FRAIS DE CUISSON
Article Y. — APPRÉCIATION UES FRAIS DE CUISSON.
§ \ . — Considérations générales.
Il y a dans les arts céramiques deux manières très-différentes de considérer les frais de cuisson.
L'une conduit à connaître ce que chaque pièce, en raison de sa forme, occupe de place dans un four, et combien vaut la place; elle fait connaître et apprécier la perfection des moyens d’encastage, mais ne conduit qu’indirectement à juger le mérite d’un four.
L’autre fait connaître la véritable dépense d’un four pour cuire la même quantité de pâte céramique , et par conséquent, à combustible égal , les qualités économiques de différents fours , ou, le four restant le même, la qualité et la quantité du combustible employé.
Dans l’une et dans l’autre Appréciation, dont les résultats sont si importants pour connaître les pertes ou les bénéfices qui peu vent s’introduire par cette voie, il y a de nombreuses considérations à faire et de nombreuses précautions à prendre pour arriver à une sûre Appréciation de ces frais.
Les unes sont communes aux deux modes d’ Appréciation , les autres sont propres à chacun d’eux.
Dans l’un et l’autre cas il faut que l’état du combustible soit connu. Si c’est dubois, il fautavoir soin de noter ce qu’on appelle son essence, c’est-à-dire son espèce, son âge, son état de sécheresse ou d’humidité, le temps depuis lequel il est coupé, et enfin son pouvoir calorifique. J’ai fait connaître au § 1 de l’art. 3 les • moyens d’arriver à cette évaluation. On doit avoir égard aux considérations du même ordre pour la houille, le lignite et la tourbe.
L’état des fours, considéré sous le rapportde leur nouveauté ou de leur vétusté , des réparations encore fraîches qu’on peut y avoir faites, de la conductibilité des matériaux qui les composent, doit être soigneusement apprécié.
Le mode d’enfournement, tant du laboratoire inférieur que du