DEUXIÈME SECTION
Nous appelons collectivement premières pièces d'appareil, comme s'appliquant en effet les premières, et sous les bandes avec lesquelles elles concourent à former un appareil, les diverses préparations de charpie, connues sous le nom de plumasseaux, de boulettes, de bourdonnets, de tampons ; les mèches, les tentes , les sétons , la bandelette découpée, les compresses sèches ou couvertes de médicamens, les sparadraps, la pelote de charpie, les cous- Sins, les faux fanons, les attelles, les vrais fanons, la pa- ‘lette, la semelle et les plaques préservatives.
Toutes les piètes d'appareil faites de linge doivent être, en général, blanches de lessive ; mais ce précepte est surtout de rigueur pour les premières que l'on se propose d'appliquer à nu sur notre corps. Elles doivent être sans mauvaise odeur , incapables de s’altérer par la chaleur du lit, et de devenir nuisibles d’une manière quelconque’, aux parties sur lesquelles on les applique.
e DE LA CHARPIE. »
La charpie est un assemblage de filamens retirés du linge qu'on a effilé ( PI. XVIIT, fig. 1), ou une sorte de duvet pulvérulent qu'on en a séparé en lusant avec le tranchant d’un couteau; de là déjà deux espèces de charpie.
La première est la charpie brute, et la seconde la charpie rdpée. Nous verrons qu’on a proposé d’en faire de co-
M uen
ton , de laine et d’étoupe ; que les chirurgiens du nord de l'Europe emploient encore une sorte de tissu-charpie. Nous en parlerons après nous être occupés de la charpie brute et de la charpie räpée. |