‹ Traité de zoologie médicaleChapitre 42 sur 103 · GÉNÉRATION SEXUÉE · texte numérisé non relu

GÉNÉRATION SEXUÉE

A autumnalis Hartig- Dr. longiventris Hartig.

■ Dr divisa Hartig.

Biorhiza apiera Westwood.

B. renum Hartig.

jieuroterus ostreus Hartig.

A: ramuli Hartig.

Sp. Taschmbergi Schlecht.

Sp. similis Adler.

Sp. verrucosus Schlecht.

Teras terminalis Hartig.

Trigonaspis crustalis Hartig.

?Sp. aprilinus Giraud.

Onand une semblable délerminalion aura été faite pour un plus .rand nomlire d’espèces, il y aura lieu d’entreprendre la révision des rvniDides et on devra réunir sous un même nom les formes agame et' sexuée’ de chaque espèce. De ces deux formes, Adler pense que l’a<^ame est primitive : il base celte opinion sur ce que, dans certaines espèces, telles qu' Aphilothrix seminationis Giraud, A. marginalis Schl., A. quadrilineatus Hartig et A. albopunctata Schl., la reproduction se fait exclusivement par parthénogenèse.

La galle ne se développe point aussitôt après la piqûre du Cynips, par exemple sous l’influence d’un liquide irritant, introduit en mêrne temps que l’œuf dans les tissus de la plante, comme le pensait de Lacaze-Duthiers. Pour que la galle se forme, il est indispensable que l’œuf ait été déposé dans le cambium ou zone génératrice ; il ne se produit donc pas de galle si l’œuf est déposé dans un autre tissu; il ne s’en produit pas davantage, s’il avorte ou tant que 1 éclosion de la

larve n’a pas eu lieu. ,

En effet, le développement de la galle est intimement lie a celui de l’Insecte : il ne commence, souvent plusieurs mois après la ponte, que lorsque la larve est éclose et attaque avec ses mandibules les cellules ambiantes. Celles-ci, violemment irritées, prolifèrent d autant plus activement qu’elles appartiennent à un tissu plus apte a la multiplication : ainsi se produit tout autour de la larve un amas de tissu cellulaire qui n’a d’autre rôle que de l’isoler et de 1 enkyster, pour mettre le reste de la plante à l’abri de ses atteintes. Grâce a la production de ce néoplasme, la plante s’isole en quelque sorte de son parasite, comme l’organisme humain s’isok de la larve de la Trichine en l’entourant d’un kyste d’origine conjonctive.

Tant que la larve s’accroît, la galle grossit elle-même; la larve meurt-elle avant d’avoir atteint sa taille définitive, la galle rneurt également et s’arrête dans sa croissance. En raison de ces faits, la ■ définition des galles donnée par Beauvisage semblera exacte : « Une galle, dit-il, est un néoplasme végétal provoqué par la piqûre d’un animal, plus particulièrement d’un Insecte, et dont le développement ainsi que la vitalité sont intimement liés au développement et à la vitalité de l’animal ou des animaux qu elle renferme, » Blanchard. — Zool. inéd.

Les galles en voie de formation ou les galles déjà achevées m ■ encore habitées par leur propriétaire, renferment souvent des taires, c’est-à-dire des Insectes ou autres petits animaux qui étrangers à sa production : ce sont généralement des larves dlch^r^ monides. De même, une galle morte, abandonnée par son proprp' taire, peut abriter divers Insectes à l’état de nymphe ou à l’état adulte, qui sont les successeurs du premier occupant.

Les Cynipides vivent, à peu d’exceptions près, sur les Chênes • ils y produisent des galles très variées quant à leur forme, à leur siège et à leurs dimensions. Nous devons passer en revue quelques espèces, en commençant par celles dont les deux formes agame et sexuée ont été reconnues.

Aphilotrix FKCONDATRix Harüg et Andricus PILOSÜS Adler. —A. fecundatrix ou A. gemmæ se montre et pond en avril : il pique les

l'jg. 814. — Rameau de Chêne rouvre portant à droite une galle en cerise surmontée de Torymus regius, parasite de la galle, et à gauche une galle en artichaut surmontée de Spathegaster Taschenbergi, véritable propriétaire de la galle en cerise.

bourgeons des fleurs mâles de Quercus robur var. pedunculaia, et produit ainsi sur les cbatons, entre les étamines, de jolies galles longues d environ 2 millimètres, ovales, acuminées. De celles-ci sort, eja vers a mi-juin, A. pilosus, qui pique les jeunes bourgeons du Chêne et produit la galle en artichaut ou en cône de Houblon (fig. 814)- Un grand nombre d’écailles imbriquées, d’abord vertes et serrées, puis brunes et écartées, entourent une masse arrondie, acuminée.

A 4 à b millimètres, large de 1 à 2 millimèlres, qui est la haute ûe * interne, est presque uniquement

SpoTée 4® cellules gorgées d’amidon ; elle se délache el lombe

d« la galle en arti- Fig. 816. -Galle interne, de granrgauchV, on voit la véritable denr naturelle el grossie, intacte chaut, a g ) et en coupe,

galle.

à terre à l’époque de la maturité (fig. 816) ; la larve qu’elle renferme se dTvéloppe très lentement et n’arrive à l’état adulte quau printemps suivant, parfois même au bout de deux ou trois ans.

DMOPHANTA SCUTELLARIsHartig et SPATaEGASTERTASCHENBEllGI Scllle-

cbtendal - Dr. scutellaris, forme agame, est long de 4 millimétrés folr forment velu, avec le vertex brun rouge, ainsi que les cot du thorax et quelquefois l’écusson; les antennes ont 13 articles. 11 se montre de janvier à mars et pique les bourgeons adventifs qui poussent sur le tronc du Chêne {Quercus sessilifolia et Trois mois environ après la piqûre, le bourgeon commence a se colorer à sa pointe en bleu foncé et à se transformer en une jolie galle veloutée, longue de - a 3 millimètres, de couleur violet fonce. Sp. Taschenbergi sort de celte galle à la fin de mai ou au cimimencement de juin : c’est un Insecte long de 2 ,o,

de couleur noire, mais à jambes jaunâtres, a ailes longues et enfumées. Après l’accouplement, la femelle va pondre ses œufs sur les nervures et a la face inférieure des feuilles jeunes, encore lettres du Chêne. 11 se développe alors une galle sphérique et vermeille, mesurant jusqu’à 2 centimètres de ^

diamètre, la gaZie en cerise de Réaumur (fig. ) •

parait en juillt et mûrit en octobre ; Dr. scuteUar^s nen sort qua la fin de l’hiver. . i,„

Dryophanta LONGIVENTRIS Hartig et Spathegaster SWIUS Adler^

Br. imtiuntm se montre e» novembre et déeembre. '1 beaucoup à Br. smlellaris et, comme lui, pond ses œu^ pelils bLgeons advenWs du tronc du Chêne, provoquant

Fig. 817. — Galle en cerise coupée diamétralement.

portant deux galles.

Webb). arbrisseau répandu dans loule l’AsieMineure, dans les forêts

formation d’une galle très semblable à la précédente, mais mince, plus pointue et d’un gris verdâtre. De cette galle sort

Sp. similis, facile à confondre avej Sp. Taschenbergi : cet Insecte pique encore les nervures de la face inférieure des feuilles et produit la galle, en grain de groseille (flg. 818), colorée en rouge vif, cerclée de blanc, à surface unie ou légèrement gibbeuse et large au plus d’un centimètre.

La galle en cerise et la, galle en groseille sont ordinairement confondues sous la dénomination de galles rondes des feuilles de Chêne. A l’état frais, elles sont succulentes ; la dessiccation les ride et les rend spongieuses et très légères ; elles sont sans usages.

Cynips gallæ tinctoriæ Olivier (Diplolepis gallæ tinctoriæ Latreille; Cynips tinctmda Künckel). — Cet Insecte sort de galles produites sur les jeunes bourgeons du Chêne des teinturiers {Quercus infectoria Olivier; Q. lusitanica, var. infectoria

fig. 818. - Galle en grain de groseille.

Kurdistaa turc et jusqu’en Perse. Ces galles ont la grosseur

du

d’une cerise : i

leur surface, l’extrémité des écailles du modifirse montrent comme autant d’aspérités (fig. 819); on xiaît sous les noms de galles d’Alep, galles turques, galles du Levant ou noix de Galles ; elles viennen d’Alep, de Smyrne, de Mossoul, de la Perse; on en distingue 4 variétés, les récolte avant l’éclosion de l’Insecte ; plus elles seraient percées d’un trou, blanchâtres, légères et peu astringentes.

Les galles

de VAsie mineure (flg. 820) se recueillent sur le même Chêne que les précédentes:

elles sont plus grosses, moins foncées, moins pesantes et sont dues proba-^

blement à un autre In- gSO. — Galles de Smyrne.

secte.

Cynips polycera Giraud. — Il sort de la petite galle couronnée dAlep (Sg. 821), qui résulte de la piqûre des jeunes bourgeons terminaux de Quercus infectoria. Cette galle, de la grosseur d’un pois, est attachée par un court pédicule et couronnée d’un cercle de pointes

t^ig. 821. — Petites galles couronnées d’Alep, entières et en coupe verticale.

ou tubercules analogues à ceux d’un fruit de Myrte (fig. 821). Elle est formée de quatre couches concentriques, dont la plus interne est seule amylacée ; elle arrive mélangée aux galles d’Alep.

Cynips calicis. — Il sort de la galle ou gallon de Hongrie ou du Pié- 'o^ent (fig. 822), qui résulte de la piqûre de la cupule du gland du Chêne rouvre {Quercus robur L.), après que l’ovaire a été fécondé. Cette excroissance est de forme très irrégulière; suivant quelle se

développe en dehors ou en dedans de la cupule, le gland se forme ou avorte. Elle sert au tannage et est plus estimée que la noix de galle.

CïNips ARGENTEA. — Gct lusecte sort de lapomme de Chêne (fig. 823). On désigne ainsi la plus volumineuse des galles de Chêne : elle est commune dans le sud-ouest de la France sur le Chêne tauzin [Quercus pyrenaica)-, elle se trouve aussi en Angleterre sur Q. peduneulata; peut-être faut-il encore lui rapporter une galle figurée par Olivier sur Q. infectoria. Celte- galle est sphérique ou ovoïde, lisse, haute de 3o à SO millimètres, large de 35 à 40 et entourée vers sa partie supérieure d’une couronne de 5 à 6 pointes qui semble indiquer qu’elle provient du développement monstrueux de la fleur femelle, piquée avant la fécondation. Elle est d’une structure spongieuse uniforme, très légère après la dessicca-

Fig. 822. — Galle de Hongrie.

Fig. 823. — Pomme de Chêne.

tion et présente au centre une petite coque blanche ovalaire, fermant l’Insecte.

Cynips hungarica. -- II naît de la galle ronde de l’Yeuse ou galle de France (fig. 824). Cette galle croît sur Quercus ilex dans le midi de France et dans le nord de l’Italie : elle est sphérique, large de I9 à 22 millimètres, tantôt lisse et unie, tantôt inégale et ridée ; elle est très

sa cassure est rayonif la couche interne,

d'une teinte br.

”;Î’cS pins dense et blanchâtre,

{nais non amylacée.

Cynips Kollari (C. petioli).

îl se développe dans la gaZZe ronde

dM Chêne rouvre, galle lisse ou aalle du pétiole des feuilles de Chêne (flg. 82o). Cette galle est fixée aux jeunes rameaux de Quercus robur dans le nord de la France, de Q. pyrenaica dans le s on la trouve souvent par groupes ( File est lisse, sphérique, large de i\

Galles rondes de l’Yeuse.

-ouest et aussi de 0» sessilifiora; 3 à n, à l’extrémité des rameaux.

20 millimètres, rougeâtre, légère

Galles rondes du Chêne rouvre.

que, C< qu’elles renferment en grande quantité. Elles ont été

employées pendant longtemps pour le tannage des peaux, la teinture et la fabrication de l’encre; mais aujourd’hui, leur usage industriel est assez limité. En médecine, on met à profit leurs propriétés astringentes ;-ellesxonstilueni-en-nuire un. contre-poison efficace .dans

les cas d’empoisonnement par les alcaloïdes, le cuivre, le plomb, le tartre, les sels d’antimoine et la cantharidine.

Lacaze-Dutliiers et Riche, Mémoire sur l'alimentation de quelques Insectes gallicoles et sur la production de la graisse. Annales des sc. nat., Zoologie (4), II, p. 81, 1854.

H. Adler, Ueber den Generation^wechsel der Eichen-Gallwespen. Z. f. w Z., XXXV, p. 151, 1881.

J. Lichtenstein, Les Cynipides. Montpellier et Paris, in-8o de 137 p., 1881. — Comprend la traduction du mémoire précédent.

P. Cameron, On the origin of the forms of galls. Transact. of lhe nat. hist. Soc. of Glasgow, (2), I, p. 28, 1883.

La galle ronde du Chêne rouvre établit la transition entre les galles simples ou uniloculaires et les galles pluriloculaires ou bédégqrs. Celles-ci ont pour type la galle chevelue du Rosier, mais s’observent aussi sur le Chêne ; les galles produites par Biorhiza optera et par feras terminalis, dont il a été question plus haut, sont de cette catégorie.

Cynips coronata Giraud. — Cet Insecte sort des galles comiculées (fig. 826) qui se trouvent comme assises par le milieu de leur base

Fig. 826. — Galles comiculées, enüèi’es et en coupe.

sur les jeunes branches de Quercus pubescens. Elles sont jaunâtres, ligneuses, légères et hérissées de plusieurs cornes recourbées. Elles sont creusées d’un grand nombre de cellules dont chacune sert de demeure à une larve et s’ouvre au moment de l’éclosion.

Rhodites rosae Harlig. — Cet Insecte (fig. 827) n’a qu’une seule génération par an : les mâles sont très rares et seulement dans la proportion de 2 p. 100; aussi sont-ils le plus souvent inutiles et là

ORDRE DES HYMÉNOPTÈRES. o85

4 i-nn se fait-elle par parthénogenèse. La femelle se pose, au jeproduelion j^^urgeons feuillus de Rosa canina et de E. centi- ‘".‘“““ïrae chacun d’eux non loin du sommet, en trois points difté- '■" T'et dLse plusieurs œufs en chaque piqûre. Les cenfs.sont rents, et nep p forment un crcle toiiaire du bourgeon,

U tace intérieure, mais le plus

Souvent sur les nervures primaires où sur le pétiole. Ils sont bientôt enveloppés par une sorte de bourrelet qui se forme autour d’eux et pénétrent ainsi au sein même du parenchyme. La croissance des feuilles se trouve alors arrêtée ; elles s’épaississent, se recroquevillent, puis

Fig. 827. — Rhodiies rosæ.

Fig. 828. — Bédégar.

finissent par se fusionner pour former une galle moussue et chevelue, de couleur verte ou rouge (fig. 828). La galle est mûre en automne, mais c’est seulement au printemps suivant que 1 Insecte ec o .

Le bédégar était autrefois employé en médecine. Réaumur le met « au nombre des remèdes qui peuvent être employés avec succès contre la diarrhée et les dyssenteries, qui peuvent exciter les unnes, et estre utiles contre la pierre, le scorbut et les Vers. » On lui attribuait encore des propriétés calmantes et, à ce titre, on le p açai sous l’oreiller des enfants qui dormaient mal.

J. Paszlavszky, A rôzsagubacs fejlôdésérôl. Természetrajzi füzetek, V, 1882 (en magyar).

Les Entomophages sont des Insectes élégants et agiles, munis de pattes longues et grêles et à abdomen pédoncule. Les femel es (Gg.829) sont armées d’une tarière saillante et acéree, a la¬

quelle elles déposent leurs œufs, non plus sur des plantes, mais bien

dans le corps même d’autres Insectes. L’œuf se développe' aisément et la larve se nourrit d’abord du sang et de la graisse de sa victime sans toucher aux organes essentiels à la vie, car la mort de son hôte amènerait fatalement sa propre mort • c’est seulement quand approche l’époque de la nymphose qu’elle dévore les organes internes de l’Insecte aux dépens duquel elle a vécu. La peau seule est respectée, et celte dépouille sert souvent à la protection de la nymphe.

La plupart des Insectes sont exposés aux attaques des Entomophages ; chacun de ceux-ci s’adresse à une espèce particulière ou à une espèce voisine. Ces animaux rendent donc de grands services à l’agriculture, en détruisant une foule d’insectes nuisibles. Les Ptéromalides {Pleromalus, Platygaste)'), les Ichneumonides [Ichneumon, Cryptus) et les Braconides {Bracon, Microgaster) sont les principales familles.

Chez une vieille femme, qui souffrait depuis six mois d’un exanthème en partie vésiculeux, en partie squameux, Fischer, de Breslau, a vu le grattage des vésicules mettre en liberté de petits Insectes ailés, qui étaient vivants et finissaient même par s’envoler. C’étaient des Braconides, longs de 6 millimètres et pourvus d’une tarière longue de 5 millimètres. Les Entomophages peuvent donc parfois pondre leurs œufs même dans la peau de l’Homme, mais le fait constitue une rare anomalie.

H. Fischer, Hymenoptera als Sehmarotzer in der Haut des Menschen. Deutsche med. Woch., V, p. 555, 1879.

Le second sous-ordre des Hyménoptères est constitué par les Porte-aiguillon, c’est-à-dire par ceux dont la femelle possède un aiguillon canaliculé et rétractile, chargé d’inoculer un venin élaboré par des glandes spéciales. Les antennes ont ordinairement 13 articles chez le mâle et 12 seulement chez la femelle ; l’abdomen est pédonculé. La larve est apode et sans anus.

Les Formicides constituent l’un des groupes les plus intéressants du règne animal : il est peu d’animaux chez lesquels l’intelligence et les instincts d association soient poussés à un aussi haut point. Les

« rpnferment, comme les lermiüères, trois sortes d’indivi- /-owmi/'eie femelles, et des ouvrières. Les mâles (fig. 830, k)

; des m , s’envolent dans les airs pour sac-

^‘'"rrÏ^nuA mâles meurent; les femelles,^ au con-

^nùnuent i vivre, perdent leurs ailes et rentrent a la tourtraire, con . la plus quitter. Les ouvrières. G, D, ne

""Touers feLlles dont les aUes et l’appareil génital ne se sont dîvelornés Elles proviennent de larves chez lesquelles existaient re:d" a^maux^estinès â devenir des ailes, mais ces disques

s’atrophient chez la nymphe et, suivant DewiU, situés

sentés chez l’adulte que par deux points or emen formé de

au-dessous du stigmate mésothoracique L’abdomen e t form de

6 anneaux chez les reines ou femelles pondeuses et chez les ouvrières,

de 7 chez les mâles. -rx-,. la rAlP de

Les ouvrières (fig. 831, A) jouent dans la ^

nourrices : elles sont chargées du soin des œufs et des ®

veillent sur eux avec la plus grande sollicitude ; ce sont qui vont au dehors chercher la nourriture des Larves ou le m riaux de construction et qui défendent la cite quand elle vi^t a ^ . attaquée. Dans certaines espèces, ce dernier soin f soldats, B, individus neutres que leur grosse tète, leurs puissantes

mandibules et leur plus grande taille permettent de distinguer facilement.

L’œuf est allongé et d’un blanc opaque : au moment delà ponte et pendant la période larvaire, rien ne fait présager à quel sexe appartiendra l’animal. La larve (fig. 830, E) est aveugle et apode, formée de 12 anneaux, rétrécie et incurvée à son extrémité antérieure : les ouvrières lui donnent la becquée à la manière des Oiseaux. Au bout de 1 à 9 mois, suivant les espèces, la larve est parvenue au terme de sa croissance et se transforme en une nymphe en tout semblable à l’adulte, mais immobile. G, H. Une mue a lieu au bout de quelques

Fig. 831. Camponotus marginatvs. — A, petit neutre ou ouvrière; B, grand neutre ou soldat.

jours et 1 Insecte parfait apparaît. Chez beaucoup d’espèces, la larve se file une coque soyeuse, F, pour y accomplir sa nymphose: lors de l’éclosion, les ouvrières percent celte coque, dont les mandibules encore faibles de l’Insecte nouveau-né ne pourraient venir à bout.

Les femelles et les ouvrières présentent à la partie postérieure de 1 abdomen un appareil à venin constitué par deux glandes en tube, qu’un unique canal excréteur, long et sinueux, met en communication avec un vaste réservoir ou vésicule à venin ; de ce réservoir part un canal qui se porte en arrière et aboutit à l’aiguillon, en même temps qu’il reçoit le produit élaboré par une glande accessoire impaire. Cet appa-

reil à venin fabrique de l’acide formique presque pur chez formica rufa et F. pratensis, mais il n’en est vraisemblablement pas de même chez toutes les espèces, le venin d’un and nombre ayant une odeur et une saveur variables.

” Chez les Formicines, le pédicule thoraco-abdominal est constitué par le premier anneau de l’abdomen ; l’aiguillon reste rudimentaire {Camponotus, Polyergus, Formica, Lasius). Ces Insectes sont donc incapables de nous piquer ; toutefois, certains d’entre eux pincent douloureusement la peau avec leurs mandibules, puis déversent leur venin dans la blessure; ainsi font notamment F. cinerea, F. rufibarbis, F. exsecta et F. sanguinea. D’autres {F. im-fa, F. pratensis et F. truncicola) éjaculent à distance leur venin, qui peut atteindre les yeux. D’autres encore sont simplement gênants, parce qu’ils s insinuent sous les vêtements, grimpent sur le corps ou s’introduisent dans les oreilles {Lasius niger, L. fuliginosus) ; leur morsure est trop faible pour être perçue.

Sur les 66 espèces de Formicides qui vivent en Europe, il en est tout au plus 5 ou 6 qui soient réellement capables de traverser notre épiderme avec leur aiguillon. Elles appartiennent au groupe des Myrmicines, reconnaissable au grand développement de l’aiguillon et à ce que le pédicule comprend les deux premiers anneaux de l’abdomen. Ce sont ;

1“ Myrmica rubida. — Sa piqûre produit une douleur ^au moins aussi forte et surtout plus aiguê^que celle d’une piqûre de Guêpe. Cette espèce est peu commune; elle établit ses fourmilières sur des lieux découverts où elles sont très apparentes.

2® M. LAEViNODis. — 3® M. RUGiNODis. — Les Fourmis rouges sont réellement les seules dont on ait à souffrir. Lorsqu’on s’assied sur l’herbe, elles grimpent dans les vêtements et l’on sent bientôt comme de cuisantes piqûres d’épingles. La douleur est bien moins forte que celle que produit M. mxbida; elle s’atténue et disparaît au bout de quelques minutes.

4° M. scABRiNODis. — 6® M. LOBicoRNis. — Ces Fourmis, d humeur paisible, ne piquent presque jamais; leur aiguillon est plus faible que chez les précédentes.

6® Tetramorium cabspitum. — La Fourmi des gazons mord avec fureur, mais son aiguillon est trop court pour traverser l’épiderme, sauf quand celui-ci est très fin, comme au visage

OU chez les enfants: on ressent alors une légère douleur ou même une simple démangeaison.

D'autres Myrmicines, telles que Plieidole pallidula (fig. 832) et Crematogaster scutella?ds, sont incapables de piquer et de mordre, mais passent volontiers sur la peau.

Les nymphes de certaines Fourmis sont recherchées pour l’alimentation des jeunes Faisans élevés en volière ; on les connaît sous le nom impropre d'œufs de Fourmis. Les individus qui en font la récolte d’une façon suivie présentent bientôt des lésions caractéristiques : en moins de 2 mois, la face palmaire de tous les doigts est entièrement dépouillée de son épiderme

Fig. 832. — Pheidole pallidula. — A, ouvrière ; B, soldat.

Le derme est nu ; il offre une teinte écarlate et une grande sensibilité, sa surface est fortement ridée ; les ongles sont intacts. Aucune altération ne se montre ailleurs qu’aux mains, si ce n’est que quelques petits boutons vésiculeux qui se recouvrent de croûles, peuvent apparaître au cou et sur la poitrine. Ces lésions tiennent moins aux piqûres qu’au contact incessant des doigts avec le liquide irritant que les Fourmis répandent quand on les excite.

A la Guyane française, les nègres et les créoles mangent l’abdomen d’une Fourmi appelée Kaumaka : il a la taille d’un pois chiche et est rempli d’une bouillie blanchâtre. Au Gabon, le marquis de Compiègne a vu les Pahouins recueillir au moyen

e écuelle les Fourmis appelées ntchougous et les jeter '^"milliers dans de grandes calebasses remplies d’eau très !hlude • bouillies, puis pilées avec une herbe dont le goût lie celui de la Chicorée, ces Fourmis constituent un mets dont les Pahouins sont très friands. Kirby a goûté quelques Fourmis d’Europe et leur a trouvé une saveur acide des plus agréables.

MreBCOCYsiüs «ELMEE Wesmacl, 183S. - Celte espèce ménle i'être placée au premier rang parmi les Hsménoptères ElleviUuMexique.au Nouveau-Mexique et au Colorado, par 3 000 métrés d’altitude. Elle comprend trois sortes d’ouvrières et se creuse dans le sol sur la crête même des montagnes, une cité que recouvre un amas surbaissé de sable. On y accède par un tube vertical, qui part du sommet de l’amas sableux, puis conduit en une serie de galeries rayonnantes, sur le trajet desquelles se trouvent des chambres. La chambre la plus spacieuse est occupée par la reine, qu entoure toujours une garde de 12 à 20 ou- ^

vrières. Les autres chambres, j ^

voûtées et rugueuses, sont occu- ' 1 '

pées chacune par une trentaine

d’ouvrières curieusement trans- ■ '{iy

formées (fig. 833) ; la tête et le

thorax sont comme chez la mai-

tresse ouvrière, mais par suite de

l’accumulation du miel dans le

jabot, l’abdomen est globuleux, g33 — Myrmecoeystus melliger,

extrêmement distendu et atteint ouvrière à miel,

la taille d’une groseille. Ces neutres porteurs de miel sont immobiles et cramponnés par les pattes au plafond de la chambre, la tête et le thorax appliqués contre la paroi.

l’abdomen pendant.

La fourmilière semble inoccupée pendant le jour; la nuit venue, les ouvrières à abdomen normal sortent en colonnes serrées et s en vont, parfois fort loin, vers certains Chênes {Quercus undulata) dont les rameaux portent des galles d’un brun rouge : elles grimpent sur l’arbre et lèchent avec tant d’ardeur le liquide blanc et sucre qui perle à la surface des galles, que leur abdomen se distend. Vers minuit, elles commencent à regagner la fourmilière ; toutes y sont rentrées quand le jour se lève. Elles dégurgitent alors une partie du miel dont elles se sont chargées dans la bouche des ouvrières sédentaires, et l’abdomen de celles-ci se dilate peu à peu.

Pendant la mauvaise saison, les habitants de la fourmilière ont

donc à leur disposition une copieuse réserve d’aliments ; il leur suf fit de venir se mettre en contact, bouche à bouche, avec la porteuse de miel pour que celle-ci, régurgitant une goutte de miel, leur donne la becquée.

La Fourmi à miel est très recherchée an Mexique, où on lui donne les noms de üormiga niielera, hormiga bvsilera ou hormiga mochilera : on la sert sur les tables comme une friandise et on croque son abdomen à belles dents. Les Indiens en font une sorte d’hydromel qu’ils boivent dans les cas de fièvre; ils appliquent le miel comme onguent sur les yeux cataractés ou sur les contusions ; par fermentation, ils en obtiennent une liqueur alcoolique.

Le miel du Myrmécocyste est d’un goût agréable ; il est légèrement acide en été, suivant Loew, mais neutre en automne et en hiver. D’après Wetherill, c’est presque une solution aqueuse concentrée d’un sucre incristallisable ayant pour formule ; une Fourmi de moyenne grosseur en renferme

plus de 8 fois son propre poids.

Les propriétés irritantes des Fourmis ont été utilisées en médecine. A l’extérieur, on a préconisé comme excitant, résolutif et rubéfiant soit des topiques préparés en écrasant les Insectes adultes avec leurs nymphes et une portion de la fourmilière, soit l’huile dans laquelle on les avait fait macérer, soit leur venin simplement dilué : on avait recours à cette médication dans les cas de rhumatisme articulaire, de goutte, d’œdème, de paralysie, contre les ulcères de mauvaise nature, la stérilité, les dermatoses chroniques. En Californie, suivant de Cessac, on traite les névralgies intercostales en appliquant loco dolenti un petit vase renfermant des Fourmis vivantes, qu’on a eu soin d’irriter; quand les Fourmis ont mordu la peau pendant quelque temps, on les écrase et on en fait une pâte dont on recouvre le point douloureux.

Autrefois, les Fourmis étaient encore employées à l’intérieur : pulvérisées, on les administrait contre les maladies de la peau et Ihydropisie; distillées avec l’alcool, elles donnaient l’eau de ■magnammUe de Hoffmann, qui était vantée comme aphrodisiaque et contre les maladies nerveuses. Elles entraient dans la composition du baume acoustique de Mindérerus et de Vhuile

acoustique de Mynsicht, qui devaient guérir de la surdité. Leurs nvmphes étaient considérées comme un bon carmmatiL ^A^yenne, on emploie comme hémostatique, à la place de i’amadou, le nid de Formica bispinosa Oliv., constitué par un duvet feutré obtenu par l’assemblage des graines de divers Bombax. Sur les bords de l’Amazone, on se sert des Ecüon, armés de fortes mandibules, pour afironter les bords des plaies , un mouvement de torsion sépare le thorax de la tete qu on îlisse en place jusqu’à ce que la cicatrisation soit achevée.

B.Ev^aldt, Dissertatio de formicarum usu in medicina. Regiomonti, in-4o, de menmé. Annales d’hyg. pnbL

DerGiftapporat und die Analdrüsen der Ameisen. Z. f. w. Z,

la mrapeutnue et lamoMre médicaU Ch. Gaudichaud). Journal de therapent.que,

^ Re;.ï’a ïaclfok^Vt'Wey ants ofihe garden of the Gods. Proceed.

melifèras. La Naturaleza, VII, p. 229, 1885.

Les Chrvsides (fig. 834) sont de petite ou de moyenne taille et ornés de couleurs métalliques éclatantes. Les femelles eut dans le nid d’autres Hyménoptères, notamment dans celui des Guêpes

^°CdlesSt encore appelées Sphégides, vivent solitaires. La femelle

;e nourrit de miel et de pollen et creuse dans la terre, le sable ou le 30is sec des galeries dont le fond est occupé par une ou plusieurs cellules. Danf chacune de celles-ci, un œuf est pondu^npres duquel Blanchard. — Zool. mcd.

Chrgsis ignita.

Fig. 835. — Crabro cephalotes.

la femelle accumule des provisions pour la larve carnivore G visions consistent d’ordinaire en Insectes variés, mais touj mêmes pour une môme espèce de Sphégides: pour les con^* intacts jusqu’à l’éclosion de la larve, la femelle leur pique aiguillon la chaîne ganglionnaire, ce qui les paralyse mais ne les point. SpÆeÆocdtemcfl capture les Ephippigères, Sphexflnvipennishl Grillons, Mellinus sabulosus les Diptères, Philanthus apivorus h. Abeilles, Cerceris bupresticidales Buprestes, Crabro cephalotesl les Pucerons et les Mouches. ^

Les Vespides ou Guêpes sont caractérisés par la disposition de

Fig. 8.36. Vespa crabro.

à&Bmlntern ^ ^ posterieures : d ou le nom

aeiiîpwrera qu ondonneencore àces Tnspr'toc n

dées, formées de 12à 13 ^rUcles

ou blanches. Ils se nourrissent^ dnn ? détachés jaunes

sont carnassières. Onreconnaî

ÜLes Euménines sont des GnêÜ sortes d’individus.

cellules dans les talus argileux ou

Odynerus rubicola établisses cellnîp^^r ’ f ouvrières sont aptères.

ses cellules dans les tiges desséchées ; Eu-

ORDRE DES HYMÉNOPTÈRES. o9b

menes pomifomis construit sur les buissons des cellules argileuses

ressemblant à des noisettes. . .

^ T PS Polistines (fig. 836) vivent en société ; les ouvrières sont ailees. Quand arrive le froid, les mâles et les ouvrières meurent, mais les

Fig. 837.

- Rayon d’un nid de Vespa crabro ; cellules ouvertes operculées.

femelles, fécondées au préalable, se rérogient dans les trous des murailles, dans le tronc des vieux arbres ou en tout autre endroit où elles puissent passer l'biver. Au retour de la chaleur, chacune d’elles sort de sa torpeur, construit un nid à cellules hexagonales (dg. 837), puis pond un œuf dans chaque cellule. Quand les larves sont écloses, la mère les nourrit avec des Insectes broyés : ces larves (fig. 838) se tissent bientôt un cocon qui remplit toute la cellule et semble la fermer d’un petit couvercle, puis elles se transforment en nymphes qui ne tardent pas à passer à l’état parfait. Cette première génération donne naissance à des ouvrières qui se mettent aussitôt à agrandir le nid en construisant un grand nombre de cellules nouvelles, dans lesquelles la mère effectue une seconde ponte. Cette lois la mere ne s’occupe plus de sa progéniture et laisse aux ouvrières le som de la nourrir ; de cette seconde génération proviennent, vers la fin, de 1 ete, tout à la fois des mâles, des ouvrières et des femelles.

Fig. 838. — Larve et nymphe de Vespa crabro.

gennanica.

ULAbbE DES INSECTES.

Les Guêpes construisent leur nid ou guhjier hvpp ^ u • feuilles mortes, dont elles font u»e sorte de nanL 1 elles broient ces substances entre leurs mandibules i =

de leur salive et en forment une pâte homogène r e« L f affecter les formes les plus diverses, mais une toujours à ses rayons la même configuraUr PolisfesgaUica suspend le sien à des plantes peu élevées en • donne la fornip ri’nyï • i

aplati. Le Frel„„ («g. 'etf,:

plus grande de nos Guepes indigél

flse le s,e„ à un vieux tronc d’arbre Tu’

a une Sûltve dans un grenier, et lu” donne une forme hémisphérique (üg.

^ ). Vespa sylvestris superpose plusieurs rayons, puis les entoure d’une enveloppe commune dépourvue d’al-

bas. Où une ouverture a été nTé^aLe-t'nid'a^T'' pect d’une boule et est fixé aux branches d’Lbre “ V (as. 83P). F. „,çar,, V. n.ra construisent leu^ “ds ^

Les Guêpes sont au nombre des Insectes les plus redoutés

armées lesMlt^uï ou

c™s™1f:“c°0m„^f "““«-Dattiers chez Vespa

h bas: is“L^d“: rs/r, ““““

inférieure - danç «a r. -ix ^ longueur de sa face

grêl™: aiguës dont : K * f

ft i’mférZ'oinrdV^d rf "r t

stylets sont capable^ d^ mltem:: : de"*': les premiers à pénétrer dans la peau et f gorgeret; ils s’enfoncent en scLT.Lf^^ par leurs denticulations et souvent mêm après le départ de l’Insecte T ’nv!^ ? ! P*^^®

l’anus en arrière de l’aiguillon à laT^® Rebouche en avant et d’autre part le conduit qui vient du ré^f Quant à l’appareil à venTn , nous avons indiquée chez les’pourmis

s . les glandes paires pro-

isent un liquide acide, la grosse glande impaire donnerait

liquide alcalin, suivant Carie t, mais le venin, qui résulte du llîélange de ces deux liquides est toujours acide. La vésicule du venin possède une couche musculaire capable d’agir sur son contenu et de l’éjaculer. . . , ^ r f

La Mouche est très sensible à 1 action du venin de la Poliste, de la Guêpe, du Frelon et de quelques autres Hyménoptères (Xvlocope, Chalicodome, Abeille et Bourdon) ; elle meurt immédiatement et tombe comme foudroyée. Cette extrême sensibilité a permis à Carlet d’expérimenter séparément l’action des deux produits, acide et alcalin. Inoculé seul, l’un quelconque de ces liquides n’amène pas la mort ou du moins ne l’amène que longtemps après l’inoculation. Mais si l’on injecte successivement ces deux liquides à une même Mouche, la mort suit de près la seconde injection, d’où il semble résulter que les propriétés nocives du venin ne se développent qu après le mélange des deux liquides.

La piqûre de la Guêpe est ordinairement bénigne et ne provoque qu’une légère inflammation locale, qui guérit seule; parfois, elle détermine de la lymphangite, des ulcérés, des abcès, des phlegmons, la gangrène de la partie lesee; on l a vue encore s’accompagner d’accidents généraux graves, de perte de connaissance, d’insensibilité et même être a cause d’un tétanos mortel. La piqûre du voile du palais ou du pharynx n’est pas rare ; elle provoque une tuméfaction qui gene considérablement la respiration et peut même causer la mor . Celle-ci est d’ailleurs très rare, dans les cas de piqûre simp e, mais s’observe fréquemment à la suite de piqûres mu ip es. elle tient alors à l’action dépressive exercée sur le système nerveux, notamment sur le bulbe, par le venin a sor e en grande quantité.

Carillet, Observation sur des accidents produits par les piqûres de Guêpes.

Journal complém. des SC. méd., XIV, p. 87. iqcq tôt.» Voir

H. de Saussure, Monographie des Guêpes sociales. Pans, 1853-1858. Von

G. Mabaret duBasty, Des accidents produits par la piqûre des Hyménoptères porte- aiguillons. Thèse de Paris, 1875. rnmutes

G. Lier, Sur le venm des Hyménoptères et ses organes sécréteurs. Comptes rendus de l’Acad. des sc., XGVIII, P- 1550, 1884.

Les Apides ou Abeilles ont les antennes coudées, formées de 12

CLASSli DES INSECTES.

ticles chez le mâle, de 13 chez la femelle, plus épaisses et plus co chez cette dernière. Les pièces buccales sont diversement dévebp'nT* suivant le genre de vie de l’animal. Le corps est ordinairement velu t les poils aident au transport du pollen qui sert en partie à la nour riture des larves; en visitant les Heurs, les Abeilles transportent également ce pollen d’une fleur sur l’autre et sont ainsi les agents hhbituels de la fécondation croisée. L’abdomen n’est pas pédiculé. Les ailes antérieures ne se replient pas. Les pattes postérieures ont, chez les femelles, une conformation caractéristique, en rapport avec la récolte du pollen : le tibia ou palette s’élargit en un triangle allongé ; le premier article du tarse, appelé métatarse ou pUce carrée, est large et rectangulaire (fig. 84.0).

Un grand nombre d’Abeilles vivent toujours solitaires; elles ne produisent pas de cire et ne comprennent que deux sortes Fig. 840. -Pièces buccales d’A/îrfrena Parmi elles, nous

labialis. Les lettres comme dans la rencontrons tout d’abord les Nofigure 809. madines {Nomada, Melecta, Cœ-

Hoxys), qui sont à peu près glabres et, par conséquent, incapables de rapporter du pollen à leurs larves : aussi ont-elles coutume de s’introduire dans le nid des autres Abeilles pour y pondre leurs œufs; pour opérer plus sûrement cette Iraude, elles revêtent parfois l’aspect extérieur de celles à qui elles confient leur ponte.

Chez les Mérilégides, la jambe et le tarse ne jouent qu’imparfaite-

Das7jpoda hirtipes.

l- — Megachüe centuncularis femelle.

ment le rôk d’appareil collecteur du pollen ; en revanche l’extrémité .nfer,eure de 1. cuisse, la hanche el les pas, l'es l.téXs de l'abdlèu

< hérissées de poils qui concourent au même but. Ces Abeilles ont rmentor. très allongé (flg. 840, «),'la langne courte et large, 6, les nalpes labiaux formés de 4 articles, c Colletés (fig. 792), Andrena, Basypoda (flg. 841) sont les principaux

genre».

Les Gastrilégides ont le dernier segment de l’abdomen hérissé de poils courts et dirigés en arrière, entre lesquels s’accumule le pollen, balayé par le tarse des pattes postérieures. Gem&s Anthidium, Megachile (flg.

842), Chalicodoma et Osmia (fig. 843). . des

Les Podilégides recueillent le pollen sur la jambe et le tar e de deux pattes postérieures. Genres Anthophora, Eucera (flg. erocera et Xylocopa. La Xylocope violacée (fig. 844) creuse

Fig. 843. - Aile antérieure d’Osmia pilicornis. — c', 1^® , c , cellule cubitale ; rl, nervure.

Les autres lettres comme dans la figure 810.

Fig. 844. — Xylocopa violacea et son nid.

bois sec et tendre ou dans de vieux troncs d’arbre, au moyen de ses

mandibules, des galeries subdivisées en loges, dans chacune desquelles elle dépose un œuf et la quantité de nourriture nécessaire à La piqûre de cet Insecte est redoutable; son venin est acide : P. Eeri

pense qu’il n’agit directement ni sur le système nerveux ni . , lème musculaire, mais que c’est un poison du sang.

de laSoe.',e

Les Abeilles sociales vivent en commun et forment des socipr ' qui ne durent qu’une année (Bomôus) ou indT Animent [Mellipona, Apis). Elles comprennent trois sortes d individus, des mâles, des femelles et des ouvrières, et produisent de ladre. Ce sont des podilégides : la face externe de la jambe (bg. 84o, A) est creusée d’une corbeille, dans laquelle le pollen s’accumule, se ramasse en boule et se trouve retenu par le rateau, rangée de longs ^ poils plantés sur le bord. Le pollen est enlevé des

Fi<. «4s P . '■^s^'emblé par la brosse, B, située à la

postérieure d’une interne du tarse et constituée par plusieurs Abeille ouvrière. symétriques de soies raides et courtes.

— A, face externe ; Les Bourdons ont le corps lourd et velu - les B, face interne. pièces buccales (Bg. 846} sont très allongées; le postérieures est armé de deux pmes terminales. Ils bâtissent sous terre des nids qu’ils imprègnent de cire pour les rendre imperméables. Leur miel est de bonne qualité, mais très peu abondant : ils se le procurent en perçant à la base la corolle des fleurs. Leur piqûre est très douloureuse.

Les Méliponines sont de petites Abeilles à aiguillon rudimentaire, qui vivent au Brésil, dans les îles delà Sonde et en Australie; elles mordent, mais ne piquent pas. Elles s’établissent dans les creux des vieux arbres. Les Indiens Tamas, qui vivent sur les bords du rio Caquetta, dans la LautOrénoque, récoltent la cire produite Fig. 846. — Tête de Mélipones. Cette cera de los Àndaquies est

b’, paragiosses. - ? . ^ P' Cire de Palmier, de 43 p. 100

Les autres lettres “c Canne à sucre et de S p. 100 d’une ma-

comme dans la “C^e huileuse.

gui e 809. Les Abeilles proprement dites sont originaires

mité du tibia des patteTnL"tl?^'"®”\’ point, à l’extré-

dentles Bourdons ; elles ont arnirb i a""''

plus haut degré la faculté de re-.

cueillir le nectar des fleurs. Ce groupe renferme le seul genre

Apis mellifica Linné.

rette Abeille (fig. 847) se rencontre en Europe, en Asie et dans le . de l’Afrique. A l’état sauvage, elle fixe sa demeure dans les î L vieux arbres ou des rochers ; domestiquée, on l’établit dans ? son élevage ou apiculture est une des plus anciennes in-

Si'uus ■ me seute femelle téeoncle oureine, A, B. 200 à 300 mAlee m mtmrions, E, F, et 2000 i. 3000 ouvrières, C, D. Le rente

- 3-s «Mffiism. - A, reine; B, tête de k rei,«; C, ouvrière; D, tête de l’ouvrière ; E, mâle ; F, tête du male.

lépourvue de corbeille et de brosses, sa langue est plus courte que

lhez l’ouvrière (fig. 848). jrvc mnvrîprps et

Quand une ruche se tonde, elle ne comprend 0“ une -senle reine. Les ouvrières commencent aussitôt » de la propofe toutes les fissures de la cavité dans venuiLr. Puis elles se mettent à construire f ^ «

et à creuser à chacune de leurs faces une serre

nales d'une admirable régularité. La cire dont ces mes est sécrétée par les ouvrières

par quatre paires de glandes situées sous les artic es i» ' à la face ventrale, puis s'accumule entre ces ““

ciriém (fig. 8i9). Les ouvrières se disposent en file ; a 1 aide

pattes postérieures, dont le tarse porte à la partie externe de sa K un prolongement aigu qui forme pince, avec la partie voisine du lih?^ elles extraient les feuillets de cire, puis les pétrissent entre leurs m

dibules et les imprègnent de salive; chacune d’elle,' va ensuite fixer les matériaux qu’elle a ainsi fa çonnés.

Les alvéoles que les ouvrières construisent à la surface des gâteaux de cire sont de 3 sortes • dans les plus petits (fig. 850), la reine pond des œufs qui donnent naissance à des ouvrières; dans les plus grands se développent des mâles; d’autres enfin plus vastes, remarquables par l’irrégularité de leurs contours et leur situation marginale (fig. 851), reçoivent des œufs d’où naissent des femelles. La reine ne dépose qu’un œuf par cellule; d’après Réau- Fig. 858. - Tête pondre jusqu’à 12 000 œufs dans

d’Apis mellifica T espace de 20 jours; elle fait d’ailleurs plusieurs (ouvrière) vue do pontes par an. Les ouvrières et les femelles fécon

subi nmpréga.tiûn

-Les autres let- ; les males se développent par par-

tres comme dans f^enogenèse ; la reine est, en effet, capable de féconla figure 809. der à son gré les œufs, quand ils passent en face du rpnf, pp A ^^'ïuel s’accumule le sperme. Les

œuts fécondés donnent naissance à des ouvrières ou des femelles fé-

s2ant’ T" S'-^^deur de la cellule, mais aussi

suivant la nature des aliments apportés à la larve : un accident vient-

Fig. 849. - Glandes cirières de l’Abeille ouvrière.

il à priver une ruche de sa reine le,

dir un alvéole abritant un œuf ou une larve^’d' ' empressent d’agran avec la pâtée royale cette larve oui de ? ^ ouvrière et nourrissen larve, qui devient ainsi une reine de sameté

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