URINAL DE FEMME FAIT PAR M. VERDIER (P. XIX, F. IX
C'est une poche de taffetas ciré, destinée à être placée sous la vulve pour recevoir les urines lorsqu'elles s’échappent involontairement.
Cet instrument est très simple. Il est composé d’un cerceau elliptique, d’une poche de taffetas, d'une bretelle élastique et d’une courroie.
Le cerceau est elliptique (P. XIX, F. 1x, 1, 1, 1, 1) et courbé sur sa longueur pour s’accommoder à la convexité de la vulve, en avant eten bas. Ce cerceau est formée d’une tige métallique de zinc ; il est enveloppé de linge, lequel est lui-même recouvert de peau de chamois, afin que les grandes lèvres ne puissent être blessées par le métal.
La poche est faite d’une seule pièce de taffetas circulaire, dont le bord, dans les deux tiers postérieurs, embrassent le cerceau métallique de dédans en dehors en passant pardessus (même F., 1, 1, 1, 1). Ge bord du taffetas est
attaché en dessous et en dehors du cerceau métallique par une couture spirale ou à surjet. Le tiers antérieur de la circonférence de la pièce de taffetas dépasse le ceréeau en avant, et fait bouffer la poche dans ce sens (même F.,2). La partie libre du’ bord de cette dernière est garnie d'un ruban qui y forme une coulisse où passent déux cordons (même EF. 3, 3). Ces cordons, fixés à l’extrémité antérieure du cerceau, se dégagent de la coulisse à la partie antérieure de la circonférence de la poche, et servent à froncer toute cette partie de son sac ( P. XIX, F.1x, 4, 4). Il suit de là que la poche peut être à volonté ouverte ou fermée par-devant.
La bretelle élastique (même F., 5) est absolunientsemblable à la patte de nos bretelles élastiques formée de ressorts en fil de cuivre roulés en spirale. Cette bretelle fixée, à son extrémité inférieure sur lantérieure du cerceau mélallique (même F., 6), et son extrémtié supérieure percée d'une boutonnière pour pouvoir se fixer à une ceint.re par un bouton (même F., 7).
La courroie est formée d’un ruban solide, qui est attaché par un bout, comme la breteile à la garniture du cerceau, mais à l'extrémité postérieure de ce dernier (P. XIX, EF. IX, 8), et qui est libre par le bout LA pour être fixée par derrière, à une ceinture ( même F., 9).
Cet urinal s’applique sous la vulve. On en dirige la bretelle en avant, la courroie en arrière, et on jes relève vers la ceinture, où on les fixe. On ouvre la poche par-devant, on y introduit une éponge, et on ferme cette poche au moyen des cordons de sa fronce. A mesure que les urines coulent dans Purinal, l'éponge les absorbe; tel est aussi l’usage auquel on Ja destine. Néanmoins l’odeur doit s’en faire sentir, au moins à la femme qui porte un pareil urinal. D'ailleurs il la gêne, à peine, lorsqu'elle se tient debout, il
URINAUX. 89 :
he l'empêche pas de s'asseoir; mais si l'éponge est gonflée d'urine, elle peut s'en dépouiller et l'odeur en devenir plus sensible. Il n’est pas nécessaire de dire que les femmes obligées d'employer cet instrument doivent user d’une grande propreté, et rechanger ou laver fréquemment lé-
ponge.