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C. V. - Le Mleu-tassart (fig. 836) eal long de

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ber ». Des observations plus précises ont été publiées pendant un séjour du Catinat à Balade, 60 Hommes di rent des Melettes encore chargées de frai : 30 furent mala

Dussumieria acutü.

précédent. Valenciennes assure qu’il est toujours vénéneux et lui attribue les accidents survenus à bord du’Catinat.

Clupea tropica. — Très abondante aux Seychelles, elle y cause de violentes indigestions, notamment à l’époque du^ frai. A bord de llsere, Payen a observé un grand nombre de cas de signalera qui lui étaient imputables.

Spratella eimbriata C. V. - Ce Poisson, long de 0-,1d environ, abonde sur la cote du Malabar ; sa chair est délicate, mais, au dire e uvier et Valenciennes, « on prétend que ce Poisson contribue beaucoup a faire naître les maladies cutanées qui tourmentent les tSqur^ et malheureux de cette côte )>. Nielly le cite comme

Harengüla hümeralis. — Elle est commune sur la côte orientale de

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l’Amérique du Sud, de Rio de Janeiro aux Antilles. L’Herminier assure que sa chair est vénéneuse pendant toute l’année et que son ingestion est rapidement mortelle ; Ricord dit, au contraire, qu’elle est estimée à Saint-Domingue.

C’est à cette espèce, ou du moins à une espèce voisine indéterminée, qu’il convient d’attribuer les intoxications observées par Pouppé-Desportes à Saint-Domingue. A l’autopsie, on trouverait des plaques gangréneuses à l’estomac, au pylore et dans. diverses parties de l’intestin.

Les Aloses, dont l’opercule est strié et la mâchoire supérieure écbancrée, n’ont de dents ni sur la langue ni sur les os palatins. Alosa vulgaris, commune sur les côtes d’Europe, remonte les fleuves au printemps : on la trouve dans l’Isère jusqu’au-delà de Grenoble, dans la Saône jusqu’à Gray, dans la Loire jusqu’au Puy, etc. Ce Poisson délicat est rejeté des Russes, qui lui attribuent des propriétés délétères. A. pita est une espèce très voisine de la précédente, dont elle partage l’habitat; A. sapidissima et A. menhaden sont des côtes orientales de l’Amérique du Nord, '

Alosa sardina. — La Sardine est longue de 0“,12 à 0“,20 , la nageoire dorsale comprend 8 rayons simples et i4 ou 13 rayons brancbus, l’anale a de 17 à 21 rayons. Elle se trouve dans le nord de la Grande-Bretagne, sur les côtes de France, d’Espagne et de Portugal, ainsi que dans la Méditerranée. Comme le Hareng, elle ne quitte les grands fonds qu’au moment du frai : elle se rapproche alors des côtes et se montre à la surface, en bancs immenses, dès la fin de l’été.

Les Mormyrides habitent les fleuves de l’Afrique tropicale. Comme les Raies, ils ont de chaque côté de la queiie un organe pseudo-électrique, qui se continue avec les masses musculaires. Ils comprennent les genres Mormyrus {M. caschive, M. cyprinoides, M. oxyrhynchus), Hyper opisus et Mormyrops. •

Les Gymnarchides sont voisins, mais leur appareil pseudo-électrique est encore plus rudimentaire et est sans doute incapable de donner aucune décharge volontaire. Gymnarchus niloticus vit dans le Nil.

Le Brochet (Esox lucius) est répandu dans l’Europe entière; son extrême voracité est connue; il pèse fréquemment jusqu à 10 et 13 kilogrammes. On se rappelle qu’il est l’un des hôtes intermédiaires de Bothnocephalus lotus (tome I, page 490). Dans certaines • contrées d’Allemagne, on fait avec ses œufs une sorte de caviar (tome I, page 523) ; dans la Marche de Brandebourg, on les mange mélangés à la Sardine, sous le nom de net&in. Ces œufs sont d ailleurs fréquemment toxiques, comme le montrent des obser\aions

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rapportées par Gesner, Fourcroy, Arnaud de Nobleville Salerne ae Vallof.

Les Salmonidés sont reconnaissables à leurs petites écailles et à leur nageoire adipeuse, située entre la dorsale et l’anale; les appendices pyloriques sont nombreux, les oviductes font défaut. Ces Poissons vivent dans les eaux froides et limpides; quelques-uns sont marins, mais remontent dans les fleuves au moment du frai. A ce groupe appartiennent le Saumon {Salmo salar), dont la chair est colorée en rouge par la zoonéry- Fig. 859. - Tète de Coregonus '> chevalier (S. umUa),

fera. 1 Ombre commune, l’Eperlan (Osmerus

eperlanus), la Truite commune, la Truite des lacs [Tmtta lacustrîs), la Truite de mer {Tr. marina), le Lavaret {Coregonus lavaretus), la Marène (G. maræna), la Gravenche (G. hiemalis), la Féra (fîg. 839).

Chevallier et Duchesne rapportent un cas de botulisme par le Saumon avarié.

Depuis que le premier volume de cet ouvrage a été publié, la question des migrations de Bolhriocep/ialus lutiis a fait un pas décisif : l’opinion de Küchenmeister, suivant laquelle les Salmonidés seraient les principaux hôtes intermédiaires de ce Cestode, s’est confirmée. Au Japon, où le Ver est commun, Isao Ijima a trouvé ses Plérocercoïdes chez Onchorhynchus Perryi et a constaté une remarquable concordance entre la distribution géographique du Ver et celle du Poisson. A Genève, Zschokke a reconnu que les larves du Bothriocéphale étaient très communes chez Salmo iimbla, plus rares chez Thymallus vulgaris, Irutta vulgaris et Tr. lacustrîs il ne les a jamais observ'ees chez Salmo salar ni chez Coregonus fera.

En dehors des Salmonidés, Zschokke les a vues encore fréquemment chez Lota vulgaris et Perça flumatilis, plus rarement chez Esox lucius. Des essais d’infestation expérimentale lui donnèrent, chez 1 Homme, un résultat positif avec les Plérocercoïdes provenant de Salmo umbla et de Lota vulgaris, mais non avec ceux de la Perche. Avant lui, Ern. Parona avait constaté la présence du parasite chez cette dernière et avait tenté sur un Homme et sur trois Chiens une infestation suivie de suc-

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cès; depuis lors, Grassi et Rovelli réussirent cette même expérience. La croyance, générale chez les Génevois, que la Féra est la source du Bothriocéphale, ne se vérifie donc point : c’est la Lotte, au contraire, qui mérite cette réputation.

Les Stomiades vivent dans les grandes profondeurs et présentent sur les côtés de la face ventrale, une ou deux rangées longitudinales de taches pigmentaires que Leuckarl et Ussow ont considérées comme des yeux accessoires {Stomias, Astronesthes, Argijropelecus, Chaiiliodus). Ces organes sont en relation métamérique avec les segments vertébraux ; chacun d’eux reçoit un gros tronc nerveux et se compose d’une cupule sensorielle, remplie d’une masse conjonctive transparente et fermée en avant par une grosse lentille biconvexe, située immédiatement au-dessous des écailles. On a voulu voir là une rétine, un corps vitré et un cristallin. 11 est plus vraisemblable qu’il s’agit d'organes photodotiques : la membrane cupuliforme, dans laquelle se terminent les nerfs, produit une lumière dont les rayons sont rendus convergents par la lentille avant leur émission au dehors.

On conçoit en effet que des animaux vagabonds et pourvus d’yeux normalement développés, comme c’est le cas pour ces Poissons, soient munis d’appareils destinés à éclairer leur course, dans les abîmes que la lumière solaire ne saurait atteindre ; ces appareils leur servent en outre à attirer leur proie.

Les récentes explorations sous-marines ont d’ailleurs fait connaître un certain nombre de Poissons remarquables, chez lesquels des organes photodotiques sont développés en divers endroits du corps. Tels sont Eustomias obscurus L. Vaillant, qui vit par des fonds de 2800 mètres; Malacosteus niger Ayres et M. chorislodactylus L. V., qui habitent des fonds de 1,600 à 2,200 mètres; Neostoma bathyphilum L. V., qui vit à une profondeur de 1,420 à 2,285 mètres, dans le golfe de Gascogne et aux Açores ; et N. quadrioculatum L. V., qui descend jusqu’à 4,165 mètres. D’autres formes, comme Bathypteroîs diibius, ont des yeux peu développés, mais suppléent à l’imperfection de la vue par une grande délicatesse du toucher : le rayon supérieur de la nageoire pectorale acquiert une longueur à peu près égale à celle du corps ; il est mobile à sa base et peut être dirigé en tous sens, comme un tentacule.

Les Cyprinides sont des Poissons d’eau douce à corps épais et comprimé, à bouche inerme, les dents n’existant que sur les os pharyngiens inférieurs. Les appendices pyloriques manquent; la vessie natatoire est divisée en deux moitiés par un étranglement. Les barbillons font défaut {Garassius, Bhodeus, Abramis, Leuciscus) ; ou bien

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il en existe une [Tinca, Gobio) ou deux paires {Cyprinus, Barbim)

La Carpe {Cyprinus carpio), le Carassin {Carassius vulgaris), le Poisson rouge {Ga. auratus), le Barbeau [Barbus fluviatüis), le Goujon [Gobio fluviatilis], la Tanche [Tinca vulgaris), le Gardon [Leuciscus ru~ tilus), le Rotengle (L. erythrophthalmus), la Chevaine (L. cephalus), le Vairon [Phoxinus laevis), la Brême [Abramis brama), l’Ablette [Alburnus lucidus), sont les principaux représentants européens de cette nombreuse famille.

Sur les rives du Don, les œufs de la Carpe et d’autres Cyprins servent à la préparation d’un caviar dont font usage les Juifs de Constantinople et de Moscovie, le Lévitique défendant de se nourrir de Poissons sans écailles et prohibant, par conséquent, le caviar d’£sturgeon. Ce caviar était importé en France au seizième siècle et Belon dit qu’on le reconnaît aisément à sa couleur rougeâtre.

Oc connaît des cas de siguatera par les œufs de Barbeau. Gesner, Ant. Gazio, Sauvages, Kopp et Marx, Vallot en ont cité des exemples, rappoi'tés par Chevallier et Duchesne; un autre cas, dû à Simon, est reproduit par d’Arras ; un cas plus récent est dû à Münchmeyer. En Cochinchine, la chair d’un Cyprinide appelé Prolung ou Ca-thiaï passe pour toxique, d’après Nielly.

Les Acanthopsides ont un ou plusieurs piquants sur l’os sous-orbitaire et portent de trois à six paires de barbillons autour de la bouche. Les Loches [Cobitis] sont de nos pays ; C. fossilis avale l’air et le respire, grâce à une vascularisation extrême de la. muqueuse intestinale; il le rend ensuite par l’anus.

Les Characins [Serrasalmo) habitent les eaux douces de l’Amérique du Sud; ils n’ont pas plus de 0“,lo à 0“,20 de longueur, mais sont très redoutés, à cause de leurs dents puissantes, dont la force est surprenante. Doués d’une grande intrépidité, ils attaquent non seulement les autres Poissons, mais le bétail ou l’Homme lui-même ; ils enlèvent par lambeaux les chairs de leur victime et celle-ci n’a bientôt plus la force d’échapper à leurs atteintes. Le Caribe Colorado [S. Nattereri) et le Caribe pinche [S. irritans) sont du Venezuela; S. denticulatus est de la Guyane. Le Candirou [S. rhombeus) vit dans l’Uruguay, le Parinha [S. piraya) dans l’Uruguay, le Tocantin et l’Amazone : de Castelnau a décrit leurs méfaits.

Les Siluroïdes sont de voraces Poissons d’eau douce, à puissante armature dentaire, à peau nue [Silurus] ou partiellement couverte de larges écussons osseux [Hypostoma] ; le sous-opercule et les appendices pyloriques font défaut.

Silurus glanis est le plus grand Poisson des eaux douces d’Europe: il a jusqu’à 3 mètres de longueur. On ne le trouve ni dans le sud, ni dans l’ouest de l’Europe, mais les fleuves d’Allemagne et de Russie

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le nourrissent, ainsi que la mer Caspienne et les rivières qui s’y ■pltent. Cet animal est redoutable môme pour l’Homme : Gesner, Valenciennes, Heckel et Kner rapportent qu’on a maintes fois trouvé des restes humains dans son estomac. Sa chair est assez appréciée, mais celle de S.japonicus serait tenue pour suspecte au Japon.

Le Mâchoiran {Bagrus barbatus), du Sénégal, « a, suivant Keisser, sa nageoire dorsale armée de rayons épineux et forts qui, en font un animal très dangereux à saisir ». Au Japon, B. aurantiacus et Plotosus lineatus passent pour être toxiques : on redoute en outre leur piqûre.

Cette dernière espèce se trouve dans la mer Rouge et dans tout l’Océan Indien, de l’ile de la Réunion au Japon et aux Philippines; c’est Vikan binara des Malais. Elle mesure jusqu’à 0“,30 de longueur et se tient enfoncée dans la vase et le sable de la mer.

Quelques autres espèces ne sont pas moins redoutables : PL casianeus est de Mahé et de la côte du Malabar, PL liinbatus de l’Hindoustan, PL canius du Bengale, PI. unieolor et PL albilabns de Java, PL macrocephalus de Timor.

Bottard a décrit l’appareil à venin des Plotoses. Cet appareil siège en avant des nageoires pectorales et de la première dorsale, dont le premier rayon est constitué par une forte épine. Celle-ci est creusée d’un canal central, qui s’arrête à une petite distance de son extrémité libre et ne s’ouvre pas au dehors; inférieurement, ce canal communique avec un réservoir à venin placé à sa base, sorte de poche piriforme, de nature flbroélastique, dépourvue de muscles et tapissée intérieurement par un épithélium sécréteur. L’appareil reste clos ; mais si, par exemple, le pied d’un baigneur ou la main d’un pêcheur vient à heurter ou à saisir le Plotose, l’épine s’enfonce dans les tissus et s’y hrise et, grâce à la compression qui agit sur lui, le réservoir à venin se vide dans la plaie. Cet appareil est donc purement défensif; le Poisson est incapable de s’en servir activement. Cuvier et Valenciennes attribuent à tort les accidents à la rupture des épines dans la plaie. Bottard a lui-même été témoin d’accidents très graves par piqûre de ce Poisson.

Les genres Pimelodus et Doras, de l’Amérique du Sud, sont très venimeux : on trouvera sans doute dans la nageoire dorsale un appareil à venin analogue à celui des Plotoses.

Blanchard. — Zool. méd.

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