‹ Traité de zoologie médicaleChapitre 62 sur 103 · SOUS-CLASSE DES SAURIENS · texte numérisé non relu

SOUS-CLASSE DES SAURIENS

modification. Chez les Poissons, les bâtonnets dominent; chez les Reptiles, au contraire, les cônes sont plus nombreux. Ces éléments

S rien de remarquabie cheUe^eckotiens, lea^Qphidm^ e les

Crolrens; ils présentent cires les antres Repttles une structure S le, chacun d'eux rentermanl une gouttelette graisseuse. Celeci est incolore ou légèrement jaunâtre cires les Sauriens et ches les Anoures où elle fait sa première apparition ; elle est colorée en rubis, tn carm n, en vert, en orangé, en jaune, jetc., ches les Chéloniens marions les cônes ne possèdent pas une semblable gouttelette.

Ceî irse relronve, en revanche, dans tous les cônes des Oiseaux : ïe , prend une teinte vert sombre, vert clair, jaune ou bleue mais peuA^si rester incolore. On observe enhn ces memes gouttelettes

°*'rcs*'paS’rcs se soudent l’une à l’autre ches les Ascalabotes et les Ophidiens, formant ainsi au-devant de l’œil une membrane transparente dont la couche cornée est rejetée à chaque mue.

La caisse du tympan et la trompe d’Eustache peuvent manquer imtteria, Amphisbéniens, Ophidiens); ou “J.*

sans membrane du tympan [ChamæUon S^^^^coidiens) ; les Crocod liens sont plus perfectionnés à ce point de vue et posseden un rep cutané qui représente la première trace du

L’appareil excréteur des Amniotes différé de celui des Ichthyopsides en ce que le corps de Wolff ou mésonéphros n a qu une existence transitoire: il estremplacé tôt au tard par

Dans la partie postérieure et à la paroi dorsale du canal de o Iff

il se forme par invagination un cul-de-sac qui se porte en avan , s’allonge de plus en plus et constitue Yuretère ou canal excreteur du métanéphros. Pais ce canal émet, par son extremite anterieure, un Tertain nombre de bourgeons qui se bifurquent et se mettent chacun en rapport avec un glomérule de Malpighi, développe sur une branche dlvartére rénale, laquelle est elle-même une branche de l aorte. Les glomérules de Malpighi sont les organes élaborant 1 urine , les canaLules émanés de l’uretère et l’uretère lui-même ne sont que des conduits collecteurs et évacuateurs. L’uretere débouché donc dans

l’extrémité postérieure du canal de Wolff. .v m

Les reins ont une moindre exten sion que les corps de Wolff. Le sont des organes lobés, dont chaque lobe émet un canal qui va se jeter dans l’uretère. L’urine est une sorte de bouillie blanche, formée de cristaux d’acide urique et de xanthine, dont les plus petits sont

animés du mouvement brownien. Les Sauriens possèdent une grande

vessie urinaire, mais les Ophidiens en sont dépourvus.

Anrès que le rein s’est conslitué, le corps de Wolff entre en régression ; quelques parties persistent pourtant et se mettent en rappor

avec l’appareil génital. Chez le mâle, l’extrémité antérieure s’unit au testicule, forme le rete testis, les vasa efferentia testis et Vêpididyme : ce système de canaux se continue avec un canal déférent très contourné, qui débouche dans le cloaque et n’est pas autre chose que la portion postérieure du canal de Wolff.

Chez la femelle, le canal disparaît totalement : l’expulsion des produits sexuels est confiée aux canaux de Millier. Ceux-ci restent séparés l’un de l’autre pendant toute la vie, non seulement chez les Reptiles, mais encore chez les Oiseaux et les Mammifères didelphes : ils s’ouvrent en avant dans le péritoine, en arrière dans le cloaque et constituent un oviducte dont la muqueuse renferme, chez les ovipares, des glandes sécrétant l’albumine et la coque de l’œuf. Les ovaires sont deux poches fibreuses, fusiformes; les œufs qui s’en détachent tombent dans le péritoine, puis sont transportés jusqu’à l’oviducte, sans doute par des cils vibratiles.

Les Sauriens et les Ophidiens, entre lesquels nous avons déjà noté tant de points de ressemblance, se ressemblent encore en ce que le mâle possède un appareil copulateur. Si on abaisse la lèvre postérieure du cloaque, dont l’orifice a la forme d’une large fente transversale (d’où le nom de Flagiotrèmes donné à ces deux groupes de Reptiles), on découvre, de chaque côté de la ligne médiane, un sac fusiforme qui s’enfonce d’avant en arrière, sous la peau de la racine de la queue. Ce sac est un pénis ; il était représenté primitivement par une papille arrondie, faisant saillie au bord du cloaque. Dans sa paroi se trouvent une épaisse couche de muscles striés, de larges espaces caverneux et un riche réseau capillaire ; sa partie initiale est hérissée intérieurement de papilles cornées ; une profonde rainure^ court en spirale tout le long de sa paroi interne. Son cul-de-sac est fixé par un muscle rétracteur. Au moment de la copulation, cet organe érectile se gonfle de sang, ses muscles entrent en jeu : il se retourne alors sur lui-même à la façon d’un doigt de gant. Les deux pénis évaginésont alors l’aspect de deux corps cylindriques, turgides, hérissés de pointes cornées et sortant hors des lèvres du cloaque. Lors de l’accouplement, ces organes sont introduits dans le cloaque de la femelle et le sperme s’écoule le long de la rainure dont ils sont creusés.

On trouve chez la femelle deux organes érectiles rudimentaires, homologues à ceux du mâle : ce sont les clitoris.

Sans entrer dans de longs détails embryogéniques, il importe néanmoins; de rechercher de quelle manière se forment l’amnios et l’allantoïde, qui sont caractéristiques des animaux supérieurs composant, les trois dernières classes des Vertébrés; leur étude se fait assez aisément chez les Sauropsidés (Reptiles et Oiseaux).

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T e vitellus est entouré de la membrane vitelline; le pôle supérieur .^oecuprpar la cicatricule, aux dépens de laquelle seforme leblas- ZàlTml Celui-ci s’étend comme une calotte sur une partie de plus en 1 s grande de l’hémisphère supérieur; puis on voit se produire ^ r^rpnhaUaue qui limite en avant le corps de l’embryon; un reph

:£«rs?tmeersuite •

Hrronscrit par un sillon à chacune de ses extrémités. Le tube di^s- , tif représenté par l’endoderme, se trouve donc ferme en avant et em arrière, mais communique encore largement avec ® ^ ® ^ ,

mut le reste de son étendue. Le blastoderme se trouve des lor» divi e ar un aranglement en une partie em^-yonnairee une partie Ltra-embryonnaire : cette dernière mérite de fixer

Le feuillet moyen du blastoderme s’y creuse d une fente qui le divise en deux feuillets : l’externe est la somatopleure, li«terne est la splanchnopleure; l’espace interposé est le

“pXirsratopleure se relève tout aoUtur de femb^on en un repli circulaire, qui devient de plus “ P'”» P™*”'"';/; “u à se souder à lui-même au pôle supérieur. Le bord libre de ce repi circonscrit donc une sorte d’oriflce circulaire, P»”*!!*' ““if^la Cet oridce se rétrécit progressivement, puis ^ j

somatopleure se soude alors à lui-même et ses deua “ “PJ

rent. Le teuiUet externe se continue avec celui de '« "P “*""P ® et le chorion se trouve entièrement constitue. Le feuillet interne es Yamnios ■ il est séparé de l’embryon par la cavité amniotique, qu , se remplit peu à peu d’un liquide exhalé par l’embryon et ayant pou avantage de protéger celui-ci contre les chocs.

Le sac vitellin et l’am.nios plongent donc dans le cœlome exter , qui se trouve limité extérieurement par le chorion et dans lequel va s’insinuer aussi V allantoïde. Le développement de de bonne heure et précède même celui de lamnios; son evolut est d’ailleurs facile à suivre. Elle est formée par un splanchnopleure et n’est autre chose qu’une invagination centrale du cul-de-sac postérieur de l’intestin. Elle s’étend comme un tube ou comme un saucisson (àxxâç, «xxàvrcç ) à travers le cœlôme externe . puis elle s’étale entre le chorion et l’amnios d’une part, entre le Æorion et le sac vitellin d’autre part, et prend ainsi la forme dune ombrelle dont le pédoncule ou. portion tubulaire serait le manche L’allantoïde est un sac dans lequel le pronéphros et le mésonéphros

déversent leurs produits : elle contient en effet un liquide alcalin, riche en chlorure de sodium, renfermant aussi de l’albumine et de l’urée.

A mesure que l’embryon grandit, la séparation du mésoderme en somatopleure et en splanchnopleure l’envahit progressivement ; il en résulte que le cœlôme externe se prolonge dans l’intérieur du corps de l’embryon, sous forme de cœlôme interne ou cavité pleuro-^êritonêale.

Cependant, la provision de vitellus diminue et la vésicule ombilicale se rapetisse ; en même temps, les feuillets de la splanchnopleure convergent, au point où leur portion embryonnaire se continue avec la portion extra-embryonnaire, puis se fusionnent en délimitant l’intestin. Les feuillets de la somatopleure se comportent de la même façon, se rapprochent de plus en plus, mais sans se réunir complètement : ainsi se forme V ombilic, au pourtour duquel s’insère l’amnios et par lequel passe le pédoncule Allantoïdien. Puis l’embryon s’écarte de l’amnios, auquel il reste pourtant attaché par le cordon ombilical.

Ce cordon est formé d’une gaine amniotique, qui limite non plus une cavité dépendant du cœlôme externe, mais entoure un tissu muqueux particuher, la gelée de Wharton, dérivé de celui-ci : le cœlôme externe et le pleuro-péritoine sont donc désormais séparés. Dans le cordon passe le pédoncule de la vésicule ombilicale ou conduit vitello- intestinal avec ses vaisseaux sanguins et le pédoncule allantoïdien avec les siens. Par la suite, après l’atrophie du sac vitellin, le cordon ne renferme plus que le pédoncule de l’allantoïde, flanqué d’une veine et de deux artères. Les deux artères vont se distribuer dans l’allantoïde et la veine sort de cette même membrane, dont le riche réseau vasculaire préside aux échanges gazeux de l’acte respiratoire.

Au moment de la naissance, le fœtus déchire l’amnios et le chorion, puis brise la coque de l’œuf: le cordon ombilical se détache ensuite. Le jeune animal s’est donc entièrement débarrassé de ses enveloppes embryonnaires, si ce n’est que la portion initiale du pédoncule allantoïdien persiste et forme la vessie urinaire.

ORDRE DES RHYNCIIOCÉPHALES

Ces Reptiles ne sont plus représentés que par une seule espèce, Eatteria punctata, dernier- survivant d’un groupe ayant vécu à l’époque triasique. L’Hatlérie vit à la Nouvelle-Zélande. Elle a l’aspect d’un gros Lézard long de 0“,70 à 0“,80, à corps trapu, à vertèbres amphicœles, muni à chaque patte de cinq doigts terminés par des griffes ;

ORDRE DES CRàSSILlNGUES. '22'^

les orgaaes copulateurs font défaut. -Cet animal présente un remarmiable mélange de caractères de supériorité et d infériorité, qui en ?ont un des types les plus étranges de la nature actuelle. Encore assez .boit aa commeLment d. ce siècle, il est deveeu très rare et sa destruction totale est imminente.

ORDRE DES YERMILINGUES

Les Vermilingues ou Rhiptoglosses comprennent les trois genres Chcmæleon Brookesia et Mampholeon , représentes P^r ^^e tre taS espUs qui vivent pour la plupart en Afrique et a Madag^ r auelaues-unes sont du sud-ouest de l’Asie, une autre [Ch vulgm is) Lbite le sud de l’Espagne. Le corps est comprime latéralement le dos est orné d’une crête, la peau se soulève

de casque-, les pattes sont conformées en pinces, les doigts sont reu nL en?re ^ux en deux groupes inégaux. La peau est rugueuse, la queue longue et prenante, la langue protractile et de très grande longueur Tous les Caméléons sont acrodontes et ont des verte re p Lies’ Cachés dans le feuillage ou perchés sur les ^.’^a^ches prennent avec une extrême facilité la teinte du milieu ou ils vent, grâce au jeu de leurs chromatophores.

ORDRE DES AMPRISBÉNIENS

Les Amphisbéniens ou Annelés ont le corps allongé, serpentiforme ; la iSare, non écailleuse, annelée et divisée eu mos.iqoe par deLillons longitudinaux. Ces animaux sont acrodontes [Trogonophis], î, souvent pleurodontes (Ampteéte», Blanus. Lsjntatcmou OMrofes)- ils n’ont pas de membres, mais on retrouve toujours un rudiment du bassin ; les membres antérieurs ont pourtant persiste ches CMcotes. lis vivent sons terre, notamment dans Tr Wkgmanui est dn nord de l’Alrique, Bi. cmerms est d Espagne, les autres espèces sont de l’Amérique tropicale.

ORDRE DES GRâSSILlNGUES.

Les AsciLOOTEs, Oeckotiens ou LatiUngues, ont les doigts ornes a leur face inférieure, de pelotes d’adhérence qui sécrètent un liquide - visqueux et leur permettent de grimper le long des

le long des plafonds; les vertèbres sont amphicœles. Ces animaux sont piurodontes et n’ont pas de dents palatines Us vivent dans le pays chauds; Platydactylus muralis et Hemidactylus verruculatus &e trouvent en France, le long de la côte méditerranéenne. Les Geckos

sont inoffensifs; c’est donc à tort qu’on considère comme venimeux leur morsure ou leur simple contact. Aristote, Pline et des auteurs plus récents, tels que Gessner, Bontius, Popping et Hasselqvist, leur attribuent les plus épouvantables méfaits ; suivant Lemery, leur’morsure « n’est pas mortelle, mais elle épaissit les humeurs, et. elle assoupit les sens ». ’

Les Igüaniens sont arboricoles et de grande taille. Ils possèdent une crête dorsale épineuse et un sac jugulaire membraneux ou fanon. Tous ceux d’Amérique et des Antilles sont pleurodontes [Ignana Basiliscus, Anolis). Tous les genres sud-asiatiques et océaniens sont acrodontes {Lophiura, Chlamydosaurus , Calotes, Draco). Les Iguanes dont on connaît trois espèces, sont de grande taille : Iguana tuberculata peut mesurer jusqu’à 2“^,30. Ils sont l’objet d’une chasse active et leur chair est très appréciée, ainsi que leurs œufs.

Les Hümivagües, au corps large et trapu, souvent armé de piquants cornés, habitent les régions pierreuses et se retirent dans des trous. Leur dentition est semblable à celle des Igüaniens : tous ceux d’Amérique sont pleurodontes {Phrgnosoma, Leiosaurus, ürocêntrum, Tropidurus)-. tous ceux de l’Inde et d’Afrique sont acrodontes [Agama, Uromastix, Stellio). Les Fouette-queue {Uromastix) sont exclusivement herbivores : U. acawtAmurws est du Sahara; le Bis-Cobra(I7. üardwicU) est du Bengale, où il passe à tort pour venimeux.

ORDRE DES BRÉVILINGÜES

Les Brévilingues ont la langue peu extensible, courte et épaisse; la peau renferme des écailles cycloïdes imbriquées, creusées de canaux dans lesquels passent des vaisseaux sanguins (1). Les membres peuvent manquer ou être rudimentaires.

Les SciNcoÏDiENS ou Lépidosaures habitent les régions sablonneuses de Fancien continent; le vertex est orné de grandes plaques; les écailles sont toutes de même taille. Tous sont absolument inoffensifs, bien qu on les considère souvent comme très dangereux. A ce groupe appartiennent 1 Orvet (Anpwis fragüis), qui n’a plus de membres apparents, et le Seps (Seps chalcidica), dont les pattes sont très réduites ; tous deux sont européens ; le genre Cyclodus est d’Australie.

Scincus officinalis habite le nord de l’Afrique; il est long de 0“,15; chacune de ses pattes a cinq doigts frangés. Belon, qui 1 appelle « petit Crocodyle », dit qu’ « il se trouve souvent en

ces écailles sur des animaux desséchés, Em. Blanchard

vlifnt remplis d’air et en avait conclu que ceux-ci ser¬

vaient à une respiration cutanée.

ORDRE DES LACERTILIENS. 729

FsvDte en Indie, et en Mauritanie, près le fleuve de Memphis : nuauel lieu les marchans ont accoutumé de l’effondrer, confire et seiclier, pour le vendre ». Cet animal, en effet, jouissait iadis d’une grande faveur en médecine : Lemery le croyait « nropre pour résister au venin, pour exciter la semence étant nris intérieurement en poudre ». Bien plus, Gessner assure que « sa cendre, mêlée à de l’huile ou à du vinaigre, enlève la sensibilité aux membres que l’on doit amputer; le fiel, mélange avec du miel, s’emploie contre les taches des yeux. L urine solide connue dans les pharmacies sous le nom && crocodylea, est de couleur blanche; on l’emploie contre les taches derous-

ORDRE DES LACERTILIENS

Les Lacertiliens ou Fissilmgues sont des pleurodontes à langue protractile, longue et très profondément bifide. Le tympan est ordinairement visible. .

Chez les Lxcertides, les écailles du dos et des flancs sont petite, , celles du ventre sont larges et disposées en rangées transversales, celles de la queue sont vèrtlcillées. La tête est couverte de p aques dont la forme et les rapports varient suivant les especes, ui repli cutané forme au cou le pli gulaire ou colher. Ces animaux sont tous de l’ancien continent ; Lacerfa muralis, L. vivipara, L. sürpium. L. viridis et L. ooellatà se trouvent en France; ce dernier est de

^""cÏncienne médecine faisait usage des Lézards : « On choisit, dit Lemerv les mieux nourris, raisonnablement gros, de couleur verte : ils contiennent beaucoup d’huile et de sel volatil. Ils sont propres pour différer, pour résoudre, pour ouvrir les pores, pour fortifier les parties, pour faire croître les cheveux, on ne s'en sert qu’exterieurement. .

Les Améivides sont les représentants américains de nos Lacertides ; les pores fémoraux existent ordinairement, le cou présenté un double collier. Ameiva undulata et Salvator Meriana senties principaux types; leur chair est blanche et savoureuse.

Les Varxniens sont de grande taille; ils habitent les régions chaudes de l’ancien monde ; ils sont recouverts de petites écailles sur la surface entière du corps; les glandes fémorales font défaut. On recherche leqr chair et leurs œufs dans la plupart des contrées qu ils habitent; ailleurs, on les croit venimeux. Yarams arenanus, du Sahara et d’ Arabie, a la queue ronde et vit dans les régions arides ; d’autres ont la queue comprimée latéralement et sont aquatiques *

tels sont V. albogularis, du sud de l’Afrique, V. bivittatus, de l’Inde des Philippines et de Malaisie et V. niloticus, d’une grande partie de l’Afrique.

Les Trachydermiens ne comprennent que les deux espèces Heloderma horridum Wiegmann suspectim Cope, qui vivent au Mexique, dans l’Arizona et dans l’Utah. Ce sont des Sauriens pleurodontes, longs de plus d’un mètre, dont le corps est couvert de gros tubercules, la tête plate et couverte de petites plaques pentagonales. Les membres sont courts et massifs, ce qui rend la démarche lente et embarrassée.

H. horridum rejette, quand on l’irrite, une bave blanchâtre et gluante. Dès 1561, Hernandez annonçait que ce Reptile était venimeux et qu’il était « craint des indigènes autant que les gens d’origine européenne. » Il possède à la mâchoire inférieure une énorme glande en grappe, d’où partent quatre conduits excréteurs qui s’enfoncent dans l’os et s’y subdivisent en plusieurs canaux. Chacun de ceux-ci débouche en avant de la racine d’une dent. Le venin s’écoule le long de la cannelure dont celle-ci est creusée à sa face antérieure; pour qu’il pénètre plus sûrement dans la plaie produite par la morsure, l’animal a d’ailleurs l’habitude de se renverser sur le dos au moment de l’attaque.

La nature venimeuse .de la bave rejetée par ces animaux est incontestable. Sumicbrast a vu une Poule succomber en quatorze heures à la morsure d’un jeune Héloderme; un gros Chat ne mourut point, mais la patte mordue enfla considérablement, l’animal ne cessa de pousser des miaulements de douleur et resta toute une journée sans pouvoir se relever. De leur côté, Boulenger et sir J. Payrer firent mordre des Cobayes à la patte et les virent succomber, dans un cas au bout de trois heures, dans d’autres cas au bout de dix heures. Le venin agit d une façon analogue sur l’Homme : suivant la vigueur des individus, il provoque des accidents bénins ou assez graves pour causer la mort. Shufeldt ne considère pas la morsure comme dangereuse, mais ïreadwell cite trois ou quatre cas mortels survenus dans 1 Arizona : un colonel, mordu au pouce droit, succomba en quelques heures.

Les Hélodermes sont les seuls Sauriens chez lesquels on connaisse un appareil à venin; mais peut-être ne sont-ils pas les

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