait du moins la confondre avec la Chenille de Cossus ligniperda, Lépidoptère dont la larve vit dans le Saule et l’Orme. Dans l’Amérique du Sud, la larve de Macrodontia cervicornis, qui se loge dans le bois des Bombax, se mange rôtie; elle atteint environ 15 centi- ^ mètres de longueur et est évidemment recueillie avec la larve de quelques espèces voisines: A la ■

Jamaïque et à l’île Maurice, on estime les larves de certains P rionides

Fig. 776. - Appareil digestif de Carabm momKs, d’après Newport. mac; g, gésier; ga, glandes anales; gr, glandes rectales; j, jabot

phage ; r, rectum ; tm, tubes de Malpighi. ^

Blanchard. — Zool. méd.

appelés Moutac

7'is asparagi.

et Macoco. Dans l’Afrique occidentale, on recherche la larve à'Ancylonotus tribulus ■ à Geylan, celle de quelques Batocères, entre autres Batocera rubm.

Les Curculionides ou Charançons constituent la plus nombreuse famille de l’ordre des Coléoptères. Ces Insectes, ordinairement de très petite taille, ont la tête prolongée en avant en une sorte de museau ou de bec, à l’extrémité duquel se trouve la bouche; leurs téguments sont d’une extrême dureté. 11 est peu de plantes qui n’en

nourrissent au moins une espèce. Le Charançon du Blé (fig. 780) est long de 4 millimètres : il dépose ses œufs sur le

grain de Blé; la larve pénètre dans le grain et en ronge l’intérieur.

Fig. 779. — Prionus coriarius.

Calandra oryzae détruit également les grains de Riz. Ceutorhynehus suleicollis attaque le Chou. Anthonomus pomorum vit sur le Pommier, A. pyri sur le Poirier.

La larve de certaines Calandres vit dans la lige des Palmiers : elle atteint 7 à 8 centimètres de lom gueur et peut être comestible. Tel est le cas à la Guyane hollandaise pour Calandra [Rynchophorus) pal-‘ marum^ aux Indes, en Indo-Chine et dans l’archipel malais pour C. ferruginea.

LesLarins se rencontrent sur les Garduacées et d autres Composées : l’un d’eux, Larinus nidifia

ORDRE DES COLÉOPTÈRES. 54’î

Guibourt {L. subrugosus Chevrolat), mérite de nous arrêter T\si). Sa larve vit sur un Onopordon et détermine sur les tiSs la formation de coques dans lesquelles elle se renferme our se transformer en nymphe. Ges t coques ont à peu près la taille d’une olive; elles sont ovoïdes, rugueuses et de couleur blanc grisâtre; quand on les détache de la tige, l’emplacement de celle-ci est indiqué par une fente laissant voir la cavité interne ; souvent aussi elles sont percées à l’un des pôles d’un trou par lequel l’Insecte adulte s’est échappé.

Les coques du Larin se récoltent en Syrie, dans le désert

Fig. 780. — Oalandra granaria très grossi.

entre Alep et Bagdad; les Arabes les appellent thrane; à Constantinople, on leur donne le nom de tréhala ou tricala (1). En Turquie, en Asie Mineure et en Syrie, on les concasse avec l’Insecte qu’elles renferment et on les emploie en infusion à la

(1) Elles ne viennent pas de la ville de Tricala en Thessalie, malgré la similitude de nom. Le D* Balian, de Constantinople, est d’avis que le mot tréMla est une corruption de téhérani, nom sous lequel on les connaîtrait à Damas, où elles auraient été jadis importées de Téhéran .

CLASSE LES INSECTES

dose de 15 grammes par litre d’eau; elles se dissolvent incomplètement. L’infusion se prescrit dans le cas d’affection des voies respiratoires, notamment de bronchite catarrhale.

Berthelot a fait l’étude chimique de la coque. Pour 100 parties, il a reconnu : amidon, 66,54; gomme peu soluble, 4 66sucre et principe amer, 28,80. L’incinération laisse 4,60 p. 100 de cendres, résidu formé presque entièrement de carbonate de chaux -et d’une petite quantité de phosphate de fer. Le sucre est la tréhalose, G‘^H^^O“,2H^O, qui cristallise en octaèdres rectangulaires, durs et brillants; une température de 130“ lui fait perdre son eau de constitution. Cette substance a la plus grande ressemblance avec la mycose, dont elle ne semble différer que par son pouvoir rotatoire plus élevé; Müntz l’a rencontrée aussi chez beaucoup de Champignons, à côté d’autres sucres : quelques espèces, telles qu’Agaricus muscarius, la renferment seule.

Un autre Larin, probablement Lannus maculatus, s’observe en Perse sur Echinops eandidus. Sa coque a été signalée par Angélus sous le nom de schakar el ma-ascher, c’est-à-dire sucre des nids; c’est elle, sans doute, que le BengaL dispensatoriumdésigne sous le nom de manne tighal ou sucre tighal et considère comme fournie par Calotropis procera. Suivant Schlimmer, ce produit est très peu sucré et son goût rappelle celui de l’amidon ; c’est un pectoral puissant, qui calme les toux les plus opiniâtres.

Angélus, Pharmacopæa persica ex idiomnte persico in latinum conversa. Lutetiæ, 1618.

Guibourt, Notice sur le inhala. Journal de pharmacie, (3), XXXIV, p. 81, 1858. — Id., Notice sur une matière pharmaceutique nommée le tréhala, produite par un Insecte de la famille des Charançons, Comptes rendus de l’Acad. des sc., XL VI, p. 1213, 1858.

M. Berthelot, Nouvelles recherches sur les corps analoguesiau sucre de canne. Annales de chimie et de physique, (3), LV, p. 269, 1859. Voir p. 272.

G. Apping, Untersuchung en üher die Trehalnmanna. Inaug. Diss., 1885.

Les Bruchides ont le corps trapu, le rostre court |;et large, les antennes non coudées. Leur larve vit dans la graine des Légumineuses : celle de Bruchus pallidicornis (fig. 782) se développe dans la lentille, celle de Br. pisi dans le poiSj'icelle'de'Br. rupnanus dans la fève.

Les Hétéromères ont 5 articles aux|tarses des deux paires de

pattes antérieures et 4 articles seulement à ceux de la paire

Te^gro^upe appartient l’importante famille des Méloïdes Yésicants, qui comprend plus de 800 espèces, surtout répandues dans les régions chaudes. Ges In- ^ ^

sectes sont aussi remarquables par leurs propriétés vésicantes ou épispastiques que i par leurs métamorphoses compliquées ; ils mssentpar quatre formes successives, avant

d’arriver à l’état de nymphe.

Le genre Mêloe Linné, 1735, comprend un paiHdicomU. grand nombre d’espèces qui se rencontrent pour la plupart dans l’ancien continent. Les antennes sont moniliformes, à 11 articles; les hanches de la deuxième paire de pattes recouvrent celles de la troisième paire. Les élytres ne sont point connivents et ne se réunissent point suivant une ligne droite, mais se croisent et se recouvrent à leur base, comme chez les Orthoptères ; ils sont courts, s’écartent fortement l’un de l’autre en arrière et se réduisent à une paire de lamelles chitineuses qui laissent à nu la plus grande partie de l’abdomen (flg. 783). Ce dernier, informe et semblable à un sac chez la femelle, peut néanmoins être entièrement recouvert chez le mâle. Les ailes membraneuses font défaut, d’où un raccourcissement notable Les Méloés se montrent dès le début du printemps : abondants en mai, ils disparaissent ordinairement vers la fin de Juin. Ils vivent dans l’herbe et se nourrissent de plantes basses, comme le Pissenlit, la Violette, la Renoncule.

Fig. 783. — MeZoeaw tumnalis {emeWe.

du métathorax.

Meloe cicatricosus Leacli.

Cette espèce habite la France ; Newport, puis Favre en ont étudié les métamorphoses.

L’accouplement a lieu au premier printemps ; le mâle meurt aussitôt après. Le moment de la ponte vënu, la femelle creuse dans le sol, à l’aide de ses pattes antérieures et en repoussant la terre avec ses autres pattes, un trou profond de 26 millimètres ; elle se cram-

ponne alors sur le bord de ce trou, dans lequel son abdomen est engagé, et y pond une masse d’œufs jaunes et cylindriques; elle comble ensuite le trou et en fait disparaître la moindre trace. Après un copieux repas, elle recommence le même travail en deux ou trois autres endroits; elle dépose ainsi dans le sol plus d’un millier d’œufs.

Au bout de 28 à 43 jours, la larve éclôt ; c’est un animal allongé (fig. 784, A), de couleur jaune, à tête triangulaire pourvue de deux ocelles et de deux antennes Inarticulées, terminées par une soie ; l’abdomen porte quatre longues soies à son extrémité. Les pattes sont très écartées et terminées chacune par trois griffes, d’où le nom de Triongulinus sous lequel L. Dufour avait décrit cette larve, la considérant comme un animal adulte, bien que Degeer eût indiqué

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