‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 126 sur 266 · CHAPITRE PllKMIER. 2f · texte numérisé non relu

CHAPITRE PllKMIER. 2f

Jùi levé pour le retenir et pour détourner sa colère de la destruction. Kzuchias voulait faire valoir son propre mérite, et il dit: Souviens-toi de ce que j ai marché devant tai; on fil ressortir, au contraire, le mérite d autrui, comme il est dit ^ II Rois, XIX, 34) : Je protégerai cette ville, afin de la sauver en ma faveur et en faveur de mon serviteur David. C'est aussi conforme à Tavis de R. Josué ben-Lévi qui interprète les mots : Voici ^, à cause de la paix, r amertume me semble amère (Isaïe, j^xxvni, 7); cela veut dire que, même lorsque Dieu envoya la paix à ce roi, il ressentit de Tamertume.

Il est dit : FaisonaAvi donc une petite chambre supérieure au mwr (II Rois, iv, 10). Rab et Samuel l'expliquent diversement: Tun dit que c'était d'abord une chambre haute sans plafond, quils ont ensuite couverte; le second dit que c'était une longue galerie qu'ils ont divisée en deux. D'après ce dernier avis, on comprend l'emploi, dans le verset précité, du terme mur (servant de séparation); mais s'il s'agit d'une chambre haute, qu'y vient faire ce terme? Il sert à Indiquer qu'on l'a couverte d'un toit. D'autre part, on peut raisonner à l'inverse; on comprend, s'il s'agit d'une chambre haute, l'emploi du terme n^'72r, supérieure; mais, s'il s'agit d'une galerie, que désigne-t-il? la meilleure des maisons^. — Et mettons-lnilà^ est-il dit ensuite, un lit, une table, un siège et un chandelier. Abayé ou R. Isaac dit à ce sujet : On peut, chez les étrangers, jouir de ce que l'on vous offre, en suivant l'exemple d'Elisée; on peut aussi refuser, comme fit Samuel de Ramah^. Aussi est-il dit : Il retourna à Ramah, où se trou-^ voit sa maison (1 Samuel, vu, 17); et, ajoute R. Yochanan, partout où il allait, il avait sa maison avec lui. — Et elle dit à son mari: Je sais maintenant que cest un homme divin et saint. Cela prouve, dit R. Yossé bar-R. Ilanina, que la femme reconnaît mieux les étrangers que le mari. Comment sivait-elle qu il est saint? Rab et Samuel en expliquent la raison; c'est, dit l'un, parce qu'elle n'a pas vu de mouche passer sur sa table; selon l'autre, parce qu'après avoir étendu un drap de lin sur son lit, elle n'y a pas trouvé de tache. Lui était saint, dit R. Yossé bar-R. Hanina, mais son serviteur ne l'était pas, puisqu'il est dit : Ghehazi s^ approcha pour la pousser (II Rois, iv, 9) ; c'est, dit R. Yossé bar-R. Ilaoina, qu'il voulut la saisir^ par ses beautés plastiques (le sein). — Il passe toujours, i^cn, près de nous, dit encore la Rible. On conclut de l'expression i^DD, dit R. Yossé bar-R. Hanina au nom de R. Éliézer ben-Jacob, que si l'on héberge un savant dans sa maison et qu'on l'entretient, on a accompli une œuvre aussi importante que le sacrifice quotidien, l^DP. Le même auteur dit encore : Pour prier,

' Tr. Nedarim, fol. .*{8' et 50'\ ' Jeu de mois entre les expressions

* C est-à-dire , dans l'un el l'autre cas, saisir ol hemUé. qui sont liomonunos (^n

ce n'est ni do la présomption, ni dp fini- hohron.

milio.

on ne doit pas se tenir dans un endroit élevé, mais dans un autre inférieur, selon ce verset: Des profondeurs , je f invoque, £WneI (Psaume cxxx, i). De même on a enseigné qu'on ne doit pas se tenir, pour prier, sur son siège, ou sur une échelle, ou sur une hauteur quelconque, mais dans une cavité; car, conformément au verset précité, il n y a pas d'élévation possible à Tégard de Dieu. Et ii est dit encore (en, i) : Prière du pauore qui s'enveloppe en signe d! humilité. Cet auteur dit aussi qu on doit joindre les pieds en priant, parce qu il est dit des anges (Ezéchiel, i, 7): Et leurs pieds étaient droits. Il dit encore, s'il est écrit (Lévitique, xix, a6) : Vous ne mangerez pas près du sang, cela signifie: vous ne devez pas manger avant d'avoir prié pour votre sang (pour votre vie); selon d'autres, il veut dire que l'action de manger et de boire avant la prière est blâmée par la Bible en ces termes : Et moi , tu m'as rejeté derrière ton corps ( II Rois , xiv , 9), par suite de ton orgueil; et, ajoute le Très-Saint, après avoir repu son ventre, il prétend assumer sur lui le joug céleste!

crR. Josué dit: Jusqu'à la troisième heure. t)

Cet avis sert de règle, dit R. Juda au nom de San^uel. La lecture du schéma^ faite après cela n'a plus de valeur, mais elle n'est pas nuisible. Toutefois, ajoute R. Hisda au nom de Mar Oukba, il ne faut pas dire alors la première bénédiction, pour la création de la lumière. Est-ce bien ainsi qu'on doit agir ? N'at-on pas appris , au contraire , que la lecture du schema\ faite trop tard, équivaut à une simple lecture d'un passage de la Loi? et cependant on récite les deux bénédictions d'avant et celle d'après. En effet, cette objection de R. Hisda est irréfutable. D'autres disent que R. Hisda prétendait, au nom de Mar Oukba, que dans une lecture tardive les bénédictions ne sont pas perdues. Donc il faut les réciler, et c'est aussi ce qu'on a admis ailleurs. R. Mani dit sur ce sujet : Celui qui lit le schéma^ à l'époque prescrite est supérieur à celui qui s'occupe de l'étude de la Loi, puisqu'on dit que la lecture tardive n'a qu'un intérêt secondaire, celui de l'étude.

6 (3). L'école de Schanimaï dit : Le soir, chacun doit se coucher pour faire cette lecture, et le matin se tenir ponr cela debout, car il est écrit (Deutéron. vu, 7) : vEn te couchant et en te levant. •» L'école d'ilillel dit: 6hacun Ht à volonté quelle que soit sa position, puisqu'il est dit [ibid.) : (r£n parcourant ta route, v Pourquoi est-il dit alors: ^En te couchant et en te levant? n Cela signifie: Au moment où les hommes se couchent et lorsqu'ils se lèvent.

F- »!'• On comprend Tavis de Hillel, qui explique ses raisons el même celles de

Page 1