LIVRE 8BC0in), CHAPITRE VU
midîté chaude ou bien à l'action de la tempête? Ce sont là des questions de fait qu'il n'est pas toujours facile de résoudre.
41 8< — Il existe aussi des marchandises qui ne peuvent faire une traversée, même courte, sans subir à un degré quelconque les atteintes du vice propre. Telles sont les oranges. Lorsqu'elles sont débarquées, on voit flotter autour du navire celles qui sont jetées à l'eau à cause de leur état de pourriture, et l'on peut remarquer le travail des douaniers qui, attentifs, prennent note de ce sacrifice, afin que les droits d'entrée soient diminués d'autant. La même observation s'applique en général à tous les fruits, et c'est pour cela qu'il est d'usage de ne les assurer qu'à raison des pertes auxquelles les exposent les sinistres majeurs.
419. — Il y a lieu d'appliquer les principes du vice propre au transport des animaux. Il est certain que lorsque leur mort est due à une maladie, les assureurs n'en sont pas responsables (1). Mais il n'en est pas de même lorsque par l'effet d'une violente tempête ils sont fortement secoués, précipités contre les bords du navire et que par suite des chocs réitérés auxquels ils sont soumis, ils reçoivent des blassures qui causent leur mort ou leur procurent des infirmités qui les rendent invendables ou de moindre valeur.