‹ Traite des assurances et des contrats a la grosse d'Emerigon (volume 3)Chapitre 193 sur 215 · SUH LE COMMERCE DE L'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

SUH LE COMMERCE DE L'AMÉRIQUE

Importations.

1820 13,751,717 piastres.

Exportations.

1820 10,893,700 piastres.

Naçigation à Ventrée.

Navires venus directement d'Espagne.

D'Espagne en relâchant à la Navarre. .

D'Amérique •

D§$ autres contrées • • • .

Totaux.

i8si.

Sa

Navigation à la sortie.

Navires partis directemem peur rEspa(;iie. Pour l'Espagne, en relâchant à. la Navarre.

Pour l'Amérique

Pour les antres contrées*. • •

Totaux.

fl 1820.

5oJ

g4o COtJP-D'fflilL RAPIDE

Informations sur le choix des cargaisons.

ProduiU du toi de la France.

Les vins et les eaux-de-vie , un petit assortiment de vinaigre blanc, d'huile d'olive et d'amandes douces , et quelques fruits secs , sont les produits de notre sol susceptibles d'être importés au Mexique. Les vins blancs d'Espagne ne pouvant plus être introduits, seraient avantageusement remplacés par le Sauterne etjes muscats de Front^gnan, qui . sont déjà connus au Mexique. Ils doivent être envoyés en caisse et de bonne qualité , pour être bien et facilement vendus. Qn trouverait également à bien placer des vins de Champagne mousseux en paniers; mais il faudrait commencer par de petits envois.

Les vins rouges doivent être de bonne qualité , s^s être trop chers. Les vins fins et légers étant à la portée de fort peu de personnes , sur- tout dans le moment de gêne actuelle , il ne faudrait en envoyer qu'une petite quantité.

Il est indispensable d'imiter les eaux-de-vie espagnoles, si l'on veut vaincre le préjugé contre les nôtres. Il faudrait augmenter le degré de force, et rendre la couleur plus foncée. Le vinaigre blanc doit être fort et en petite quantité.

Au Mexique , Thuile par excellence est celle qui est grasse et d'un goût fort II n'en est pas de même des huiles d'amandes douces ; on ne saurait.les envoyer trop fraîches.

Fruits secs , raisins et figues de bonne qualité , avelines d'amandes ; les amandes ea quantité plus grande que le reste , un tiers princesses et les deux tiers flots.

Produite manufactures.

Le nombre des produits de nos manufactures qui conviennent au Mexique est l^è^-

élcndu.

D'abord, les toiles de Bretagne, étroites et larges, par pièces de cinq aunes et demie . nommées dans le pays britagnas légitimas, continuent à être très-estimées et très-re cherchées. Les habitans leur accordent toujours une telle préférence , qu^elIes se sont vendues trente et jusqu'à trente-sept pour cent plus cher que les contrefaçons allemandes. II faut avoir l'attention de n'en porter que dans les sortes dites secondes supérieures, premières fines et secondes fines. Toutes les autres qualités ne sont pas aussi courantes. La consommation de ces toiles est immense au Mexique , où elles s'emploient généralement pour Je linge de corps des deux sexes.

On devrait s^occuper à reprendre (es branches de commerce des toiles de Bretagne fil plat, connues sous le nom de Pontivi ou plà tilles, des Morlaix, Rouen, fil plat et esto* pilles, que nous avons laissé échapper, et dont la Westphalie et la Silésie se sont emparées, au grand détriment du commerce français. ^

SUR LE COMMERCE DE l'AMÉRIQUE. 64 1

Quelques coutils blancs et très-fins pour pantalons d'été , et le double de coutils à moyennes barres bleues et rouges, fins et demi - fins , pour oreillers et matelas, etc.; des linons unis , mouchetés et à fleurs , mais en petite quantité. Ce n'est que sur les bretagnes que Ton peut forcer en quantité, les autres objets n'étant que d'une demande secondaire.

Les mouchoirs de Gholet. L'enroi de ces mouchoirs peut être tenté dan» les qualités les plus fines , mais en petite quantité , à cause de la gêne actuelle; de même une petite quantité de beaux mouchoirs de batiste unis et avec de belles broderies , aura un débouché facile et avantageux , à cause de la préférence qu'on donne aux dessins de nos broderies.

Quant aux draps, les qualités qui conviennent le mieux sont les draps légers, de belle qualité et bien lustrés , dans les couleurs noir , bleu de roi , olive , brun , et autres nuances foncées. Les secondes et troisièmes qualités sont prohibées* On assigne deux causes qui réduisent la ccmsommation des draps étrangers au Mexique : l^ l'existence de manufactures locales, dont les draps, fort communs, servent à une partie de la popu* lation ; 2^. l'habitude contractée d'acheter de vieux habits que l'on porte sous le man> teau jusqu'à ce qu'ils soient en guenilles.

Les casvmirs doivent être de même couleur que les draps, en y ajoutant quelques pièces de blanc et de nuances claires, délicates et de mode; mais l'étoffe en doit être plutôt renforcée que légère. On pourrait essayer des tissus de mérinos, en petite quan^ tité. Quoique peu connus au Mexique , ils ont paru y être goûtés. Aux couleurs ordinaires , il faudrait joindre quelques pièces de bleu turc et de beau bleu céleste. « Quelques envois de flanelles blanches , dans les qualités fines et moyennes ; quelques envois de bas d'estame de belle qualité, pour l'usage des hommes.

Chapeaux. La chapélerie fine jpeut devenir dans ce pays un objet d'écoulement trèsimportant pour l'industrie française. Les chapeaux communs qui se fabriquent au Mexique suffisent à la consommation ordinaire. Il serait essentiel de choisir des qualités superfines et des plus noires possible , pour balancer la concurrence des chapeaux de fabrique des Etats-Unis , qui sont beaux et bons. Les chapeaux ronds pour les hommes doivent être mi-partie à poil ras et mi-partie à long poil; ceux pour les ecclésiastiques et les militaires à poil ras , fins et superfins , grands bords.

Un petit assortiment de schalls carrés, laine de cachemire, et fabriqués en France, et de crêpe en laine pour deuil , d'un beau noir. *

L'usage de la prunelle ou bombasins est très* considérable au Mexique. La prunelle dite alepin, à l'usage des femmes, doit être portée dans les qualités les plus fines , d'un beau noir lustré, imitant la soior Les couleurs préférées sont le beau bleu foncé et le noir pour les ecclésiastiques , qui en consomment beaucopp.

Nos indiennes jouissent du plus haut degré d'estime et de recherche. La supériorité des tissus et leur plus grande largeur, la fixité des couleurs et le bon goût des dessini^,» TOM. II. 81

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