ARGILE PLASTIQUE
sorte qui ne soient accompagnés, de près ou à quelque distance, d’Argile plastique. Plusieurs fabrications de Grès-cérames résultent de ces gîtes. Tels sont les creusets dits de Hesse, fabriqués à Gross-Almerode , au pied du Meissner, célèbre montagne basaltique ; les basaltes recouvrent immédiatement le lit d’Argile plastique. Telles sont les Argiles des lignites des bords de l’Eller, près de Carlsbad , et un grand nombre d’autres , que les bornes et l’objet de ce traité ne me permettent pas d’énumérer.
Presque tous les terrains volcaniques-laviques offrent à leurs bases, dans leur déjection pulvérulente ou boueuse, des dépôts d’Argile pure , qui , quelquefois trop mêlés de cendre réellement lavique, ne sont pas susceptibles d’être travaillés; mais dans beaucoup de cas elles peuvent encore fournir des matériaux à l’art céramique.
Je me bornerai à un seul exemple de cette position, ou du moins d’un gîte d’Argile plastique très-célèbre que je crois pouvoir rapporter à cette position. C’est celui des Argiles des bords du Rhin, connues sous le nom d’Argile de Coblentz ou de Cologne, quoiqu’elles ne se trouvent point dans le territoire de ces villes, mais à une distance à l’est de plus de 18 kilomètres.
On sait que les bords du Rhin présentent dans un grand nombre de points des terrains d’origine évidemment ignée, Les environs de Coblentz semblent en être tout à fait dépourvus. Cependant je crois avoir reconnu des petites parties de roches qui sont comme des vestiges de cette formation. Ce sont des agglomérats ponceux d’une épaisseur de quelques centimètres composés de zones minces successivement noires, jaune-brunâtre et noires, qui de Yallendar àWalkensburg, entre ce premier bourg et le village de Grenzhausen, recouvrent le dépôt assez puissant de limon, d’argile sableuse rougeâtre mêlée de petits rognons de fer limoneux et de sable blanc , au-dessous duquel est placé le lit d’Argile plastique , quelquefois accompagné de lignite , qu’on exploite à Grenzhausen.
Je citerai un dernier exemple d’Argile d’origine volcanique évidente. C’est M. Horsfield qui l’a observé et publié dans les Mémoires de Ratavia (tome vin}. Lors d’une grande éruption du
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volcan de Klutz, le vent transporta jusqu’à Batavia une grande quantité de cette poussière terreuse qu’on appelle cendre volcanique. Cette prétendue cendre était une Argile très-alumineuse, si ce n’était même de l’Alumine, qui, humectée, prenait une plasticité très-caractérisée, et toutes les qualités, dit l’auteur, d’une bonne Argile à Potier. On pense que les orfèvres de Batavia en faisaient les moules de leurs ouvrages les plus délicats.
Il est probable que les Poteries grecques fabriquées dans les îles de l’archipel Grec, dont plusieurs telles que Milo, Candie, appartiennent à la formation pyrogène, ont été faites avec des argiles de pareille origine, et je ferai remarquer à l’article des Poteries de Milo qu’elles présentent une dureté beaucoup plus considérable que celle des Poteries campaniennes.