‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareils (volume 2)Chapitre 86 sur 111 · REMARQUES HISTORIQUES SUR LE TRAITEMENT DES RÉTENTIONS | D'URINE · texte numérisé non relu

REMARQUES HISTORIQUES SUR LE TRAITEMENT DES RÉTENTIONS | D'URINE

Du temps de Celse, on faisait usagé des sondes d’airain pour donner issue aux urines, dans le cas de rétention ; mais on ne s’en servait ni pour explorer la vessie ni pour tailler, comme nous faisons du cathéter, qui est une sorte de sonde (L.7, ch.2r1). On leur donnait des longueurs différentes, selon les sujets. Il parait que leur forme s’éloignait peu de celle des nôtres: car Lassus, qui a vu dans le muséum de Portici, près de Naples, une sonde en S trouvée dans les ruines de Pompeia , assure qu’elle a la même forme, la même longueur et le méme diamètre que celle de J.-L. Petit. Elle en diffère en ce qu'elle n’a qu’un œil ouvert sur le côté concave, près de l'extrémité interne. L'usage des sondes est assurément antérieur à Celse year il ne dit pas que ce soit un moyen nouveau. Il décrit légérement et peu clairement le cathétérisme : c’est un caractère des anciens; ils ne savaient pas apprécier le mérite des détails exacts. Néanmoins, il est facilé de reconnaitre que le procédé de l’encyclopédiste latin est le second des procédés que j'ai décrits ci-dessus. Paul d'Egine |

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