‹ Traite des affections de la peauChapitre 49 sur 59 · DIFFORMITÉS DE I,.V PF.VU · texte numérisé non relu

DIFFORMITÉS DE I,.V PF.VU

(le température qui existe entre les jours et les nuits, mais cette (Uiologie est tout à fait hj'pothétiquc.

Dans nos climats cette affection succède ordinairement à des érj'sipèles, des eczémas, des lichens, des ulcères, etc., et parait due à une excitation iiTitativc du système vasculaire, et surtout du système lympathique ; quelquefois la cause nous échappe .

Anatomie patholor/iqiie. — L'éléphantiasis des Arabes est caractérisée par un tissu conjonctif abondant et de nouvelle formation, riche en suc, et au milieu duquel se forment des lacunes irréf^ulières pleines d'un liquide analogue à la lymphe et communiquant sans doute avec des lympathiqnes dilatés et hypertrophiés.

Diagnostic. — La lèpre tuberculeuse se différenciera facilement de l'éléphantiasis par l'existence de taches d'un jaune fauve et de tubercules présentant une anesthésie caractéristique.

Pronostic. — Il est très- sérieux parce que l'éléphantiasis déterminé une difformité considérable, gène l'exercice des fonctions, et de fonctions importantes lorsqu'il siège à la langue ou aux organes génitaux, enfin, parce ([u'il n'est pas susceptible d'une amélioration notable.

Traitement. — Si l'on observe le malarle à la période où existent des angioleucites, des affections de la peau, on mettra en usage un traitement approprié à l'état du malade, et on pourra ainsi empêcher le développement ou l'accroissement de l'éléphantiasis.

Si, au contraire, on est appelé à donner ses soins lorsque l'éléphantiasis est complètement développé, alors on peut essayer la compression, les frictions excitantes et les douches, mais sans compter beaucoup sur l'efficacité de ces moyens.

A peine est-il nécessaire de mentionner l'amputation des parties affectées ; cette opération a en effet étr- suivie de récidive et doit être, en conséquence, rejetiîc.

niFFORMITKS DE lA l-KAU.

(c) Des difformités exfoliatrices.

Cette section ne comprend qu'une seule affection : l'ichlhyoso.

Vichthyose, de Jx^ù;, poisson, est une affection congénitale ou acquise, mais le plus souvent congénitale, générale ou partielle, caractérisée par la formation incessante de lamelles épidermiques, légèrement imbriquées, minces et transparentes ou opaques, dures, épaisses et cornées, et donnant à la peau l'aspect de celle d'un poisson ou plutôt d'un reptile.

L'ichchyose existe dès la naissance ou n'apparait que vers le troisième ou quatrième mois de la vie.

L'ichthyose générale est plus ordinaire que i'ichthyose partielle ; mais lors même que cette affection est générale, il existe des parties où elle est très-développée, et d'autres où elle l'est peu; très-acccnUiée au niveau des surfaces qui sont le siège de pressions, aux genoux, aux coudes, l'ichthyose l'est à peine, au contraire, dans les régions où existe une sécrétion sudorale abondante, aux aisselles, aux aines, à la face interne des cuisses et aux parties génitales, à la paume des mains et à la plante des pieds.

L'ichthyose le plus communément observée est caractérisée par l'existence d'écaillés ou squames épidermiques, assez larges, soidevées et détachées à leurs bords, comme cassées au niveau des plis et des sillons cutanés et terminées par des hgnes qui se rencontrent sous les angles les plus divers.

Si les squames sont larges, épaisses, dures, ont un reflet brillant et argenté, l'ichthyose est dite nacrée ; si elles sont minces et molles ou forment des furfures blanchâtres et ternes qui se détachent comme de la poussière lorsqu'on frotte la peau, l'ichthyose est dite serpentine, farineuse ou icltthyose des vieillards; si elles sont brunes ou noirâtres elle est dite brune ou ci/prine; si enfin les écailles épidermiques au lieu de se détacher, se soudent et forment des excroissances convexes ou pointues en forme de piquants, l'ichthyose est dite cornée, et

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