RHA.BD1TIS NIELLYI
aux Rhabditis, à savoir, qu’ils prospèrent dans les milieux humides, où se trouvent des substances organiques en putréfaction, et où l’air se renouvelle difficilement.
s H Scheiber Em Fall von microscopisch kleinen Rundwürmern — Rhabriiiii àenilalis — m Urin einer kranken. VircUow’s Archiv, LXXXII, p. IGl,
IsTn - Id Env nbbeteg vizele'ében laldlt fonâhtergek {Rhabditis genitahs) egy êseterôi. Orvosi hetilap. XXV, p. 259, 283, 306, 353. Budapest, 1881.
Dans le but de savoir si les Rhabditis étaient capables de vivre dans l’intestin des Vertébrés, OErley a tenté d’infester des Grenouilles, des Chats et des Souris; il a bu lui-même de l’eau renfermant des milliers de Vers ; toutes ces expériences lui ont démontré que les Rhabditis ne peuvent vivre dans ces conditions. Ils sont tués par la chaleur du corps ou par le suc gastrique, et les matières putréfiées sont le milieu qui leur convient par-dessus tout. Le naturaliste hongrois conclut de ses expériences que les espèces du genre Rfuibdïlis ne sont nuisibles ni à l’Homme ni aux animaux.
Toutefois, celte conclusion serait trop absolue. Semmer a trouve chez le Cheval, sous les écailles d’un exanthème dartreux, un grand nombre de Nématodes très agiles, qui mesuraient jusqu’à O'””',!, et qui peut-être étaient des Rhabditis; le sang ne renfermait pomt de parasites. Leuckart a observé une fois, sur la peau d’un Renard paraissant atteint de la gale, de nombreux Nématodes à l’état larvaire, ayan l’aspect de Rhabditis. Voici maintenant le cas de papulose parasitaire observé par Nielly.
Semmer, OEsterr. Vierteljalirsschrift fur Veterinarkunde, XXXVI, p. 175, Leuckart, Ârcliiv für Naturgeschichte, II, P- 551, 1873.
Rhabditis Niellyi R. BL, 1888.
Syn'onymie ; Lepiodem Niellyi h. Bl., 188a.
Le professeur Nielly, de Brest,' a observé chez de 14 ans, une papulose analogue au craw-craw, et eve oppee b à C semaines : le tronc était à peu près complètement épargné, mais les membres étaient couverts de papules plus ou moins contl uentes; aux membres inférieurs, les fesses et les cuisses étaient seules atteintes. Né dans un village des environs de Brest, ce garçon n etai jamais sorti de la contrée; il buvait fréquemment 1 eau de» ruisseaux.
Le liquide de chaque papule renfermait une ou plusieurs larves qui semblent devoir être rapportées au genre Rhabditis. Ces larves son longues de 333 et larges de 13 p. à la partie moyenne. La cuticule est
ORDRE DES NÉMATODES.
ornée d’une délicale striation transversale. Le corps s’effile légèrement en avant et se termine un peu carrément; en arrière, il s’atténue davantage et s’effile insensiblement.
Le tube digestif est le seul organe qui soit bien différencié. Il débute par un pharynx assez court, implanté sur un élargissement de l’œsophage. Celui-ci présente deux renflements bien marqués, le premier à la partie moyenne, le second à la partie postérieure ; ce dernier est muni d’une armature triturante. L’anus s’ouvre à peu de distance de l’extrémité postérieure. Les organes génitaux n’existent pas : l’utérus est du moins très rudimentaire ; il est représenté par une masse ovalaire, formée de quelques petites cellules rondes, et situées un peu en arrière de la moitié de la longueur. La vulve n’existe pas encore, mais la situation de l’utérus indique l’endroit où elle se creusera.
Quel est le point de départ de celte dermatose? Il est peu probable que les parasites se soient introduits par la peau ; il est plus vraisemblable, au contraire, qu’à l’exemple de la Pilaire du sang, ils ont été ingérés, à l’état d’œufs ou d’embryons, avec les eaux de boisson, puis ont passé dans le sang, où ils ont continué à se développer. L’éruption cutanée serait dès lors causée par leur élimination.
Cette opinion se trouve confirmée par l’observation même de Nielly : en examinant le sang au microscope, il a pu en effet y retrouver Fembryon du Nématode, mais seulement au début de l’affection ; plus taid, le parasite avait totalement disparu du torrent circulatoire. D’ailleurs, il n’a rencontré de Vers ni dans les selles, ni dans les urines, ni dans les crachats.
Nielly s’est mis à la recherche des embryons, ou des œufs du Ver, dans le pays môme où le mousse avait contracté sa. maladie, mais l’examen attentif des eaux de différentes localités n’a donné aucun résultat positif, et on n’a pu découvrir la source d’où provenaient les parasites.
f parasitaire observé pour h première fois
nw xxivi ’ fias' IsaFS T Arcli. de méd.
nav., AXXVll, p. 488, 1882. Bull. Acad, méd., (2), XI, p. 581, 1882.-
Le genre A^uiUuU renferme un cerlain nombre d'espèces dont es laives son reïiv.scentes ; telle est notamment A. iTuLcIms) tn- >c. ou Anguillule du Blé uieUé. Ce Yer se multiplie pariois en nullité prodigieuse dans les grains de Blé encore verlsf déterminât la maladie connue sous le nom de nielk. Les grains, ai lieu de grossir
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FAMILLE DES RIIABDONÉMIDES.
en se desséchant, sont restés à l’état larvaire, B. Aussitôt qu’ils tombent, les grains attaqués de la sorte se ramollissent, si la terre est humide, et commencent à se putréfier; en même temps, les larves reviennent à la vie, et se répandent dans le sol; si elles rencontrent quelque jeune pousse de Blé, elles se mettent à grimper le long de la tige, G.
Sont-elles saisies en route par la sécheresse, elles tombent de nouveau en vie latente, et demeurent en cet état, cachées dans la gaine des feuilles, jusqu’à ce que la pluie vienne derechef les faire ressusciter. Finalement, elles atteignent l’épi, pénètrent dans son épaisseur, et deviennent adultes pendant qu’il fleurit et mûrit. Bientôt après, les Anguillules s’accouplent, puis meurent après avoir pondu des œufs.
De ceux-ci sortent des embryons qui parcourent à leur tour le cycle que nous venons d’indiquer.
Les larves de l’Anguillule du Blé niellé peuvent rester de longues années en vie lattenle. Needham, qui découvrit l’animal qui nous occupe, envoya à Baker, en 1744, des grains renfermant des larves que celui-ci put rappeler à la vie au bout de vingt-sept ans. Toutefois, Pennetier a vu la faculté de reviviscence se conserver pendant quatorze années, mais ne pas dépasser cette limite.
l: OErlcy, Az Anguilluliddkmagdnrajka. Természetrajzi füzetek, IV, p. 16, 1880. — Id., Monographie der Ànguilluliden. Ibidem, p. 154. - Id., Die Rhabditiden und i/ire medicinische Bedeutung. Berlin, in-4°, 1886.