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PAR LES CAPACITÉS

supérieur, si c’est un four double qui rend le tirage plus ou moins vif et régulier, doit être scrupuleusement observé.

Enfin , l’état de l’atmosphère relativement au vent régnant , qui , suivant sa direction , accélère ou retarde le tirage 5 un ciel couvert ou serein , qui , suivant l’heure de la journée où il se trouve dans l’un ou dans l’autre de ces états, a aussi une grande influence sur le tirage, doivent être notés.

Une multitude d’autres circonstances de moindre valeur, telles que des courants d’air, des ouvriers plus ou moins intelligents ou soigneux, ont sur les cuissons une influence qu’il faut connaître (1).

Toutes ces circonstances peuvent agir sur une consommation plus ou moins grande de combustibles dans un même four, et introduire de grandes anomalies dans les calculs d’évaluation dont je vais parler.

§ 2. — Évaluation des frais de cuisson par les Capacités.

Ce mode d’Évaluation paraît être le plus simple et le plus sûr, pour des objets dans lesquels les formes et les capacités sont d’une importance et d’une valeur bien supérieures au poids.

11 s’agit, A, de connaître les frais de toutes sortes qu’entraîne la cuisson parfaite de tout ce que peut contenir un four 5

B, de connaître la capacité de ce four-,

C, de savoir quelle place chaque pièce prend dans cette capacité.

A, Les frais de cuisson se composent :

i° De la quantité de combustible employé pour la cuisson depuis la mise en feu jusqu’à l’extinction et de la valeur de ce combustible.

20 Des dépenses en ouvriers employés pour préparer l’enfournement, c’est-à-dire, nettoyer les cazettes, encaster les pièces,

(») J’ai eu à Sèvres des ouvriers de four de capacité si différente que j’ai été oDligé ou de les exclure des cuissons ou de les faire changer d’alandier toutes les deux heures pour être sur que les quatre alandiers étaient également chargés pendant la durée d’une cuisson.

238 frais de cuisson

les placer dans le four, suivre la cuisson, et opérer le défournement.

3° De la valeur des cazettes mises hors de service à chaque fournée.

4° Du prix du four, réparti sur le nombre de fournées qu’on pourra présumer qu’il pourra faire avant d’être démoli, et des réparations moyennes par chaque fournée.

B. On connaîtra la capacité du four en le cubant suivant les règles ordinaires.

C. Cette capacité étant connue, on détermine combien il en coûte tant en dépense de combustible pour le porter à la température exigée pour l’espèce de Poterie qu’on y place , qu’en autres frais de cuisson ; on sait alors ce que doit coûter la cuisson d’un décimètre cube ou de toute autre mesure de capacité.

Pour Évaluer la place qu’une pièce tient dans le four ou le nombre de décimètres cubes qu’elle occupe , il faut la mesurer crue c’est-à-dire avant qu’elle ait pris sa retraite, et mesurer l’espace cubique que remplit sa cazette toujours supposée carrée ou rectangulaire, afin de lui attribuer un quart de l’espace vide qui se trouve entre les cylindres ou ellipsoïde de cazettes, ajouter la moitié de l’espace qu’on est obligé de laisser à l’entour de chaque pile pour le passage des produits de la combustion.

On multiplie par le prix auquel on a porté le décimètre cube, le nombre de ces mesures que la pièce, avec ses annexes, occupe dans le four, et on a fort exactement le prix de cuisson de cette pièce.

Quand plusieurs pièces peuvent être placées dans la même cazette, on partage entre ces pièces le prix de cuisson que coûte la place de la cazette qui les renferme.

Je donnerai à l’article des porcelaines un exemple de ce calcul appliqué à la porcelaine de Sèvres.

On sent combien il est important de faire tenir le moins de place possible à chaque pièce, et qu’on ne peut y arriver que par des constructions et formes de cazettes les plus appropriées à

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