INTRODUCTION . XLIII
Les sommes qui représentent le chiffre d'affaires des diverses compagnies d'assurance, quoique exactes par rapport à leur comptabilité spéciale, ne le sont plus au même degré lorsqu'elles entrent dans la statistique qui s^applique à leur genre de commerce. Il faut alors décomposer les éléments divers qui composent ce chiffre, y ajouter ou y retrancher, ainsi que le démontrent les observations qui suivent :
1 «> Une Compagnie qui craint de dépasser la limite de son plein y rentre en se fesant réassurer. Lorsque cela a lieu, on a deux opérations, Tune que l'assureur porte à. son compte, l'autre que le réassureur porte au sien, qui cependant n'en font qu'une par rapport à l'objet assuré. Si le réassureur se fait à son tour réassurer, si, ainsi que cela est arrivé, l'assureur réassure à. son tour son réassureur, on a un triple emploi et ainsi de suite (1).
|[« Les commerçants dont les opérations sont très considérables ne recourent pas à l'assurance. Ainsi la Société d'armements maritimes Petit Didier et C'% qui a quelquefois jusqu'à quatre-vingts navires en mer, la maison Bordes de Bordeaux, qui possède environ quarante navires, les messageries nationales, la compagnie transatlantique couvrent leurs pertes au moyen d'une réserve d'assurance qu'elles forment en prélevant sur leurs bénéfices une certaine somme.
(1) Cette observation m'a été soumise par M. de Courcy, qui joint à une exacte connaissance des principes et des faits, une profondeur et une originalité dMdées que domine toujours le point de vue pratique.
JTÉ DES ASSUItANCEB M&RITIUES.
Iles est, suivant le langage des docteurs mus assecurator, ipsius assecurator. Le ! produit partout où il y a un commerce ïi seul exemple fera comprendre sa rai- La compagnie transatlantique attribue une valeur de cinquante-six millions, dépasse le chiffre d'assurances de vingt
les trente-deux qui siègent à Paris, ignie est donc dans les conditions vououter à son commerce de transporteur peur. Et en effet, en supposant qu'elle se six pour cent de la valeur de ses navires demandé sept), on aurait un total de le porterait à près de trois millions, c' estsomme suffisante pour la garantir des luels sa flotte est exposée, sauf une difésentant le bénéfice qu'aurait fait l'assuli elle aurait traité.
avoir ce qui est propre à la France dans mt commercial dont nous cherchons à l'importance, il faudrait connaître, dans d'assurances qui y sont souscrites, celles [uent aux navires ou aux marchandises
à des étrangers et mettre en regard de illes qui, souscrites à l'étranger, s'ap- IX navires ou aux facultés appartenant ^ais. Or, ce travail comparatif n'a jamais même tenté.
lar l'ensemble de ces observations à quel sonne et exacte statistique sur les assu-