IV. ' Mi'i i:. — Elle oi cupe h peu près exclusivement
amygdalien de la membrane muqueuse ;
ellese pi quelques-unes des glandes de l'amygdale,
des piliers antérieurs el même du pharynx, mais là D'est pas
foyer principal.
Gomme les pustules se développent peu i peu <t qu'elles
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ne font pas explosion à la manière de l'herpès, on en trouve toujours à des périodes différentes de leur évolution et on peut ainsi s'assurer de leur processus. A la première apparition, petites élevures rouges, papuleuses, qu'on distingue avec peine; plus tard, pustule rarement acuminée, le plus souvent arrondie, remplie de pus ou de matière jaunâtre et recouverte par un épithélium assez résistant pour qu'on ne puisse pas le rompre en passant à la surface un pinceau de ouate; plus tard encore rupture de la pustule, petite ulcération de très-courte durée et qui guérit d'elle-même. La membrane muqueuse environnante est rouge, très-lubrifiée par le mucus qu'elle sécrète en excès, probablement sous l'influence de cette légère irritation.
Les malades n'ont pas conscience de l'acné réduite à ces proportions, et cependant quelques sensations incommodes mettent le médecin sur la voie de la lésion. Lorsque, après avoir constaté le fait, on interroge les malades, ils sont beaucoup plus explicites. Je ne multiplierai pas les exemples, quoiqu'ils ne soient pas rares, je me bornerai à rapporter deux observations qui résumeront les symptômes, mieux que ne pourrait le faire une plus longue description.
C..., domestique, 35 ans, d'une constitution robuste, se plaint de tousser depuis près de huit mois. Les remèdes qu'il a pris et qui ont été tous des calmants n'ont pas amené d'amélioration. La toux est surtout fréquente la nuit, elle est sèche, vibrante et préparée par un chatouillement incommode. L'examen stéthoscopique ne révèle aucune lésion, il n'existe pas de râles, la respiration est ample et normale. Jamais il n'y a eu d'enroûmentj le timbre de la voix qui est claire n'a pas changé. La santé générale est parfaite, pas d'amaigrissement, un peu moins d'appétit, la langue un peu sale à la base, nette dans son tiers antérieur.
C... n'a pas eu de maladie cutanée, il porte seulement au front quelques pustules d'acné sans vive réaction, sans aréole inflammatoire et qui se dessèchent d'elles-mêmes.
L'absence de râles bronchiques, l'intégrité des fonctions du
larynx, le chatouillement, le timbre et l'intermittence delà toux devaient faire supposer une affection gutturale. A première vue le pharynx et la gorge sont indemnes, la membrane muqueuse a sa coloration habituelle; le malade n'éprouve pas de gêne dans la déglutition et cependant, en le pressant de questions, il se rappelle avoir de temps en temps un peu de peine à avaler sa salive, mais c'est une incommodité si légère et si fugace qu'il n'aurait pas songé à la mentionner.
En abaissant la langue par le procédé que j'ai indiqué, on aperçoit des deux côtés, mais surtout à gauche, au-dessous de l'amygdale, un nid de pustules acncïques à des phases plus ou moins avancées de leur évolution. Les plus grosses ont à peine le volume d'un grain de chènevis, elles sont d'un blanc jaunâtre ; avec une pince effilée faite sur le modèle de celles qu'on emploie pour les préparations histologiques, on crève les plus volumineuses et on en extrait une matière blanchâtre, granuleuse, onctueuse quand on la presse entre les ongles des deux pouces.
La marche de cette petite maladie a été celle de l'acné simple de la face, améliorations, récidives faciles nui- relation avec l'étal général. Le traitement a été conforme au\ données sur lesquelles j'insisterai plus loin.
L'autre malade se présentait dans des conditions de saute beaucoup plus complexes, et l'angine n*était pour lui qu'un incident insignifiant dans l'ensemble de ses souffrant
C'est un homme jeune aussi, trente-huit ans. habitant le nord de l'Europe et venu à Paris pour suivre un traitement régulier. Sa maladie, dont je ne puis retracer ici la Longue observation, rentre dans le cadre <lrs ataxies incomplètes et elle a été sinon provoquée, au moins aggravée notablement par des chagrins violents et prolongés. Le mil a débuté par
une paralysie du moteur oculaire c mu avec diplopie,
strabisme et parésie de la paupière droite. Les accidents oculaires ont guéri : six mois plus tard Boni survenues le- douleurs caractéristiques (\c> membres Inférieurs, le.- douleurs de constriction au pourtour du tronc, la faiblesse des jambes, l'engourdissement Bans anesthésie du membre Inférieur
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droit. La maladie principale est en voie d'amélioration manifeste et presque rapide. Il m'a paru nécessaire de résumer succinctement ces quelques données plus que concises pour faire connaître le terrain pathologique où s'était développée l'affection locale.
Parmi les symptômes que j'avais à constater, la plupart rentraient dans les habitudes de ces grandes perturbations, deux seulement constituaient une exception et ne me paraissaient pas liés à la maladie du système nerveux. C'était d'une part la toux et de l'autre une répugnance intermittente pour les aliments. La poitrine examinée avec soin fonctionnait parfaitement. La toux était sèche, saccadée, fréquente, revenant par petites quintes ou par accès plus intenses avec un peu de suffocation, comme si le malade avalait de travers, jamais d'expectoration, jamais d'enroûment, la voix naturellement métallique avait même un éclat exagéré. Les quintes de toux avaient lieu au hasard sans périodicité nocturne, elles dataient de truis à quatre mois, n'avaient pas toujours une égale fréquence et semblaient procéder par des recrudescences d'une durée de quelques semaines. La langue était souvent blanche, surtout le matin. L'anorexie ou plutôt le dégoût nauséeux ne répondait pas à l'état de la langue ou à celui de l'estomac exempt de troubles fonctionnels. Elle avait été provoquée par l'administration abusive du chlorhydrate d'ammoniaque à l'intérieur; je sais qu'elle fut heureusement combattue par l'usage du chloroforme à l'intérieur, mais je ne saurais donner de cette sensation de nausée, qui à la longue avait produit l'amaigrissement de l'alimentation insuffisante, une explication plausible. Quant à la toux, j'hésitai longtemps avant de me décider à la considérer comme dépendant d'une affection toute locale.
Le malade très-intelligent, habitué par la chronicité de son malaise, à l'observation de lui-même, déclarait que chaque quinte était annoncée par un chatouillement de toute la gorge. La titillation avait souvent lieu à un faible degré et alors ou il cherchait à se détourner l'attention, ou il réussissait à la modérer par un hem, par l'ingestion d'une gorgée d'eau
froide; si elle était plus vive, il faisait effort pour reculer la quinte sans réussir à la supprimer.
L'inspection attentive de la gorge me permit de reconnaître une acné identique à celle que je viens de décrire, et comme il importait de ne troubler en rien la médication essentielle, comme l'emploi même des topiques inoffensifs eût encouragé les nausées, je me résignai à rester spectateur inactif. J'assistai ainsi à toutes les variations du mal local, et je pus constater directement que la fréquence de la toux était en proportion avec l'abondance de l'éruption et la rougeur de la muqueuse sous-amygdalienne. Une seule fois, il se produisit une pustule dans l'amygdale elle-même, et une autre fois à la partie moyenne du pilier antérieur. La maladie dure depuis trois mois avec des rémissions, mais aucun indice ne me donne à croire qu'elle tende à une guérison spontanée.
Ces deux observations, dont on ne saurait méconnaître l'uniformité, donnent une notion suffisante de la symptomatologie. La réaction est nulle ou insignifiante. L'éruption a un si prédilection, elle s'accompagne de peu de gène
locale et n'entraîne jamais de douleurs vives; elle a pour signes pin biologiques un chatouillement ou une sensation particulière que les malades ne réussisent pas à mieux définir, une tous ■'• lie, vibrante. mblable à la toui larj
mais sans aucun des autres indices d'une laryngite chrooique.
J'ai choisi justement ces deux cas, parce que la toux avait
une continuité et une intensité qui représentent 1
extrêmes; le chatouillemenl peut exister seul ou avec une
toui beaucoup moins fréquente et moins incommode, il es!
e probable que la touxel le chatouillemenl oe sont pas
:né; m ut de
symptômes >'\ en l'absence d'aul subjectifs,
l'éruption 'l"it passer inaperçue.