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Parmi les ïénébrionides ou Mélasomes, qui présentent une teinte noire uniforme, nous devons citer le Ténébrion de la farine (flg. 796). Il vit dans les greniers, les moulins, les boulangeries. Sa larve ou Ver de farine est bien connue. Hope a recueilli un certain nombre de cas dans lesquels cet Insecte aurait été trouvé chez l’Homme, dans le nez, dans le tube digestif ou dans l’appareil urinaire, soit à l’état adulte, soit à l’état larvaire, mais leur authenticité est loin d’être indiscutable.
" Blaps mortisaga (flg. 797) appartient à la famille des Pimé- , Il se tient dans les endroits sombres et humides de nos mis- les élytres -sont soudés entre eux et terminés en Tinte obtuse; les ailes membraneuses font défaut. Une femme, vue par Pickells, Thomson et Bellingham, aurait évacué par
,97. Blaps mortisaga.
l’anus plus de 1,200 larves de cet Insecte et plusieurs individus adultes. Paterson, Bateman et Rose Cormack ont observe chacun un cas analogue. Fletcher Home, de Barnsley, a trouvé une larve vivante dans les selles d’un enfant de onze semaines, qui souffrait d’une gêne de la respiration et dont l’état s’améliora aussitôt après l’expulsion du pseudo-pamsite.
LesBlaps font partie de la faune orientale etmediterraneenne. En Égypte, suivant Fabricius, les femmes mangent Blaps sulcata cuit au beurre, pour engraisser. Ces Insectes ont encore ‘ la réputation de guérir du mal d’oreilles et de la piqûre du Scorpion.
T. Sp. Cobbold, On Blaps mortisaga as a human journal,!, p. 420, 1877.
Tisserant. Journal de méd. vétér. et de zootecnnie.
human parasite. Britisli med.
Les Pentamères ont des tarses à cinq articles.
Les dérides ont des larves carnassières. Celle de Tnchodes opianus vit en parasite dans les ruches. Corynetes ccemleus et C. ruficollis (tig. 798) se trouvent à l’état de larve ou à l’état adulte sur les cadavres humains desséchés; ce dernier est un élégant Insecte, auquel l’abbé Latreille, le célèbre entomologiste, a dû la vie pendant Terreur.
Les Malacodermes renferment un certain nombre d’insectes lumineux. Chez les Lampyres, le . mâle est ailé, tandis que la femelle ou Ver luisant est aptère : elle a des rudiments d’élytres chez Lampyris splendidala, mais en est dépourvue chez L. noc-
Fig. 798. — Corynetes ruficoUis.
tiluca; ces deux espèces sont répandues en France. Chez les Lucioles, les deux sexes sont ailés : Luciola- lusitanica se rencontre dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes; L. italica vit en Italie. Les organes lumineux sont disposés par paires sur quelques-uns des segments de l’abdomen.
Les Élatérides ou Taupins ont les pattes courtes et seraient incapables de se remettre
sur celles-ci, quand ils sont tombés à ' la renverse, s’ils n’étaient
doués d’un mécanisme particulier : le prothorax est uni au reste
du corps par une articulation très mobile, en sorte que, dans la posture susdite, l’animal voûte fortement sa face dorsale;. une détente brusque survient, les deux extrémités du corps viennent frapper le sol et voilà l’animal lancé en l’air. La larve d’Elater segetis dévore les jeunes pousses des moissons. A Cuba se trouve le Cucujo {Pyrophorus noctilucus) qui présente un organe lumineux à la face ventrale, entre le thorax et l’abdomen, et deux autres organes à la face dorsale du prothorax; R. Dubois a fait sur cet Insecte de remar¬
quables études.
Les Buprestides ou Richards ne méritent pas d’être signalés autre¬
ment que pour les somptueuses couleurs dont beaucoup d’entre eux sont parés ; leurs larves vivent dans le bois.
Les Lamellicornes ou Scarabéides constituent une très nombreuse famille de gros Coléoptères, présentant un dimorphisme ' Fi“. 799.— Antenne de sexuel très accusé et tous reconnaissables à °Polyphylla fulLo. leurs antennes, dont les 3 à 7 derniers articles sont autant de lamelles disposées en éventail (fig. 799). La larve est ordinairement enfouie en terre ; elle est épaisse, blanche et recourbée en arc.
Le Cerf-volant {Lucanus cervus] est remarquable par ses mandibules démesurément développées chez le mâle, plus petites chez la femelle, et dont l’ancienne pharmacopée utilisait la poudre; la larve vit dans les vieux troncs de Chêne pourris.
Certains Lamellicornes sont coprophages, comme les Scarabées (Ateuchus), les Bousiers {Copns), les Aphodies, les Géotrupes. Les Scarabées enveloppent leurs œufs dans une masse fécale qu’ils façon-
eo boule et roulent pendant quelque temps, avant de l’enfouir ; sacer était adoré des Égyptiens. , , ,,
kutres sont phytophages : tel est le Hanneton (fig. 800), dont la
goo. — Métamorphoses de Melolontha vulgaris. — 1’ œufs; 3, larve de la première année; 4, larve de l 5’ larve de la troisième année.
1 , Insecte parfait ; . deuxième année ;
larve ou Ver blanc reste trois ans sous terre avant de passer à l’état de nymphe ; on sait quels ravages cause cet Insecte.
Les Cétoines, en revanche, ne sont pas nuisibles et se bornent à sucer le nectar des fleurs les plus odorantes Cetonia auroto jouit en Russie, dans les gouvernements de Tchernigov, de Saratov, de Voronège et de Koursk, de la réputation de guérir de la rage ; Sauvan et Alquié ont proposé d’administrer sa poudre contre l’épilepsie.
La larve de certains Lamellicornes est assez appétisssantepour être recherchée comme aliment: à Java, les indigènes mangent celle de certains Oryctes et Fig. soi. - Cetonia af finis. Xylotrupes et de Lepidiota hypoleuca’
en Australie, on estime celle A’Anoplognathus viridiæneus. Il est plus rare de voir consommer des Insectes adultes, comme te, font les Batékés d’une sorte de Cétoine qu’ils dépouillent de ses parties dures et cuisent sous la cendre.
o70 CLASSE DES INSECTES.
Fricker, Ueber Tôlung und Verwendung der Maikafer nach déni Vevfah • von F. A. Wolffund Sôhne. Jahreshefte des Vereins f. vaterl Naturkiinri^'^-” Württemberg, XLI, p. 46, 1885. ®
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R. Dubois, Contribution à l’étude de la production de la lumière par leêtres vivants. Les Elatérides lumineux. Bull, de la Soc. zoologique de Franc * XI, p. 1-275 avec 9 pl., 1886.
La petite famille des Parnides comprend le genre Elmis dont une espèce, E. condimentarius, vit aû Chili dans les eaux à courant rapide ; on la connaît sous le nom de chiche ou chichi et on s’en sert parfois pour la confection d’une sorte de soupe. ■
Les Dermestides ont des antennes claviformes et possèdent parfois un ocelle simple 'sur le milieu du front {Attagenus, Anthrenus]. La larve est couverte de longs poils, ses antennes et ses pattes sont courtes : comme l'adulte, elle se nourrit de matières animales mortes et desséchées.
Dermestes LARDARius Linné, 1758. — Cet Insecte setrouve dans les garde- manger, les colombiers, les musées et sur les cadavres. Il est long de 7 millimètres et de couleur noire avec quelques poils cendrés sur le prothorax : la base des élytres est roussâtre clair et marquée de trois points noirs. Il n’apparaît qu’enWil : en mai, la femelle pond et la larve éclot. Celle-ci est lofague de 10 millimètres, d’un brun rouge et armée de fortes mandibules ; elle se nourrit de corps gras ayant subi la fermentation acide. Elle mue quatre fois jusqu’en septembre; finalement elle se transforme en une nymphe qui reste enveloppée de la dernière peau de la larve. Le tégument de la nymphe se fend bientôt suivant la ligne dorsale et l’adulte ..apparaît; toutefoîs, il n’entre pas immédiatement en activité et n abandonne qu’en avril la peau nymphale qui l’abrite.
Anthrenus museorum Fabricius, 1801. — Cet Insecte n’a que 2™“,25 de longueur; sa face supérieure est couverte d’écailles brunes, interrompues par trois bandes d’écailles gris jaunâtre. Sa larve est longue de 4 millimètres, cylindrique, blanchâtre, hérissée de faisceaux de poils érectiles. L’adulte vit sur les fleurs ; la larve se rencontre dans les mêmes conditions que celle du Dermeste et peut s’observer sur des cadavres humains.
La plupart des Silphides recherchent les charognes et les matières corrompues animales ou végétales : ils s’en repaissent
■ hien à l’état de larve qu’à l’état adulte et y pondent leurs '""Ts Silpha littoralis (fig. 802) s’attaque aux carcasses ae Chevaux et de Bœufs. Les cadavres humains étalés sur le sol et exposés au grand air sont envahis par S. obscura, Insecte long de 10 à 15 millimètres, dont la tête est recouverte par le corselet ; celui-ci est très ponctué, ainsi que les élytres, dans l’intervalle de trois nervures saillantes qui les parcourent ; sa larve est „
noire, aplatie, formée de 12 anneaux; la ^Q.2^__silpha nymphe, enfouie dans la terre, est incurvée mtoralis. en point d’interrogation et se transforme, au bout de 10 jours, en un Insecte parfait qui passe tout 1 hner à l’abri et n’apparaît qu’au printemps.
Hister cadaverinus, Saprinus rotundatus et Rhizophagus paia lellocollis ont des mœurs analogues et intéressent egalement la médecine légale.
Les Slaphvliiiides ou Brachélytres ont le corps très allongé et de très courts élytres; ils se nourrissent de matières corrompues et, quand on les attaque, redressent leur abdomen de façon a le ren re plus ou moins vertical. Quelques-uns (.¥ymedoma) viven dans les fourmilières; d’autres [Corotoca melantho) se trouvent dans les termitières et sont vivipares. aVMrP
Les Platypsyllides présentent l’intéressante f
parasites pendant toute leur existence. P atypsy us ca ^ sèma, 1869, découvert en 1803, par A. Bonhoure sur e Castor d’Europe, vit aussi sur celui du Canada : il est long e mi ,
les élytres sont plans, tronqués, à suture droite et ne couvrent que la base de l’abdomen ; les ailes membraneuses sont absentes.
D’autres Insectes, voisins des Staphylins et quil faut peu -être rattacher aux précédents, ont été trouvés par Jelsky au f^^ou et a la Nouvelle- Grenade, sur la peau de petits Rongeurs • P® dénudée de ses poils et tuméfiée. Ces parasites ont ete décrits par Solsky sous les noms à’Amblyopinus JeMyi et A. Mmszeehi
Certains Coléoptères vivent dans l’eau, mais reviennent ^mps à autre à la surLe, pour y faire provision dair. Hydrophüus^ceus pond ses œufs dans une coque piriforme ; la larve est «^nassiere mais l’adulte est phytophage. Les Dytiques (fig. ' ) ruisseau
à tous les âges; ils sortent volontiers de l’eau e ^
à l’autre; cLz le mâle, les trois premiers articles du tarse des deux
pattes antérieures sont élargis en ventouses, également carnassiers à tous les âges.
Les Gyrins (fig. 804) sont
Les Carafaides sont encore carnassiers, mais vivent à terre : agiles, rapides à la course, armés de mandibules tranchantes, ils se font
'«“t «ère allure, autant que parles rives couleurs métalliques dont ils sont haWluelleLent parés.
ORDRE DES HYMÉNOPTÈRES. o13
* troupe nombreux appartiennent les Harpales (fig. 805), les Féronies is Brachines, les Carabes (fig. 806), les Galosomes, les Cicmdèles, etc.
Purnari raconte que les Arabes rapprochent les bords avivés d’nne plaie en les faisant mordre par les mandibules acérées d’un ou plusieurs Scarites géants (fig. 807) ; ils détachent alors le thorax de la tête, par une torsion rapide, et les mandibules se serrent si fortement qu’on ne peut plus les écarter qu’en les brisant. Vidal de Cassis, en inventant les serres-fines,, se doutait-il qu’il avait été précédé par les Arabes?
Furnari, Voyage médical dam l’Afrique septentrionale. Paris, 18 i5. Voir p. 310.
Hope donne le nom de canthariasis au fait de la présence accidentelle de Coléoptères dans le corps humain, soit à l’état de larve, soit à l’état de nymphe, soit même à l’état adulte. La plupart des cas cités par Hope, sont anciens et tout au moins douteux; on conçoit néanmoins que certaines larves, comme celles de Dermestes lardarius ou que l’Insecte parfait lui-même pénètrent dans le tube digestif avec des matières alimentaires avariées.
Les Hyménoptères (fig. 808), appelés Piezata par Fabricius, ont la tête grosse, mobile, munie de deux gros yeux à facettes et ordinairement de trois ocelles frontaux. Les antennes sont longues et diversement conformées : ou bien elles consistent en un gros article basilaire supportant 11 à 12 autres articles plus courts, ou bien elles sont coudées et formées d’un plus grand nombre d’articles. L’appareil buccal est disposé pour broyer et pour lécher, mais présente d’ailleurs des variations que nous étudierons plus tard : la lèvre antérieure elles mandibules sont conformées comme chez les Orthoptères cornis.
et les Coléoptères, mais servent rarement
à la mastication, car les Hyménoptères sont essentiellement des Insectes suceurs, qui ne peuvent se nourrir que de substances liquides ou molles; la succion s’opère au moyen d’une trompe formée aux
Fig. 808. — Eucera longi-
dépens des mâchoires et de la lèvre inférieure, qui s’allongent, mais ne s’enroulent pas au repos.
Le prolhorax est intimement soudé au mésothorax. Les ailes, au nombre de 4, sont transparentes, membraneuses et parcourues par un petit nombre de nervures, d’ailleurs variables d’un groupe à l’autre. Les postérieures sont les plus petites : leur bord externe porte des petits crochets {hamuli), grâce auxquels elles se fixent aux ailes antérieures. Ces Insectes sont de bons voiliers ; aussi leurs trachées prennent-elles un grand développement, de même que l’appareil respiratoire acquiert chez les Oiseaux une complication exceptionnelle. Le premier ou les deux premiers anneaux de l’abdomen se rétrécissent en une sorte de pédoncule. L’extrémité postérieure est occupée, chez la femelle, par une tarière ou par un aiguillon venimeux : cet organe, dont de Lacaze-Dulhiers a fait l’étude morphologique, acquiert une taille et une configuration variables suivant les espèces, mais il provient toujours d’une transformation de l’arceau ventral des deux derniers anneaux.
Bon nombre d’Hyméiioptères ont des industries d’une admirable variété et font preuve, à n’en pas douter, d’une haute intelligence : leur cerveau est volumineux et couvert de circonvolutions.
Les métamorphoses sont complètes. La larve est apode, vermiforme et vit dans des galles, dans le corps d’autres Insectes ou dans des nids formés de substances organiques ; plus rarements elle a 3 paires de pattes écailleuses, auxquelles s’ajoutent parfois encore, comme chez les Chenilles, 6 ou 8 paires de pattes membraneuses. Elle n’a pas d’anus et son estomac se termine en cul-de-sac. Au moment d’accomplir sa nymphose, elle s’enveloppe dans un cocon soyeux.
Un premier sous-ordre d’Hyménoptères est constitué par les Térébrants, c’est-à-dire par ceux dont la femelle est munie d’un oviscapte ou tarière, sorte de prolongement del’oviducte saillant ou rétractile, grâce auquel l'animal dépose ses œufs en lieu sûr. On les divise en trois groupes.
Les PHYTOPHAGES OU PhytosphecBS n’ont pas l’abdomen pédonculé. La bouche est conformée comme l’indique la figure 809, les palpes labiaux ont 2 articles, les palpes maxillaires de 4 à 7. Les ailes sont presque sans nervures ; quand elles sont un peu plus compliquées, les antérieures ont toujours une cellule lancéolée (fig. 810, l), audessous des deux cellules humérales, s', s". Les larves seules sont phytophages : elles ressemblent aux Chenilles et se tiennent comme elles sur les feuilles, plus rarement à l’intérieur des plantes. La larve d Athalia spinarum ronge les feuilles de Rave. Hylotoma rosæ (fig. 811) dépose un à un dans l’écorce du Rosier des œufs d’où sor-
,t bientôt des larves qui se nourrissent des feuilles de la plante.
Fie 809. — Bouche de Cimbex variahilis. - a, menton; b, languette; c palpe labial ; e, mâchoire formée d’un gond ou cardo, f , d’une tige, ff, d’un lobe interne, b, d’un lobe externe ou galéa, b', et d’un palpe maxillaire, i.
Fig. 810. — Aile d’Aibalias^Mnarum.
— c, cellules cubitales; d, d', cellules discoïdales ; Æ, nervure souscostale; l, cellule lancéolée ; p, nervure parallèle ou discoïdale ; r, cellule radiale; s', s", cellules humérales ou costales.
Sirex gigas dépose ses œufs dans le tronc de Pinuspicea, jusqu’à une
Fig. 811. — Hylotoma rosæ.
profondeur de près d’un centimètre; la larve s’enfonce dans le h le plus dur et est même capable de transpercer le plomb.
Les gallicoi.es ou Cympides (üg. 812) sont de petits Hyméno- Æ ^ j
ptères de couleur sombre, dont la
taille est rarement supérieure à \ \
4“‘“,13; les nervures des ailes sont V
peu nombreuses, le trochanter a
deux articles. Le mâle est plus petit que la femelle. La tarière de Eig- 813. — Tarière d’un Cynij celle-ci (fig. 813) est normalement l
renfermée à l’intérieur du corps; et la papille anale, b
au moment de la ponte, elle fait tarière et pièces accessoires.
saillie, pique la plante à laquelle
l’Insecte doit confier le soin de sa progéniture et dépose un œuf dans la blessure. De cet œuf sort une larve qui détermine la production
d’une galle : une môme espèce produit toujours une galle de mê nature.
On connaît des genres entiers {Neuroterus, Aphilothrix, Dryophant ] dans lesquels chaque espèce n’est jamais représentée que par des individus femelles; dans d’autres genres {Spathegaster, Andricus) toutes les espèces possèdent au contraire des individus mâles et femelles. Si ces dernières espèces se reproduisent par voie sexuée les premières doivent normalement se propager par parthénogenèse' Adler, de Schleswig, a expliqué cette anomalie et a prouvé qu’elle résulte d’une sorte de génération alternante : l’œuf pondu par une espèce déterminée produit un Insecte si différent de son parent qu’on l’avait jusqu’à présent décrit comme appartenant non seulement aune autre espèce, mais même à un autre genre que celui-ci.
La génération parthénogénétique ou agame, qui ne comprend que des femelles, produit des galles d’où sort une génération fort différente, comprenant des femelles et des mâles; après avoir été fécondées, les femelles de cette seconde génération produisent à leur tour des galles particulières, d’où sort une génération agame semblable à première. C’est ainsi, par exemple, que Biorhiza aptera prend naissance dans des galles irrégulières et mutiloculaires, développées sur les racines des vieux Chênes : aussitôt éclos, ce Cynips quitte les racines et va piquer les bourgeons situés au sommet des branches. Ces bourgeons se transforment en des galles multiloculaires et spongiformes, desquelles sort feras terminalis : la femelle pique la racine et reproduit ainsi la première sorte de galles.
Ces curieux phénomènes d’hétérogonie sont exactement comparables à ceux que nous avons observés déjà chez Rhabdonema intestinale. Chez les Cynipides, ils sont très répandus, et Adler a pu reconnaître comme constituant deux formes d’une seule et même espèces tous les Insectes qui se trouvent accouplés dans la liste suivante :