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DES HOUES

Les roues sont des segmens de cylindre, ordinairement moins épais qu'ils ne sont larges , mais qui ont toujours deux faces , une circonférence , et un centre fixé à une tige qu'on nomme V arbre ou Va.xe^ ou mobile autour de cet axe. De là deux espèces de roues ; les roues des montres, dont les figures viil , XI , P. XII, présentent un exemple ; les roues de voitures et les poulies (P. XII, F. x) présentent un exemple des secondes. Nous ne parlerons ici que des premières, et des poulies parmi les secondes.

DES nOL'ES PBOPREMENT DITES.

Elles sont, pour l'ordinaire assemblées ckiix à deux.

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sur un même axe (P. XII, F. viii, 2 el 6, 5 et 7, 4 et 8, F. XI, 3 et 7, V. et 1 3, F. ix, 7 et 9), et forment une double roue. Cet axe peut être court, comme dans les roues des F. VIII et IX (même P.), ou lorii,', comme celui marque' 7 et 14, F. XI , et transmettre le mouvement plus ou moins loin. Dans ces doujjles roues, l'une doit toujours être plus ^'rande et l'autre plus petite ; cette dernière se nomme ordinairement piguou (même P. , F. VIII ,6,8, 1 0 F. XI , 3 , 1 5) . La plus grande est destine'e à recevoir la puissance, medialement ou imme'diatement, pour la transmettre à la résistance par le pignon , si l'on veut augmenter l'action de la puissance; par la même raison le pignon doit toujours engrener avec une roue plus grande qui agisse encore par un pignon. Si l'on voulait imprimer plus de mouvement à la re'sistance, ou augmenter sa vitesse, comme le disent les physiciens , il faudrait disposer les roues d'une manière inverse , ou appliquer la puissance aux pignons afin q\ie l'efTort de la résistance fût transmis aux pignons par les grandes roues , et que celui de la puissance le lût aux grandes par les petites.

La circonfe'rence des roues est ordinairement garnie de dents. Ces dents, lorsqu'elles sont grosses, doivent cire à peu près arrondies à leur extre'raitë pour diminuer les froitemens de l'engrenage auquel elles sont destinées.

Comme les pignons sont quelquefois fort épais pour leur diamètre, leurs dents, plus hautes que celles des autres roues , portent alors le nom d'ailes.

Le centre des roues doit offrir une ouverture carrc'e pour recevoir l'axe, et pour que la roue soit incapable de tourner dessus (P. XII, F. VI, 5).

Lorsqu'elle est grande , la roue ne doit pas être massive, comme celles des F. Vîii, ix, (même P.) ; elle serait

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irop pesaïUe. Il faut alors quelle soit i'ormée d'un cercle et de barres qui traversent 1 arc du cercle en plusieurs points (P. XIT. F. VI. 5. S. F. xi, a, loj , de manière à laisser toujours libre louvertiire du centre, ou à en circonscrire une en cet endroit.

Les roues agissent comme un assemblasse de leviers qui tourneraient tous sur le même point d"appm. Si la puissance agissait sur un point de la circonterence (même P. . F. ix , c\) . et que directement au cote oppose (même F. lo) une résistance empêchât son action, la roue représenterait un levier droit du premier genre , à bras e'gatix, qui aurait son point d appui à Taxe.

On conçoit que tous les ravons que 1 on peut élever du centre à la circonférence de la roue figurent autant de bras de levier pour la puissance ou la résistance.

Lorsque deux roues d inégale grandeur , montées sur un même axe. reçoivent. Tune 1 effort de la puissauce P. XIL F. \ill, 1 . fautre Teffort de la résistance (même F., 3). elles représentent encore un levier du premier genre , dont l'axe commun est le point dappui , mais ua levier à bras inégaux. En effet . les forces , la résistance et la puissance, appliquées à un des points de la circonférence de chacune des roues, agissent comme elles agiraient à 1 extrémité d'un bras de levier qui aurait la même longueur que le ravon de chacune des roues . c est-à-dire que la ligne étendue du'eclement de leur centre à leur circonférence ; et ces forces gagnent en énergie ou en vitesse dans leurs mouvemens , comme avec les leviers et d après les mêmes lois.

Il suit de là que, pour obtenir beaucoup de force , il suEl de multiplier ces doubles roues, et de donner toujours plus d étendue h celle qui reçoit l'effort de la puissance (même P. . F. viii, 2, 5, 4;? el toujours moins

d'ëtenclue à celle qui reçoit celui de la re'sistance (mémo F., 6, 7, 8) , et qui dans chacune des doubles roues le transmet à la première, comme la première lui transmet l'effort de la puissance. En un mot la première , qui reçoit l'action de la puissance, doit toujours être une grande roue, ou une manivelle (même P. , F. xi, 6, 11), qui n'est autre chose que le rayon d'une roue, comme nous allons l'expliquer.

La seconde , qui résistera à l'efifort que la première recevra immédiatement de la puissance, sera une petite roue ou un pignon. A la place d'une première grande roue, on peut employer une manivelle, comme dans laP.XII, F. xi,6, 11.

Cette manivelle peut être regarde'e comme un des rayons de la grande roue , et le remplace sans aucun desavantage ; elle est même plus commode, et d'ailleurs plus simple et plus e'conomique à fabriquer.

Mais alors en même temps que l'on gagnera de la force on perdra de la vitesse , de même que dans les leviers ; car les pignons , quoique ayant une circonférence plus petite que celle des grandes roues, emploieront le même temps que les grandes à faire leur re'volution.

Comme dans un système de rouages on peut placer le plan des roues dans diverses directions ; comme on peut les poser horizontalement ou verticalement , on peut changer à volonté, et selon le besoin, la direction de leur mouvement, en même temps quau moyen de l'axe on peut le transmettre à une distance plus ou moins éloignée , ainsi qu'on en a un exemple dans la F. XI, P. XII, où lui pignon vertical (même F. , 1 2) engrène avec une roue horizontale (même F., 9, 7, 10).

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