‹ Traité des anginesChapitre 24 sur 43 · TRAITE I S · texte numérisé non relu

TRAITE I S

issea mie de l'épaisseur

s l'un couteau. La brasse membrane s'étendait au eût remarqué d'abord de rougeur rtement adhérente et ne commençait \ - "lier que quand, à la période d'acmé, les tissus sous- - -it ramollis et paralys -

humide était peu bit ration libre.

mucosités irritant - ni dent de plus eu plus par la bouche r le nez en déterminant une tatiou des narines

la lèTre supérieure qu'on était fore 'essuyer ment. La fièvre était ur abondante

seuse. les urines rares: l'ensemble répondait aune dépr-;typh

A ' i • le. quand elle avait lieu, la respiration

était de plus en plus ■ la toux rauque ; .it de

s douleurs et les sympU aient

up confirmé.

- ptembre et d'or que la maladie se montra le plus souvent sous rme

itir de la fin d'octobre, les angines furent à la .'omnumos et moins dang s 'aient à elles seules constituer tout le danger. Les entants de nu s adultes furent alors pli>

attei:. rient parfois à un simple

catarrhe ment de la luette

-Tissait bu spontanément ou par l'usage d'un aitif ou de quelqu s boissons - la mal

ment lar 'la luetl s, d'un enduit blanchâtre et tr

r intervalles, si inte; it imminente. B .!. qui m

• - : delà de -huit heures, cédait si bien au

traitement que pas un malade n'a succombe à la suite de cette e de la maladie.

ANGINE D1PHTIIÉR0ÏDE. 275

Chez les adultes, la respiration était intacte, et on n'observait qu'une angine couenneuse des amygdales avec une fièvre variable, d'une durée moyenne de deux à quatre jours et exempte de danger.

Les conséquences que la maladie laissait après elle n'offrent rien d'exceptionnel à noter que la persistance et la profusion de la salivation et du coryza.

La médication fut celle qu'on employait de préférence à cette époque : gargarismes, émétiques, altérants scillitiques, sangsues, irritants et dérivatifs à la peau. Plus la maladie fut variable, moins il est possible de juger de l'efficacité des moyens employés dans des cas assez différents pour que les uns fussent presque aussi fatalement terminés par la mort que les autres par la guérison.

VII. Traitement. —Le traitement de l'angine diphthéroïde comprend deux ordres d'indications, les unes locales, les autres générales.

Localement, je ne saurais trop fixer l'attention sur la nécessité d'enlever le plus possible dos fausses membranes. Je , rappelle que cette extirpation est difficile et demande autant de patience de la part du médecin que du malade. L'extirpation se fait à l'aide de pinces à torsion ou de pinces à pansement; les secondes sont en général d'un meilleur emploi. Il faut s'y prendre à plusieurs reprises et essayer d'arracher la fausse membrane par un point quelconque de sa surface, sans espérer la décoller par les bords. Les malades éprouvent en somme plus de gène de rabaissement de la langue que de douleur de l'opération. La membrane muqueuse du voile du palais, si susceptible à certaines excitations, est en somme peu sensible, même à l'état normal, et ici elle est presque ancsthésiée du fait de la maladie. On a, sous ce rapport, des idées préconçues qui ne s'accordent pas avec l'expérience. De ce que le chatouillement de la luette ou du voile du palais provoque de violentes contractions musculaires, on conclut trop volontiers qu'une irritation vive sera intolérable. Chez un individu en pleine santé, on peut près-

que impunément serrer avec une pince le bord libre du voile du palais ou la luette.

Si on n'a pas eu soin de détacher les fausses membranes , les remèdes topiques n'agissent pas sur les parties qu'elles revêtent et ne modifient en rien l'état des plaques pseudomembraneuses. Leur action ne s'exerce que sur les portions de la muqueuse relativement saines.

Nous sommes très-incomplètement édifiés sur le mode de production des fausses membranes diphthéroldes ou diphthériques: mais, sans avoir de preuves décisives. je crois qu'il est dangereux de laisser les foyers d'exsudation à leur libre développement. Il me paraît être d'expérience qu'en détachant les plaques formées on diminue d'autant la tendance qu'a la lésion à s'étendre. Depuis que ce mode de traitement est devenu pour moi l'antécédent obligé de toute médication topique, je n'ai pas observé des exsudats aussi larges et aussi envahissants.

La muqueuse ainsi mise à nu sera modifiée par des caustiques à doses variables. Il n'est pas nécessaire d'employer les caustiques en substance, et je leur préfère des solutions dont on change le degré suivant les résultats. Il est bien peu de caustiques solubles ou liquides auxquels je n'aie eu recours, et malgré ces essai- répétés, j<' ne saurais établir entre ces divers agents une subordination. Chaque cas semble presque, sous ce rapport, répondre à des indications individuelles, et les médecins qui n'ont essayé qu'un seul produit sont les seuls qui ne mettent pas en doute sa supériorité. Les résultats obtenus doivent servir de guide. Si un caustique reste inefficace, mieui vaut en éprouver un autre que de s'obstiner à son usage; j'inclinerais a admettre, suus toute réserve, que le perchlorure de fer en solution saturée rt la teinture d'iode rendenl les meilleurs services, qu'après eui la solution de nitrate d'axgept (solution variable du quart au dixième) est utile surtout au début; après ces agents et beaucoup audessous viennent les sels de zinc, chlorure et sulfate, les acides dilués et les sels caustiques de mercure qui doivent être, 1. plu.- souvent, élimines du traitement.

ANGINE DJPHTHÉROÏDE. 277

Les cautérisations, pour être actives, doivent se répéter souvent, au moins quatre ou cinq fois par jour; elles sont d'autant plus efficaces qu'elles portent sur des surfaces dépouillées préalablement des fausses membranes. On voit alors, sous l'influence du caustique, la muqueuse granulée, saignante, redevenir plus lisse et perdre en partie sa rougeur ardente.

S'il est incontestable que la cautérisation modifie très-avantageusement les points où siégeait la fausse membrane, son action est plus discutable lorsqu'il s'agit des parties saines. L'irritation dépasse souvent la mesure, elle entretient, si elle n'exagère, l'état inflammatoire et peut ainsi préparer la voie à l'exsudation. On évite ce danger par une précaution que je recommande sans crainte de paraître trop minutieux. Sitôt après chaque cautérisation, le malade se lavera la bouche avec une solution astringente légère, une décoction de feuilles de mûres ou d'aigremoine par exemple, ou avec une solution également peu chargée de borate de soude, de chlorure de sodium ou de nitrate de soude.

Dans l'intervalle, les gargarismes un peu moins atténués sont certainement utiles et doivent être presque incessamment répétés. Ici comme toujours les injections locales sont de beaucoup supérieures aux gargarismes, elles détergent plus profondément et donnent les bons effets des irrigations sur les surfaces enflammées.

La température des gargarismes ou des injections n'est pas indifférente : les liquides chauds sont préférables aux liquides à basse température.

J'ai indiqué en décrivant la maladie, ses modes variés de propagation. Le médecin doit avoir toujours l'attention éveillée et ne pas se contenter d'agir sur la paroi du pharynx accessible à la vue. Lorsqu'un avertissement comme l'épistaxis, la douleur d'oreille, ou l'enrouement et la toux ont appris que la lésion marche vers les fosses nasales ou vers l'épiglotte, il est plus sage de la devancer que de l'attendre.

Dans le premier cas on fera bien de soulever avec un crochet mousse, petite opération plus facile qu'il ne semble , le voilu

du palais et de s'assurer de l'état de la portion supérieure du pharynx. Si les fausses membranes ont remonté, la cautérisation se pratique à l'aide d'une éponge imprégnée de caustique et montée sur une tige de baleine recourbée. L'éponge a le défaut de glisser difficilement, et on la remplace avec profit par un bourdonuet de ouate recouvert d'une mousseline trèsfine et solidement fixée. Les injections nasales donnent d'utiles résultats à la condition d'être extrêmement faibleenfants ne s'y prêtent qu'avec une extrême répugnance.

Le même manuel opératoire en sens inverse convient aux ulcérations sus-épiglottiqucs qu'il est encore plus important de combattre. On a rarement besoin de recourir au laryngoscope, la lésion s'arrêtant à la face visible de l'épiglolte qui s'aperçoit sans trop de peine quand on a fortement attiré la langue au dehors avec la main avant d'introduire la spatule.

Le traitement général n'offre en réalité qu'une indication, mais elle n'est pas sans importance. Quel que soit, au début, l'aspect franchement phlegmasique de la maladie, ce n'est jamais l'excès de l'état inflammatoire qui constitue un péril. La fièvre tombe d'elle-même à la seule condition d'une hygiène antiphlogistique dont je n'ai pas à rapporter I banales.

Le danger, quand il existe en vertu de l'atteinte portée a la santé, ne commence qu'avec la seconde période. Le malade presque apyrétique est plus ou moins profondément débilité, il est sans appétit, sans résistance, et si des acciden daircs viennent à se produire ils se développent sur un mauvais fond.

Le médecin doit donc avoir les yeux sans < - sur

cette imminence, la seule qui mérite d'ailleurs son attention.

Il convient d'exiger une alimentation continue, de recourir sans trop attendre aux toniques amers à l'intérim que la

moindre défaillance en appelle l'emploi. a \ part, j<

jamais eu à regretter d'avoir pris trop tôt le parti de tonifier les malades, taudis que j'ai eu plus d'une fois L< regn t d'avoir tardé trop longtemps ou de n'avoir pas été assez hardi dans le

ANGINE DIPHTHÉROÏDE. 279

choix des moyens. A présent je n'hésite plus à provoquer hâtivement la réaction par des douches froides, à associer le vin à une alimentation rapidement succulente et à faire sortir les malades dès que leurs forces le permettent sans trop tenir compte de la température.

Page 1