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proiession jouissent généralement d’une bonne santé, je ne crois pas que, dans un hôpital,la malpropreté des blessés, dont les appareilsresteraient inondés de pus, soit une circonstance innocente pour les blessés eux-mêmes, pour les salles , et pour les malades voisins : je ne crois pas même qu’elle fût innocente pour un malade qui resterait seul enfermé dans sa chambre pendant tout le temps nécessaire à sa guérison. Mais le contraire peut arriver pour un blessé qui prend de l’exercice et change de lieu à tout moment. Le principe de renouveler le pansement toutes les
fois que la propreté le réclame est donc bien fondé, et est |
surtout utile dans les hôpitaux et dans toutes les réunions de malades. Il Pest encore parce qu'il fournit l’occasion de savoir ce qui Se passe sous un appareil de pansement, et permet de combattre de bonne heure des accidens qu’on aurait ignorés et qui se scraient aggraves à notre insu. [l n'y a pas long-temps qu'ayant appliqué un appareil amidonné sur une fracture, je trouvai, en le faisant lever, des morsures de sangsues largement ulcérées, et compliquées d’un commencement d’érysipèle. Ces morsures prôvenaient
d'une application: de sangsues faite trois semaines aupara-
vaut, pour dissiper un gonflement inflammatoire qui avait compliqué la fracture. Elles étaient cependant guéries, lorsque huit jours après j'avais appliqué l'appareil, et c’est la suppuration qui s’écoulait, quinze jours après par le haut de l'appareil, qui m’engagea’à le faire lever. On a vu aussi la gangrène et d'autres accidens se développer sous des appareils inamovibles. ; #:°4
D'ailleurs, une trop grande fréquence dans les pansemens peut-elle être bien nuisible? Je ne pense pas que, lorsqu'on se borne à enlever et réappliquer doucement et à plat des pièces d'appareil nouvelles sur une partie malad , sans l'irriter, sans la tourmenter, sans eontrarier les phé-