‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareils (volume 2)Chapitre 59 sur 111 · À ? AS · texte numérisé non relu

À ? AS

meme (] onguent est étalé par une simple onction et Sans

frictionner, et le malade est mis à la diète et à l'usage des boissons délayantes ). S'il existe des complicationél ces comphcations, indépendamment des frictions mercurielles, sont traitées par les moyens généralement employés et qu'il

est inutile de rappeler ici. Il faut faire, dans quelques cas, |

deux onctions par Jour; souvent dès le second, dès le troisième jour, l’érysipèle est guéri ( Ratier, formulaire, p.236 ). Dans les ophthalmies purulentes, on prend gros comme un pois d'onguent mercuriel et on l’étend avec le

doigt sur la face externe des paupières, sans frictionner ; car la moindre pression serait par trop douloureuse. a pommade ainsi étendue, est renouvelée deux fois par jour, sans qu'il soit besoin d’enlever là première couche , autrement que par des lotions avec de l’eau de guimauve. Dans les cas de péritonite puerpérale, M. Velpeau emploie un, deux et mêmetrois gros d'onguent mercuriel, toutes les deux heures. « Les frictions sont faites sur toute l'étendue de l'abdomen , avec lenteur et précaution, et par unepersonne entendue, et sur le zèle de laquelle on puisse compter; là main doit être garnie d’un gant; après chaque friction , onu applique sur le ventre un large morceau de flanelle, dans le but de préserver les vêtemens de la femme ou les pièces du lit. Quelque vive que soit la :douleur, elle ne l'ést jamais assez pour empêcher les frictions sur l'abdomen. Je ne me permets, dit-il, de.les porter sur les cuisses, que dans les cas peu inquiétans, ou lorsque les accidens principaux-ont disparu, et seulement quand la peau du ventre se couvre de boutons ou tend à s'enflammer; encore les réappliqué-je sur cette partie dès qu'elle est un peu moins irritée. Lorsque les tégumens sont recouverts d’une couche de pommade trop épaisse, ilconvient de les nettoyer avec une eau de savon légère ou un peu d'huile ; un bain tiède d’une demi-heure, d’une heure même, si la femme s’y trouve bien, agit encore dans le même sens, et-manque rarement, au resle, d'amener un soulagement général > (4rchiv. gén. de Fe année 1829, t. XIX, p. 355). MM. Trousseau et Récamier ont tenté des essais analogues contre le rhumatisme articulaire aigu. Ici on faisait faire par jour quatre frictions avec quatre gros d’onguent napolitain pour chacune, non sur les parties affectées , mais sur le ventre. Il était bien recommandé de ne pas essuyer la peau après la friction, mais de recou-

vrir l'abdomen avec un morceau de flanelle ou de larges compresses. Dans les deux cas cités par M. Trousseau, il y eut une modification sensible dans la marche des phénomènes (Journ. des Connaiss. med: chir., t. 1, p.79 }. On trouve dans le même journ«i une observation donnée par M. le docteur Pichon, et dans laquelle l’onguent a été administré à plus forte dose encore; ce médecin fit pratiquer, dans l’espace de quatre heures, quatre frictions de six gros chacune (même journ.,t. I, p. 144). Enfin, M. Gariel a aussi fait usage des frictions mercurielles pour faire avorter les pustules varioliques, « L’onguent napolitain a été administré. à la dose de deux gros matin et soir ; es frictions étaient faites cinq minutes, chaque fois, pendant trois ou quatre Jours (Expérience, 1. :L,:p.382). «> J'ai employé aussi bien des fois l'onguent mercuriel et bien d’autres moyens vantés contre la péritonite puerpérale. J’avoue que je n'ai rien trouvé encore qui arrêtàt celte affection, quand elle revêt le caractère épidémique que l’on observe si souvent dans les services de femmes en couches de nos hôpitaux. Dans les autres cas, beaucoup de moyens réussissent, et Je doute encore de l’avantage réel de l’onguent mereuriel. Il est probable qu’il en sera de cette drogue comme de tant d'autres qui ne réussissent guère qu'entre les mains de cemx qui les vantent. |

On a souvent ordonné les pommades mercurielles en frictions pour combattre les hydropisies passives ; mais, alors, le médicament doit être donné à faible dose : un gros en deux frictions par jour,.et son usage sera conoué pendant plus long-temps. On n'a guère employé les frictions mercurielles pour fondre les engorgemens et les indurations ; dans ces cas, on applique le remède d'une manière permanente sur le mal, |

> Des frictions mercurielles employées comme anti-

syphilitiques. Bien que décriées par une foule d'auteurs, les frictions mercurielles sont encore employées pour combattre ct détruire le virus syphilitique, surtout quand la maladie est consécutive et que plusieurs moyens de traitement ont échoué; seulement, on le fait avec plus de précautions que l'on n’en prenait anciennement, puisque lon cherche précisément à éviter l'un des plus graves inconvéniens qui résultent de l'emploi des mercuriaux , la salivation, que l’on avait autrefois pour But de provoquer. Ces frictions exigent quelques préparations : ainsi, la veille ou le jour même, dans la matinée, on fera prendre un bain, au sortir duquel le malade sera frictionné avec une brosse douce ou une flanelle chaude. S'il est très fort et pléthorique , comme cette disposition nuit essentiellement à Pab-, sorption , on pratiquera une saignée du bras, et dès-lors, on le mettra à un régime rafraichissant. Quant à la partie sur laquelle doivent être faites les frictions , on choisit généralement la face interne des jambes ou des cuisses; on peut les pratiquer aussi à la plante des pieds ou à la face ® palmaire de l’avant-bras. La substance que l’on préfère généralement pour cette petite opération, c’est l’onguent mercuriel à la dose d’un demi-gros à un gros pour chaque friction. Sile malade se frictionne lui-même, il se servira de sà main nue; mais si c’est Une autre personne, celle-ci doit avoir la précaution de mettre un gant de peau, où mièux encore, de vessie de porc ; säns cela , elle s'exposerait à tous les inconvéniens de l'absorption mercurielle. La friction doit, comme le conseillent tous les auteurs, être faite auprès d’un bon feu pendant l'hiver, et l'été, si cela se peut, aux rayons du soleil. Elle se fait en frottant doucement par des mouvemens de va et vient avec les doigts rapprochés, et doit se prolonger jusqu'à ce que l'onguént semble se sécher sur la partie frottée. L'opération terminée, on recou-

RÉSOLUTIFS. 269 vrira celte partie d’un linge sec et fin, ou d’une feuille de papier maintenue par un bandage. À chaque friction, qui a lieu ordinairement de deux en deux jours, il faut enlever ce qui reste de l’onguent dernièrement employé, soit en grattant avec la lame d'un couteau flexible, soit avec de l’eau ‘ou de huile. Plusieurs auteurs, Swédiaur entré autres, conseillent l’usage des bains deux fois par semaine, tout le temps que le malade emploie longuent mercuriel (Mal. Syphil., t. Il, p. 273). I est bon de changer de temps en temps le siége des frictions; de les faire, par exemple, alternativement aux cuisses, aux Jambes , puis aux pieds, sur les flancs, etc. Le traitement doit être continué jusqu'à ce que le malade ait fait ainsi soixante frictions enyiron. Du reste, cela varie suivant ‘la gravité de la maladie et d’autres circonstances. Au lieu d’onguent mereuriel, on peut employer la pommade au calomel; mais celle-ci s'emploie plutôt en onctions faites pendant quelques minutes seulement sur les ulcérations vénériennes ( Swédiaur, op. cit. ,t. IL, p. 258 ). Le calomel s’emploie aussi en frictions, à la manière anglaise, à l’intérieur de la bouche. On se sert, pour chaque opération, d’un demigrain à un grain de calomel, mélé à deux grains de sucre pulvérisé, et on frotte pendant quelques instans la langue , la face interne des joues et les gencives ; il en résulte ordihàäirement une sécrétion plus abondante de salive que le malade doit avaler. Ces frictions doivent être répétées deux ou trois fois par jour. Ce moyen est vanté contre les ulcères de la gorge. D’autres ont proposé de faire ces frictions sur le gland ou à l'orifice de la vulve. |

30 Dans les cas d’hydrophobie, que l'on a traités par la pommade mercurielle, on a employé ce médicament à haute dose et en frictions sur la face interne des membres. Comme nous l'avons déjà dit, Laënnec employait les fric-

‘ 270 MÉDIGAMENS TOPIQUES.

tions mercurielles pour combattre certaines névroses du poumon, caractérisées surtout par la douleur. Il faisait faire ces frictions sur une partie quelconque du corps, que l'on variait chaque fois, avec le sublimé corrosif, à la dose de quatre à neuf grains, incorporés dans un demi-gros d'axonge.On les répétait tousles deux jours et l’on continuait quelquefois pendant plusieurs jours, sans interruption. Si le deuto-chlorure déterminait des accidens vers les voies digestives ou respiratoires , on lui substituait le calomel (protochlorure) à la même dose (Æuscult., t. IE, p. 69).

La. pommade mercurielle ou plutôt l'onguent gris | (pommade mercurielle mitigée) est fréquemment employée pour détruire les insectes pédiculaires qui fourmillent si souvent sur la tête, aux aisselles , à la poitrine, aux ainés, au pubis de certains individus malpropres. Le meilleur moyen de faire disparaitre cette vermine est de couper le poil aussi près que possible, et de faire des frictions avec de l'onguent:gris. On préfère ce dernier à la pommade mercurielle, parce qu’il renferme moins de mercure et-ex- . POSe moins , par conséquent, aux accidens qui suivent son emploi et dont nous allons enfin parler.

Effets et propriétés des mercuriaux employés à l'extérieur. Les phénomènes que produisent ces médicamens peuvent être distingués en locaux et généraux. Du reste \ nous reprendrons encore ici l'ordre que nous avons déjà suivi, et nous examinerons les effets locaux qui résultent de l'emploi du mercure dans les divers cas qui nécessitent son administration topique. Quant aux accidens d'absorp tion, nous en parlerons d’une manière générale. Lorsque la pommade mercurielle est employée dans les inflammaüons erysipélato-phlegmoneuses, tous les auteurs ont signalé le sentiment de bien-être local qui suivait son administration , et alors même que la guérison n’avait pas lieu.

RÉSOLUTIFS 3 271 Mais il fallait déterminer si cet effet était du au mercure ou à l’axonge. On sait que les anciens avaient employé les topiques huileux et lés corps gras dans les inflammations. La pommade mercurielle pouvait agir comme émolliente , à cause de la graisse qui sert de véhicule au mercure. MM. Cruveilhier et Martin Solon , qui ont fait des recherches à cet égard, disent avoir obtenu, sinon la guérison rapide, du moins un grand soulagement pour les malades de l'emploi de l'axonge seule (Ratier, formulaire. p.538).

Dans les cas d'application des emplâtres mercuriels (Astruc, 77r. des malad. vénér., Liv. 1], chap. IX, t. I, p. 497, trad. de Jault ) ou de frictions avec l'onguent napolitain , il y a fort souvent irritation vive à la peau; ainsi M. Velpeau ( mém. cité ) dit qu’il porte les frictions sur les cuisses quand la peau du ventre se couvre de boutons ou tend à s'enflammer. Souvent aussi il survient une éruption vésiculeuse. MM. Baudelocque et Nonat, qui ont répété les expériences de M. Gariel sur le traitement abortif de la variole, ont constaté l'existence de cette éruption ( Expérience, 1. 1, p. 383). Dans l'observation extraite de la thèse de M. Gariel (id. ibid.), on voit que, sous l’emplâtre de proto-chlorure de mercure appliqué au bras, il y eut une éruption de sudamina.

Mais le véritable danger consiste surtout dans les :accidens de résorption.Les premiers phénomènes qui se manifestent sont une accélération du pouls, de la soif; bientôt les gencives rougissent , la langue se tuméfie , la salive est sécrétée plus abondamment, en un mot la salivation se déclare. Ce n’est point ici le lieu de décrire cet accident. Nous dirons seulement qu'il peut être porté à un point vraiment effrayant. On a vu des individus rejeter en un jour plusieurs cuvettes de salive ; une odeur félide s’exhale en même temps de la bouche; les dents se déchaussent,

dt do MÉDICAMENS TOPIQUES.

s'ébranlent ; tombent quelquefois; il y a des coliques, dé la

diarrhée, des sueurs abondantes; le malade arrive alors àun état de marasme très prononcé. Rien de variable comme la

disposition des individus à ce fâcheux accident. Ainsi, il

est des personnes à qui unefriction avec un demi-gros seule-

ment cause une salivation opiniâtre ; il en est, au contraire,

chez lesquelles em ploi répété du médicament à haute dose

reste sans cffet général. On a observé des personnes chez lesquelles.ure sorte de tolérance s'établissait; ainsi, les

premières frictions ayant produit de la salivation , cet acci-

dent ne se réproduisait plus quand on reprenait un ‘peu plus tard l'usage du remède. Hunter rapporte l'observation d'un homme affecté de deux bubons, et qui se frotta de mercure. À peine eut-il fait quelques frictions, que le mercure l'affecta au point qu’il fallut en abandonner l'usage. Plus tard on y revint sans inconvénient , et le malade put supporter impunément de fortes doses de mercure (Hunter,

maladies vénériennes, p. 360). En général, quand on voit.

survenir une salivation très violenté pour une faible dose . de médicament, il faut en interrompre l'usage , quitte à le reprendre plus tard avec plus de ménagement , afin d’apprécier la susceptibilité de l'individu en traitement.

De tout temps le mercure a trouvé des adversaires, qui ont surtout argué pour le combattre des accidens consécuufs qu'il pouvait produite. On lui reproche en effet, outre les accidens primitifs dont nous avons parlé, de produire des affections du système osseux, telles que des exostoses , des périostoses. Mais ces résultats de l'abus , en admettant qu'ils fussent éémontrés,ne prouveraient rien contre l'usage modéré et convenable; et d’ailleurs n’a-t-on pas beaucoup exagéré la gravité et la fréquence de ces accidens ; n’a-t-on pas mis sur le compte du mercure des symptômes vénériens consécutifs qu'il n'avait pu empécher ? Et si le mercure ,

| RÉSOLUTIFS. 279 administré chez des sujets non syphilitiques, a pu causer, dans certaines circonstances, les maladies que nous venons de mentionner, ces cas ne sont-ils pas excessivement rares ? ne sont-ils pas le résultat d’une prédisposition toute spéciale de la part des sujets qui les ont présentés ? On est donc allé beaucoup trop loin , lorsqu'on a voulu proscrire le mercure en frictions du traitement des affections syphilitiques. De même, les anciens avaient eu tort de les employer à trop hautes doses et de provoquer la salivation. Non, les frictions ne sont pas applicables dans tous les cas, et il n'est pas besoin surtout de les porter jusqu’à salivation. Mais quand le sujet est assez vigoureux, que l'affection est profondément invétérée dans la constitution, que les moyens ordinaires ont échoué , il faut employer les frictions mercurielles telles que nous les avons décrites et telles que le voulait Chicoyneau qui, le premier, a proposé la méthode par extinction, opposée à la méthode par salivation si usitée de son temps et dont il avait reconnu l'abus. |

Reste maintenant à examiner la valeur des applications mercurielles dans les cas de phlegmasie aiguë. Si l’on s’en rapporte aux observations publiées par les auteurs qui ont préconisé ce remède, on serait tenté de regarder les frictions mercurielles comme héroïques et infaillibles. Mais d'abord , dans la plupart des cas d’érysipèle, elles ont été employées à une période assez avancée de la maladie ; ensuite, dans d’autres, la date de l'invasion du mal n’est pas énoncée. On sait d’ailleurs avec quelle promptitude les érysipèles disparaissent souvent d'eux-mêmes ; aussi est-il peu de maladies sur lesquelles les thérapeutistes s’en soient plus laissé imposer, et au sujet desquelles on ait annoncé plus de brillantes réussites par les moyens les plus opposés.

Ajoutons à ces réflexions que M. Cruveilhier, ayant essayé IT, 19

comparativement l'axonge pure et la pommade mercurielie, a reconnu que la première soulageait beaucoup les malades, et que M. Martin Solon à publié trois cas de succès par l’axonge seule (Ratier, form., p. 536). Les observations de péritonite publiées par M. Velpeau sont, pour la plupart, fort remarquables ; mais, chez tous les malades, il ÿ eut d'abord des émissions sanguines, le plus souvent poussées assez loin. Te moins de sangsues qui furent appliquées, c'est 12 (Obs. IX) et 15 (Obs. VIID. Chez d’autres, il y en eut 20 ou 29. Et enfin, dans la plupart des cas , il y eut plusieurs applications de 30 ou {0 sangsues, et même, en outre, des saignées générales. D'ailleurs , les péritonites n'étaient pas également graves dans tous les cas, et l'auteur n’a pas indiqué s’il y avait alors une épidemie de péritonites puerpérales, ce qui rend le pronostic beaucoup plus ficheux que quand la maladie est sporadique, Je dois même croire que cette fâcheuse condition n’existait pas, Puisque la plupart de ces faits ont été recueillis à différentes époques, et que plusieurs sont tirés de la pratique civile. Quant à moi, je l'ai déjà dit, j'ai plusieurs fois employé les frictions mercurielles à l'hôpital Saint-Louis, dans des épidémies de fièvres puerpérales, et je l’avouerai, sans plus de succès que les autres moyens. M. Nonat a publié, il y a déjà plusieurs années, une série d'observations relatives aussi à une épidémie Een laquelle les frictions mercurielles ont complète-

ment échoué.

M. Bretonneau a vanté les frictions mercurielles contre le croup, mais il à aussi vanté les insufflations de calomel, les applications d’alun , les onctions avec le miel et ques hydrochlorique, et il ne s’est arrêté à aucun de ces moyens. Que de drogues n’a-t-on pas ainsi vantées et RE tour à tour! | |

De V'iode et de ses préparations. L'iode est un Corps

RÉSOLUTIFS : 270 simple, non métaliique , très employé en médecine depuis une vingtaine d'années, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur ; nous ne nous en occuperons que sous ce dernier point de vue, laissant entièrement de côté son action sur lééondmié dans lPusage intérieur. 1118

Usages. L’iode est fréquemment employé comme réso= lutif dans les cas d'engorgement sans inflammation, dans les cas de tumeurs blanches , de goitré, dans les diverses lésions extérieures qui dépendent de la scrofule (taméfactions ganglionaires, caries , ophthalmies, etc.}. On l’a vanté contre des hydropisies partielles ; telles que l'hydrocèle. Associé au mercure, il est très fréquemment opposé aux affections syphilitiques constitutionnelles de la peau ou du système osseux. Enfin, on à dit avoir retiré quelques succès de son administration contre les maladies cancéreuses ; mais Je ne sache pas que ces résultats aient été confirmés. Du reste, nous reviendrons, à propos des différentes formes: sous lesquelles ce médicament est'administré , aux différentes conditions qui peuvent exiger son emploi.

L'iode se présente sous forme de lämélles ou paillettes d’un bleu grisâtre, à reflet métallique ; son odeur est très pénétrante êt analogue à celle du chlore affaibli ; sa saveur est äcre, chaude, désagréable.

- Il n'est jamais employé pur, mais toujours associé à différentes substances; son peu de solabilité dans l'eau exigé la présence de l’hydriodate de potasse pour dissoudre linde dans ce liquide. Nous aurons doc à examiner ses prineipaux composés à l’état de pommade, de cataplasme et.de solution. 194

19 Pommades d'iode et de ses composes. Usages. Elles sont usitées en frictions sur les différentes sortes d’engorgemens et de tumeurs dont nous avons parlé plus haut.

Dans les formules que nous allons donner, nous prendrons surtout celles de M. Lugol, qui a beaucoup employé les diverses préparations d’iode contre les scrofules et certaines affections cutanées chroniques. Ces formules sont fort simples et présentent plusieurs numéros de force différente, ce qui permet de graduer à volonté l’action du médicament.

Pommades iodurées. N° 1. Iode très pur, gr, xi]; iodure de potassium , gr, xxiv; axonge récente, 3 1j. N° 2. Iode, er., Xvii]; iodure de potassium, g5ij; axonge, Z1j. N°3. lode, gr., xx] ; iodure, 8ij $ ; axonge, 31j. N° 4. Iode, gr., XX1V; iodure, 5 li]; axonge, Zi).

IL est important que la préparation dont on veut faire usage ne soit pas trop ancienne.

Pommade d'hydriodate de potasse : Hydriodate de potasse, 32; axonge, 3 j 8. Blanche pendant les premiers temps, celte composition prend plus tard une teinte jaunûtre, puis rougeâtre, parce qu'il y a de l'iode mis à nu.

Pommade avec l'iodure de soufre : Iodure de: soufre , cinq parties ; axonge , 96 parties (M. Biett).

Pommade avec l'iodure de plomb : lodure de Pate |

8] à 3ij; axonge, Z ]: | Pommade avec l'iodure de barium. Ici on ne doit faire entrer que quatre grains d’ iodure pour 8 j d’axonge (M. Biett ).

Pommade au proto-iodure de mercure.Cette pommade, trés employée, renferme un huitième d’iodure ; c’est-à-dire

un gros pour une once d'axonge. M. Lugol a donné lies

trois degrés suivans :

Proto-iodure de mercure , . Dai Ta . 11410 7 Axonge récente . 4.4... V8 17 SPA ANT 8 1j.

Pommade au deuto- Mile eus mercure. U ne faut jamais oublier la grande différence qui existe entre le FPOR et le

deuto-iodure de mercure; le second est beaucoup plus actif que le premier , et doit dès lors entrer en bien plus faible proportion dans les formules; ainsi, en pommade, on en associera seulement , gr., xv, avec Zi] d'axonge.

Application. Ces différentes préparations s’emploient de diverses manières. Les pommades d’iode , d’hydriodate de potasse, d’iodures de barium et de plomb, servent à faire des frictions sur les tumeurs non inflammatoires, les engorgemens scrofuleux , etc. ; ou bien, étendues en couches minces sur des plumasseaux de charpie ou des morceaux de linge, à panser des ulcérations atoniques, telles que celles qui s’observent chez les scrofuleux, ou certaines dartres chroniques ou peuenflammées. Les frictions doivent être faites pendant au moins quatre ou cinq minutes avec un petit tampon de linge ou une flanelle, et renouvelées une ou deux fois par jour. Pour chaque friction, on prend une portion de pommade en rapport avec la grandeur de la surface qui doit être frottée, de telle sorte, qu'étendue sur cette surface, elle la couvre de l'épaisseur d’une fraction de ligne. L'iodure de soufre est surtout destiné à être appliqué en onctions sur certaines affections de la peau , la mentagre, par exemple, quand la période inflammatoire est passée.

* Enfin, les préparations d’iodure de mercure conviennent aux lésions syphilitiques externes , syphilides, ulcérations, périostoses, etc., etc.; mais, en général, on doit préférer le proto-iodure qui est beaucoup plus doux et dont les résultats sont plus avantageux,

Voici quelques applications spéciales.

2° Cataplasmes iodures. Ce sont des cataplasmes ordinaires de farine de graine de lin, auxquels on ajoute assez de la liqueur dont nous donnerons plus bas la formule sous æ noïa de solution rubéfiante, pour leur donner uneteinte

jaunâtre. Ces cataplasmes s'emploient dans les tumeurs blanches, quand il y a un gonflement pâteux autour de l'articulation, ou sur les ulcérations scrofuleuses. Il faut avoir soin de faire la préparation dans un vase de bois ou de terre vernissée.

Effets et propriétés. Les pommades, employées en frictions sur la peau , déterminentune légère irritation d’où résultent souvent de la chaleur et même un sentiment de brülure qui durent plus ou moins long-temps après l'application du remède. Parfois cela se borne à quelques picotemens, Toutes les préparations d'iode ne donnent pas également lieu à ces phénomènes. Les pommades d’hydriodate de potasse iodurée sont beaucoup plus actives ; celles, au contraire, d’iodure de plomb, ont une action stimulante à peine appréciable. Quant à la coloration en jaune des tissus par l'iode, c'est là un phénomène passager qui ne mérite pas d'attirer notre attention.

Un point important, c’est de déterminer la valeur de Jiode comme résolutif : eh bien, j'avoue que j'ai toujours trouvé les pommades iodurées au-dessous de leur réputation.

Liqueurs iodureées.

Les solutions aqueuses d’iode sont aujourd'hui fréquemment usitées par les chirurgiens, dans une foule de circonstances et à des degrés divers de concentration, comme nous allons lexposer. -

Usage des liqueurs iodurées. 1° Comme stimulantes 3 tantôt pour réveiller la vitalité engourdie, comme dans les ulcérations serofuleuses, dans les ophthalmies de même nature avec dénudation du bord libre des paupières , avec hypertrophie des cartilages tarses, pour détruire les surfaces psendo-muqueuses qui tapissent les trajets fistuleux

et déterminer l’'adhérence de leurs parois. Les succès que lon a retirés des solutions iodées dans ces circonstances ont inspiré à plusieurs chirurgiens l’idée de pratiquer des injections de cette substance, après la ponction de hydro. cèle, pour obtenir la cure radicale. C’est ce que parait avoir fait, le premier, le docteur Martin de Calcutta, imité depuis par M. Oppeinheim ; à Hambourg ( Expérience ; 18 octobre 1938) ; par M. Velpeau, en France (Archives gen. de méd., janvier 1837), etc.Ces injections n’ont aucun avantage sur le vin, ni sur une foule d’autres injections irritantes qui peuvent remplacer le vin. À

2° Comme résolutives, ces préparations ont été employées , soit en bains, soit en lotions, pour combattre les tumeurs blanches ulcérées ou non, et les autres engorgemens scrofuleux ; pour faire disparaitre certaines affections chroniques de la peau, avec induration du derme. M. Gendrin les à mises en usage contre la goutte, pour faire disparaître les dépôts tophacés ( Mérat et Delens, Dict., t. IT, p. 236 ).

Les préparations liquides dont on fait le plus communément usage dans la pratique, sont celles qui ont été formulées par M. le docteur Lugol ; mais, du reste, rien n’est plus facile que de modifier à volonté la force des solutions d'iode , en.se servant d’une solution très concentrée dont on connait la composition, et que l’on étend dans des quantités variables de véhicules aqueux.

19 Solutions iodurées. Solution d'iode caustique : lode, iodure de potassium, eau distillée, une once de chaque. Cette solution est la plus concentrée que M. Lugol ait préparée (3° Mémoire sur l'emploi de l'iode, p. 198).

Solution rubéfiante: Iode, 3 iv; iodure de potassium , 3 j ; eau distillée, 3 vj. Cest avec cette solution que dans les hôpitaux on prépare les lotions et: les injections ; en.la

mélant à de l’eau ordinaire, de manière à colorer celle-ci en jaune rouge. Cependant, quand on veut agir avec plus de précision, on peut avoir recours aux formules suivantes:

Solutions iodurées pour l'usage extérieur. I y a trois numéros : le premier contient deux grains, le second trois et le troisième quatre grains d'iode par livre d’eau. L'iode est rendu soluble par une quantité double d'iodure de potassium (Mém. cité, p. 186-189). 3 |

Quelques personnes continuent de se servir de la teinture alcoolique d’iode dont voici la composition : Alcool à 35°, 3j; iode, bij. Cette solution est étendue d’eau en proportions variables , suivant l'intensité de l'effet que l’on veut obtenir. |

Je mettrai parmi les préparations diode, la solution d'hydriodate de potasse, fréquemment usitée comme résolutive : Hydriodate de potasse, 8j; eau distillée, 3ij.

* Application. La solution caustique sert à toucher les ulcératians pâles et fongueuses, les bords des paupières dé- ‘pouillés de leur épiderme , les esthiomènes, etc. On l'étend sur les parties malades vec un pinceau de charpie trempé dans la liqueur. Quand il s’agit de l'œil, il faut avoir Soin de ne pas toucher la cornée transparente. La solution rubéfiante plus ou moins étendue , et les autres préparations que nous avons indiquées, s'emploient en lotions ou en injections , au moyen d’une petite seringue ; ou bien, enfin, on en imbibe des plumasseaux de charpie que l’on applique sur les parties malades (Lugol, Mém. cité).

Effets et propriétés. Les liqueurs iodurées exercent sur les surfaces ulcérées une action quelquefois fort remarquable, c’est de les dessécher immédiatement et de les couvrir d’une pellicule mince, jaune-brun, sèche et cassante. La suppuration, qui ne tarde pas à reparaître, fait tomber cet enduit, Mais la solution de continuité a pris un meil-

leur aspect; elle est d’un rouge plus vif; la suppuration est moins ténue, mieux liée ; en un mot, il s’est produit une stimulation favorable. Le contact est quelquefois assez douloureux. L'action de l’iode, sur la sensibilité , est d’ailleurs d’une très courte durée ; dans certains cas, cependant, on voit une cuisson fort vive persister pendant deux ou trois heures. Quant aux avantages que l’on retire de cette médication, ils sont quelquefois réels, même dans les caries. Les injections répétées dans les trajets fistuleux hâtent alors la cicatrisation de ces trajets; en outre, elles favorisent le dégorgement des parties environnantes et les ramènent à leur type normal.

20 Des bains iodurés. Ils sont employés localement ou généralement, suivant les indications.

« On prépare des bains de pieds, des bains de mains, de menton, eic., en ajoutant une certaine quantité de solution iodurée rubéfiante dans la quantité nécessaire d’eau chaude pour ces bains locaux, de manière à Ja jaunir un peu fortement ( Lugol, Mém. cité, p. 192 ). » Ces bains doivent être administrés dans de petites cuves de bois. En ville, ilne faut pas oublier d’en faire la recommandation aux malades pour éviter les altérations que l’iode pourrait éprouver par le contact des corps métalliques (Jd. ibid. ). * Bains généraux. On les emploie surtout dans les cas de cachexie scrofuleuse, lorsque la maladie, revétant plusieurs de ses formes , est disséminée sur tout le corps; ou bien , enfin, quand le malade ne peut pas supporter le traitement intérieur. On prépare ces bains en ajoutant à l'eau chaude de deux à trois ou même quatre gros d’iode pour les adultes, de deux à trois serupules pour les enfans. On fait dissoudre l'iode dans six onces d’eau distillée, au moyen d'une quantité double d'iodure de potassium. I} faut encore ici se servir de vaisseaux de bois.

Effets et propriétés. Les bains iodurés produisent une stimulation très marquée ; la peau rougit et conserve ensuite une teinte jaunâtre qui, renouvelée à chaque bain, persiste quelquefois pendant toute la durée du traitement. Cette stimulation cutanée parait favoriser, dans certains cas , la résorption des engorgemens. Parfois elle est portée au point de produire une légère éruption cutanée, comme l'a observé M. Baudelocque ( Études sur la maladie scro- Juleuse , p. 270 ). Suivant lui encore et M. Lugol, l’eau des bains, quoique renfermant une très faible quantité du médicament , agit bien plus activement que les autres préparations iodurées, même celles qui se prennent à l'intérieur, ce qu'il faut sans doute attribuer à l’action de la chaleur. Les bains diminuent beaucoup la suppuration et agissent comme les solutions pour hâter la cicatrisation des parties ulcérées.

Quelques personnes ont tenté l'emploi de l’iode en vapeur ; mais je ne sache pas qu’on en ait retiré d'avantages. M. Baudelocque , qui l'avait essayé, a fini par y renoncer (Etudes, etc., p. 280). |

De quelques composés résolutifs mous.

Après avoir examiné avec soin l’action thérapeutique de deux substances , le mercure et l'iode, dont nous n'avons pas cru devoir scinder l'histoire, il nous reste à parler de quelques préparations assez fréquemment employées, dans le but de faire résorber des engorgemens de diverses natures , des infiltrations ou des collections aqueuses.

1° Emplätres résolutifs. Nous signalerons comme tels ceux de cignë (7. les narcotiq.) et de Vigo cum mercurio. Il en est quelques autres que l’on peut appliquer avec avan-

tage dans les cas d’engorgemens celluleux ou ganglionaires sans inflammation. T'els sont les suivans :

Emplätre de savon. « On met dans une bassine de cuivre les substances suivantes : Oxide de plomb rouge, pur et en poudre, 5oo grammes ( 1 livre ) ; oxide blanc ou sous earbonate de plomb , 250 gr. (8 onces); cire blanche, 96 gr. (3 onces); eau de rivière, quantité suffisante. On fait cuire jusqu'à ce qu'il y ait conversion complète de l'oxide de plomb en sels. On retire alors la bassine de dessus le feu ; on sépare l’eau; on ajoute ensuite : Savon blanc sec et râpé, 125 grammes (4 onces) ; on fait chauffer doucement et on incorpore le savon à la masse emplastique. » M. Fée a beaucoup simplifié cet emplâtre en retranchant de sa formule les deux oxides rouge et blanc de plomb (Chevallier, Dict. des Drogues , 1. IT, p. 4x0).

Emplätre fondant. On prend : Emplâtre de savon , de Vigo, de ciguë, de diachylon, de chaque, 16 grammes (4 gros ); hydrochlorate d’ammoniaque , 8 gr. ( 2 gros ); hydriodate de potasse, 5 décigrammes ( 10 grains ). On fait fondre les emplâtres à une douce chaleur, et lorsqu'ils sont presque refroidis, on incorpore le sel ammoniaque et lhydriodate de potasse ({d. ibid., p. 406).

Emplätre de quaire fondans. « On prend : Emplatre de savon, de ciguë, de diachylon gommé, de Vigo cum mercurio, de chaque, parties égales ; on les fait fondre ensemble dans un vase de terre vernissé , et l’on mêle intimement (/d, ibid., p. 410). »

2° Pommades résolutives. Elles s’emploient en frictions dans les mêmes cas que les emplätres. Autrefois on en employait un grand nombre très diversement composées; aujourd’hui on se borne presque exclusivement à l'usage des préparations mercurielles ou iodées dont nous avons donné un assez bon nombre de formules. Il est donc inutile de

surcharger cet ouvrage d’un plus grand nombre deremèdes quand il en renferme peut-être déjà trop d'exemples.

3° Cataplasmes résolutifs. Les auteurs conseillent généralement les cataplasmes résolutifs contre les phlegmons chroniques. Ils peuvent encore servir dans les cas d’engorgemens œdémateux qui succèdent aux érysipèles, ete. Voici les plus usités:

Savon blanc rapé, 3 1v ; farine d'orge, Z viij ; eau, q. s. Ce cataplasme est assez souvent employé à l'hôpital des Enfans-malades. En voici un autre encore employé dans le même hôpital : Fleurs de camomilles et vinaigre, parties égales. Boyer, dans son ouvrage, recommande comme résolutifs les cataplasmes suivans : Faire cuire dans du vin ou dans de la bière la farine de graine de lin destinée au cataplasme, ou bien ajouter à cette farine une farine résolutive comme celle de féves ou d’orge (Tr. des malad. chir,t.1, chap. D). Très souvent on rend un cataplasme résolutif en y ajoutant une once environ de sous-acétate de plomb liquide. On rendra le médicament plus actif encore par l'addition d'un demi-gros d’hydrochlorate d’ammoniaque.

Des résolutifs liquides.

Le nombre des maladies qui réclament l'usage des résolutifs liquides est assez restreint; ce sont surtout des contusions ou des phlegmasies chroniques ou peu intenses et tirant sur ieur déclin. Ces médicamens s’'administrent sous forme de collyres, de fomentations ou de lotions et de linimens.

1° Collyres résolutifs. On sait que les inflammations des yeux supportent très bien laction des substances stimulantes et se trouvent même avantageusement modifiées par elles. Cest spécialement dans les blépharites et les conjonc-

RÉSOLUTIFS. 265 tivites que leur emploi se trouve indiqué. L'administration a lieu soit au début de la maladie, quand elle ne s'annonce pas avec les phénomènes graves de lophthalmie purulente, soit lorsque l'affection se prolonge et revêt les caractères de ce que l’on a appelé phlegmasie chronique ; enfin, dans les cas de taches ou taies de la cornée; mais, dans ce dernier cas, les collyres secs sont préférables.

La ‘plus simple de ces préparations est la suivante : /nfusion de fleurs de sureau, une livre; acétate de plomb liquide, un demi-gros. En voici une autre analogue : 7nfusion de fleurs de sureau, % 1v ; acétate de plomb cristallisé, gr., vj; alcool vulnéraire, 3j.

Du reste, comme on le voit, la composition de ces différens collyres ne diffère pas sensiblement de celle des collyres astringens dont nous avons déjà donné plusieurs formules (V. p. 238).

2° Lotions et fomentations résolutives. Les lotions , Mais spécialement les fomentations résolutives, s’emploient dans les inflammations superficielles et légères des membres comme les érysipèles avec œdème , dans les entorses , les foulures , les contusions peu violentes , les infiltrations séreuses qui succèdent aux fractures, les rhumatismes chroniques, etc. Donnons des exemples de ces compositions : ÆEau-de-vie, %1v; savon médicinal ou savon ordinaire , 8j. Autre : Infusion de fleurs de sureau, 15 ]; alcool camphré, 41]. Autre plus composée : Fleurs de mélilot ét de sureau, de chaque, 5 ij; feuilles de sauge, de menthe, de chaque, un demi-gros ; eau bouillante, » livres : eau-de-vie, 3j, ouvinaigre, Z ]3 Ou savon médicinal, 5 1v. L'eau végéto-minérale ou solution d’acétate de plomb, dont'nous avons parlé à l'occasion des astringens, s’emploie souvent dans le but dont il est ici question. Une liqueur résolutive très simple ; dont on fait un fréquent

usage, c'est le gros vin rouge dans lequel on ajoute un peu d'eau-de--vie; enfin l’eau-de-vie camphrée simple est très employée dans les hôpitaux et dans la pratique civile. Dupuytren conseillait contre le goitre de laver la tumeur le plus souvent possible avec une solution d'un gros de sel ammoniac dans quatre onces de vinaigre (Ratier, Formulaire, p. 420). | 3° Des linimens résolutifs. Is servert à combattre des engorgemens œdémateux des membres , les douleurs rhumatismales chroniques ; en un mot, ils s'appliquent à peu près aux mêmes cas que les fomentations. |

Liniment camphré : Huile d'olive, 3j; camphre, 3]: On peut y ajouter deux gros d’eau de chaux. Liniment savonneux : Savon médicinal, % |; baume de Fioraventi, Z1v; alcool à 30°, & j- On peut encore faire dissoudre un gros A savon blanc räpé dans deux onces d’huilé de lin ou d'olives.

Effets et soins consécutifs. Les NL LS Para produisent une stimulation dont nous avons parlé dans les généralités. Leur administration sera suspendue dès que l’on verra survenir des phénomènes trop RRORHCÉS d'irritation locale. |

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