COUP-D'(EIL RAPIDE
leur font accorder une préférence incontestable. Les dessins les plus recherchés sont ceux à colonnes en fleurs , et à fleurs entre des colonnes. Les fleurs ou bouquets doivent être petits et bien tranchans sur des fonds de couleur. Les fonds blancs n'ont que peu ou point de cours. Les assortimens doivent être d'une grande variété pour les fonds et les dessus.
Les robes d'indienne en coupons, dans toutes les qualités, sur- tout dans les communes, de toutes les couleurs, et dont les bordures sont larges et élégantes; les schalls en indienne six quarts , d'un joli goût , et avec une large bordure , et les belles péri, qui s'emploient pour robes et autres vêtemens extérieurs , sont d'une défaite courante.
Les robes de mousseline en coupons dans les qualités lînes, et d'une richesse de broderie qui réponde à la finesse de l'étoffe , sont demandées.
Les bas de coton pour hommes et pour femmes doivent être fins et de bonne qualité; bleus pour femmes, deux tiers unis et un tiers brodés et à jour; les mouchoirs imitant les Madras; les velours de coton unis, noirs et bleus; les dentelles de coton de toutes largeurs et de bon goût. Tous ces articles promettent une vente avantageuse , pourvu qu'ils soient portés en petite quantité.
Les satins unis et de belle qualité, blancs et noirs, sont très-recherchés au Mexique,; mais en fait de soierie, tout ce qui est blanc doit être d'un beau blanc de perle, point azuré , et tout ce qui est noir doit èlre d'un noir parfait qui n'ait point un coup-d'œil bleu. Les nouveaux articles de soieries, tels que levantine, Virginie, etc. , ne sont pas encore d'une défaite courante.
Les draps de soie noirs seulement et en petite quantité; les serges de soie noires, sept huitièmes de largeur; les taffetas noirs et peu de blancs, doubles et en belle qualité; les velours de soie bleus, noirs et cramoisis, très-fins et en petite quantité, et les bas il, soie blanche, deux tiers pour femmes et un tiers pour hommes, beaux et de bonne qualité; quelques douzaines de bas noirs pour les ecclésiastiques. Les bas pour femmes doivent être un tiers unis et les deux tiers à jour et brodés richement sur jour, de belle qualité cl très -bons. Tous ces articles sont recherchés au Mexique; et comme fil paient bien et s'achètent facilement, il y aurait de la folie à les porter mauvais.
Les schalls et mouchoirs de soie pour le cou, les premiers en six quarts, d'un joli goût et de nuances délicates, avec des bordures larges; les seconds noirs et de toutes les couleurs de mode; les zélias ou fichus à jour, d'un joli goût; tes rubans satins, de couleurs variées, par pièces de douze aunes roulées sur bois, dans les nos. 1, 1 172, 2 , â , 4» 5. Il en faut plus dans les bas numéros que dans les hauts. Ces articles sont également demandés au Mexique.
Voiles de blondes noirs , à bordures élégantes , à petits jours et de moyenne grandeur. Il en faut peu. Voiles de tulle, point; schalls de tulle, grands et de broderie élégante, peu; tulle uni, brodé, très-lin, en médiocre quantité.
Le papier blanc est un des articles les plus considérables d'importation au Mexique ,
par la consommation qui s'en fait par les manufactures de cigares, el par les administrations publiques, et l'impression des arrêtés, décrets, régleincns, etc., du Gouvernement. Mais pour exploiter avec tout avantage cette branche considérable de commerce, il faudrait que nos manufactures s'attachassent à imiter, dans leurs dimensions, couleurs . collage, corps et degré de battage, les papiers de Catalogne et de Valence.
A tous ces articles on pourrait joindre la parfumerie assortie en petite quantité; la bijouterie fausse, bien choisie; Us plumes d'autruche, moyennes et petites, blanches. rouges et vertes , et autres couleurs agréables ; tes éventails choisis , élégans et peu chers; l'eau de Cologne forte, bonne qualité et en boîtes de six flacons; tes glaces moyennes, cadres riches et de bon goût ; des lustres jolis, mais pas trop chers; tes armas, pistolets demi-arçons et de poche , canons en cuivre, et quelques fusils de chasse doubles et simples, etc.
•tre quincaillerie, qui est plus chère et moins estimée, ne peut soutenir la concurrence avec la quincaillerie anglaise.
>ta. Comme il n'existe pas de grand'roules au Mexique, et que la constitution physique du pays ne permettra jamais d'y opérer des transports par des navigations naturelles ou industrielles , le commerce n'a d'autre ressource , pour ses transports , que Feniploi coûteux et incommode des bêles de somme. Le poids fixé pour la charge d'une mule est de seize arrobes ou deux cents kilogrammes, divisés en deux parties égales pour se balancer sur le bât. Il faut donc que les objets destinés à être importés au Mexiqui soiem divisés en colis susceptibles d'être acceptés par les muletiers. D'ailleurs , les balles, ballots, caisses, et autres colis, doivent contenir des marchandises pour le poids de neuf nu dix arrobes au moins, sous peine de confiscation des objets qui seraient dans des colis de moindre poids. Tous les liquides doivent être en barils de quatre-vingts litres, bien conditionnés et cerclés en fer, ou en caisses de cinquante bouteilles.
Du reste, les marchandises de toute nature sont, en général, susceptibles d'être importées au .Mexique, excepté celles prohibées par les lois.
Toute marchandise non comprise dans le manifeste est irrévocablement saisie, et il <1<': à la visite du navire.
Articles de retour.
Lks métaux précieux forment le principal objet de retour. Les autres produits du pays que l'on pourrait exporter sont la cochenille, la vanille, l'indigo, le sucre, d'une extrême beauté, mais «l'un prix trop élevé pour soutenir la concurrence, la résine et la salsepareille.
Navigation.
Tors les pavillons sont admis dans les ports du Mexique, sous l'obligation imposée aux
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capitaines des navires , d'acquitter les droits et d'observer les formalités prescrites pour la réception.
Le cabotage est réservé aux bàtimens mexicains.
Les droits se perçoivent d'après un tarif d'évaluation , ou sur les prix de facture, suivant la nature des marchandises.
Nous ne parlerons point du Paraguay. Depuis que le dictateur Franscia a interdit à ce pays toute communication avec ses voisins ; depuis qu'il a , en quelque sorte , cloîtré ses habitans , il a été impossible de faire , dans ces contrées , aucune exploration commerciale.
Observations générales.
Nous aurions pu donner une idée du tarif des droits que chacun de ces nouveaux Etals perçoit à l'entrée et h la sortie , d'après les renseignemens positifs qu'on nous a donnés à cet égard; mais dans ces républiques naissantes, où les besoins du lendemain ne sont plus ceux de la veille , et où les perceptions doivent changer avec la situation où se trouve le Gouvernement, ce tableau entraînerait nécessairement le commerce dans des erreurs partielles et involontaires, mais préjudiciables à ses spéculations. Nous nous réservons d'ailleurs de donner un travail plus étendu sur cette matière, lorsque les Gouvernemens de ces vastes contrées offriront plus de fixité , et des rapports plus certains avec les peuples de l'ancien continent.
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Extrait du Journal du commerce, du vendredi i5 juin 1827, et dont l'existence est rapportée, vers cette époque, dans le Constitutionnel, le Courrier, le Journal des débats, etc.
C'est un véritable traité de commerce entre la France et les Etats-Unis du Mexique, sous le titre de Déclarations concertées entre LL. EE. le baron de Damas et 31. Camacho, ministres des affaires étrangères des deux puissances contractantes, et adressées à l'agent consulaire du Mexique, au Hdvre , par M. Murphi , agent général de cette république.