C. Extrémité inl'éiieure rompue. F. Tubes sporulaires
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Teir/ne tonsurante à la première période. — Au cuir chevelu l'erytlièmc précurseur écliappe souvent à l'oljservation, et la desquamation qui lui succède peut être prise pour du pityriasis dartreux ; il n'existe pas alors de brisure et d'engaînement des poils, on ne peut donc se fonder que siu- la circonscription des surfaces pityriasiques, leur forme circulaire, la friabilité des poils, qui n'olfrent aucune résistance à la pince, et se cassent au lieu de se laisser extraire, tous caractères qui n'appartiennent pas au simple pityriasis.
Ces signes permettront aussi de différencier la teigne tonsurante à sa première période du psoriasis. Lorsque le porrigo scutulata est à la période pityriasique, et qu'il n'existe pas de manifestation extérieure de l'achorion, il faut attendre, pour se prononcer, que l'affection arrive à une période plus avancée ; la rupture de quelques poils, ou l'apparition de concrétions d'un jaune soufré, ne tardera pas à lever le doute. Cependant on pourrait essayer tout d'abord l'extraction de quelques poUs : ceux-ci se brisent dans la teigne tonsurante ; dans le favus ils cèdent facilement, viennent avec le bulbe et la capsule, et le bulbe ou bouton est beaucoup plus volumineux qu'à l'état normal. Dans tous ces cas difficiles, l'examen microscopique tire d'ailleurs immédiatement d'embarras.
Sur la face, le tronc et les membres, les anneaux tricbopbytiques se distinguent aisément des anneaux faviques, psoriasiques ou pityriasiques. Les anneaux faviques sont d'un plus petit diamètre et d'une uniformité remarquable. Les anneaux psoriasiques sont, au contraire, plus larges, et rarement dépourvus de squames caractéristiques .
Le pityriasis rubra aigu se distingue de l'herpès ch'ciné trichophytique par la généraUsation de l'aiïection à toute la siu- ■ face cutanée, l'existence de cercles plus grands, l'absence de cercles secondaires au centre d'autres cercles, de bandes herpétiques plus ou moins sinueuses, et enfin de spores au miheu des lamelles épidermiques.
On a quelquefois confondu l'herpès circiné avec une syphilide circinée; mais le siégo des éruptions syphiliques n'est pas
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1l! même que celui de la teigne tonsurantc; ces éruptions ne sont pas accompagnées de démangeaisons, et les syphilides érythémateuscs, qui peuvent seules être confondues avec l'herpès trichopliytique, ne revêtent pas la forme circulaire.
M. Bazin a donné le nom de fausse pelade à une forme de teigne tonsurantc qui a beaucoup d'analogie d'aspect avec la vraie pelade, et ne présente pas la couleur ardoisée et la saillie des plaques, signes importants de la teigne tonsurante. Cependant, en examinant bien, on constate toujours l'existence de quelques poUs noirs, brisés à 1 ou 2 millimètres de la surface cutanée, caractère suffisant pour établir le diagnostic.
A la troisième période, le diagnostic est souvent obscur. Au cuir chevelu, les tonsures sont dénaturées, recouvertes de croûtes impétigineuses qui cachent les poils brisés, et, suivant que ces croûtes sont sèches ou humides, jaunes ou brunes, on peut penser à une scrofulide ou à une teigne faveuse ; le diagnostic est alors difficile, et l'examen des poils au microscope peut seul tirer d'embarras.
A la face, on peut rattacher à la présence du trichophyton l'herpès dartreux, l'impétigo scrofuleux ou de cause artificielle (impétigo de la lèvre supérieure par le contact d'un liquide irritant, par exemple chez les personnes qui prennent du tabac) des scrofuhdes malignes, inflammatoires, crustacées; enfin des syphilides pustuleuses ettu])erculeuses. Le diagnostic diflerentiel est surtout très-difficile, quand les éruptions constitutionnelles et les éruptions parasitaires se compliquent. Il est facile, lorsque l'un de ces cai'actères existe :
1° Présence sur une partie du visage ou du cou, de débris de cercles en voie de chsparition ;
2" Existence sur les joues de plaques indurées circulaires;
3" Herpès pellagreux ou lichénoïde sur le dos des mains ou sur les avant-bras.
Mais, quand ces trois signes manquent à la fois, comment faire ?
Il faut, dit M. Bazin, interroger avec soin le malade sur le début et la marche de l'aff'ection qu'il porte, tenir compte de
l'état des poils... Et si l'on est obligé de rester dans le doute, relativement au parasite, et que l'on croie cependant à l'existence de la syphilis (c'est souvent une syphilide tuberculeuse que l'on observe en pareil cas), il ne faut pas hésiter à soumettre le malade à la médication antivénérienne; sous cette^ inHuence, la syphilis disparaîtra, et si, après cela, il reste une éruption parasitaire, on l'attaquera par les moyens habituels.
Nous étabUrons plus tard le diagnostic difierentiel du sycosis parasitaire et du sycosis arthritique.
Pronostic. — La teigne tonsurante non traitée est une affection moins grave que la teigne faveuse, car elle n'entraîne pas la mort, ni la cachexie qui précède. Mais la méthode thérapeutique de M. Bazin ne triomphe pas aussi aisément de la teigne tonsurante que de la teigne faveuse.
Le favus n'exige qu'un mois ou deux de traitement ; il faut au moins un temps double pour guérir la teigne tonsurante du cuir chevelu.
Enfin le trichophyton peut contribuer au développement d'affections constitutionnelles.
Traitement.— La teigne tonsurante exige les mêmes moyens que les autres teignes, c'est-à-dire l'emploi combiné de l'épilation et des parasiticides.
Plusieurs cas peuvent se présenter : s'il s'agit d'enfants, de femmes ou d'adolescents imberbes et si la maladie occupe une autre région que le cuir 'chevelu, les aisselles et les parties sexuelles exceptées, on peut obtenir la guérison à l'aide de lotions ou de frictions parasiticides, à moins, toutefois, que la peau du malade ne soit recouverte d'un épais duvet ; alors, il faut joindre l'épilation aux parasiticides. Si l'herpès circiné existe sur des régions bien fournies de poils, telles que les parties sexuelles chez l'homme et la femme adultes, la face chez l'homme, et s'il n'y a qu'an ou deux cercles bien limités, il faut arracher les poils sur les surfaces malades et on obtiendra par ces épilations partielles une guérison rapide et durable. Si, au contraire, les cercles herpétiques sont plus nombreux et ilisséminés sur tous les points de la l'égion velue, on doit at-
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tendro et remettre l'épilation ;ï une époque plus avancée de la maladie, à la deuxième ou à la troisième période, dit M. Bazin; car, si l'on épilait immédiatement, il faudrait arracher tous les poils de la région, ce dont on jjeut se dispenser. Parmi les nombreux cercles herpétiques qui existent, plusieurs disparaîtront sans être suivis des phénomènes qui appartiennent aux périodes plus avancées ; le cryptogame avortera peut-être après quelques jours de germination ; pourquoi donc épiler en pareille circonstance? A la deuxième période, l'aliection parasitaire, qui était diffuse, se localise, et les surfaces où l'épilation doit être faite sont parfaitement indiquées. En attendant, on évite souvent aux malades les douleurs d'une cpilation générale. Avant la localisation de la maladie, il faut détruire le parasite qui se trouve dans l'épiderme ou à la superficie de la peau, à l'aide de parasiticides, car il envahirait les parties voisines, et pourrait être porté, par le grattage, ou par tout autre mécanisme, sur d'autres régions velues.
Quand la maladie est arrivée à la deuxième ou à la troisième période, on pratique immédiatement l'épilation sur toute l'étendue des surfaces affectées ; mais les poils sont très-friables, et se cassent sous l'action de la pince ; il faut alors se servir des pinces à mors recourbés. Habituellement il faut pratiquer quatre, cinq ou six fois ces épilations imparfaites, avant que les poils puissent être arrachés en totalité avec le bouton et la capsule.
Il faut cesser l'épilation quand les poils, de tortillés qu'ils étaient, ont une direction rectiligne, ne diffèrent plus des poils des parties saines ; quand les plaques s'affaissent et arrivent au niveau des parties environnantes ; que l'aspect chagriné dû à l'érection des follicules et la coloration ardoisée n'existent plus.
Lorsque la maladie est à la première période et s'étend par le développement excentrique du bourrelet circonférentiel, il faut arracher les poils follets et frictionner rudement les parties malades avec les parasiticides, afin de déchirer la couche superficielle de l'épiderme ot afin que, sur tous les points, le parasite soit en contact avec le parasiticide.
Si la lei{,nie tonsurante est depuis longtemps arrivée à la période papulo-pustuleusc, il faut encore pratiquer 1 epilation, lors même qu'on serait sûr (ce qui ne peut pas être) (pie le parasite n'existe plus ; dans ces circonstances une seule epilation peut être suffisante, aussi M. Bazin a-t-il pu dire que la guérison de lameutagro était d'autant plus facile, que le mal était plus ancien.