‹ Traité des assurances terrestresChapitre 7 sur 84 · XVJ INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVJ INTRODUCTION

par conséquent variables , et agissant tantôt dans Uil sens favorable , tantôt dans un sens contraire à la marche régulière des événemens , se compensent à la longue , et se détruisent mutuellement dans lensemble d'un grand nombre de cas. L'action des causes régulières et constantes finit par prévaloir sur ces influences passagères , et par rétablir Tordre que l'action de ces mêmes causes a déjà produit dans le passé.

Les risques les plus fortuits en apparence , peuvent donc devenir la matière d'opérations qui se rapprochent dans leurs résultats de la certitude des événemens soumis à la marche du calcul , pourvu que la multiplicité des risques et leur division laissent un libre jeu à la compensation des chances variables et à l'action des causes régulières indiquées par la loi de probabilité.

L'expérience a prouvé que les dangers de l'élément le plus fertile en cas fortuits, sont susceptibles d'être soumis à ces calculs savans qui. déterminant d'avance la part que l'on doit faire à la fortune sur une masse de valeurs mise en risque, donnent les moyens de sauver le surplus de ces valeurs par des conventions de garantie réglées de manière à concilier la sécurité des assureurs et les intérêts des assurés. Si des observations nombreuses , sur Je sort des vaisseaux partis de tel port pour telle destination , ont fait reconnaître qu'il en périt ordinairement un sur cent par exemple, on évalue la

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