RARES SOUS-GENRE
MPPAREIL DE FRACTURES A BANDES ee. OU DE SCULTET ( appareil | ‘ à bandes croisées) cu
… Usages. On doit y avoir recours dans les fragtiees du. membre supérieur compliquées de plaies : dans les fractures des membres inférieurs , qui ne sont pasggompliquées de raccourcissement, après leur réduction, ef qui sont pro: bablement transversales et non obliques. Dans le cas où il ÿ a un grand raccourcissement produit par l’obliquité des. fragmens ; il faut préférer l’appareil à extension continue, qui n’est qu'une modification de celui-ci, ou Jappareil à. plans inclinés, à moins qu’une contre-indication particulière , comme le délire ou l’indocilité du malade » ue d’ässurer son immobilité,
Cet appareil, assez compliqué, se compose ; 1° de com-presses, 2° de bandes séparées (pl, XIV, 6, 8, 10, 12, etc.),. 5° de coussins (même pl., fig. Il), 4° d’attelles (pl. XVI, fig. 11), 5° d’une grande pièce de linge, que l’on nomme porte-attelle (pl. XIV, 6, 7, 39, 46, 65), 6° derubans (même pl, 66, 67, 68, 69, 70), 7° dans les fractures de la jambe, d’une semelle et d’une bande plantaire pour soutenir le pied; peut-être Fee -jeiajouter, 8° d’un oreiller de balles d’avoine,
Les compresses varient en nombre et en ste suivant. les circonstances. Il est clair qu’elles devront être plus nom-. breuses lorsqu'il y aura une plaie qui fournira une abondante Suppuration. Dans ce cas il faut ; comme nous l’avons déjà. dit, en appliquer sur des plumes de charpie et sur les
(1) Scultet. L’Arsenal de Chirurgie, table xxix, observation zxxxr. Lyon, 4775.
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GENRE VIis APPAREILS DE FRACTURES. 979
bords. de la plaie. Gomme l'appareil de fractures à bandes séparées s'emploie aux membres inférieurs, lors même qu’il n’y a pas de plaie, les compresses ne sont pas des pièces indispensables, et on peut effectivement ne pas s’en servir toutes les foi qu’il n’est pas nécessaire de porter sur le membre des liqueurs résolutives, ou de préserver le reste de l'appareil de la suppuration d'une plaie: cependant. l'habitude en consacre généralement l'usage. +
Les bandes ou bandelettes séparées (pl. XIV; 6,8, 10, 12, etc.) sont des bandes de trois doigts de large, et d’une longueur suffisante pour faire environ deux circulaires autour de la partie du membre-qu'elles doivent entourer; par Conséquent, elles seront d’'inégale longueur; et iront généralement en augmentant depuis les extrémités jusqu’à l’origine des membres.Elles doivent être asseznombreuses pour que, Ses perposant l’une et l’autre par la moitié de leur largeur, leur ensemble puisse couvrir toute la longueur du membre supérieur dans les fractures du bras, tout le membré inférieur dans les fractures de la cuisse (même pl, 8, 9, 02, 64), et au moins toute la jambe dans les fractures de cemembre qui ne s'élèvent pas au dessus de son tiers supérieur. Dans le cas contraire, elles seraient en nombre suffisant pour re-couvrir le membre jusqu’au dessus du genou.
Les coussins doivent être ; par leur longueur comme par leur largeur, en proportion du membre à envelopper..
Ceux du membre supérieur seront minces, étroits, el un peu plus longs que le bras ou l’avant-bras , ceux du membre inférieur séront larges, épais, et au moins aussi longs que le membre, s'ils sont destinés au traitement d’une fracture de la cuisse; un peu plus longs quela jambe , s'ils sont. destinés à la cure d’une fracture de ce membre. Ils seront toujours au nombre de trois. L'un d'eux sera destiné à être placé à la face du membre, qui sera tournée en.
FT te VARNNEX CT COR LIENS
haut lorsque celui-ci sera couché sur son oreiller. Ce coussin pour les fractures de la cuisse devra s'étendre depuis la partie supérieure de l’aine jusqu’au coude-pied (pl. XV, 22, 59). Le second est destiné à être placé à la face in= terne du membre. Pour les membres inféfieurs , il faut qu'il puisse s’étendre depuis le pli de l’aine jusqu’au-delà du pied (même pl., 40). Le troisième , qui doit être appliqué en dehors, sera suffisamment long pour s'étendre, dans les fractures de la cuisse, depuis la hanche jusqu’au delà du pied, comme le précédent (même pl., 25, 35). Pour les fractures da membre supérieur et pour celles de la jambe, . il sera convenable d’avoir un oreiller ou coussin de repos. d'une longueur proportionnée au membre malade, et d’une largeur suflisante pour que le membre en reposant dessus ne puisse pas glisser de côté, Ces coussins seront faits d’ailleurs avec une bonne toile et de la balle d’avoine, comme nous l'avons dit lorsque nous avons parlé des coussins. | * Les attelles sont, en général, au nombre de trois. Zmployées pour le bras , il suffit que de la partie supérieure du membre elles s'étendent jusqu’au coude. HE NY À Dans les fractures de l’avant-bras, les attelles ne sont toujours qu’au nombre de-deux. A Lord Pour les fractures de la cuisse, il faut qu’elles aïent une étendue différente, suivant Ja place qu’elles doivent occuper. L’une doit être en dehors du membre. Ge sera la plus longue ; elle s’étendra depuis la crête de l’os des ilés jusqu’à trois ou quatre doigts au-delà du pied (pl. XV, 18, 48 ). La séconde , qui doit être placée en dedans du membre, sera un peu plus courte: elle s’étendra depuis le pli de la partie interne de la cuisse , la région ischio-périnéale, jusqu’au-delà du pied, comme la précédente ( même pl., 45 ): La troisième, qui doit être couchée au devant du
membre, sera plus courte encore que la seconde; il suffira que du pli de l’aine elle se prolonge jusque près du coudepied (même pl, 24, 38). Lorsqu'il est difficile de s’opposer au déplacement dés fragmens, il est utile d’avoir trois ou quatre petites attelles de huit à dix pouces de long, enveloppées de linge, et que l’on place immédiatement sur le membre afin d'obtenir. un rapport plus exact des os.
Pour les fractures de la jambe , les attelles seront aussi au nombre de trois. Deux destinées à être placées sur les côtés, dépasseront de deux ou trois travers de doigt le genou par en haut et le pied par en bas, La troisième, qui doit être placée au devant de la jambe, s’étendra du genou au coude-pied. Pour les fractures du péroné en particulier; une seule attelle peut sufire, mais elle doit aussi dépasser le pied et s'étendre jusqu’au genou. Ç
Le porte-attelle est une grande pièce de linge, un peu plus longue que le membre ( pl: XIV,.6, 7, 39,46, 65), et d’une largeur d’un mètre environ ( près d’une ‘aune }. Il est destiné à recevoir l'appareil et à envelopper les attelles en particulier. IL doit être fait en toile forte, sans être trop rude ni trop grossière , de peur qu’elle ne blésse le malade, ou ne le fatigue dans les points où elle portera sur la peau. |
Les rubans seront au nombre de trois pour les fractures des membres supérieurs, et de-cinq pour eelles des membres inférieurs ( pl. XIV, 66, 67, 68, 69, 70 }. Ils auront un mètre de long ( près d’une aune }, deux doigts de largeur ; ils seront faits en fil, afin de pouvoir être noués fortement sahs casser, et on les doublera en lisière dans le tiers moyen de leur longueur, pour qu’ils ne se plissent et ne se roulént pasen corde autour du membre * La semelle qu’on a employée quelquefois dans les frac- Lures dela jambe est une planchette légère , taillée comme
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une semelle de soulier, et perforée de deux FI see près. de,ses bords latéraux. |
La bande plantaire , qu’on bec planer seule à.la date. du la semelle; ‘doit avoir un. demi- mètre de Ge et même moins , et quatre doigts de large. |
Préparation du bandage. Je ne veux parler-sous cetitre ni de la manière de tailler les bandes suivant les dimensions que j'ai indiquées, ni de la manière de faire les coussins , etc. Je veux seulement dire comment il faut disposer l'appareil avant de l’appliquer ; parce que si l’on négligeait de de disposer comme je vais le dire , il serait impossible-del'appliquer sans déplacer à mille, fois différentes les fragmens de l’os cassé que l’on aurait mis.en contact,
Vous mettrez à votre disposition un plan uni, comme une table, une commode, un lit même; vous y étendrez en travers, et à*des distances égales , les rubans de l’appareil:( même pl., 66, 67,68, 69, 70); vous coucherez leporte-attelle par dessus , de façon que sa longueur coupe les rubans en travers; à trois ou quatre lait du bord du porte-attelle, qui doit correspondre à la partie supérieure du: membre, -vous placerez une première des bandes séparées, et la plus longue ( pl. XIV, 8 }:; vous. l'étendrez parallèlement à ce bord supérieur ; vous en coucherezuneseconde sur la moitié inférieure de lapremière, de sorte qu’elle en recouvre le bord inférieur ( même pl., 9). Gette seconde bande devra encore être une des plus longues, Vous disposerez les autres de la même manière , de facon qu’elles soient parallèles aux rubans, transversales. aux porte-attelles, qu’elles se recouvrent les unes les autres, à moitié, par en bas, que les plus longues puissent correspondre auk points les plus volumineux du membre, lorsqu'étendant celui-ci sur!’ appareilonen viendra àl’application du bandage. Vous aurez alors l’arrangement que vous offre
GENRE VII. APPAREILS DE FRACTURES. 979 % j
une-partie de la pl XIV (9,10,11,12, 19, Mon 16, 17, 18,19, 20, 21,22; 23, 24, 25, 26,27, 28, 20, 30, 31, 32, 98, 54, 85, 86,57, 68 ). Les choses en étant à ce point, VOUS étendrez les attelles sur les deux bords longitudinaux du porte-altelle et sur les extrémités des bandes séparées , actuellement demi-couvertes les unes par les autres ; puis vous les enroulerez avec chacun des bords de l'appareil dans l’appareil mêmeen les faisant marcher toules deux vers le milieu de sa largeur et eñ ayant soin.de ne pas déranger les ‘bandes séparées. Lorsque les. .attelles seront près.de se rencontrer , vous placerez les coussins sur lémilieu de l'appareil , entre les attelles enroulées dans Je porte-attelle et les bandes ; puis vous lierez le tout avec: les rubans. À
Votre bandage étant ainsi disposé, et emmaillotté pour ainsi dire, rien ne pourra s'en séparer, se perdre ouse déranger; vous pourrez le porter sur le lit du malade pour Vy étendre , et en faire l'application aussitôt que le moment en sera venu. | |
Application de l'appareil. Déploiement de l'appareil sur le lit du malade, etc. Pour déployer cet appareil, déliez les rubans et étendez-les en travers du lit ( pl. XIV , 66, 67, 68, 69, 70 ) et de l’oreiller sur lequel le membre doit reposer, s’il s’agit d’une fracture d’un des membres supérieurs ; enlevez les coussins ; déroulez les attelles avant d’achever de développer l'appareil, glissez celui-ci sous. le membre fracturé et soulevé, ou amenez le membre dessus, et enfin déployez entièrement et à la fois le porte attelle (même pl, 6, 7, 39, 46, 46, 65 ) et les bandes séparées (même pl., 8, 9,10, 11 ,12, etc. }. Qu'alors le membre cassé soit étendu sur la longueur de l'appareil en croisant à angle droit les rubans ét les bandes séparées, et que la réduction de la fracture soit faite incontinent, Si elle est im-
PRONONCE agi nest CRUE O D QU, AT) TR | me. KE re
possible, passez outre , et faites l'application du bandage. Qu’un aide, tenant toujours l'extrémité inférieuré du ‘mem: bre, s'oppose à son raccourcissement et au déplacement des fragmens par la rotation du membre, en un mot qu’il imäintienne celui-ci étendu dans une immobilité parfaite , non seulement au commencement , mais pendant tout le temps que durera l'application de l'appareil, Qu'un second aide, placé vers la partie supérieure du membre , veille à ce que l'épaule ou le bassin, suivant le membre frac. turé, restent aussi entièrement immobiles ; qu’un troisième se place du côté du membre sain, tandis que le chirurgien se mettra du côté de’la fracture. | | |
Cependänt que le chirurgien , après avoir légèrement mouillé les bandes séparées avec une éponge imbibée d’une liqneur résolutive ; en commence l'application , à moins qu'il ne faille auparavant appliquer de la charpie et des compresses sur une plaie ou seulement des compressés imbibées d’une liqueur résolutive devenue nécessaire par la contusion des parties. 1
Les praticiens paraissent tenir beaucoup à l'emploi d’une liqueur qu'ils appellent résolutive ; ce n’est pas que les propriétés de cette liqueur soient bien évidentes ; mais elle sert au moins à rendre l'application des compressés et des ban des plus exacte. | 1 Per
Application des bandes séparées. Le chirurgien commencera l'application des bandes séparées par celles qui correspondent à l’extrémité inférieure du membre, afin d’obéir au précepte général que nous avons donné, de ne ja- Mais exercer de constriction de haut en bas sur un membre À de peur de refouler le sang et la lymphe vers les mains et les pieds , et d’y produire un engorgement.
Pour appliquer ces bandes, le chirurgien les saisirales unes après les autres par l'extrémité qui sera tournée vers lui, et
= : GENRE VIl. APPAREILS DE FRACTURES. 381
les couchera autour du membre, mais un peu obliquement, en les conduisant du côté opposé et les dirigeant du côté oùle volume des parlies ira en augmentant (même pl.,59,61et64%, 58, Goet 62, 55et 55, 54et 61, etc.). Gommeen saisissant la bande pour l’appliquer avec un peu d’exactitude, ontire
nécessairement dessus l’une de ses'extrémités, si elle n’est
pas retenue , la bande cède, glisse sous le membre et vient . vers le chirurgien ; pour éviter cet inconvénient qui oblige à recommencer, l’aide, placé vis-à-vis le chirurgien, doit maintenir la bande par son extrémité opposée , en appuyant dessus avec la paume de la main, en même temps que le chirurgien la saisit lui-même de son côté par le bout correspondant. Alors le chirurgien peut , sans qu’elle vienne à lui, la coucher autour du membre, et jasque du côté op- poséen formant une sorte de circulaire oblique; puis, tandis qu’il la retiendra avec l’une des mains sur le membre, il prendra de l’autre main l'extrémité opposée que l’aide doit lui présenter, et la conduira obliquement autour du membre, comme la première moitié, et de manière qu’elles se croisent.ensemble. En achevant l'application de chaque
bande, on a soin d'engager toujours les extrémités des ban-
des sous le membre, ou de les replier proprement et régulièrement, ou même de les couper si elles sont trop longues.
Les bandes seront ainsi successivement toutes appliquées, jusqu'à la partie supérieure du membre; jusqu’à laine dans les fractures de la cuisse; jusqu’au genou dans les fractures de la jambe ; jusqu’à l’aisselle dans les fractures compliquées du bras ; jusqu'au coude, ou même au dessus lorsque Les complications d’une fracture de l’avant-bras réclament une immobilité absolue, et l'appareil que je décris. Cependant, au membre inférieur , les premières bandes, après avoir été croisées sur le dos et le coude-pied, seront conduites autour de sa plante , de manière à embrasser
le pied en formant un huit de chiffre (même pl, 59 , 61
et 64, 58, 57, 6o et 65). L'application des bandelettes
suivantes n’offrira rien de particulier , si ce n’est pour cel-
les qui correspondraient à la plaie, ou au dessus, dans le
cas où il yen à ; alors il faut les serrer moins él les sd cédentes, à partir de la. plaie.
Quelques uns veulent encore qu’au niveau d’une rh : et pour y exercer une compression plus exactemient contentive, .on ait placé dans la préparation de l'appareil, deux compresses longuettes par dessus les bandeléttes séparées Gette précaution est du nombre de ces modifications qui n’offrent aucun inconvénient et qui ont POS de l'avantage.
4 Mlcoëln des coussins et des attelles. Le bititage de Scultet, que je viens de décrire, étant fait, les deux attelles que vous destinez à êtré placées en dedanset en dehors du membre (même pl., 53,50, 42}, doivent être enrouléés, la plus longue dans le bord externe, l’autre dans le bord interne du porte-attelle jusqu’à deux travers dé doigt environ du membre; puis les coussins sont engagés entre ce membre et les atielles (même pl; 25, 35, 4o) pour défendre celui-là de la pression de celles-ci. Le troisième coûssin est ensuite appliqué sur le côté du membre qui est opposé à celui qui repose sur le lit (même pl., 5° , 89); la plus petite des trois attelles est étendue sur ce coûssin (même pl. , 24, 88) , et l’on procède à la ligatare des rubans qui doivent tout soutenir. |
Application des liens ou rubans. Les extrémités de chaque lien sont relevées autour du membre et de l’appareil, nouées ensemble, serrées autant que possible, et bouclées en de: hors du membre sur le bord de l’une des attelles , de la supérieure ou de l’externe (même pl, 26, 27,28, 29, 41, 39, 35, 54, 86, 37). Comme, au moment de faire la botte! le
GENRE VIT. APPAREILS DE FRACTURES. 383 nœud se desserre ordinairement, un aide doit appuyer le doigt dessus tandis que Île chirurgien fait cette boucle.
On recommande de commencer toujours par le lien qui correspond à la fracture , probablement de peur que les os ne se déplacent tandis qu'on lie les autres rubans. Des chirurgiens paraissent attacher beaucoup d'importance à cette règle : heureusement qu’elle ne saurait être nuisible !
Dans les fractures de la jambe on peut employer la semelle pour soutenir le pied, ou tout simplement la bande plantaire. | 4 | |
La semelle s'applique sous le pied, préliminairement garni ; elle y est maintenue au moyen d’une bande dont les deux chefs s’erigagent dans les deux mortaises, et qui l’embrassent dans une änse. Ges deux chefs, amenés sur le dos du pied, sont croisés au devant de la jambe : on les arrête sur l’attelle antérieure au milieu de liens. |
La plupart des chirurgiens n’emploient pas cette semelle, et les malades n’en paraissent pas plus mal; mais alors ils font au moins usage de la bande plantaire.
Sil'onse sert de cettebande , on porte le milieu de sa longueur sous la plante du pied , on en arène les chefs au devant de Ja jambe, pour les fixer avec des épingles ou avec les liens de l'appareil.
Application de l'appareil aux fractures"du péroné. *
Cette application souffre des modifications qui réclament une mention particulière.
Comme on s’est imaginé que dans la fracture du péroné le pied a beaucoup de tendance à se renverser en dehors, on à cru devoir prendre des précautions pour l'éviter, de peur que la malléole externe, poussée en dehors par le,pied dévié, ne s’écarte de l'interne, et ne cause, après la guérison,
LA
le renversement du: pied en dehors pendant là marche. . Pour échapper à cet inconvénient ou à ce danger, beaucoup plus rare qu’ôn ne se l’imagine, on peut augmenter ,
“entre le côté externe du pied et l’attelle correspondante, l’é-
paisseur du: coussin destiné à être placé en dehérs de la jambe, soit en ajontant des remplissages , soit.en repliant
et redoublant l’extrémité inférieure de ce coussin , choisi.
d’une longueur suffisante pour cela, On peut retrancher
les attelles antérieure et interne, puis. .entourer 1 jambe
et l’attelle externe d’un bandage spiral. On peut aussi
les conserver toutes , et les contenir au moyen de trois: liens. J’ai guéri de cette dernière manière plus de cinquante fractures, sans la moindre difformité ni le moindre désa-
vantace. x
On peut encore, en procédant comme Dupuytren le faisait et l’enseignait pour donrer à sa pratique un air origiual(1) , appliquer l’appareil d’une manière inverse , tirer le pied en dedans au lieu de l'y pousser, placer un coussin en dedans de la jambe, le doubler en bas de ce membre ,.
immédiatement au dessus du côté interne de l'articulation
tibio-tarsienne, le couvrir d’une longue attelle qui dépasse
le pied, contenir le tout avec un bandage en‘spiral, qui attire et renverse le pied en dedans. (
Bien qu’on ait beaucoup répété que le pied se renverse en dehors danssles fractures de l'extrémité inféricure du péroné, ce déplacement est si rare que je ne l’ai peut-être pas vu deux fois sur plus de cent fractures du péroné que j’ai déjà soignées et guéries. Aussi je conseille de tenir la jambe droite pendant la consolidation des ‘fractures du péroné. N'est-il pas évident que, si l’on portait le pied en dedans,
on ferait infailliblement consolider l'os dans une direction
(4) Annuaire des Hôpitaux. 58
LUN m
GENRE VIf, APPAREILS DE FRACTURES. * 385
vicieuse ? On ne doit porter le pied en dedans que dans les cas très-rares où il ne suflit pas de le maintenir droit pour prévenir son renversement, et malgré et à cause de l'autorité de Dupuytren, je ne saurais trop le répéter, ces cas sont trés-rares, Îl est évident d'ailleurs qu’en général, pour conserver à un membre sa direction droite , il faut le faire consolider dans cette direction et non le placer dé travers. … Æffets et propriétés. L'appareil de fracture à bandelettes séparées est très-génant, en ce qu'il tient étendu et immobile le membre cassé ; en ce qu’il exerce une compression qui, pour être uniforme, n "en est pas moins très- -fatigante- Si l’immobilité des fragmens rend la formation du cal plus prompte et plus régulière, en revanche elle détermine la raideur et même la fausse ankylose des articulations. -
Le bandage de Scultet en particulier agit à peine pour contenir la fracture; aussi n’est-ce pas pour maintenir une fracture réduite qu’on l’emploie, mais bien pour exercer une compression uniforme sur tout le membre.
Si on le préfère d’ailleurs au spiral, c’est qu'il est plus commode à appliquer , à PNR et que, dans cette opération , il est très-important. de n’imprimer au membre aucun mouvement, ainsi que nous le verrons en parlant des soins conséculifs à l’application des appareils de fracture.
C’est la résistance des attelles surtout, qui assure l’immobilité des fragmens du membre. Elles s’opposent avec énergie à ce qu'ils se déplacent suivant leur épaisseur et suivant leur direction , et gênent beaucoup leur chevauchement dans les fractures if iphe et leur déplacement suivant la circonférence du membre par suite de la rotation de ce lui-ci.
Remarque. Au lieu detenir étendue la jambe sur la cuisse dans son appareil à fracture, on peut la laisser fléchie ,
té 29
comme Pott l'a proposé dans sa Nouvelle méthode de trailer les fractures el les luxations (1). ; 7 pps E .. «Dans Ja fracture du tibia et du péroné, dit-il , le genou sera médiocrement plié; la vuisse, le corps et la jambe seront dans la même position que pour la fracture de la cuisse.» Il veut dire qu’ils seront renversés un peu sur le côté externe, comme il l’a recommandé (2) et fait dessiner (3). Telle est aussi la position que Dupuytren avait adoptée à l'Hôtel-Dieu pour les fractures de la jambe. Quelquefois il la modifiait en faisant coucher le malade sur son dos, et en lui plaçant horizontalement la jambe sur des oreillers élevés au dessus du plan du lit, comme on le ferait en employant la machine figurée dans l'Encyclopédie, pl. 67, fig. 1,2. Dans ce casla jambe était encore fléchie ainsique la cuisse; mais elle portait sur les coussins par sa face postérieure.
Le docteur Sauter Jui donne aussiune position analogue, lorsque, lasoulevant au dessus du plan du matelas, il la place sur un cadre sanglé, garni d’un oreiller, et suspendu au ciel du lit ou au plafond de l'appartement; mais nous reviendrons sur la position demi-fléchie des membres à l'occasion des plans inclinés.
TROISIÈME SOUS-GENRE
APPAREIL DE FRACTURES A DIX-HUIT CHEFS. Ps
Usages. Tombé dans une disgrâce un peu méritée, cet appareil ne peut d’ailleurs s’'employer que pour les fractures du bras, de l’avant-bras et de Ja jambe, compliquées ou # non compliquées de plaies® Il diffère du précédent, princi- |
(4) Ouvrage traduit par Lassus, p. 64 Paris, 4771. — (2) idem, page 57 et 58. — (3) Id., p. 48. Voyez. aussi les mêmes’ figures dans l'Encyclopédie, pl:1xvr.
GENRE VIT. APPAREILS DE FRACTURES. 587 palement parce que les bandelettes séparées y sont rempla-
cées par un bandage à dix-huit chefs que je ETES tout à l'heure.
Cependant, comme il peut servir pour les fractures des
membres inférieurs; comme dans ces fractures il faut toujours placer des coussins entre les attellés et le membre pour combler les vides; comme il estavantagenx d'employer, en même temps que le bandage à dix-huit chefs , un porteattelle et les liens pour envelopper les attelles et tout l’appareil , il faut mettre le bandage à dix-nuit chefs eu usage avec tous les accessoires des baridaleltse séparées dans Pappareil de ce nom.
Le bandage à dix-huit chefs est formé de trois pièces de linge d’une largeur égale à la longueur de l'os fracturé auquel on le destine, d’une longueur suffisante pour faire un iour et demi ou deux tours sur le membre cassé. Placées l’une sur l’autre de facon qu’elles se recouvrent exactement comme s’il y en avait trois l’une sur l’autre d’indiquées dans la fig. xu, pl. [. Elles sont cousues ensuite en travers, d’un bord à l’autre, dans le milieu de leur longueur, comme l'indiquent les points de la figure , fendues en trois chefs égaux à leurs extrémités et perpendiculairement à la couture qui les unit. Ces chefs sont séparés comme dans la fronde à six chefs (pl. [, fig. x1r, 7), par un plein intermédiaire d’un quart au moins de la longueur des pièces , en sorte que le bandage a bien neuf chéfs à chaque extrémité et dix-huit chefs en tout , comme l’indique son nom. Application. Dans les fractures des membres supérieurs. la réduction en étant faite, de la charpie , des compresses, sont d'abord appliquées sur le membre, si des plaies ou un
engorgement quelconque le réclament. Ensuite le bandage
à dix-huit chefs est appliqué par son plein derrière eu dessous le membre ; les chefs du milieu , puis les inférieurs et
588 (CLASSE 1. ÉANDAGES MÉCANIQUES. |
enfin Les, supérieurs sont successivement portés l’un sur fn. el entre-croisés avec ceux du côté opposé autourde . la fracture. Or a dû les mouiller d’une liqueur résolutivé pour que leur application fût plus exacte. Enfin on “chève l'application de l'appareil par celle des attelles, que l’on | maintient avec des liens, comme on le fait en se servant du
| bañdse que nous venons de décrire sous le nom d'oppares |
à bandes ou bandeleïtes séparées. |
Dans les fractures des membres inférieûrs le bandage à dix. huit chefs, placé d’abord sur le porte-attelle, est glissé sous le membre. La fracture réduite, on mouille le bandégé je d’une liqueur résolutive, puis on fait l'application de M charpie et des compresses, s’il y en a à employer, ensuite celle du bandage lui-même; enfin celle des attelles et des liens, précisément comme dans l'application de l'appareil à bandelettes séparées,
Ge bandage est abandonné pañce qu'il est infiniment moins aisé à rechanger sous un membre fracturé que les bandelettes séparées , ainsi qu’on le vérra plus bas.
QUATRIÈME SOUS-GENRE
APPAREIL EXTENSIF DE FRACTURES A ATTELLES PERFORÉES (pl. XV).
À cet appareil se rapportent celui de Vermandois, celui de Desault et celui que je vais décrire. Quand j'apporterai quelques modifications à celui de ces auteurs, je les indiquerai, en mon nom, en parlant à la première personne. Le dernier n’est qu’une modification des deux premiers. Get appareil , ayant pour caractère essentiel d’avoir des attelles perforées, et d'offrir la facilité de faire , en deux sens opposés, l'extension du membre fracturé , au moyen de liens passés dans les mortaises des attelles , j'ai cru pouvoir
GENRE VI APPAREELS DE FRACTURES. 989, le nommer d’après ces caractères, ro le disingqer d'avec les autres appareils extensifs.
Usages. On nel emploie que dans les fractures de la cuisse; et si on le met quelquefois en usage pour celles de la jambe, c’est lorsque les os en sont cassés assez obliquement pour que l’action musculaire produiseleur chevauchement êt par suite le raccourcissement du membre.
Indications. Les fractures du fémur et des os de la cool
étant souvent accompagnées de raccourcissement , les chi-
rurgiens , depuis les Grecs, ont pensé qu’il y'a indication.
de soumettre le membre étenda tout droit à une traction plus ou moins énergique pour réduire la fracture lorsqu'il ÿ. a déplacement des fragmens, et de le soumettre dans cet état de rectitude à une extension dite continue ou permanente pour contenir la fracture réduite. |
Comme les fractures du fémur sont aussi ordinairement
acconrpagnées de la rotation du membre de la ie du
pied en dehors, on a encore songé à s’y opposer, et c'est .
pour répondre à ces deux ant principales qu’a été imaginé et modifié l'appareil que je vais décrire. Disposition. Get appareil se compose du bandage à ban- - delettes séparées, de coussins et d’attelles fenêtrées, munies seulement delacsextensifsetcontre-extensifsavec leur porteatielle, enfin de liens: C’est donc par les attelles et leurs lacs extensifs que l'appareil dont nous allons parler se caractérise, comme nous l’avons dit, Au nombre de trois, ces attelles sont toutes trois différentes. L’attelle externe s’étend depuis le flanc jusqu’au-delà et en dehors du pied (pl. XV, 18, 7);
l'interne s'applique en dedans de la jambe , depuis le pli de #
la cuisse jusqu’au-delà du pied, comme la précédente (même pl; 45); la troisième doit être couchée au devant de la
cuisse et de la jambe, depuis l’aine jusque Dis du coude-
pied SE te ph, 28, 38).
La première doit présenter une échancrure à ‘ses deux extrémités, et de plus, à deux travers de doigt, deux mortaises assez larges pour y passer une bande (pl. 18, 47; et 20, 44). | t
La seconde doit être arrondie ou carrée à une extrémité,
échancrée à l’opposée, et offrir encore près de l’échancrure
une morlaise analogue à celle de la précédente (même pl. 45). | | La troisième a ses deux extrémités arrondies où carrées
(même pl., 24, 38). s
Les lacs extensifs sont au nombre de deux ; l’un doit s’ap-
pliquer à l’aine (même pl., 1), et l’autre au pied (même pl, 41,45, 46, 47). Ils doivent être faits tous deux avec une bande ferme et solide de quatre doigts de large, longue de deux mètres (près de deux aunes), et pliée en deux sur sa longueur. J’emploie habituellement avec beaucoup de
succès, à mon hôpital, des lacs faits avec une bande longue
de quarante-huit centimètres (environ trois pieds), de qua-
ire à cinq doigts de largeur, dont les deux bords latéraux
sont cousus ensemble, Îlen résulte une sorte de sac, long,
étroit, que je fais remplir et bourrer de laine ou de coton, |
de manière à avoir un boudin solide qui forme un bourrelet bica rembourré dans le tiers moyen de sa longueur, là où il doit presser sur la peau, et non rembourré à ses extrémités. destinées à être liées et bouclées. à Application. On ne doit employer l'appareil dont nous venons de parler, que lorsque l’irritation musculaire , les: contractions spasmodiques consécutives à une fracture sont # totalement dissipées. | UT Lo | L'appareil préparé, on le déploie en partie sous le membre malade, si le sujet est couché; puis on réduit la frac-
ture, On confie ensuite le pied à un aide qui le tient immo-
bile et le membre tendu, pendant qu'un autre fixe le bassin
Éd
| GENRE VII. APPAREILS DE FRAGTURES. 391 et achève de dérouler l'appareil, pour en cemmencer l’application, comme celle de l'appareil à bandelettes séparées. On applique donc ‘successivement les compresses et les bandelettes , et alors, moi, je garnis le pied par derrière le talon et sur son dos avec des CousEins défensifs. Je les fais immédiatement en enroulant du coton dans ces compresses. Le pied étant bien mollement garni, j’applique sur le tendon d'Achille le milieu d’un lacs plié suivant salongueur, j'amènce les deux chefs sur le dos du pied pour les ÿ croiser en X., les porter en sens inverse sous la plante du pied, les y endre-croiser encore. J’abandonne ensuitelés deux chefs dulacs à l’aide chargé de maintenir le pied immobile et le membre toujours étendu; je garnis l’aine et le pli de la cuisse à son tour avec des coussins faits avec des compresses et du coton, j'y place le lacs contre-extensif, dont jé ramène une exirémité par devant et l’autre par derrière la hanche pourles fixer plus tard à l’attelle externe , vers le flanc. Alors, j'enroule cetteattelle et l’interne chacune dans l’un des bordslatéraux du porte-attelle, jusque près du membre (même pl., 25, 30, 42); je placeles coussins latéraux entre les attelles (même pl., 25, 35), de manière qu’ils dépassent un peu le pied, el. que linterne par en haut puisse se replier en dedans , entre le pli de la cuisse et l'extrémité dé lattelle, pour préserver la peau de la pression de cellle-ci au moment où l’on fera l'extension du membre. On étend un coussin sur toute la longueur du membre par devant (même pl., 22, ‘39 ) avec son attelle par dessus (même pl, 24, 58 ),et l’on. noue légérement l’un des liens de l'appareil (celui qui répond à la fracture), sur le bord del’attelle externe ou de celle quiest
étendue sur le membre; celui-ci se trouvant alors maintenu dans sa circonférence , l’aide qui était chargé de contenir le » pied engage les chefs du lacs extensif, l’un dans une mortaise, l'autre dans l’autre (même pl, 44), les amène chacun de
son côté dans l'échancrure de l’attelle correspondante, et les noue ensemble sur le bord de l’échancrure de cette attelle parun nœud simple (même pl., 45),'tenant toujours les deux chefs de Ja bande pour serrer le nœud lorsqu'il sera temps. PA RER se Cependant l'aide qui était chargé d’assujettir le bassin oules extrémités dul acs Contre-extensif, ou le chirurgien luimême, engage de dedans en dehors: une des extrémités du lacs dans la mortaise de l’attelle (même pl., 20), et la noue’ d’abord par un nœud simple (même PL , 19) avec l’opposée sur l'échancrure même de l’attelle. Alors les deux lacs doivent être serrés en même temps et doucement, jusqu’à ce : que le patient éprouve un léger sentiment de tiraillement. dans le membre malade, ensuite leurs chefs sont bouclés ensemble chacun de son côté. di: SLT ETUI AE Les choses en étant ]à, on noue solidement tous les liens de l'appareil après les avoir serrés autant que possible, sans cependant causer de douleur au malade. Mr Le lacs extensif est placé sur le pied et non sur la cuisse dans les fractures du fémur, afin de ne pas comprimer, irriter et exciter à se contracter les muscles qui passent sur la fracture, et dont l'allongement est nécessaire pour redon- . ner au membre la longueur qu’il a perdue par le glissement des fragmens l’un sur lMautre, te AE RE C'est pour diminuer l’action de la compression des lacs sur la peau qu’il faut garnir le pied de compresses et de co- ton. Par la même raison, je recommande de faire poser le lacs contre-extensif au pli de la cuisse et de l’aine sur l’'extrémité du. coussin interne, Si, malgré celte précau-. lion, Ja pression Causait une vive douleur au malade, il faudrait garnir encore la, peau, soit avec du coton, soit avec des compresses ou d’autres choses analogues. LAS + Lorsque je conseille de se servir en dedans et en dehors
t GENRE VII. APPAREILS DE FRACTURES. 999
du membre de deux attelles percées d’une mortaise, échan- «crées à leur extrémité inférieure, et de passer l’un des chefs du lacs extensif dans l’une des mortaises, l’autre dans celle de l’attelle opposée, puis de les amerier par les échancrures de chaque attelle , de les nouer ensemble sur celle de l’attelle externe, au lieu de n’en point passer dans l’attelle interne, de les porter toutes deux en dehors pour les nouer ensemble sur l’attelle externe, comme le faisait Desault, c’est afin d’exercer une extension directe suivant l’axe du membre, et de perdre ainsi le moins de force possible. On pourrait favoriser le glissement des lacs sur l’échancrure, au besoin, en les lubrifiant avec de l’eau de savon. C’est pourquoi aussi les bords de l’échancrure doivent être d’ailleurs parfaitement arrondis et lisses: On peutencore, et c’est même ce qu’il Y a de mieux à faire , nouer le lacs extensif sur une barre transversale passée dans les mortaises, des attelles qu’elle tient écartées par un renflement convenable. Cette barre est nécessaire pour empêcher le rapprochement des deux attelles liées ensemble et la constriclion du pied qui en résulte,
Enfin l'extension lente et graduelle est un important précepte, parce qu'une action trop brusque pourrait effrayer le malade, que la crainte raidirait ensuite subitement , et qu’une telle action pourrait déterminer le spasme convulsif des muscles. Le
Effets et propriétés. L’appareil à extension permanente , tel que nous venons de le décrire, est très-fatigant pour le malade, et quelquefois il l’est au point qu’il ne peut le supporter. Ghez certains sujets, soit par suite de l’irritabilité qui leur est naturelle, soit par suite de l’irritation où se trouvent les muscles depuis le moment de la fracture, soit par suite de la rectitude du membre, ces organes se contractent spasmodiquement et tiennent les os De «L’exten-
394 CLASSE 11. HANDAGES MÉCANIQUES.
sion du membre, dit Pott, détermine la plus grande partiedes muscles à se contracter (1). C’est la même chose dans * la fracture des deux os de la jambe : la position droite du membre fait contracter les muscles ; une flexion modérée du genou les relâche, et diminue leur tendance à se contracter (2). » Enfin, selon le même auteur , dans cette situation des membres cassés , les os sont plus exposés à être. déplacés par suite même de la ténsion des muscles (3):
L'appareil extensif est d’ailleurs toujours nuisible lorsque la peau est mal défendue de la pression des lacs extensifs et contre-extensifs. Il peut alors en résulter des excoriations, des ulcérations profondes sur le dos du pied, lexfoliation-des tendons, en un mot, des accidens fort graves, et le sujet peut rester estropié. Ces résultats malheureux tiennent à l'inhabileté ou à l’incurie du chirurgien. Habituellement je n’emploie pas d’autre appareil dans mon hôpital où les fractures de la cuisse abondent , ei je n’ai jamais vu. les accidens dont je viens de parler. |
Dans tous les cas, lemembre est tendu entre deux puissances opposées , et les fragmens ne peuvent se déplacer, ni suivant leur MATRA ni suivant leur longueur , ou au moins ce déplacement est difficile, peu étendu, ét n’arrive guère qu’à mesure que les lacs extensifs se relâchent, et que les muscles irrités par l’extension se contractent darAHJage; ,
CINQUIÈME SOUS-GENRE