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Tête de Videra be- :s, de grandeur natureRe et ossie

parait, la confondant avec la Cou-

leutTe vipérine; ellene se trouve pas à Fontainebleau. Sa mor¬

sure est plus rarement mortelle que celle de l’Aspic.

J. Blum, Die Kreuzotter und ihre Verbreilung in DeutscMand. ARliaudl. der Senctenberg. naturf. Gesellscliaft, XV, p. 123, 1888.

ViPBaA AHMODTTES Duméril et Bibron. — L’Ammodyte est plus petite que l’Aspic, dont elle a d’ailleurs la forme. La tête est aplatie, couverte d’écailles ; le museau se relève en une pointe molle, couverte de petites écailles. La coloration varie du rouge rosé au brunâtre ; le dos est marqué sur toute sa longueur d’un bande noire en zigzag.

Cette Vipère s’étend du 3® au 35® degré de longitude est et du 34® au 47® degré de latitude nord. Elle est très commune dans le sud de l’Autriche, en Bosnie, en Herzégovine ; elle remonte en Hongrie jusqu’à Klausenburg, d’après Tômôsvâry; elle descend jusque dans la Vénitie, d’après Pirona. On la connaît encore du sud de l’Italie, de la Grèce, du sud-est de la Turquie, des Cyclades, de Syrie et du nord

(1) Au temps des invasions Scandinaves, un supplice en usage consistait à faire mordre par les Serpents : c’est ainsi que mourut le pirate Ragnard Ladbrog.

762 CLàSSE des REPTILES. '

de l’Algérie. Elle a été signalée en Espagne et en Portugal, mais elle y est en réalité remplacée par une forme distincte, remarquable en ce que, par la plupart de ses caractères, elle est intermédiaire entre V. aspis et V. ammodytes.

Daboia Rdsseu Gray [Vipera elegans). — La Vipère élégante ou à chaîne, ainsi nommée à cause de sa belle coloration, peut atteindre jusqu’à 2“10 de longueur. On la trouve à Ceylan, à Java, à Sumatra dans tout l’Hindoustan, à Siam ; on ne la signale ni au Cambodge ni en Cochinchine ; elle abonde au Bengale et au pied de l’Himalaya qu’elle remonte jusqu’à 1600 mètres d’altitude. Elle est surtout noci turne et contribue certainement pour une large part aux cas de mort survenus aux Indes par suite de la morsure de Serpents dont la nature est indéterminée.

Les nombreuses expériences de Russel et de Fayrer ont montré que le venin du Daboia n’est pas moins actif que celui du Cobra. Dans les cas où l’envenimation est le plus complète, la mort arrive promptement : en vingt secondes chez la Poule, en six minutes chez le Lapin, en une demi- heure chez le Bœuf et le Cheval. L’Homme ne survit qu’exceptionnellement à sa morsure.

Cerastes ægyptiacüs Duméril et Bibron. — Le Céraste ou Vipère cornue a rarement plus de 0“70 de longueur; il est reconnaissable aux deux cornes anguleuses qui surmontent ses. sourcils et consistent en écailles très développées (fig. 873). 11 vit dans les déserts et a la couleur du sable, dans lequel il se tient enfoui, ne laissant dépasser que ses yeux et ses deux cornes; il est d’autant plus redoutable pour des gens qui ont coutume de marcher pieds nus ou chaussés de simples san-' dales. On le voit rarement pendant le jour, mais les feux de bivouac allumés pendant la nuit l’attirent en telle abondance, que les campements en deviennent inhabitables.

Ce Serpent est commun dans tout le nord de l’Afrique, depuis le Maroc jusqu’en Égypte : nous l’avons observé dans la région deTouggourt; plus au sud, il est également répandu au Sénégal, sur le haut Niger, dans le Soudan oriental, le Darfour et le Cordofan. On le trouve également en Arabie. En Algérie, on a souvent l’occasion d observer des malades piqués par le Céraste et condamnés à une mort rapide ; la statistique des cas de guérison n’est pourtant pas trop défavorable. Les Arabes, suivant Verdalle, croient que le remède le

Fig. 873. — Tête de Cerastes ægyptiacüs.

ORDRE DES SOLÉNOGLYPHES.

plus efficace consiste à plonger sans retard le malade dans le ventre fraîchement ouvert d’un Chameau.

On connaît quelques autres espèces du même genre. C. caudalis Duméril et Bibron est du Sénégal et de la côte occidentale d’Afrique;

C. lophophrys est du cap de Bonne- Espérance, C.persiciis de la Perse.

- Au genre Bitis Grây, 1842 {Echidna Merrem, 1820; nec Forster, 1778) appartient la Vipère heurtante {B. arietans Gray), encore appelé Serpent cracheur ou Serpent minute (1) ; elle est répandue par toute l’Afrique, depuis le 17« degré de latitude nord jusqu’au Cap de Bonne-Espérance; elle est commune au Sénégal. B. rMnoceros Gray se trouve au Gabon et au Sénégal ; elle atteint une longueur de 1™,65.

Les Grotalides ont pour caractère distinctif de présenter une profonde fossette entre l’œil et la narine. Ils sont plus forts, plus sveltes et ont la queue plus allongée que les Vipérides.La tête, généralement couverte d’écailles, est triangulaire et bien distincte du cou. Cette famille comprend douze genres, particuliers à l’Amérique et au sud de l’Asie; un seul vit dans la partie la plus orientale de l’Europe; l’Afrique et l’Océanie n’en possèdent aucun. Les genres Sistrurus et Crotalus se distinguent à ce que la queue se termine par une sonnette; dans les autres genres, la queue porte un seul rang {Bothriopsis, Bothriechis, Teleuraspis, Ancistrodon) ou deux rangs d’urostèges [Lachesis, Bothrops, Peltopelo?', Hypnale, Trigonocephalus, Calloselasma) .

Lachesis mutus Wagler. — Le Surucucu est répandu dans les forêts de tout le Brésil et des Guyanes. Il a souvent plus de 2“‘,10 de longueur. La queue porte à son extrémité dix ou douze rangées d’écailles épineuses et se termine par une pointe cornée. Les crochets à venin ont jusqu’à 0™,02 de longueur : des armes aussi redoutables font du Surucucu le plus fort et le plus audacieux des Solénoglyphes ; son venin tue sûrement l’Homme et tue aussi les plus gros animaux; un Bœuf succombe en deux heures. Les glandes à venin de ce Serpent, réduites en granules, figurent dans la pharmacopée homœopathique.

Bothrops lanceoiatus Wagler. — La Vipère fei’-de-lance ou Trigonocéphale des Antilles ne se trouve qu’à la Martinique, à

(1) A cause de la rapidité avec laquelle agit son venin. Ce même nom est souvent donné aussi à un Epanodonte inoffensif, Typhlops braminus.

Sainte-Lucie et dans la petite île de Bequia. Elle infeste littéralement la Martinique : elle se tient de préférence dans lesforêis, dans; les cultures, dans les plantations de Canne à sucreaussi cause-t-elle chaque année la mort d’un bon nombre d’individus travaillant aux plantations; elle pénètre même dans les cases des noirs établis en pleine campagne. On a tenté d’introduire dans nie le Serpentaire {Gypogeranus serpentarius Illiger), Oiseau du sud de l’Afrique qui fait la chasse aux Ophidiens, mais la négligence des colons a été telle, qu’ils n’ont point.su acclimater un aussi précieux auxiliaire.

Le Fer-de-Lance estlong de l“,30àl“,70; il atteint rarement plus de 2 mètres. Sa couleur varie du jaune clair au jaune foncé; quelques-uns sont gris ou noirs. Son venin est mortel pour tous les animaux, même pour le Bœuf et le Cheval; toutefois, les cas mortels ne sont pas très nombreux dans l’espèce humaine, sans doute en raison du traitementprompt et énergique auquel le patient se soumet. A Sainte-Lucie, on estime à 180 le nombre des individus mordus chaque année ; celui des décès serait seulement dC 20. A la Martinique, il y aurait, suivant Rufz, 25 à 30 cas de morsure par an et seulement un décès; Brassac nous semble être plus exact, en évaluant les cas de mort au quart ou au cinquième des cas de piqûre; Encognère dit enfin qu’il meurt en moyenne, dans chaque commune, deux personnes par an, ce qui donne un total d’environ 50 décès. Chez les individus qui survivent, la guérison est rarement complète : il reste ordinairement des trajets fîstuleux, des ulcères, des nécroses, des paralysies ou des amauroses trop souvent incurables.

Bothrops atrox Wagler. — Le Labaria ou Grage est commun au Brésil et aux Guyanes ; d’après Jan, il descendrait jusqu’à Buenos- Aires et remonterait jusqu’au Mexique, mais Sumichrast ne le signale pas dans ce dernierpays. Cet animal a des habitudes terrestres, mais nage et plonge fort habilement ; il est long de 1“80. Sa morsure est mortelle dans les deux tiers des cas, d’après Tschudi.

Bothrops brasiliensis. — Le Jararaca ou Jararacussu, souvent confondu avec l’espèce précédente, ne semble pas dépasser les limites du Brésil, où il est très abondant. Injecté dans les tissus, son venin ne s absorbe que lentement et produit de graves accidents locaux. Sa morsure est presque toujours mortelle.

On doit rattacher au genre Bothrops des Solénoglyphes arboricoles

ORDRE DES SGLÉNGGLYPHES. 765

de la Malaisie, des Indes et de l’Indo-Cbine, désignés ordinairement sous le nom de Trimeresurus Lacépède ou Trimesurus Gray ; ils atteignent ou dépassent rarement une taille de 0“‘,80. Dissimulés dans le feuillage, où ils sont peu visibles, grâce à leur coloration verte, ils mordent surtout ceux qui vont cueillir des fleurs ou des fruits, mais ils ne déterminent guère de graves accidents. Leur venin tue généralement des animaux de taille moyenne, comme la Poule, mais le Porc et le Chien résistent à son action. Il en est de même pour l’Homme dans la grande majorité des cks; Hansel rapporte pourtant l’observation d’une femme qui, mordue au bras, aurait succombé en moins d’une demi-heure.

B. erythrurus, long de 0“^,83, se trouve au Bengale, au Cambodge, en Gochincbine, dans le sud dé la Chine et à Java; B. gramineus a une distribution à peu près identique, mais n’existe pas en Cochinchine ; B. Wagleri est de Malaisie.

Peltopelor maerolepis et Eypnale nepa sont de l’Hindoustan.

Le genre Trigonocephcilus Oppel ne comprend qu’une seule espèce européenne, Tr. halys. Ce Serpent, long à peine de 0“,70, habite les steppes du bassin inférieur du Volga et de l’Oural ; on le trouve encore dans le Turkestan et dans le sud delà Sibérie. Plusieurs espèces, parmi lesquelles Tr. Blomhoffi Boie, sont redoutées au Japon; elles sont fréquemment la cause de graves accidents. Le Mocassin d’eau {Tr. piscivorus) vit dans la partie méridionale des États-Unis ; il peut atteindre une longueur de 1“,50.

Le genre Calloselasma Cope {LpÂolepis Duméril et Bibron, Tisiphone Fitzinger) comprend un beau Serpent de l’Inde, de l’Indo-Ghine et de Java, C. rhodostoma Reinwardt ; Tirant le signale nn Cochinchine. 11 est très redouté, et à juste titre, semble-t-il : Kuhl a été témoin d’un cas où deux individus, mordus par le même Serpent, moururent en cinq minutes ; Schlegel assure également qu’ü cause souvent la mort en moins d’un quart d’heure.

Le Mocassin ou Copperhead {Andstrodon contortrix) a rarement plus d’un mètre de longueur; on le trouve aux États-Unis, du 25® au 45® degré de latitude nord ; Sumichrast ne le mentionne pas au Mexique, où il est remplacé par A. büineatus Günther. Il se tient dans les endroits humides et marécageux, notamment dans les rizières et les plantations de Canne à sucre. On le redoute beaucoup plus que le Crotale, en raison de son agilité plus grande.

Les deux genres Sistrurus Garuian, 1883, et Crotalus Linné, 1754, forment la famille des Serpents à sonnette, exclusivement américaine (1). Chez tous, la queue se termine par une

(l) La classification des Serpents à sonnette a été remarquablement em-

sonnette ou grelot (fig. 874), formée d’une série d’étuis cornés emboîtés les uns dans les autres. Cette sonnette est mise en mouvement au gré de l’animal et fait alors entendre un bruit strident. Elle est une production

Fig. 874. — Appendice caudal ^ épiderme et résulte d’une

du Crotale. modification des écailles ter¬

minales de la queue; elle est soutenue par les six à huit dernières vertèbres caudales, élargies et fusionnées.

Le nombre des anneaux constituant la sonnette est variable ; on admet généralement que ce nombre est en rapport avec l’âge de l’animal et qu'il se forme un nouvel anneau soit à chaque mue, soit chaque année. Mais cette opinion n’est pas exacte ; Duméril et Bibron ont constaté qu’il n’y a aucune concordance entre le nombre des anneaux et celui des mues et que, par conséquent, l’examen de la sonnette ne peut aider à la détermination de l’âge du Serpent. Garman a étudié son mode de formation chez de très jeunes Serpents et a reconnu que la pointe cornée, par laquelle se termine la queue de certains autres Solénoglyphes {Lachesis, Ancistrodon), représente le premier état de développement de la sonnette.

Sistrurus catenatus Raflnesque a de 23 à 2o rangées d’écailles vers le milieu de sa longueur. Il habite le bassin du Mississipi et de l’Ohio. S. miliarius Linné a de 21 à 23 rangées d’écailles; il habite le sud des États-Unis et le Mexique.

Crotalus cerastes Hallov^mll, de la Californie, de l’Arizona et du Mexique, appartient à un premier groupe de Crotales, chez lesquels la plaque nasale est indivise; il y a 21 à 23 rangées d’écailles et U à 14 plaques labiales; la plaque sourcilière se soulève en une sorte de corne.

Dans un second groupe de Crotales, la plaque nasale est toujours divisée. Cr. tigris Baird, 1859, a 21 à 23 rangées d’écailles légèrement carénées et 14 plaques labiales; Cr. triseriatus Wiegmann, 1828, a23à 25 rangées d écailles et 12 à 14 plaques labiales. Tous deux sont du Mexique.

Crotalus horridus Linné, 1758. — Il est très répandu depuis le lexasjusquà la région des grands lacs et du Saint- Laurent. Il présente de 23 à 25 rangées d’écailles et 12 à 16 pla-

brouillée par les auteurs. Nous suivons ici celle qui a été adoptée par S. Garman (The Reptiles and Balrachians of Norlh America. Metn. of the Muséum of compar. zoology at Harvard College, VIIT, n» 3, 1883).

sous-glâsse des GHÉLONIENS.

ques labiales; il atteint rarement une longueur de Sa

morsure, suivant Weir Mitchell, est mortelle dans le quart des cas, malgré un traitement approprié. Dans les régions où il abonde, on laisse errer dans les forêts des Porcs qui en détruisent une grande quantité et qui le poursuivent avec d’autant plus d’acharnement, que leur épais pannicule adipeux s’oppose à une rapide absorption du venin et leur procure ainsi une immunité relative contre le danger des morsures. D’après Weir Mitchell, un Crotale de forte taille émet à chaque morsure trois ou quatre gouttes, représentant O^^lSà 0b%20 de venin.

Crotalüs durissus Linné, 1758. — Il présente de 29 à 31 rangées d’écailles et 13 à 16 plaques labiales; on le trouve depuis le Mexique jusqu’à la République Argentine. La variété molossus (18 plaques labiales) est de l’ Arizona, du Nouveau-Mexique et du Mexique septentrional; la variété basiliscus est du Mexique occidental. Ce terrible Serpent est la Vibora de cascabel^ des Hispano-Américains, le Cascavel ou Boiquira des Brésiliens. Son venin est assez énergique pour tuer les plus gros animaux.

Sous-classe des Chéloniens.

Peu d’animaux forment un groupe naturel aussi nettement délimité que celui des Chéloniens ou Tortues, caractérisés par la présence autour du tronc d’une boîte osseuse ou carapace plus ou moins complète.

Les vertèbres sont de forme très variable. Les deux mâchoires sont revêtues d’une gaine cornée constituant un bec ; les dents manquent, mais elles existaient chez les ancêtres des Chéloniens actuels et l’embryon de Trionyx en possède encore. Le prémaxillaire est rudimentaire; les deux moitiés delà mâchoire inférieure sont fusionnées en une seule pièce; l’os transverse fait défaut.

Le sternum manque également; en revanche, les côtes sont très développées et prennent part à la formation de la carapace. La ceinture scapulaire n’a pas de clavicule; l’omoplate s’articule avec le coracoïde et s’est soudée avec le précoracoïde, qui devient ainsi l’acromion, simple prolongement du scapulum.

Le carpe et le tarse sont analogues à ceux des Urodèles ; il y a cinq doigts et cinq orteils, avec vestiges plus ou moins nets d’un sixième et d’un septième doigts; ainsi que d’un sixième orteil {Chelonia).

Le corps est court, trapu, ellipsoïde ou semi-globuleux. La tête, le cou, les membres et la queue sont recouverts d’une peau coriace;

l’animal a le plus souvent la faculté de les rétracter et de les abriter sous sa carapace, quand un danger vient à le menacer. Au-dessus de la carapace, l’épiderme s’est modifié et est devenu corné, de manière à former l’écaille.; celle-ci est disposée par plaques qui ne correspondent point à celles de la carapace.

La carapace résulte d’une ossification du derme ; elle comprend une partie supérieure plus ou moins bombée, la dossière, et une partie inférieure ou ventrale, plus ou moins plane, le plastron.

La dossière comprend un nombre variable de plaques neurales ou vertébrales, disposées en une série médiane que termine la nucale en avant et la pygale en arrière. De chaque côté se voit une simple rangée de plaques costales, plus larges que longues et intimement unies aux côtes sous-jacentes. CeUes-ci sont très allongées et s’unissent à la périphérie de la carapace avec les plaques marginales. Les costales s’unissent aux marginales chez les Émydes et les Chersides, dont la dossière est totalement osseuse; elles en sont plus ou moins distantes chez les Chélonides, dont la dossière n’est qu’incomplètement ossifiée. Les plaques marginales font défaut chez Trionyx.

Le plus souvent, le plastron comprend neuf pièces intimement unies, une impaire et quatre paires ; chez Chelonia midas, ces pièces forment deux groupes latéraux, réunis seulement par l’entoplastron impair et les deux épiplastrons. Le plastron s’unit à la dossière par l’intermédiaire des plaques marginales ; il se forme chez l’embryon avant la dossière; les précurseurs de nos Tortues le possédaient sans doute longtemps avant cette dernière.

Au cou et à la queue, la peau est tuberculeuse plutôt qu’écailleuse et dépourvue de glandes ; elle se couvre de fortes écailles cornées sur les pattes. Celles-ci sont terminées par des ongles courts et puissants ; elles sont courtes et arrondies chez les espèces terrestres, plus longues et aplaties en rames chez les espèces marines.

La plupart des Chéloniens sont herbivores; leur tube digestif a plusieurs fois la longueur du corps. Le cloaque s’ouvre au dehors par un orifice circulaire; à son intérieur, on voit dans les deux sexes une paire de poches eloaccdes : ce sont deux euls-de-sacs symétriques, à forte paroi musculeuse et formés par une invagination de la muqueuse du cloaque.

Le mâle est souvent reconnaissable à ce que son plastron est déprimé en son milieu. L’organe copulateur est impair et consiste en un pénis légèrement exsertile; il est formé de deux lames fibreuses, contiguës sur la ligne médiane et représentant chacune un corps caverneux, que le sang accumulé dans ses lacunes rend turgide au moment de la copulation. La muqueuse cloacale, très riche en muscles lisses, s’infléchit autour de cet organe ; elle est parcourue à sa face

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