DES BOULETTES ET DES BOILES DE CDARPIE
Les boulettes sont de petites masses de charpie grosses comme des noisettes ou de petites noix (P. I , F. i). Les boules sont des masses plus volumineuses.
Caractères et propriétés . Elles sont toutes sphériformes , composées de charpie serrée et entremêlée de manière que les brins y tiennent solidement entre eux.
A ces boulettes et à ces boules adhèrent facilement les poudres médicamenteuses au milieu desquelles on les plonge.
Usages. On les emploie pour délerger une plaie profonde que l'on ne peut réunir immédiatement ; pour combler Içs vides qui restent entre les autres pièces
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d'un appareil: pour mainteuir ouverts et dilater des orifices rétrécis ou trop élroiis : pour en lermer d'autres, comme celui d un anus contre nature; pour comprimer une plaie saignante , ou x appliquer des poudres médicamenteuses, soit quon espère arrêter ainsi Ihémorrhagie, soit quon ne puisse encore y porter de secours plus efficaces.
Les plumasseaux ne pouvant pënëlrer dans les sinuosités dune plaie pictbnde , sv mouler et aller y chercher le pus qui s v amasse , ne sauraient k- reraplacer.
Préparation. On les fait avec de la charpie que l'enroule mollement" dans la paume des mains. Il ne faut les presser que légèrement ; une pression trop forte les rendrait dures . et peut-être diminuerait leur perméahilité.
Application. Les houles et les houlettes de charpie s'appliquent tantôt avec les doigts, tantôt avec des pinces à pansement.
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Ce sont de petits paquets de charpie de forme ohvaire, liés ou non par le milieu de leur longueur (P. ï, F. in).
Onles prépare enroulant légèrenient et transversalement à sa longueur un pluraasseau entre les mains.
Ils sentent à tamponner une plaie non réunie, à en ahsorher le pus. à la tenir dilatée, à t exercer une compression . à v porter des poudres médicamenteuses dans le cas dhémorrhagies. quon ne peut arrêter ni par la hgature. ni parla compression, ni parla cautérisation des vaisseaux. Maintenant on emploie de préférence, et avec raison, dans la plupart des cas, pour dilater une plaie, les mèches ou les tentes dont je parlerai plus has.
On les applique avec les doigts ou les pinces; mais
2% PREMIÈRES PIÈCES D'aPPAREIL.
8Î l'on veut les placer dans une plaie profonde, il faut auparavant les lier par le milieu avec un fil destine' à rester au dehors de la plaie pour pouvoir les retirer aisément au besoin (P. I, F. v, i ). Faute de celle pre'cauiion, on a vu des bourdonneis resler e'garc's et oublies au fond d'une plaie, en retarder la cicatrisation, ou bien dëterniiner sous la cicatrice des abcès, qui lanlôt la rouvraienl, tantôt se faisaient une issue plus ou moins éloi<^ne'e.
Effets. Maigre que les bourdonneis se mouleni exactement aux sinuosile's d'une plaie profonde et caverneuse, ils ne suflisent pas toujours pour empêcber la stagnation du pus , et il faut encore recourir aux injections dclersives.