SOUS-CLASSE DES OPHIDIENS
ment et lentement chez les animaux à sang froid, à moins qu’on n’élève leur température : les Mammifères sont encore plus sensibles, les Oiseaux le sont encore davantage.
Les Serpents venimeux sont insensibles à l’action de leur propre venin, de celui d’animaux de leur espèce ou même, en général, de celui d’autres espèces ; au contraire, les Serpents inoffensifs sont tués rapidement. Weir Mitchell a pu injecter à des Crotales, sans qu’ils en parussent incommodés, 10 gouttes de leur venin, dose capable de tuer 40 Pigeons. 11 est néanmoins vraisemblable que l’immunité n’est pas sans limites et qu’une dose encore plus élevée eût fini par causer l’échidnisme.
Le venin ne se localise pas dans les centres nerveux, comme Urueta l’a prouvé ; il s’accumule au contraire dans le sang : aussi le sang de l’animal envenimé est-il venimeux. Fayrer a pu tuer trois ou quatre animaux de la même espèce en opérant des transfusions successives. L’élimination du poison est lente et se fait par l’urine et les sécrétions, telles que le lait ; V. Richards, de Balasore, injectant sous la peau d’un Pigeon l’urine d’un Chien mordu par un Hjdrophide {Enhydnna bengalensis), a vu l’Oiseau mourir dans l’espace de vingtquatre heures (t).
Il est prudent de s’abstenir de manger la chair d’animaux empoisonnés par le venin des Serpents; l’énergie du venin n’est aucunement atténuée par la cuisson et l’action du suc gastrique l’augmente d’un tiers, comme l’a constaté Gautier. De même que le curare ou que maint autre poison, le venin est absorbé lentement par la muqueuse intestinale, mais il finit par être absorbé en totalité et par passer dans le sang : l’échidnisme pourra donc se déclarer dans ce cas, si une cause quelconque s’oppose à l’élimination du poison ou en active l’absorption. Ce dernier fait se produit notamment quand une des muqueuses, au contact desquelles peut venir le venin, présente la moindre érosion : on a vu un nourrisson, dont la mère avait été mordue par un Serpent, être atteint d’échidnisme et mourir. On doit donc abandonner la pratique si répandue de sucer les plaies envenimées : « la succion, dit Fayrer, inutile en fait, est sans profit pour le malade et dangereuse pour l’opérateur ; elle ne mérite pas d’être préconisée ».
La téméraire expérience de Redi, qui avala une dose considérable de venin de Vipère sans en être incommodé, démontrait l’innocuité du poison introduit dans l’intestin ; Celse avait déjà dit des venins : non gustu, sed vulnere nocent. Le fait admis ou démontré par ces deux
(1) Cette expérience n’est pas absolument démonstrative ; on sait en effet qu’il existe dans l’urine des leucomaînes très toxiques, dont l’action peut avoir quelque ressemblance avec celle du venin de Serpent.
auteurs est vrai, mais seulement dans le cas d’intégrité absolue des muqueuses ; aussi les réserves que nous venons de formuler ne doivent-elles pas être perdues dé vue.
J. Fayrer, Conférence sur la nature du venin du Serpent, ses effets sur les êtres vivants èt la manière actuelle de traiter ceux qui ont été exposés à son action. Arch. de méd. navale, XLII' p. 36, 1884.
A. Gautier, Sur les matières vénéneuses produites par l’Homme et les animaux supérieurs. Bull, de l’Acad. de méd., (2), XI, p. 776, 1881. — Id., Sur le venin du Naja tripudians [Cobra capello) de l’Inde. Ibidem, p. 947. — Id., Les alcaloïdes dérivés de matières protéiques sous l'influence de la vie des ferments et des tissus. Journal de l’anatomie, XVII, p. 333, 1881.
R. Urueta, Recherches anatomo-pathologiques sur l’action du venin des Serpents. Thèse de Paris, 1884.
A. E. Feoktistow, Eine vêrlâufige Mittheilung über die Wirkung des Schlangengifies auf den thienschen Organismus. Mém. de l’Acad. imp. des SC. de Saint-Pétersbourg, (7), XXXVI, n» 4, 1888.
On a tenté maintes fois d’utiliser en thérapeutique le venin des Serpents, dans le traitement de diverses affections; le venin du Cobra entre dans la composition de plusieurs remèdes employés par les Hindous, et les homœopatbes font usage des glandes venimeuses de Lachesis mutus, réduites en granules. Il nous suffira de citer ici les auteurs qui n’ont pas craint de manier un aussi terrible médicament.
Un médecin japonais a publié récemment l’observation d’un Serpent expulsé du tube digestif. L’exemple des Grenouilles et des Lézards, que des hystériques prétendaient avoir vomis ou évacués avec les selles, est là pour nous montrer qu’il s’agissait dans ce cas d’une supercherie, à moins que l’observateur n’ait eu simplement affaire à un Ascaride. En Europe, où la tradition médicale et scientifique était plus longue, ne s’est-il pas trouvé des auteurs pour considérer l’Eustrongle géant comme un Serpent (tome 1, pages 736 et 737) ?
On peut diviser la sous-classe des Ophidiens en cinq ordres ; les Opotérodontes, les Tortricines, les Colubriformes, les Protéroglyphes et les SoLÉNOGLYPHEs. Ces deux premiers ordres ne renferment aucune espèce venimeuse ; le troisième renferme un certain nombre d’espèces venimeuses, mais peu ou point redoutables (les Opisthoglyphes de Duméril et Bibron) ; enfin, les deux derniers ordres ne contiennent que des espèces venimeuses.
E. D. Cope, An analytical table of the généra of Snakes. Proceed. of the atner. philos. Society, Philadelphia, XXIII, n» 124, p. 479, 1887.
ORDRE DES OPOTÉRODONTES
Les Opotérodontes, encore appelés Scolécophides ou Vermiformes, n’ont de dents qu’à une seule mâchoire. Les Epanodontes ont des
ORDRE DES COLUBRIFGRMES. 143
dents en haut : Typhlops vermicularis vit en Grèce, en Syrie, en Arabie et dans les îles de l’Archipel. Les Catodontes ont des dents à la mâchoire inférieure {Stenostoma, Rena) ; ils sont de l’Amérique du sud. Tous sont de petite taille.
ORDRE DES TORTRICINES
Ce sont des Serpents de petite taille, à corps cylindrique, à tête peu distincte, à bouche non extensible, munis de dents coniques aux deux mâchoires. Les Rhinophides n’ont ni dents palatines, ni rudiments des membres postérieurs; ils sont de l’Inde et des Philippines [RhinopMs, Uropeltis, Teretruf ms) . Les Tortricides ont de petites dents sur le palais et sur les ptérygoïdiens internes, ainsi que des rudiments des membres postérieurs ; ils sont de l’Amérique du sud [Tortrix] et de SdiYa. {Cylindrophis).
ORDRE DES COLUBRIFORMES
Les Golubriformes ou Asinea Cope comprennent la plupart des animaux que Duméril et Bibron avaient répartis entre deux ordres distincts ; les Aglvphodontes ou Azémiophides, Serpents dépourvus de dents cannelées et de glande à venin, et les Opisthoglyphes ou Serpents munis de dents cannelées, en rapport avec une glande à venin et situées dans le fond de la mâchoire supérieure. Cette classification, rationnelle si on ne considère que la dentition, avait le désavantage de désunir des animaux dont l’étroite parenté était évidente et de réunir dans un même groupe des formes disparates. Il est d ailleurs des Serpents à dent postérieure cannelée, de vrais Opisthoglyphes par conséquent, chez lesquels il n’existe point de glande à venin.
Les PÉROPODES ont pour la plupart une taille et une force considérables ; ils peuvent attaquer l’Homme ou de grands animaux et les étouffer en les enserrant de leurs anneaux. La tête est distincte du tronc ; il existe, de chaque côté du cloaque, des membres postérieurs rudimentaires, terminés par un éperon corné. Ces Serpents habitent les régions chaudes des deux mondes.
Les PythonidesonHolodontiens ont des dents sur les palatins et parfois aussi sur les in ter maxillaires (fig. 865) ; les plaques labiales de la lèvre inférieure [Nardoa] ou des deuxlèvres [Morelia, Python, Liasis) peuvent être creusées de petites fossettes. Python molurus et P. reticulatus, longs de 6 à7 mètres, sont des Indes, de Java et de Sumatra; P. Sebai, long de 6 mètres, est de l’Afrique tropicale. Les nègres du Nil Blanc et de l’Afrique occidentale, ainsi que les Hottentots et lesBakalaharis,
estiment sa chair : nous avons pu nous assurer qu’elle est assez agréable et de digestion facile.
Les Boïdes on Aprotérodontiens n’ont pas de dents sur les intermaxillaires; quelques-uns ont la queue préhensile (Boa, Eunectes, Trachyboa). Boa imperator, long de 3 mètres, vit au Mexique; B. constrictor, qui mesure parfois plus de 6 mètres, habite le nord-est de l’Amérique du sud, mais descend jusqu’en Argentinie. L’Anaconda (Eumurinus) est un Boa aquatique des Guyanes et du Brésil. Le Javelot (Eryx jaculus) vit dans les terrains arides de Grèce, de Turquie, d’Asie Mineure et d’Égypte.
Les Acrochordien’s sont couverts de petits tubercules verruqueux, remplaçant les écailles; ils sont inoffeiisifs. Acrochordus javaniciis, long de 2^,40, est de Java et de Cochinchine, où sa chair est très estimée. Chersydrus granulafus, de la Malaisie, vit dans les fleuves et s’avance fort loin en mer; sa queue aplatie, ornée inférieurement d’une crête, le fait souvent confondre avec les Hydrophides.
Les Calamariens sont des petits Serpents terrestres, répandus dans les îles de la Sonde, aux Indes et dans l’Amérique tropicale; on en connaît 58 genres. Quelques-uns sont des Opisthoglyphes, mais l’existence d’une glande à venin n’est pas démontrée (C/necMs, Stenorhîna, Elapomorphus, Tantilla, Scolecophis, etc.). Les autres, beaucoup plus nombreux, n’ont pas la dent postérieure cannelée (Aspidura, Achalinus, Bhinochilus, Conopsis, Colophrys, Rliabdosoma, Oligodon, Calamaria, etc.).
Les CoRONEixiENS ont le museau court et arrondi, la tête couverte en dessus de plaques régulières ; les écailles sont lisses ; la queue est courte et se continue avec le corps ; il existe presque toujours des dents palatines. Ces animaux, de taille moyenne, sont inoffensifs. Cope en distingue 23 genres : la plupart des espèces sont américaines; quelques-unes sont de l’ancien monde. Coronella austriaea Laur. habite toute l’Europe méridionale et centrale ; elle peut mesurer jusqu’à 0“,80 de longueur; d’après Lenz, sa bile aurait été préconisée au commencement de ce siècle par un médecin hongrois, comme remède contre Tépilepsie. Cor. girundica Daudin se trouve en
ORDRE DES GOLUBRIFORMES.
Algérie, en Grèce, en Italie et ne remonte pas en France au delà de la Charente. Heterodon diadema est d’Algérie.
Les SCYTALIENS sont des Opisthoglyphes à corps allongé, à queue courte et non distincte. On en connaît 18 genres {Oxyrhopus, Tomodon, Scylale, Conophis, Rhinostoma). Presque tous sont de l’Amérique tropicale; Tarbophis vivaæ est d’Asie Mineure et du sud-est de l’Europe.
Les COLDBRIDES sout de taille moyenne, à tête triangulaire et nettement séparée du corps, à bouche largement fendue, à écailles lisses ou peu carénées. Ils sont répartis en 36 genres, tous inoffensifs. Chez les uns, les dents maxillaires postérieures sont semblables aux précédentes ou augmentent progressivement de taille (Ptyas, Rhinechis, Coluber, Elaphis, Bendrophis, Liopeltis). Chez les autres, ces mêmes dents sont un peu plus grandes que les précédentes, dont elles sont séparées par un intervalle {Leptophis, Chlorophis, Zamenis, Periops, ZamenopMs, etc.).
Rhinechis scalaris est un animal très irascible, qui mesure jusqu’à près de 2 mètres de longueur; on le trouve en France, le long 'du littoral méditerranéen; il habite encore l’Espagne, l’Italie, la Dalmatie.
La Couleuvre d’Esculape {Coluber Æsculapii Gesner) peut atteindre 1“,60 de longueur : on la trouve depuis la péninsule Ibérique jusqu’à la mer Caspienne; elle remonte jusqu’à Fontainebleau, en Suisse, dans le Tyrol et le sud-ouest de l’Allemagne, mais il est probable qu’elle a été introduite en France, en Suisse et en Allemagne par les Romains, qui la gardaient dans les temples élevés au voisinage des thermes. C’est elle, en effet, que le dieu de la médecine tenait enroulée autour de son bâton, comme symbole de la prudence.
Elaphis quaterradiatus est plus long que l’espèce précédente ; il habite tout le sud de l’Europe. Une espèce voisine, E. sauromates, ne se trouve que dans le sud-est. La Couleuvre verte et jaune {Zamenis vindiflavus) est un animal vigoureux et agressif, qui habite l’Algérie, la Syrie et le sud de l’Europe ; on la trouve en France jusqu’en Maine-et-Loire à l’ouest, jusque dans le Jura à l’est.
Les Philodbyadines sont pour la plupart des Opisthoglyphes : ils sont d’assez grande taille. Le corps est arrondi {Cœlopeltis, Philodryas) ou aplati {Chrysopeba, Bucephalus); beaucoup sont arboricoles et leur teinte se confond alors plus ou moins avec celle du feuillage (PA. viridissimus, du Brésil).
CoELOPELTisiNsiGNiTUsWagler {MalpolonFilzinger ; Taphrometopon Brandi). — La Couleuvre maillée ou de Montpellier habite le sud de l’Europe et le nord-ouest de l’Afrique; elle n’est pas
très rare aux environs de Montpellier et de Nice, surtout dans les endroits arides et rocailleux. Elle est très agressive et possède, dans le fond de la mâchoire supérieure, une forte dent cannelée, en rapport avec une glande à venin et accompagnée de cinq ou six dents de remplacement (fig. 866). La glande est assez développée : elle est située derrière l’orbite et correspond aux cinquième, sixième et septième plaques sus-labiales.
En raison de la position de ses dents venimeuses, la Couleuvre maillée n’est guère redoutable pour l’Homme ou pour les animaux de grande taille. Ant. Dugès la croyait inoffensive et avait expérimenté sur lui-même que sa morsure n’est suivie d’aucun accident; cela s’explique par ce que la partie mordue, la main par exemple, est trop grosse pour s’enfoncer profondément dans la gueule du Serpent. Mais si celui-ci avale une '^*0110^6 supé- proie ou mord un animal de petite taille, l’enrieuredeC(£- venimation se produit, à la condition toutefois ^gniim crocbets restent quelque temps implantés
dans la plaie. S. Jourdain a vu un petit Oiseau, mordu à la cuisse, présenter presque aussitôt du malaise, tomber dans un état de torpeur et mourir en quelques minutes.
Peracca et Deregibus ont constaté aussi que le venin est mortel pour les Grenouilles, les Lézards et les Oiseaux. L’animal mordu présente rapidement soit une suspension brusque, soit un ralentissement progressif des mouvements respiratoires; les mouvements réflexes disparaissent dans le membre blessé, mais persistent encore un certain temps dans le reste du corps; finalement il s’établit une paralysie généralisée, accompagnée parfois de convulsions. Chez le Lézard, le cœur est encore animé de battements lents et faibles, après l’apparition de la paralysie ; la mort arrive par asphyxie. Le sang ne présente aucune altération à l’examen spectroscopique.
Une espèce voisine (C. produclus P. Gervais) est d’Algérie.
Les Dryophides de Gope correspondent aux Opisthoglyphes oxycé-
ORDRE DES PROTÉROGLYPHES. , 747
phaliens de Duméril et Bibron. Ce sont des Couleuvres d’arbres, de forme élégante et gracieuse, généralement d’une belle coloration verdâtre ; on les trouve dans la zone in ter tropicale des deux hémisphères. Langaha crista-galli est de Madagascar; Dryinus nasutus et Tragops prasinus sont des Indes, de l’Indo-Chine, des Philippines, de la Malaisie. Passerita mycterizans, très répandu en Cochinchine, dépasse souvent deux mètres.
Les PsAMMOPHiDES sout des Opisthoglyphes courts et trapus, qui vivent dans les régions désertiques. Le genre Psammophis est d’Afrique, d’Asie Mineure et d’Arabie. Le genre Psammoâynastes est de Malaisie et d’Indo-Chine ; P$. pulvemlentus se trouve en Cochinchine. ,
Les Lycodontiens sont des Aglyphodontes nocturnes, a pupille verticale, à dents inégales, les antérieures étant les plus longues ; ces Serpents peuvent être ainsi confondus avec des Protéroglyphes, bien qu’ils ne soient pas venimeux. Ils sont terrestres ; on en connaît 17 genres. Les uns sont africains {Holuropholis, Simocephalas,Boodon), les autres du sud de l’Asie et de la Malaisie [Lycodon, Ophites, Cercaspis) .
Les Dipsadiens sont des Opisthoglyphes arboricoles, à long et comprimé, à pupille verticale ; la tête est couverte de larges plaques. Ils comprennent un grand nombre d’espèces, réparties en 7 genres (Rhinobotkryum, Dipsas, Heïnidipsas).l\s habitent principalement le nord de l’Amérique du sud et le sud-est de l’Asie. Ce sont des Serpents nocturnes ; plusieurs ont la réputation d’être venimeux.
Les Homalopsides sont bons nageurs, vivent et chassent dans l’eau ; ils son t de taille moyenne ; on en connaît 30 genres. Les uns sont des Opisthoglyphes {Herpeton, Homalopsis,
Cerberus, Hipiste,Hypsirhina, Tachyplotus, Fordonia, Cantoria,Homalophîs, Fermia, Heleophis). Les autres, plus nombreux, sont des Aglyphodontes : les écailles sont carénées {Eelicops, Tropidonotus, Eutænia, Adelophis, etc.) ou lisses (Limnophis, Ablabes). Cette importante famille est représentée dans nos pays par trois espèces inoffensives, la Couleuvre à collier (.Tropidonotus natriæ, fig. 867), la Couleuvre vipérine (Tr. vinerinus) et la Couleuvre chersoïde {Tr. chersoïdes).
ORDRE DES PROTÉROGLYPHES
Les Protéroglyphes ou Apistophides ressemblent aux Cou-
corps très
Fig. 861. — Mâchoire supérieure de Tropidonotus natrix.
leuvres, mais ce sont de redoutables animaux : la glande à venin déverse son produit à la base d’une grosse dent cannelée, qui siège à la partie antérieure de la mâchoire et à laquelle font suite un nombre variable de dents de remplacement (fig. 868). Des dents lisses sont encore portées par le palatin, le ptérygoïde et la mâchoire inférieure. Le maxillaire supérieur est fixe et immobile, ainsi que la dent cannelée.
^Mâcroi^ Ces Serpents sont répandus dans les régions supérieure chaudes des deux hémisphères; on n’en trouve pas de Naja, gj^ Europe. On les divise en quatre familles, d’après les caractères qu’indique ce tableau :
I simples . Hydrophides.
Hypapophyses