INTRODUCTION. III
Telle est la sensation que j'ai éprouvée après avoir misa contribution, pour cette enquête longue et infructueuse, tous les journaux, toutes les collections françaises et étrangères, tous les livres généraux où j'espérais trouver une donnée nouvelle. Les mémoires spéciaux sont plus que rares; les faits même, rapportés sans commentaires, se comptent par vingtaines ; et encore combien sont observés assez soigneusement pour mériter d'être invoqués !
L'histoire pathologique des angines, si elle valait, à l'exclusion de la diphthérie, la\ peine d'être esquissée, pourrait se diviser en trois périodes:
La première s'étendant des écrits hippocratiques à Arétée; la seconde, après une longue intermission, comprenant le xvir et le xviue siècle; la troisième, toute contemporaine, et dont le début, car c'est une justice h rendre au maître, daterait de l'enseignement de Bretonneau.
Si on laisse de côté les anciens, qui après la lecture des écrivains plus récents, n'ont rien à nous apprendre sur ce sujet, on voit la théorie générale des angines se constituer, conformément aux mœurs inédicalesdes derniers siècles, avec les seules données fournies par les épidémies. Au milieu d'observations vraies, le plus souvent superficielles, où l'état général des malades absorbe l'état local, on trouve quelques utiles enseignements. Les descriptions, et jamais on n'a su mieux figurer l'aspect d'une maladie qu'à cette époque, les descriptions sont entachées d'un défaut capital ; le terme extrême de la lésion sert à la caractériser, et sous le nom de mal dégorge, malin, putride ou gangreneux, on réunit toutes les
IV INfRODUCTK
lions angineuses qui, activées car la virulence épidémique, peuvent aboutir à la gangrène vraie ou à un sphacèk apparent. Depuis les écrits des médecins anglais et napolitains jusqu'à ceux de Marteau et de Boucher, qui d'ailleurs
adent tous à la redoutable épidémie qui ravagea l'Europe aux premières années du xvm*siècle, Les relations pèchent par l'absence du seul examen décisif: celui de l'arrière-gorge. !.• sphacèle se juge presque toujours a distance pai la fétidité de l'haleine ou la putridité de la salive.
- sporadiques ou sonl \ sa - sous 1»- silence, p< qu'ils ne rentrent plus dans le cadre artificiel des ang putrides, ou ils sont noyés dans de.- descriptions banales qui
tiqueraient aussi bien à toutes i< s phlegmasies aiguës, subaiguës, catarrhales, ul< • - etc., ou enfin ils sontsiint entraîné les plus foudroyantes et les plus imaginaires des métasta»
ependant, au milieu de ces notions confuses, apparaislétails délicatement étudiés et de- épicrises magistrales : en somme, les qualités et les défauts de l'ol ration clinique au \\nr siècle.
i.' livre >\r Bre tonneau, publié en 1826, donna, avec l'impulsion, le programme a remplir, sans achever la nosographie des angines non croupales. Trousseau avait hérité de la prédilection de Bon maître, et c'est comme uni' dette de cœur que l'acquitte, en continuanl après lui Les traditions d'une école a laquelle je dois tant de reconnaissance.
i- l'influence plus "u moins directe des deux grands cii«
ds donl la diphthérie 'tau n sti e le principal objectif, d'importantes monographies se produisirent, cell - de Gui
ién< au de Mussy, dlmberl Gourbeyre, de Etouyer, de Maing lud de (.'-nul. etc. Quelques thèses parmi lesqu