PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XVII
mattes l’emportant sur celui des poteries lustrées, je les ai toutes laissées dans l’ordre des poteries mattes, tandis que dans celui des poteries grecques, les mattes étant peu nombreuses en comparaison des lustrées , c’est à l’ordre des poteries lustrées que j’ai rapporté toutes ces poteries.
Je ne crois pas nécessaire de développer davantage ces motifs pour abandonner son principe de classification, lorsque dans certains cas ce principe vous conduit mal , et de ne pas se piquer d’un rigorisme qui n’est ici d’aucune importance.
J’ai pensé qu’on ne pouvait pas trop multiplier les points de vue d’où il est possible d’envisager une science ou une industrie dans ses différentes parties. C’est ce qui m’a engagé à composer plusieurs tableaux qui semblent au premier aspect présenter les mêmes choses ou au moins des idées et des choses très-analogues ; mais qui en effet n’ont souvent entre eux qu’un point commun d’où naissent ensuite dans des sens différents et nombreux, quelques points de vue nouveaux. Tels sont les tableaux n° I , n° II, n° III et n° IX , tous rédigés dans un point de vue chronologique ; mais le faisant voir sous différents aspects.
Ma division géographique est fondée plutôt sur les langues et les usages, types plus caractéristiques des peuples, que sur les circonscriptions territoriales, lors même qu’au lieu de les établir sur des limites politiques on voudrait leur en assigner de naturelles. Ce ne sont ni les conquêtes, ni les traités qui peuvent les suivre, ni les fleuves, ni même les chaînes de montagnes qui constituent les peuples , ce sont les usages , les mœurs , les caractères anthropologiques, c’est-à-dire physiques et moraux , dont les langues sont l’expression la plus patente et la plus durable, malgré les modifications et les adultérations qu’elles éprouvent.
Ainsi les poteries de l’Italie ne seront ni toutes celles qu’on l. b