‹ Traite des assurances et des contrats a la grosse d'EmerigonChapitre 239 sur 286 · CHAPITRE XH. — SECIION XXK.V. SiQ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XH. — SECIION XXK.V. SiQ

connus ûu inconnus. Marsoille, Bordeaux, Nantes, Rouca, Anvers, Hambourg,

Âncono.

La surVenaiïce àe guerre n'ert.pos une raison d'tfugmçnlJer la prime) à moins qu'on ne Tait stipulé. Suprà, ch. 3> secL Z et t\.

On a vu dans le même endroit combien de procès s élevèrent au sujet de

la clause d'augmentation de prime en cas de guerre, hostiliïée ou représailles.

L'usaffe des nations peiioées ii toujours été de pe couiraencer la guerre S^-

^ 1 . !• »" • a. Usage dci ancien»

qu'après avoir fait signifier nuxeni^emis les griefs quon avait contre eux, et peupus dam icat

, . ., ... , . /^ 1 •.. • déclaralion de guér-

ies avoir exhortés à réparer les torts qu on prétendait en avoir reçus. re.

Avant que d'aissiéger une ville ennemie>, est-il dit dans le Deuléronome ^ Hiitoire faiote. cap. 20, X îo, vous lui offrirez la paix. Si elle l'accepte , et qu'elle vous ouvre ses portes, vous ne ferez aucun mal aux habitans; iU deviendront vos tributaires. S'ils refusent de se soumettre^ vou^ les attaquerez : Si quandb 'ùccesseris ad expugnandam civiiatem, offerts ei primùm pacem. Si receperit, et apparuerit tibi portas, cunctus populus, qui in eu est^ stftvabitur, et serviet tibi sub tributo. Sin autem fœdus inire noluerit, et cœperit contra te beUum, oppu-gnabis eam^

Lorsque les tribus dlsraël furent assemblées à Silo , pour tirer vengeance de l'outrage que les habitans de Gaba, ville de la tribu de Benjamin, avaient fait à la femme d'un lévite, les anciens du peuple reprèisentèrent qu'il ne fallait pas si légèretnenl déclarer la guerre à ceux de leur nation, sans avoir auparavant été plus particulièrement informés du crime , puisque fa loi dé-^ fendait d'en user d'une autre sorte, mimé envers tes étrangers, et qu'elle voulait qu'on leur envoyât des ambassadeurs pour leur demander satisfaction ^ qu'ainsi , il était juste de députer Vers les Gabéens , pour les obliger de punir les coupables; que s'ils le refusaient, on pourrait employer contre eux la force des armes. Cet avis fut suivi. Josephe, Histoire des Juifs, liv. S, ch. 2.

Polynice , avant que de former le siège de Thèbes , envoya Tidée vers ^•'** ^^^ ^*'*^*' Ethèocle, pour tenter des voies d'accommodement. Les Grecs députèrent Ulysse et Ménélas vers les Troyens, pour les sommer de Vendre Hélène , avant que d'avoir fait contre eux aucun acte dliostilité.

Les Romains n'étaient pas moins exacte que les Grecs à observer cette Ui»ge dci Rontinsv fornie de déclarer la guerre ; elle se faisait par le ministère d'un officier public , appelé FéciaL II se transportait sur les frontières du peuple de qui on prétendait avoir reçu quelque tort. Il exposait les griefs de la république , et

requérait la satisfaction convenable. En cas de refus , la guerre était dé-» clarée.

55o TRAITÉ DES ASSURANCES.

Tcmsdeicroisldct. j^^ princes chrétiens se préparaient à faire le siège de Jérusalem , lorsque

les ambassadeurs du soudan d'Egypte se présentèrent. Argan , lun d'eux , prenant le pan de sa robe, et y formant un pli : O vous, dit-il, qui ne craignez point de vous exposer aux entreprises les plu^ périlleuses, je vous apporte ici la patof êi la guerre. Choisissez lequel des deux vous aimez le mieux, et choisissez-le dans le moment. Ce» paroles d'Argan , et Tair dont il les prononça, enflàmmèreat de courroux tous les chefs. Sans attendre la réponse du général, ils s'écrièrent tous : La guerre. Aussitôt le fiaroucbe Circassien, ouvrant sa robe et la secouant, leur dit : Je vous déclare dono la guerre à tous, et vous la détiare mortelle I

Spiego quel crudo il seno, eU mantp scosâe,

Ed a gutrra ftiortal, disse, vi s/ida.

E'I disse in cUto si féroce, ed enipio,

Che parvc aprir di Ciano il chiuso tempio. *

(Lb Tassb» ch^t % 9 st. go)«

Lors de la cinquième croisade, Saint-Louis étant arrivé en Chypre, il fut , résolu de porter la guerre en Egypte; mais parce que Us lois de l'honneur,

de la ctievalerie et de la.religion ne permettaient pas d'attaquer tm ennemi sans aucune déclaration préliminaire , le monarque envoya défier le Soudan qui ré* gnait alprs. Velly, tom. 4> pag. 1^02.

iKraui darmcf. Ce défi OU déclaration de guerre se faisait par le ministère <les hérauts ei

rois d'armes, dont l'institution est aussi ancienne que la monarchie française. Villaret, règne de Charles v, année i38o, tom. \ i^yag, 82.

Pasquier, liv. 8, eh. 44^i^ous apprend que les rois d'armes «étaient comme » messagers de paix ou de la guerre. Revêtus de leurs cottes de velours pers , » pourfilées devant et derrière des armoiries d'or de la France, ils pouvaient • aller trouver l'ennemi avec toute assurance de leurs personnes , pour exé- > cuter ce qui était de leur charge. »

En i635 , Louis xiii envoya déclarer la guerre, par un héraut d'armes , ait cardinal infant, gouverneur des Pays-Bas. Ce héraut, sous le titre à! A lançon, précédé d'un trompette , entra à cheval dans Bruxelles , revUu de sa cotte d'arme et de sa toque (i), tenant à la main un *bâton semé de fleurs de lys. Le

m^^^^kam ■! ■ — r«'ità mi-»ami*ma^^mt.mé,^^^mmammm^ammmm^»^m*m^m

(1) Les huissiers ordinaîres aux Conseils d'état et privé, forsqu'ils exécutcnt'cn cérémonie quelque ordoQQaace du roi, seoibleot ayoir cooseryé un restige de cette ancienne pratique-

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