LIT A EXTENSION OSCILLATOIRE DE M. LAFOND
M. Lafond, dit M. Thillaye (1 . partant de l'idée qu'une
extension permanente est nuisible par la gêne qu elle cause ; que l’on ne peut la continuer long-temps ; qu’en condamnant les muscles au repos, elle en amène la faiblesse et l’'atrophie : ce chirurgien , pensant d’ailleurs que des alternatives d’action et 4 mouvement sont au contraire plus LAporablée, et facilitent la nutrition par les Po à
(4) Archives générales de Médecine, t. x, p. 284 | F4. Lie
RE re pme = ‘ ni
DE mn
légers qu'elles impriment aux parties vivantes, a Construit le lit dont nous allons entretenir très-brièvement le lecteur, en nous arrêtant cependant à ce qu'il a de particulier.
Ce lit offre à la tête un casque avec. un lacs,extenseur. Une ceinture tient aux pieds au moyen de deux lacs fixés chacun à l’une des extrémités d’une barre métallique commune, de laquelle part un lacs extenseur qui.est arrêté au- del du pied du lit, autour d’une poulie, comme nous. le verrons tout à Lhut Au-delà du pied de, ce lit, et par: derrière les panneaux, se voit un treuil qui va horizontalement d’un côté à l’autre. Il est, fixé par les appuis dans lesquels il tourne. Ce treuil porte, vers le milicu de sa lonsueur, et par conséquent vers le milieu de la largeur des panneaux du pied du lit, une poulie à peu près dans: autour de laquelle est passé un cordon qui traverse de dehors en dedans les panneaux du pied du lit par une mortaise, et tient aux cordons extenseurs au moyen de la barre commune dont j'ai parlé, Le treuil présente en outre, à l’une de ses extrémités , une roue dentée qui engrène avec celle d’ un tournebroche à poids, placé au pied. du lit.
Les moyens exlensifs se placent sur le sujet, comme ceux des lits précédens. Une fois appliqués, on remonte les poids du tournebroche, et on le met en jeu. Les.poids, en descendant, font tourner le treuil parsonengrenage; etalors, comme la poulie elliptique , dont le cordon extenseurem- | brasse la circonféreace, tourne aussi, le cordon est tantôt | plus, tantôt moins éloigné de l’axe, et tantôt même il reste | un moment stationnaire; ainsi ce dit produit, par un mé
canisme simple el ingénieux, une extension qui , elternativement, S accroît, croi et reste stationnaire, Néanmoins, ilest, au total, trop compliqué, et il vaudrait mieux “avoir pris pour son moteur, au lieu de poids, un bon et fort ressort à pendule, comme celui de la pl. XIT, fig. 1v.
508 CLASSE IE, BANDAGES MÉCANIQUES. Ua Effets et propriétés. Le lit que nous vénons de décrire peut à volonté tenir les sujets dans une extension permanente ; mais il a été réellement imaginé pour produire une extension variable qui agit encore à son minimum. Cette propriété peut-elle être avantageuse , et le lit de M. Lafond est-il préférable aux autres ? Nous pensons, comme M. Thitlaÿe, disions -nous dans la première édition de cet ouvrage, que l'expérience seule peut résoudre la question. Aujourd’hui nous devons ajouter que très-probablement l’expérience ne lui‘a pas été favorable, puisque les ortho pédistes n'en font presque aucun usage, | RERTE
LITS EXTENSIFS ET COMPRESSIFS,
Heÿne de Wurtzbourg le premier imagina de comprimer. les parties saillantes en même temps que le tronc était soumis à l’extension , et dans son ouvrage il à figuré un appareil propre à remplir l'indication qu’il se proposait , et dont l'usage a été adopté et modifié par plusieurs personnes.
Dans ces lits, le système de l'extension est le même que dans les lits extensifs, il n’y a de différence que dans l’addition des moyens compressifs. | |
Ces moyens sont élastiques ou non élastiques, les pre-
micrs sont de deux sortes ; 1° de chaque côté de la cou: chette sont fixées une ou deux tiges métalliques légèrement flexibles , longues de huit à neuf décimètres (deux pieds et demi), une , celle du côté opposé à la convexité du rachis, est pourvue à son extrémité d’une lanière en cuir qi, passant par dessus le malade, s’attache à une plaque métallique bien rembourrée ; cette plaque touche le lit seulement par son extrémité la plus interne , et se trouve ainsi à demi suspendue. Le malade étant couché doit faire reposèr sa
bosse sur celle plaque posée obliquement , de manière que le poids de son corps tend à la faire devenir horizontale ; mais elle est en partie retenue par la tige de fer qui ne cède qu’imparfaitement, et le malade éprouve une espèce de balancement; l’autre tige sert à fixer extrémité d’une courrole qui » partant du hit même où elle est mainténue par des boucles, embrasse la poitrine du malade. L’élasticité de la verge de fer est telle qu’à chaque inspiration elle s'incline et cède à l’action des puissances respiratoires. Enfin deux autres courroies en cuir rembourrées embrassent l’une le bras et l'épaule correspondante du côté concave, l’autre le bassin, et vont aussi s’attacher à des tiges fixées du côté opposé; ces diverses actions combinées ont pour büt de comprimer les parties saillantes en même temps qu’elles tirent les extrémités du rachis en sens inverse de sa courbure etexécutent sur le malade l’action d’un homme qui, voulant redresser un arc en appuie la partie moyenne sur son genou, tandis qu'avec ses mains il tire sur les deux nas tee
2° Les autres compresseurs élastiques sont des plaques disposées sur le lit même et non suspendues : ces plaques sont réunies à l’une de leurs extrémités , éloignées à l’autre et séparées par des ressorts en spirale. La plaque supérieure est rembourrée de manière à adoucir sa pression : lemalade, en posant dessus le sommet de la courbure que présente son rachis , la comprime et la rapproche de la seconde autant que le permettent les ressorts , ce qui donne à ce sysième l’aspect et le jeu d’un soufflet ordinaire.
Les compresseurs non élastiques forment des anses en cuir, ou en toile, fixés du côté opposé du lit, soit au moyen de boucles, soit au moyen de poids, etc., etc. Il y a des orthopédistes qui emploient des coussins solides; enfin quelques personnes ont imaginé de les emprisonner dans des fauteuils fermés, et d'appuyer sur les parties déviées
des plaques rembourrées mues par des vis de pression. Les moyens de pression élastiques Pemportént dé béäu
coup sur los autres , mais il faut'avoir bién soin de les faire agir perpendiculairement sur les parties säillantes de ma
nière à les déprimer par üne action continué: enfin ; comme dans le lit à tiges élastiques que nous avons décrit el premier lieu , on dévra combiner [a compression avec dés tractions exéréces sur les"extrémités della colônne vertébrale.
‘Je rapporté ‘aux lits cômpressifs célui du docteur Ley-
thof, médécin à Luübeck. Il paraît uniquement éompressif. On peut le süpposer, d'äprès Ja ‘note que M. Mérat a communiquée à M. de Férussaé, sur là thérapeutique du docteur Leyÿthof (1): D’après la nôlice que M'Fodéré a publiée sûr Fi méthode ‘de M. ‘Humbert; et d’après la thèse de M: Laroche (faculté de Paris, 1827, n°5), il est permis depenser
que M. Humbert étend seulement la colonne vertébrale dé-
vite, pour en opérer le rédressèment. L’un’et l’autre font aussi Concourir les bains au succès du traitement, et de plus, M. Humbért à recours à l'emploi du massagé sur la GADHOIG A)A 2 10e AE, a La Sur het ne * Si l’on s’en rapporte à la personne qui a fait connaître à M: Mérat les procédés de M. Leythôf, ce médecin à obtenu dés résultais merveilleux. Cépendant qu'on ne croie pas que ce soit en peu de jours, car il y'a des malades qui ne sortent qu’au bout de cinq ans, encore quelques uns sontils obligés de porter un corset approprié pendant ün certain temps. lei tre 4 FD ARE 0 do ED “ri 'Rémarque. Outre les lits que nous venons d'indiquer, on a imaginé des fauteuils mécaniques orthopédiques fort ingénieux , où Je tronc des sujets est aussi soumis à une (4) Journal de M. de Férussac. Juin, 4825, p. 136. — (2) Journ. comp. du Dictionn. des So, méd. Mai 1824 * : RTE
| GENRE XI LITS 108 511 extension permanente. Nous ne les décrirons point : parce qu'ils nous semblent inutiles. En effet, ils ne soustraient qu’imparfaitement le rachis au poids du corps, condamnent à une trop grande immobilité, et ne valent pas le réducteur du rachis, qui n’est pas plus coûteux , lors même que, construits comme ceux de M: Lafond , ils pérmettent au sujet de se fléchir , de se redresser et: de tourner latête. Ils ne valent pas sartout les rédacteurs du
tronc de Delpech, Mellet, Hossard, etc. , qui sont si peu
dispendieux , et surtout si supérieurs par leur action.