‹ Traité des assurances terrestresChapitre 5 sur 84 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

dans des rapports numériques conformes à leur probabilité respective , il suit que les rapports trouvés par le calcul entre les événemens passés , donnent la mesure de leur probabilité. Ces rapports sont des lois , ou du moins ils manifestent des lois dont l'avenir comme le passé doit présenter l'accomplissement. Si donc , consultant les données fournies par l'expérience sur le sort d'un grand nombre d'objets exposés aux mêmes risques , on a calculé combien , dans un long espace de temps , le sinistre en a détruit et combien il en a épargné , on peut mesurer par le rapport du nombre des objets détruits à celui des objets sauvés, la probabilité du sinistre. On peut former la fraction qui déter-

« filles? Pourquoi chaque année en France il y a 260,000 jeunes »< gens de 20 à 2 1 ans sur lesquels s'exerce la loi du recrutement? «c Pourquoi la quantité moyenne et annuelle des eaux pluviales <( est de 55 centimètres ( 20 pouces et demi) ? pourquoi il naît « à Paris 27,000 enfans chaque année, et il meurt près de « 23,000 personnes ? pourquoi la température moyenne de <f chaque mois , la hauteur moyenne du baromètre , le nombre « des passants sur chaque pont , et probablement dans chaque <f rue , la quotité de lettres rebutées h la poste , les suicides , « les enfans trouvés , etc. etc. sont des nombres à-peu-près inc( variables ? On ignore complètement pourquoi ces choses sont « constantes ; du moins la moyenne l'est après un temps consî- <c dérablc : mais il suffit qu'on soit certain de cette invariabililë « pour en faire usage , et prendre des mesures de prudence contre « les évèn€n>ens fâcheux ». Extrait d'une notice sur les assurances , insérée par M. Francœur dans la 98.*™»'' livraison de la Revue enryrlopédiqnc , 182^.

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