‹ Traité de zoologie médicaleChapitre 57 sur 103 · SOUS-CLASSE DES DIPNOIQUES · texte numérisé non relu

SOUS-CLASSE DES DIPNOIQUES

autre chose que teste é queue ». Leur tête est surmontée de longs filaments qu’ils agitent pour attirer leur proie, après avoir eu soin de se cacher dans la vase. La Baudroie [Lophius piscatoriiis) se trouve dans tout l’Océan Atlantique et dans la Méditerranée ; elle descend jusqu’à 760 mètres de profondeur; une espèce voisine {Melamcelus Johnsoni) va jusqu’à 4,789 mètres. L. setigerus est indiqué comme toxique.

Sous-classe des Dipnoïques.

Lés Dipnoïques, Dipneustes ou Pneumobranches, établissent la transition entre les Poissons et les Batraciens. Le corps est allongé, anguilliforme, couvert d’écailles cycloïdes ; les membres consistent en deux paires de nageoires très écartées ; la queue est ornée d’une nageoire que soutiennent des rayons mous. La notocorde est persistante et continue : sa gaine porte des arcs inférieurs et supérieurs, ainsi que des côtes ossifiées. Le crâne a de grandes ressemblances avec celui des Holocéphales ; la bouche est armée de fortes dents.

L’intestin est pourvu d’une valvule spirale. Le cœur présente une remarquable complication : le ventricule reste simple, mais l’oreillette est divisée en deux cavités par une cloison plus ou moins complète; le sinus veineux qui y aboutit est lui-même double. Il en résulte que la distribution du sang dans le corps se fait d’une façon rappelant la disposition particulière aux Batraciens et aux Reptiles, mais pourtant sans lui être identique.

Les branchies sont au nombre de trois {Lepidosiren, Protopterus) ou quatre paires {Ceratodus). Elles fonctionnent tant que l’animal est dans l’eau. Mais celui-ci vit dans des marais et des flaques d’eau, qui se dessèchent au moment des chaleurs: il s’enfouit dans la vase et respire désormais par un {Ceratodus) ou deux poumons {Protoptems, Lepidosiren). Ces organes ne sont autre chose qu’une vessie natatoire simple ou bifurquée : à leur face interne se sont développés des alvéoles, dans la paroi desquels rampe un riche réseau capillaire.

Les organes génitaux sont constitués comme chez les Ganoïdes osseux : le canal de Müller sert de canal déférent chez le mâle.

Les Dipnoïques comprennent deux ordres.

Les Monopneumones ont le corps couvert de très grosses écailles cycloïdes ; ils n’ont qu’un seul poumon. On trouve de nombreuses formes fossiles dans le trias supérieur, le permien et le jurassique d’Europe, ainsi que dans le dévonien et le crétacé supérieur de l’Amérique du Nord. Actuellement, ils sont réduits à une seule espèce, Ceratodus Porsteri Krefft, qui atteint deux mètres de longueur et vit dans les rivières du Queensland et du nord de l’Australie. Les indigènes l’appellent Barramunda et apprécient sa chair.

CLASSE DES STÉGOCÉPHALES.

Les Dipneomones ont deux poumons ; ils ne comprennent que deu genres et deux espèces. Protoplerus annectens Owen est long de il vit dans les régions les plus chaudes de l’Afrique, au Sénégal dan’ la région du Nil-Blanc, à Quellimane, à Boror, etc. Lepidosirenpan doxa Natterer se trouve au Brésil, dans les grands lacs voisins des rivières Tapajos et Madeira ; il est long d’un mèlre environ.

L’état rudimentaire de Chordés tels que l’Amphioxus indique que les Poissons tirent leur origine d’êtres très inférieurs, dont aucun débris fossile ne nous est actuellement connu : ils étaient dépourvus de squelette ou de parties solides capables de résister aux causes ordinaires de destruction. L’appareil excréteur des Cyclostomes et des Sélaciens nous montre cependant une disposition que nous avons reconnue plus haut pour être caractéristique des Vers, ce qui nous est une précieuse indication relativement à la descendance des précurseurs des Vertébrés.

Les premiers Poissons apparus étaient des Sélaciens et des Ganoïdes: ils se sont montrés dès l’époque silurienne inférieure, et ont acquis par la suite une extension considérable. Il est hors de doute que les Ganoïdes soient la souche des Téléostéens et des Dipnoïques: les membres des Crossoptérygiens sont très semblables à ceux des Dipnoïques et peut-être est-on autorisé à penser que beaucoup de ces Ganoïdes avaient acquis déjà la respiration aérienne dès l’époque du vieux grès rouge, époque à laquelle ils étaient représentés par un grand nombre de formes.

CLASSE DES STÉGOCÉPIIALES

Les Stégocéphales ou Lahyrinthodontes sont.tous fossiles; à l’époque primaire, ils avaient une extension considérable. Ils étaient de taille très variable; ils vivaient dans les marais, se nourrissaient de Poissons.

La notocorde était persistante ; les vertèbres, biconcaves ou amphicœles, portaient généralement des côtes. Le squelette était très itnparlaitemeiit ossifié; le crâne présentait des formes très diverses, en rapport avec la configuration du corps. Comme chez les ürodèles actuels, les pattes étaient trop faibles pour supporter le poids du corps: aussi la poitrine, qui rampait sur le sol, était-elle protégée par un plastron formé de trois pièces.

Les membres ont perdu l’aspect d’archipterygium qu’ils avaient chez les Poissons : ils ont pris la forme d’appendices pentadactyles ou de cMropterygium. Le crâne est remarquable par la présence de deux os spéciaux, qui manquent aux Amphibiens actuels, le supra-temporal et le pos^-or6^^a^rc; Il s’articule avec la colonne vertébrale par deux con-

Page 1