‹ Traité des bandages et appareils de pansementChapitre 43 sur 160 · TABIÉTÉ. CIBCDI.AIRE DE LA SAIGNÉE DD PLI DU BRAS · texte numérisé non relu

TABIÉTÉ. CIBCDI.AIRE DE LA SAIGNÉE DD PLI DU BRAS

L'application de ce bandage e'iant inomenlane'e , appariieni aux ope'ralions chirurgicales proprement dites, et je n'en aurais tait aucune mention dans cet ouvrage, si je n'y avais été engagé par l'extrême fréquence de son emploi.

Usages. On l'emploie pour exercer une constriclion momentanée sur le bras, arrêter la circulation veineuse, déterminer le gonflement des veines et en rendre la saignée facile ; mais jamais pour contenir des pièces d'appareil.

Pièce du bandage. Une bande longue d'un mètre (près d'une aune) , large de trois travers de doigt , pliée en deux dans toute sa longueur et roulée à un glojje.

Situation du malade. S'il peut se tenir sur son séant, il doit être assis, parceque c'est la position coii'venable pour l'opération qui devra suivre.

jépplicatioji. Saisissez la main du sujet , porlezla sous votre bras et pressez-la contre votre poitrine pour maintenir horizontalement le membre à lier ; placez la bande à quatre travers de doigt environ au-dessus du pli du bras, où vous devez pratiquer la saignée (P. V, 17), en ayant soin d'en laisser pendre le chef initial en dehors du bras (même P., 22). Qu'elle soit appliquée par sa surface externe à la distance de trois décimètres (près d'un pied) de l'extrémité initiale (même P. , 22) ; déroulez le globe en le portant de dehors en dedans, ensuite d'avant en arrière , et faisant ainsi deux circulaires Tun sur l'autre (même P., 1 8, 1 9) que vous achèverez en dehors du bras. Fixez-les en repliant en anse (même P. , 20) le bout terminal de la bande (même P. , ai, 2O , et formant avec la boucle qu'il ligure alors et

l'extrëmitë initiale de la bande un nœud simple : il en re'suliera ce qu'on nomme une rosette simple, qui a l'avantage de pouvoir être aisément serrée et dëiache'e à volonté', lorsqu'on tire sur le chef terminal de la bande (même P. , 21,21) qui a servi à former la boucle. Ce bandage doit être assez serré pour arrêter la circulation veineuse et déterminer le gonflement des veines , mais pas qu'il le soit au point d'arrêter la circulation artérielle. Pour obe'ir à cette dernière règle, on tâtera si les battemens du pouls subsistent ; et l'on desserrera la bande , s'il est nécessaire.

Effets. Généralement l'application de ce bandage produit un gonflement des veines suffisant pour pratiquer la saignée ; mais il est des sujets , les femmes surtout, dont les veines sont si petites et tellement enveloppées de graisse , que leur gonflement est loin d'être suffisant.

ESPÈCE V

CIRCCIAIRE DE lA CTIISSE ET DE tl JAMBB.

J'en décrirai encore deux variétés.

l'" VAEIÉTIJ. — CIBCULAIBE CGNTENTIF ET PEÉSEHVATIF.

Usages. Ce bandage s'emploie à peu près dans les mêmes cas que le circulaire du membre supérieur.

Pièce du bandage. Une bande longue d'un mètre (près d'une aune) , large de quatre travers de doigt et roulée à un globe.

Situation du malade. Il doit être assis ou couché sur le dos , et alors le membre sera dans une demi«flexion appuyé sur le lit par la plante du pied, ou soulevé par un aide.

\J application de ce bandage n'offre rien de particulier, si ce n'est relativement à sa constriction, qui doit

igO CLASSE I. BANDAGES PROPREMENT DITS.

être assez limitée ; car une compression, même le'gère, entrave considérablement chez beaucoup de personnes la circulation veineuse des membres inle'rieurs , et si elle e'tait continuée long-temps , elle pourrait disposer le membre aux varices.

2* TABIÉIK. — CIRCCLAIRE DK LA JAMBE POUR LA SAIGNÉB DO PIBD.

On le fait, comme le bandage employé pour la saignée du bras , avec une bande longue d'un mètre , large de trois travers de doigt, pliée ou non en deux dans toute sa longueur.

On Vapplique de même qu'au bras , et on serre autant que possible , retenu seulement par la crainte de faire souffrir le sujet ou d'offenser la peau. L'application doit s'en faire à trois ou quatre doigts au-dessus des malléoles.

Ce bandage arrête moins exactement la circulation veineuse qu'à l'avant-bras, à cause des communications des veines superficielles du pied avec les veines profondes de la jambe à sa partie inférieure , lesquelles sont plus favorables au retour du sang.

ESPÈCE VI, CIRCttlIRE DES DOIGTS ET DES ORTEILS.

Ce petit bandage est journellement employé par tout le monde pour couvrir une blessure des doigts , une coupure , par exemple ; pour la préserver des frottemens des chocs extérieurs; pour contenir un peu de cérat autour d'un doigt ou d'un orteil , etc.

Il se fait avec une bandelette large d'un travers de doigt, longue de quelques décimètres, rarement d'un mètre (moins d'une aune), et que l'on fixe par un nœud et une boucle , si elle est fendue à son bout terminal, ou avec un lien de fil dont on entoure le bandage.

Page 1