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SOUS-CLASSE DES OPHIDIENS

seuls à en posséder. Steindachner a décrit sous le nom de Lànthonotus borneensis un animal très voisin de ceux-ci et présentant une dentition toute semblable ; les glandes à venin n’ont pas été recbercbées.

Nous avons dit déjà quel rôle les Lézards avaient joué dans l’ancienne médecine. A la fin du siècle dernier, certains Sauriens de l’Amérique centrale et du Mexique, dans lesquels il faut sans doute reconnaître des Anolis, jouissaient d’une réputation non moins merveilleuse : il suffisait d’en manger un à trois par jour, fraicbemont tués, pour obtenir la guérison du cancer des svpbilides, etc. Florès et Rey-Demourande citent des cas de ce‘'genre; en Espagne, on aurait obtenu le meme résultat avec les Lézards du pays : Daubenton et Mauduyt, voulant vérifier cette assertion, se firent envoyer d’Espagne des Lézards vivants, mais n’obtinrent aucun résultat certain. De nos jours, les Annamites attribuent encore aux Sauriens d etranges propriétés curatives, mentionnées par Tirant.

On n’a pas manqué de ranger aussi ces animaux au nombre des pseudo-parasites. En 1816, Mundbenk est appelé auprès d’un enfant de quatre ans, atteint de troubles gastro-intestinaux : il ordonne un lavement; revenu auprès de 1 enfant, il trouve dans son lit un petit Lézard; tout symptôme morbi e disparut désormais. Poppe raconte qu’une jeune fille, en proie à de vives douleurs, assurait avoir un animal viyant dans 1 estomac; grâce à l’émétique, elle put évacuer onze Lézards, dont un gros et dix petits. Nous avons assez souvent mis en garde contre de telles erreurs pour qu’il soit superflu d insister.

Sous-classe des Ophidiens.

Les Ophidiens ou Serpents ont des vertèbres procœles. Le crâne est diversement conformé, suivant que l’animal est venimeux ou non; le prémaxillaire est rudimentaire, mais porte parfois des dents i’Pvthon); l’os transverse manque quelquefois (TÿptoiJs). Le maxillaire supérieur, le ptérygoïde et le palatin, sont d’ordinaire armés de dents; le maxillaire est long et armé de dents nombreuses, chez les Serpents non venimeux ou chez les Opisthoglyphes; il est très court et ne porte que la dent à venin et ses dents de remplacement, chez les Protéroglyphes et les Solénoglyphes, Les. deux moitiés de la

mâchoire inférieure sont simplement unies par du tissu conjonctit qui leur permet de s’écarter notablement l’une de l’autre et d’élargir ainsi l’orifice buccal, lors de la déglutition de proies volumineuses.

Les côtes sont très nombreuses; le sternum, la ceinture scapulaire et les membres antérieurs font toujours défaut, mais on retrouve parfois, comme trace de leur existence ancienne, des rudiments du plexus brachial et des muscles de l’épaule (A. Carlsson). Les membres postérieurs ont disparu moins promptement que les antérieurs : on retrouve parfois encore un bassin rudimentaire, auquel sont suspendus deux stylets osseux représentant des membres (Tortricides). Plus souvent, le bassin s’est totalement atrophié, mais les stylets osseux et quelques muscles persistent encore; iis sont alors situés de chaque côté du cloaque et terminés par un éperon corné (Opotérodontes, Tortricides, Péropodes). D’autres fois, on ne retrouve plus que le plexus lombaire fort réduit.

Les Ophidiens dérivent donc d’animaux qui étaient pourvus de deux paires de pattes; les Sauriens nous ont montré par de nombreux exemples de quelle manière s’est opéré ce passage.

L’écaillure a une importance très grande, la ^ distinction des espèces reposant presque uniquement sur son étude. Les faces supérieure et latérales du corps sont couvertes de petites écailles lancéolées, lisses ou carénées (1), disposées en séries obliques et en nombre va- Fig. 864. — Tête de viable dans chaque série, suivant les espèces. Couleuvre vue en des- Les faces latérales de la tête sont ornées de sus. plaques pré- plaques également variables suivant les espèfrontales : o, oarie- .v . * i

taie- r rostrale ' 5 ordinairement de même pour le

sus-oculaire; t, tem- dessus de la tête (fig. 864 ), mais celui-ci est porales; v, frontale, parfois couvert de petites écailles analogues, sinon semblables à celles du corps. La face ventrale est recouverte d’un rang unique de gastrostèges ou larges squames transversales ; la face inférieure de la queue présente de même une rangée simple ou double à'urostèges. La squame préanale est simple ou divisée en deux moitiés latérales.

(1) En ce qui concerne nos Serpents indigènes, on peut établir comme règle fixe que les écailles lisses ne se trouvent que chez des Serpents inoffensifs [Coronella austriaca, C.girundica, Zamenis viridiflavus, JihinecMssealaris). Les écailles carénées se voient chez les Vipères, chez les Tropidonotes et chez Elap/iis quaterradiatus.

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