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PÉTRISSAGE

Mais il se présente dans les fabriques de faïence comme dans celles de porcelaine à pâte très-plastique, un assez grave inconvénient. C’est la dépense que cause le fréquent renouvellement des sacs, toujours humides et soumis si souvent à une pression très-puissante. M. Johnson, fondateur de la belle manufacture de faïence fine et de demi-porcelaine à Bordeaux, paraît avoir remédié à cette grande consommation par un moyen très-ingénieux et fort simple, qu’il m’a permis de publier.

Il fait faire des sacs avec du chanvre d’une qualité particulière et d’un tissu qui ne soit pas très-serré ; mais, avant d’employer ces sacs, il les maintient pendant quelques moments dans l’huile bouillante. Ce procédé non-seulement conserve les sacs en empêchant l’eau de pénétrer dans les fils, mais l’eau ne contractant aucune adhérence avec des fils gras , s’écoule plus facilement. (Voyez Additions T. I. p. 628.)

La pâte amenée par suite des moyens qu’on vient de décrire à l’état de fermeté nécessaire pour être travaillée, a besoin d’être encore pétrie, battue, maniée, pour acquérir l’homogénéité de masse si désirable.

Article IV. — PÉTRISSAGE.

Le Pétrissage, dont le nom indique l’opération que l’on appelle aussi marchage, est une des opérations dont presque aucune pâte n’est exempte, depuis celle des briques les plus grossières jusqu’à la pâte de la porcelaine 5 nous verrons du moins que les exceptions sont extrêmement rares 5 c’est pour ainsi dire l’opération caractéristique du Potier, l’opération de toute antiquité, celle à laquelle les écrivains de l’antiquité la plus reculée font souvent allusion (1).

Cette opération , qui sera bientôt remplacée par un procédé plus général, plus mécanique et peut-être aussi plus efficace (2),

(q «Et il la foulera comme le Potier foule l’argile sous les pieds» (Isaïe, livre ali, page 25); elle est figurée dans les tombeaux de Thèbes. Voir la PI. m, fig. 1, et son explication à la fin de cet ouvrage.

' (2) M. Weber décrit une machine propre à pétrir la pâte, et qui est analogue à celle qui est employée par les vermicelliers pour comprimer fortement la pâte de farine,- mais il ne dit pas s’il en a fait usage ; et, parmi les fabriques que je connais, je 11e sache pas qu’on ait encore employé un pareil moyen (Art de la vraie Porcelaine (en allemand), n« sect., l" art.).

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