‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareils (volume 2)Chapitre 73 sur 111 · DES ABCÈS · texte numérisé non relu

DES ABCÈS

en cesser l'usage quand la suppuration s’est emparée des lèvres de la plaie. Alors le recollement n’est plus à craindre dans l'intervalle d’un pansement a un autre, et d'ailleurs l'écoulement continu du pus s oppose à l'adhésion. Lorsque le foyer est très vaste, qu’il n’est pas ouvert dans toute son étendue, ou que deux foyers communiquent entre eux, on les nettoie en y poussant une injection émolliente ou simplement de l’eau tiède. IL faut, en même temps, placer le malade dans une position telle que le liquide injecté ressorte par sa pesanteur.On favorise d’ailleurs son issue en pressant doucement les parois de l'abcès. Gelui-ci vidé, on place la mèche comme nous venons de le dire, et on recouvre l’ouverture d’une quantité plus ou moins considérable de charpie simple et non enduite de cérat, afin que le liquide puisse s'infiltrer dans cette charpie à mesure qu'il yarrive. Si l’abcès présente encore une inflammalion vive, comme cela. a lieu quand il à été ouvert de bonne NA on recouvre le tout d’un cataplasme de farine de graine de lin placé entre deux linges. Si au moment de l'ouverture, le pourtour était seulement engorgé, mais sans inflammation bien marquée, on emploierait un cataplasme maturatif ou un des emplâtres fondans que nous avons déjà indiqués. C'est d’ailleurs ce que nous verrons en parlant des abcès froids, auxquels ce mode de pansement convient spécialement. Au bout de douze ou vingt-quatre heures, suivant le volume de labcès et l'abondance de la suppuration, il faut lever l'appareil avec les précautions que nous avons conseillées dans la seconde section de ce volume (Foyez Charpie, mèches). La charpie ou la mèche retirée ,.on la renouvelle de la même manière ; mais l'étendue ou la disposition des abcès réclament souvent des indications particulières. Torsque le foyer est très étendu ou formé de la réunion de plusieurs foyers, que le pus séjourne dans

les partiès les plus profondes, qu’il y a-éé que l'on appelle des elapiers. il faut émpécher le croupissement du pus, et pour cèlà donner au maladé une position telle que lé fond des clapiers soit plus élevé que l'ouverture dé sortie. Si l'on a pu pratiquer une contre-ouverture, on emploie avec avantage un séton, que l’on fait entrer par uné plaie et ressortir par l'autre à l'aide d’un stlet. Ce séton, en mèche de éoton où en linge efhlé, est disposé et changé à chaqué pañsément , comme il a été dit plus haut (W7. p. 4>). S'il y à plusieurs ouvertures, on peut mettre ainsi plusieurs sétons. Je préfère ce moyen à celui des sondes ou des canules en gomme élastique conseiliées par quelques auteurs: Lorsque le fond de l’abcès est situé dans ui membre, à une profondeur telle que lon ne puisse pas faire de contreouverture, que les partics* sont disposées de telle sorte que la situation dont nous parlions tout à l'heure ne puisse non plus être st , il faut alors appliquer un bandage expulsif. On placera, à l'extérieur, des compresses 8 graduées ou pliées en plusieurs doubles, de la charpie ou du coton, sur la partie qui correspond au fond de l’abcès ; ou bien, si celui-ci s'étend au centre du membre, de la cuisse par exemple, on les disposera de chaque côté dé manière a un bandage spiral, médiocrement serré, appliqué sur le membre, comprime les parois du clapier , ét les mäintienne en contact. Alors le’ pus s'éloigne à mesure qu’il se forme, et ne peut jamais séjourner, du moins en grande quantité, dans les parties les plus reculées du foyer. Les injections émollientes dont dd a Épo plus häut peuvent encore être utiles, surtout 81 le pus enflamme les parties où il s'accumule,comme on le voit si souvent. Ün bandage légèrement compressif est encore ntile, lorsque, la suppuration étant presque tarie, il s’agit d'amener le recollement ét la ci- <atrisation de la poche purulente. L'aphareil dotit nous

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